Espace Afrique-Caraïbe

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Type de document : Poésie (Recueil)

Collection : Chants pour Abéone
Auteur : Rabearivelo, Jean-Joseph

Collection : Chants d'Iarive
Auteur : Rabearivelo, Jean-Joseph

Collection : Aucune collection
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Ce manuscrit provient du fonds Brazzaville et porte le numéro 47. 
Comporte une page de titre calligraphiée en trois couleurs (noir, rouge et rose), suivie au verso d’une page dédiée à une citation de John Updike mise en exergue : « Un livre est une fenêtre ouverte sur la vie ».
Le recueil, qui occupe 139 pages, est constitué de textes hétérogènes, en majorité des poèmes pourvus d’un titre et parfois d’un sous-titre, et à partir du feuillet 55 de deux proses narratives laissées inachevées au bout de quelques pages ; à la fin du recueil, trois pages ne comportent qu’un numéro et titre de chapitre, voire le numéro seul : « 3. La liste bleue » [f° 71r] ; « 4. Les marchands de paix » [f° 80r] ; « 5. » [f° 87r].  

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Manuscrit autographe conservé par l’IRCrES-CNR (Moncalieri, Italie). 
Le recueil 
réunit 28 poèmes de longueur inégale, numérotés de 1 à 26 (avec répétition des numéros 2 et 21), et un poème dédié à Pascal Bemba inséré entre le deuxième poème 21 et le 22.

Le texte couvre 99 pages d’un cahier grand format, précédées d’une feuille blanche ; le frontispice mentionne le titre, écrit au feutre rouge à pointe carrée, dont le trait est mis en évidence au stylo-bille bleu. La date et la signature sont écrites à l’encre noire, la même que celle utilisée pour transcrire les derniers poèmes. Elles ont été sans doute ajoutées à la fin du processus d’écriture.

Le manuscrit présente des caractéristiques graphiques intéressantes à signaler.
L’écriture n’est pas alignée à gauche mais, en partant normalement de la moitié de la page, elle descend progressivement en oblique vers la droite. Il s’agit d’un artifice pour rendre la parole poétique plus concrète : la transcription imprimée garde ce même aspect en reproduisant une sorte de photographie du texte. Parfois, la ligne oblique est modifiée soit pour apporter des corrections, en occupant aussi la partie de la page à gauche qui reste habituellement blanche, soit pour obvier à un manque d’espace, soit pour d’autres raisons encore.
Les vers sont regroupés en strophes, parfois difficiles à délimiter du fait d’une distinction peu claire entre lesalinéas, surtout en cas de corrections successives. L’utilisation des majuscules n’est pas décisive à cet égard, tantôt parce que leur utilisation ne respecte pas des règles précises, tantôt parce que, parfois, la graphie ne permet pas de se prononcer avec certitude.

Les corrections apportées par l’auteur en des moments successifs constituent un autre sujet d’intérêt génétique. Dans la première partie du recueil, de « 1. Mathématiques » à « 2. Dans le creux… » (fos 3r-14r), l’écriture est à l’encre bleue avec de nombreuses corrections et adjonctions, très évidentes parce qu’elles sont tracées dans une encre plus sombre. On pourrait formuler l’hypothèse qu’il s’agirait ici de la première version des poèmes, tout comme dans le cas de « 3. On m’a dit… » et « 4. Pour Émile Biayenda » (fos14v-21v) – rédigée avec la même encre bleu foncé, mais avec un nombre de remaniements plus modeste. Du poème « 5. Tu m’as pris… » jusqu’à « 18. Au sortir… » (fos14v-42r), l’écriture, à l’encre bleue, est très régulière et présente peu de variations. Par conséquent il est pertinent de supposer qu’il s’agisse de la transcription d’une rédaction antérieure. Avec le poème « 19. Il était une fois… » (de la fin de fo42r), à l’encre noire, la série des textes qui contiennent des révisions successives s’achève. De « 20. Dis-moi… » (fo44v) jusqu’à la fin du recueil (fo52r), malgré quelques modifications, il semble encore question de transcription. De toute façon, dans tout le texte, la graphie apparaît propre et soignée, écrite pour être lue.

Enfin, la numérotation n’est pas séquentielle. La première anomalie réside dans la répétition du numéro 2. Le deux désigne aussi bien « Poétation » que « Dans le creux… ». À cause de la cohérence thématique entre les deux textes, on pourrait considérer ce dernier comme la deuxième partie du texte précédent. En revanche, du fait de leurs tons, de leurs thèmes et de leur collocation géographique divergents, « Il faisait nuit… » et « Nous marchions… » (fos 47v-48r), les deux poèmes affectés du numéro 21, paraissent témoigner des moments et des lieux différents de leur rédaction respective. La transcription dans le manuscrit serait successive. L’ordre des poèmes dans le recueil est sans doute bien défini, mais leur numérotation laisse supposer la nécessité d’une ultime mise au point de l’auteur. En outre, le poème suivant, intitulé « À Pascal Bemba », n’est pas identifié par un numéro, tout en constituant un texte autonome, séparé de celui qui précède de manière nette.

Parfois, certains écarts linguistiques posent problème. La référence en est sans doute une variante non codifiée du Congo, remaniée par l’expérience et par la volonté poétique de l’auteur. Toutefois, en l’absence d’instruments objectifs permettant d’établir avec netteté la variante congolaise, on procédera par contraste avec le français hexagonal en sauvant la forme originelle, et en indiquant, le cas échéant, la coquille conformément aux principes généraux d’édition de ce volume.
 

Collection : Amour des mots (L')
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La page de titre (f° 2r) porte L’Amour des Mots, dessiné en deux couleurs, noire et bleue ; c’est le titre du recueil, suivi au verso par un autre paratexte de cinq lignes, non titré. Alors que le cahier est le support de trois textes de genre, d’encre et sans doute d’époque différents, seul le premier ressortit de la poésie stricto sensu. Le recueil ne contient qu’un poème continu sur quatre feuillets écrits recto et verso, composé de strophes séparées par un alinéa ; en haut et au recto du feuillet 4, un astérisque marque une ponctuation plus forte, sans qu’il soit possible de décider si le texte qui suit constitue un poème autonome. Le poème est écrit à l’encre bleue, semble-t-il d’un seul jet, avec peu de ratures. Cependant il a été intitulé au cours d’une relecture (titre ajouté et souligné au-dessus de l’incipit) : Poema : 170 mots dans un acquarium

Au verso de la dernière page du recueil se trouve, écrit plus tard à l’encre noire, le plan de l’œuvre projetée, de genre indéterminé, avec l’annonce des titres de sections ou chapitres :

1/   L’amour des mots
2/ - Le Quatrième côté du triangle
    - Le Soleil s’est trompé de feu
    - Julienne
3/   La Maison des mots

Au feuillet suivant, sous le titre « Le Quatrième côté du triangle », commence une prose narrative mettant en scène un couple marié de Brazzaville, Lazare et Paulette, et qui occupe deux feuillets et demi.

Dès lors, on peut avancer la conjecture que le titre initial du recueil, L’Amour des mots (AM), ayant changé, en cours de cahier, de destination générique, l’unique poème qu’il contenait, devenu Poema : 170 mots dans un acquarium, se présente comme une première ébauche, sinon l’avant-texte, de 930 Mots dans un AQUARIUM. Ce recueil sera d’ailleurs composé lui aussi de poèmes et de proses, dans lequel « Julienne » se retrouve comme prénom parmi ceux des « Cent femmes », et « La Maison des mots » se reconnaît aussi bien dans « Le Grand Congrès des mots », une prose narrative réaliste, que dans « Le Congrès des mots », titre du dernier poème. Quant au titre initial, L’Amour des mots, il semble avoir été repris et modifié pour intituler un poème autonome, « Le cœur des mots ». Dernière coïncidence, la plus probante pour établir la filiation de 170 Mots… à 930 Mots, c’est la réécriture de celui-là dans celui-ci, notamment dans le premier poème, « Lundi », de « La semaine des mots » : 

J’ai dit hier soir
que j’éplucherais
ton âge et ton cœur…1

1 Références à la version publiée : « 930 Mots dans un AQUARIUM», in Sony Labou Tansi, SLT. L’Atelier de Sony Labou Tansi, vol. II, op. cit., respectivement : pp. 113, 194-203, 213-214, 171-175 et 133.


Collection : Ici commence ici
Auteur : Sony Labou Tansi
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Manuscrit du fonds des éditions CLÉ à Yaoundé (Cameroun). Le recueil tel qu’il a été publié comprend 17 poèmes numérotés et sans titre. La 1ère de couverture, qui nous a été transmise dans un document sous format Word daté 13/01/2009, comporte un dessin scanné et une légende tapuscrite : « Pauvre Humanité / Elle souffre de blanc », signée SLT.
Nous n'avons pas eu accès au brouillon de ce recueil, l'éditeur n'ayant pas consenti à nous en transmettre une copie d'usage.

Auteur : Sony Labou Tansi
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Le titre est écrit en lettres capitales avec un feutre noir et un stylo bleu. Le pseudonyme utilisé pour signer ce manuscrit – Sony-Lab’ou-wa-Lab’ou Tansi – est souligné. Une « Maxi-préface », qui s’étend sur quatre folios, s’achève par un poème. Une dédicace signée « Sony » apparaît sur la page suivante : « À tous ceux qui sont morts ou bien vivent pour une cause qui n’est pas une cause ». Le dernier élément du paratexte de La Vie privée de Satan (VPS) est une « Mini-préface » également signée « Sony ».

Les 36 poèmes du recueil figurent sur le recto des pages, tête-bêche avec ceux des Yeux de l’espoir, et ont sans doute été écrits avant ces derniers. Les textes n’ont pas de titre, mais tous portent un numéro. Il est probable que les indications La Vie privée de Satan, « Maxi-préface», « Mini-préface », ainsi que les numéros des poèmes ont été ajoutés après leur composition. En effet, le paratexte a été écrit avec un stylo noir et les poèmes dans une encre bleue, alors que les indications qui les accompagnent ont été notées à l’aide d’un même feutre noir. A la différence des manuscrits précédents, les changements d’encre sont très peu nombreux1. 14 poèmes sont biffés par une rature d’utilisation. Sept textes font l’objet d’une reprise dans l’anthologie Poèmes de Sony Labou Tansi, présentée dans les maisons d’édition parisiennes au cours de l’ été 1973.

Les initiales «Y. E» ont été reportées à côté des poèmes nos 33 et 35 avec un feutre bleu. Une fois son recueil achevé, peut-être Sony Labou Tansi les avait-il destinés à intégrer Les Yeux de l’espoir ? Une feuille volante a été insérée dans le manuscrit. Son bon état contraste avec les pages jaunies et parfois tachées du cahier. On y lit le fragment d’un poème composé bien plus tard et qui figure dans les recueils Ici commence ici et L’Acte de respirer. Sony Labou Tansi consacre les cinq dernières pages du cahier à l’écriture du deuxième chapitre du roman Ces Hommes qui fatiguent les chiffres, dont deux versions se trouvent à la BFM. L’écrivain utilise un stylo noir à l’exception de la mention chapitre inscrite à l’encre bleue. Les ratures sont peu nombreuses et l’on remarque sur la dernière page un ajout qui semble ne pas avoir de liens avec le roman : « (Laissez passer – je m’en vais voir ma chute.) Chasseurs d’illusions, homme avorté – ». Rien n’indique que ces fragments romanesques et poétiques aient été composés à la même période que VPS

Auteur : Sony Labou Tansi
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Les poèmes de La Vie privée de Satan et des Yeux de l’espoir (YE) figurent tête- bêche sur le même manuscrit. Une fois le premier recueil achevé, Sony Labou Tansi a retourné ce cahier de petit format comptant 74 folios afin de composer YE. Le titre du recueil, écrit en lettres capitales au feutre noir, apparaît sur la première page. Les 22 poèmes qui suivent cette page de titre présentent des ratures, à l’exception des compositions n. 10, 17 et 22. A l’instar de VPS, les textes ont tous été numérotés. Il est probable que Sony Labou Tansi a procédé de la sorte après avoir rédigé les poèmes des deux recueils. Ceux-ci sont écrits tantôt à l’encre noire, tantôt à l’encre bleue, mais dans VPS tout comme dans YE l’indication de leur numérotation est notée avec un même feutre noir.

La plupart des corrections – qu’il s’agisse des ratures ou des ajouts – sont apportées dans une encre différente de celle utilisée pour rédiger les poèmes, ce qui nous incite à formuler l’hypothèse de variantes de lecture issues de plusieurs campagnes d’écriture. La première version des poèmes n. 20, 21 et 22 semble être allographe, car la graphie y est différente de celle du poète. Tous trois font l’objet d’une reprise. Sony Labou Tansi introduit des variations et opère une fusion des poèmes n. 20 et 21. La quasi-totalité des textes est biffée par une rature d’utilisation `a l’encre bleue. Trois d’entre eux sont en partie réécrits pour figurer dans Poèmes de Sony Lab’ou Tansi, anthologie présentée aux maisons d’édition parisiennes en 1973. 

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Manuscrit autographe provenant du fonds Brazzaville. Inconnu lors du premier inventaire (1996), identifié lors du second (2008) sous le numéro 29 bis.
Cahier de petit format. Au milieu de la couverture beige, dessin représentant une croix entourée d’un cercle. La première page de titre est dessinée au feutre noir et soulignée au stylo bille rouge ; en haut à droite, se trouve la signature imprimée au tampon d’encre bleue, « Sony la Boutansi », corrigée à la main pour lire « Sony LaBoutansi ».
Ce manuscrit contient deux œuvres de genre différent, poésie et prose narrative, sous deux titres différents : Déjà... j’ai habité tous ces mots (DHTM) et Ces hommes qui fatiguent les chiffres.

Collection : Presque-Songes
Auteur : Rabearivelo, Jean-Joseph
Formats de sortie

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