Espace Afrique-Caraïbe

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Mot(s)-clef(s) recherché(s) : René Ghil (1862, 1925)

Collection : Aucune collection
Auteur : Rabearivelo, Jean-Joseph
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Un éloge à René Ghil de Rabearivelo au milieu d'un cortège d'écrivains. Entre la " femme de lettres " Rachilde et Henri de Régnier, " de l'Académie française ", et une Cécile Perrin ayant eu l'heur d'être accueillie dans l'intimité de cet homme au " visage affable ", parmi ces grands pontes des lettres françaises, s'immiscent les arabesques Rabearivelo. Ces rituels de la littérature, comme les tombeaux, les hommages, les anthologies, représentent l'occasion d'assoir sa figure d'écrivain : non seulement proclame-t-il une filiation spirituelle avec René Ghil - sûrement découvert via l'avant-dire de Mallarmé au Traité du Verbe - mais encore s'inscrit-il au sein d'une coterie, d'un milieu parisien.
Les pages de la revue fonctionnent comme un salon virtuel, un forum où dialoguent gens de même horizon. Rabearivelo souligne son appartenance en s'insurgeant contre " cette persécution ignare " de René Ghil ainsi mettant en valeur sa connaissance, lui, des mouvements artistiques, de l'avant-garde, tout ce qu'on n'eut pas imaginé, un 16 novembre 1925, depuis Tananarive et de la part d'un " indigène " !
Son éloignement géographique joue en sa faveur : il a d'autant plus de mérite à signer ces lignes ; Rabearivelo renverse un handicap en piédestal, pose sa légitimité de correspondant du bout du monde, ou de l'Empire ; Rabearivelo fait reconnaître son droit à la parole depuis les Colonies.
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