La correspondance inédite du géomètre Gaspard Monge (1746-1818)

La correspondance inédite du géomètre Gaspard Monge (1746-1818)


Personnes citées dans les lettres

A

ACTON, John Francis Edward (1736-1811) [1]

Fils d’un immigré anglais, il commande les forces navales du royaume de Naples et de Sicile. En 1779, il est d’abord chargé de réorganiser la marine et très apprécié par Marie-Caroline, femme de Ferdinand IV, il devient ministre de la Marine puis cumule avec le ministère de la défense celui des finances et il devient premier ministre. Monge le rencontre à Venise en 1797.

 

AGATHIAS

Historien et poète grec du VIe siècle. Auteur d’une anthologie.

 

ALBANI, Alessandro (1692-1779)

Ami de Winckelman, grand collectionneur d’art antique, il réunit une prestigieuse collection de sculptures antiques.

 

ALCIBIADE (450-404 av J.-C.)

Stratège grec.

 

ALDOBRANDI Ulysse (1522–1605)

Médecin, il enseigne l’Histoire naturelle à l’Université de Bologne, en terres pontificales. Il effectue de nombreux voyages accompagné de dessinateurs, de peintres, de  sculpteurs et de graveurs. Il meurt aveugle à Bologne en 1605 « après avoir ruiné sa santé et dépensé son bien dans ses recherches ». [2]

 

ALLEGRI, Antonio dit il Correggio, le Corrège (1489 ? -1534)

C’est d’abord son oncle Lorenzo qui l’initie à la peinture avant qu’il ne poursuive sa formation à Correggio. En 1511, la peste l’oblige à quitter cette ville et il se rend ensuite à Mantoue. Il réalise des œuvres diverses d’une série profane les « Amours de Jupiter » au décors d’une voûte au couvent Saint-Paul de Parme.

 

d’ALLEMAGNE, Claude (1754-1813)

Il s’engage en 1773 comme simple volontaire. Il participe à la campagne d’Amérique. Il devient général en 1793. En 1796, il suit Bonaparte en Italie et s’illustre à la bataille de Lodi et celle de Saint-Georges. Il devient général de division. En 1798, il remplace pour un temps Masséna au commandement de l’armée de Rome.

 

ALVINZI, Nicolas-Joseph, baron d’ (1735-1847)

Général autrichien, après avoir servi contre les Français en Hollande, dans les Pays-Bas et sur le Rhin, il est appelé en Italie en novembre 1796, après la bataille de Bassano (8 septembre 1796) afin de rétablir la situation lorsque Wurmser, battu, s’enferme à Mantoue. Il est battu à Arcole (15-17 novembre 1796) et à Rivoli (le 14 janvier 1797). Il quitte l’Italie et malgré des accusations de trahison et d’incapacité, il est nommé en 1798 commandant général en Hongrie.

 

ANACRÉON (560 - 475 av. J.-C.)

Poète grec dont des épigrammes souvent licencieuses sont conservées dans l’Anthologie grecque.

 

ANGELUCCI, Liborio (1746-1811)

Chirurgien, il accueille très favorablement les Républicains français en Italie. En 1798, il devient consul de la République romaine et membre de l’Institut de Rome.

 

ANSON, George (1697-1762)

Amiral, il commanda la flotte anglaise contre l’Espagne en 1739. Chargé de l’expédition contre la colonie espagnole d’Amérique du Sud, il mit plus d’un an pour réussir à capturer un galion espagnol qui transportait l’or du Pérou jusqu’au Mexique.

 

ANTOINE de PADOUE (Saint)

 

ANTONELLE, Pierre-Antoine (17 ? -18 ?)

Acteur politique de la Révolution. Il est député à l’Assemblée législative en 1791 pour le département des Bouches-du-Rhône. En février 1793, il est exclu du club des Jacobins à cause de ses origines nobles. Il est nommé électeur de Paris en avril 1798 avec Pache, Ruisset et Goyer.

 

ARIOSTO, Ludovico (1474-1533)

Poète italien de la Renaissance né à Reggio.  Auteur du Roland Furieux qu’il compose lors de ses missions au service du cardinal d’Este. Il prend le gouvernement de la province de Garfagnana en plein Apennin.[3]

 

ARISTIDE le juste (550-467 av J.-C.)

Stratège grec.

 

AUBERT DE VERTOT, Réné (1655-1735)

Auteur d’une Histoire de l’Ordre des chevaliers de Malte. Nommé à l’Académie des inscriptions et belles lettres en 1701.

 

AUGEREAU, Charles-Pierre-François (1757-1816)

« […] beaucoup de caractère, de courage, de fermeté, d’activité ; à l’habitude de la guerre, est aimé du soldat, heureux dans ses opérations. »[4]

Fils d’un domestique et d’une fruitière du faubourg Saint-Marceau, il fut prévôt d’armes aux carabiniers napolitains après avoir servi dans l’armée prussienne et combattu Turcs et Autrichiens. La Révolution lui permit de devenir un garde national, un volontaire, un capitaine de hussards, un lieutenant colonel en Vendée, un général de division à l’armée des Pyrénées orientales. Dans l’armée d’Italie en 1795, il est à Montenotte, Millesimo, Lodi, il prend Peschiera et Brescia mais c’est à Castiglione qu’il s’illustre le 3 août 1796 (16 thermidor an IV). Il combat avec succès à Arcole, ainsi il est choisi pour partir à Paris le 17 février 1797 (29 pluviôse an V), y présenter au Directoire les drapeaux pris à Mantoue. Après son retour de Paris, à la demande du Directoire et désigné par Bonaparte il quitte l’Italie pour prendre le commandement de la division militaire de Paris et effectuer le coup d’État du 18 Fructidor qui provoqua la chute de Lazare Carnot, celui qui avait permis à Bonaparte de faire la campagne d’Italie.

 

AZARA, José-Nicolas (chevalier d’) (1731-1804)

Diplomate, il est ambassadeur d’Espagne à Rome. Il intervient dans les négociations en tant que médiateur lors de l’armistice signé le 23 juin 1796 à Bologne, entre le pape Pie VI et la République française. Thouin le décrit dans son récit de voyage : « Le chevalier Azzara était depuis plus de trente ans ambassadeur d’Espagne près du Saint Siège.. Invité à dîner chez lui, j’en reçus l’accueil le plus affectueux. Doué d’une philosophie douce et aimable, il aime les sciences et les arts, possède un cabinet précieux de tableaux et d’antiquités, et une bibliothèque moins nombreuse que bien choisie. »[5] Monge rencontre Azara le 21 juin 1796, et c’est avec lui qu’il entre dans Rome, au milieu d’une foule dont la vue de la cocarde tricolore éveillait d’anciennes tensions.[6] 

 

B

BARAGUAY D’HILLIERS, Louis (1764-1813)

Il s’engage dans l’armée en 1783. Général de brigade dix ans après à la suite de son action au sein de l’armée des Alpes, il est arrêté en 1793 et traduit en conseil de Guerre en 1795. Après sa réintégration, il rejoint l’armée d’Italie et embarque pour la campagne d’Égypte en 1798.

 

BARALLIER, Joseph (17..-18..)

En 1792 et 1793 il est chef du Bureau des consulats, en nivôse an III [Décembre 1794-Janvier 1795],  il devient consul non installé à Alexandrie. Enfin en 1796 il est agent militaire de la République à Pavie.

 

BAROCCI, Federico (1526-1612) Federico FIORI nommé Il Boroccio (Le baroche)

Peintre italien d’origine Lombarde. Il réalise de grands ouvrages à la demande de Pie IV au palais du Belvédère.

 

BARRAS, Paul (1755-1829)

Député à la Convention, il est membre du Directoire dès son instauration le 4 Brumaire an IV [26 octobre 1795] jusqu’à la chute de ce régime le 18 Brumaire an VIII [9 novembre 1799].

 

BARRUEL, Étienne-Marie (1749-1818)

En 1794, au nom de la Commission temporaire des Arts, il fait le choix d’instruments de physique parmi des objets en séquestre pour l’École Centrale des Travaux Publics, l’École polytechnique. Il devient sous le tutorat d’Hassenfratz, instituteur-adjoint de physique dans cette école. Mais il doit rétrocéder ce poste contre celui de répétiteur le 1er messidor an V (19 juin 1797) à cause de restrictions budgétaires.

 

BARTHÉLEMY, Étienne-François (1751-1817)

Après le tirage au sort du 20 mai 1797, il devient membre du Directoire en remplacement d’Étienne-François Le Tourneur.

 

BASSVILLE, Nicolas-Jean (1753-1793)

Secrétaire de Légation, présent à Rome à la fin 1792, il prône les nouveaux principes républicains. Monge, lors de son ministère, lui a adresse une circulaire enjoignant de remplacer l’écusson aux armes  royales par celui de la République. Contre l’avis du gouvernement pontifical, Bassville fait porter aux gens de son entourage l’écusson de la liberté, le 13 janvier 1793. Lors de l’émeute du 14 janvier à Rome, il est assassiné. En juin 1796, Bonaparte fort de ses récentes victoires contre l’Autriche, demande réparation au pape Pie VI pour cet assassinat. Il est ainsi stipulé dans l’armistice signé entre le pape et la République française, à l’article deux : « Le pape enverra le plus tôt possible un plénipotentiaire à Paris pour obtenir du Directoire exécutif la paix définitive, en offrant les réparations nécessaires pour les outrages et les pertes que les Français ont essuyés dans ses états, et notamment pour le meurtre de Bassville et les dédommagements dus à sa famille. »

 

BAUR, Barthélémy (1752-1823),

Émployé au ministère de la Marine, il est le frère de Marie-Marguerite BAUR, épouse de Claude Louis BERTHOLLET. Il épouse en 1791 la plus jeune sœur de Catherine Huart Monge Anne-Françoise HUART (1767-1852). Deux enfants naissent de cette union Émile BAUR (1792-1872) et Estelle BAUR (1799- ? )

 

BAUR, Émile (1792-1872) surnommé Mimi.

Fils de Anne-Françoise HUART et Barthélémy BAUR. Dans une lettre datée de Paris du 6 février 1815, Monge intervient auprès du Préfet de la Seine [Chabrol de Volvic][7] en faveur de son neveu qu'il voudrait placer dans l'administration de la Préfecture. « Le jeune Baur a fait ses études ; il sait assez bien le latin et parle bien sa langue ; mais il a le malheur d'être bègue, ce qui lui rend l'usage de la parole pénible pour lui et fatigant pour les autres ; en sorte qu'il a grand besoin que le chef sous lequel il sera placé soit susceptible de complaisance. »

 

BAUR, Marie-Marguerite (1745-1829)

Femme de Claude Louis BERTHOLLET (1748-1822). Ils ont un fils Amédée BERTHOLLET (1783-1811). Après le mariage de son frère Barthélémy BAUR, elle devient la belle-sœur de la jeune sœur de Catherine Huart, Anne-Françoise.

 

BELLUZI, Giuliano ( ? - ? )

Il est capitaine régent de Saint-Marin avec Girolamo PAOLINI ( ? - ? ) le 1er avril 1797 en remplacement de Marino FRANCESCONI ( ? - ? ) et Antonio ONOFRI ( ? - ? ), les capitaines régents que Monge a rencontrés lors de sa mission à Saint-Marin.

 

BELLEVILLE voir REDON DE BELLEVILLE

 

BÉNÉZECH, Pierre (1775-1802)

Chef de la commission des armes, poudres et exploitation des mines. Avec le concours de Chaptal, Fourcroy et d’autres savants de l’époque, il donne une grande impulsion à la fabrication des armes. En novembre 1795, il devient ministre de l’Intérieur et doit faire face aux problèmes des subsistances. Compromis dans la conspiration de Duverne de Presle et Brothier, il est destitué le 2 septembre 1797 et remplacé par François de Neufchâteau.

 

BERGE, François (1779-1832)

Élève polytechnicien de la première promotion. Le 18 brumaire an V est élève à l’École d’artillerie de Metz. Il en sort avec le grade de lieutenant en second. Il est détaché à l’état-major de l’armée d’Orient. Il participe aux campagnes d’Égypte, de Syrie. Il est promu Général du Premier Empire en 1813. En 1816, il commande l’École royale d’application à Metz. En 1822, il revient dans les Pyrénées Orientales. Il est commandant supérieur des troupes et matériel d’artillerie, de la direction de Perpignan et du 4ème corps de l’armée des Pyrénées. En 1827, il devient grand officier de la légion d’honneur. [8] « Officier d’artillerie sorti de l’École polytechnique en 1796, jeune homme intelligent que Hachette professeur d’hydrographie à Collioure avait remarqué pour son aptitude et qu’il avait amené avec lui à Paris pour en faire un sujet distingué lorsque Monge l’y appelle pour préparer l’organisation de l’École polytechnique. Il lui servit de second père. Il l’emmena à l’armée pendant une vacance, le fit chef des couturières de Fleurus qui firent le ballon de Fleurus dans lequel Hachette monta, et le prépara pour l’école. »[9]

 

BERLIER, Théophile (1761-1844)

Avocat à Dijon, il est envoyé par la Côte-d’Or à la Convention où il vote la mort du roi. Il est député au conseil des Cinq-Cents de 1795 à 1797. Pendant la réaction thermidorienne, il est chargé  de l’examen des dénonciations portées contre les Montagnards et s’oppose aux mesures de proscription du Comité de législation. Il n’hésite pas à prévenir ses collègues dénoncés. A-t-il permis à Monge d’échapper en mai 1795 lors des derniers jours de l’École normale de l’an III ?

 

BERNADOTTE, Jean-Baptiste (1764-1844)

À dix-sept ans, il signe son engagement de soldat et en 1794 il est général. En 1796, il est envoyé servir en Italie sous les ordres de Bonaparte. En 1797, il est envoyé à Paris pour présenter les drapeaux pris à l’ennemi. Avec Augereau, il prend une part importante au coup d’État du 18 fructidor. Il maintient la liaison entre Bonaparte en Italie et les principaux artisans du coup d’État. Patient vis-à-vis du Directoire, il finit par obtenir un poste de diplomate à Vienne, pour le remercier des services rendus. Le 18 avril 1798 après des mouvements du peuple de Vienne qui réagit au drapeau tricolore, il est obligé de quitter Vienne.

 

BERNARD, ? (17 ?- ? )

secrétaire général du ministre de la guerre Barthélemy Louis Joseph Schérer (1747-1804)

 

BERTHÉLEMY, Jean-Simon (1743-1811)

Peintre, il est vainqueur du prix de Rome en 1767, et membre de la Commission des sciences et des arts en 1796.

 

BERTHIER, Louis-Alexandre (1753-1815).

Selon le général Desaix « Petit, gros, rit toujours, très affairé »[10]. Général de brigade et chef d’état-major de l’armée des Alpes et d’Italie, en mars 1795. Il devient général de division en juin 1795. Il rencontre Bonaparte en mars 1796, qui le nomme chef d’état-major de l’armée d’Italie. En mai 1796, il se distingue lors de la bataille du pont de Lodi, Bonaparte souligne dans son rapport au Directoire que « l’intrépide Berthier […] a été dans cette journée canonnier, cavalier et grenadier »[11]: « Talents activité, courage, caractère ; tout pour lui. »[12]. Il est aussi jugé très favorablement par Miot dans ses Mémoires : « Il remplissait ses fonctions de chef d’état major avec une merveilleuse activité, genre de talent dans lequel personne ne lui était supérieur. »[13] Il coopère activement avec les commissaires des sciences et des arts en Italie. En octobre 1797, il remet avec Monge le traité de Campo-Formio au Directoire.

 

BERTHOLLET, Amédée (1783-1811)

Fils de Claude-Louis Berthollet et de Marie-Marguerite BAUR (1745-1829)

En 1796, il est élève de la jeune École polytechnique. Devenu chimiste il participe aux travaux de la Société d’Arcueil.

 

BERTHOLLET, Claude-Louis (1748-1822)

Né en Savoie à Talloire. À la fin de 1770, après avoir obtenu son doctorat en médecine à l’Université de Turin, il part à Paris. En 1776, il publie ses travaux pour la première fois Observations sur l’Air et « Mémoire sur l’acide tartareux » dans le Journal de Physique. Il est naturalisé français en 1778. Le 29 mai de la même année il soutient sa thèse de médecine à la Faculté de médecine de Paris. Il se marie avec Marie-Marguerite BAUR (1745-1829). Il suit à Paris les cours de chimie de Macquer. Le 22 avril 1780, il est élu adjoint à l’Académie royale des sciences dans la classe de chimie. Son fils Amédée nait au mois d’octobre de la même année. En 1783, il participe à l’Arsenal autour de Lavoisier aux premières expériences sur la synthèse de l’eau. En 1784, il est nommé « Directeur des teintures » à la Manufacture des Gobelins en remplacement de Macquer. En 1785, lors d’une séance publique de l’Académie il déclare son adhésion au système de Lavoisier ; la même année, il découvre les propriétés décolorantes du chlore et commence à mettre au point son procédé de blanchiment et annonce en décembre la découverte des chlorates. Avec Monge et Vandermonde, il développe des recherches sur les aciers. En 1789,  il s’installe à Aulnay et y aménage un laboratoire. et il fait partie des savants mobilisés par la Révolution. En 1791, il est nommé membre du Bureau de Consultation des Arts et Métiers, en 1793, membre de la Commission temporaire des Arts. Avec Monge et Vandermonde ils dirigent les opérations pour la fabrication d’armes et de poudre : surveillance de la nouvelle raffinerie de salpêtre de Saint-Germain-des-Prés et direction de la poudrerie de Grenelle, cours révolutionnaires sur les poudres, aciers et canons. En novembre 1794, il enseigne la chimie à l’École normale de l’an III et à l’École centrale des travaux publics (École polytechnique). Lors de la création de l’Institution national en 1795, il devient membre de la 1ère classe.[14]  En plus de leurs relations scientifiques et amicales, il existe un lien familial entre Monge et Berthollet : en 1791, Barthélémy BAUR, le frère de Madame Berthollet, épouse la plus jeune sœur de Catherine HUART MONGE, Anne-Françoise HUART (1767-1852)

 

BEURNONVILLE voir RIEL DE BEURNONVILLE

 

BODONI, Giambattista (1740-1843) imprimeur, graveur et typographe. En 1768 directeur de l’imprimerie du Duc de Parme. Lors de sa mission à la Propagande, il profite de sa présence à Rome de 1758 à 1766 pour s’initier aux langues orientales à la Sapienza. En 1791, il crée une imprimerie privée.

 

BONAPARTE, Joséphine, voir TASCHER DE LA PAGERIE, Marie-Joseph-Rose, vicomtesse de BEAUHARNAIS (1763-1814)

 

BONAPARTE, Louis (1778-1846)

Quatrième fils de Charles Bonaparte et Letizia Ramolino, il est élevé par son frère Napoléon, il en est l’aide de camps en Luxembourg et en Égypte.

 

BONAPARTE, Napoléon (1769-1821)

Né à Ajaccio. Sa formation débute dans une petite école de Jésuites en Corse, il est ensuite envoyé à Autun, puis à Brienne. En 1784, il passe dans l’artillerie, en qualité de cadet-gentilhomme à l’École militaire de Paris. Il se distingue lors de la prise de Toulon en frimaire an II et il devient général de brigade. Mais c’est la journée du 13 vendémiaire qui lui permet de s’illustrer, aussi devient-il commandant en chef de l’armée de l’Intérieur. Sa mission accomplie avec succès, il est nommé le général en chef de l’armée d’Italie le 12 ventôse an IV (2 mars 1796).

 

BONHOMME DE COMEYRAS, Pierre-Jacques ( ?-1798)

Commissaire de la République dans le canton des Grisons.

 

BORGUÈSE, Camille, prince Camille (1775-1832)

Fils du prince Marc-Antoine (neveu du pape Paul V) qui a été mis à contribution par les Français lors de leur entrée en Italie. Camille Borguèse est un des premiers Italiens à embrasser les idées de la Révolution française. En 1803, il épouse Pauline Bonaparte la sœur de Napoléon.

 

BOSSUT, Charles (1730-1814)

Collaborateur de l’Encyclopédie. Professeur de mathématiques à l’École royale du Génie de Mézières, il y rencontre Monge encore élève de la section technique. L’abbé Bossut demande à la direction de l’École de pouvoir prendre le jeune Monge comme suppléant en 1766 après qu’il a élaboré sa fameuse méthode de résolution du problème de défilement. Trente ans plus tard, en 1796 Monge le fait nommer examinateur des élèves sortant de l’École polytechnique vers le Génie. Bossut stimule Monge dans ses recherches et c’est à lui qu’en 1769, le jeune géomètre présente ses travaux sur les développées de courbes à double courbure. En mai 1769, certainement sous la protection de Bossut, Monge publie sa première lettre mathématique, lettre sur les développées des courbes à double courbure, dans Le journal encyclopédique.[15]

L’œuvre de Bossut est éminemment pédagogique. Il est notamment l’auteur d’un Traité élémentaire d'hydrodynamique (1771), Traité élémentaire de mécanique statique (1772) et d’un Cours de mathématiques.

 

BOUDET, Jean-Baptiste Pierre (1748-1828)

Pharmacien et chimiste. Il est inspecteur de région de l’Est pour l’extraction du salpêtre et la fabrication de la poudre en 1793. Pharmacien attaché à la commission des sciences et des arts en Égypte.

 

BOULANGER (17 ? - ? )

Secrétaire de la Commission des Sciences et des Arts en Italie.

 

BOURGEOIS, ? ( 17 - ?)

Ami des Monge, père de Victoire Bourgeois.

 

BOURGEOIS, Victoire ( 17 ? - ? )

Jeune fille d’amis de Catherine et Gaspard Monge. Elle vit à Rocroy mais reste chez les Monge avant que son père ne vienne la rechercher pour la marier.

 

BRASCHI, Giannangelo (1717-1799) Pie VI

De famille noble, il est formé chez les Jésuites. Ordonné prêtre en 1758, il est élu pape en 1775. C’est en 1790 qu’il confronté  à Constitution civile du clergé sanctionnée par Louis XVI en 1791. Pie VI condamne cette constitution comme schismatique et hérétique et condamne à la suspension les prêtres qui prêteraient le serment civil qu’elle leur impose. Après l’annexion par la France des territoires pontificaux d’Avignon et du comtat Venaissin, les relations entre la France et le pape ne cessent pas de se détériorer jusqu’à l’occupation des États pontificaux par Bonaparte, que consacre le traité de Tolentino (1797). En 1797, la révolution éclate à Rome sous l’impulsion du général Duphot. Berthier occupe la ville l’année suivante et y proclame la république. En 1799, Pie VI est fait prisonnier. Il meurt en 1799 à Valence.

 

BRASCHI-ONESTI Luigi (1745-1816)

Neveu du pape Pie VI, sa femme est issue de la famille FALCONIERI. Avec le cardinal Alessandro MATTEI, le marquis Francesco Camillo VII MASSIMO et Lorenzo CALEPPI (1741-1817), il est membre de la délégation chargée de négocier avec Bonaparte et Cacault le Traité de Tolentino en février 1797.

 

BRUEYS D'AIGALLIERS, François Paul de (1753-1798)

commandant en chef de l’armée navale de la Méditerranée avec son pavillon sur L’Orient. Il est tué lors de la bataille d’Aboukir

 

BRUNE, Guillaume Marie-Anne  (1763-1815)

En 1791, il s’inscrit au club des Cordeliers, il devient rédacteur en chef d’un périodique et s’engage dans la garde nationale de Paris. Après avoir servi dans l’Armée du Nord et en France, il est appelé à l’armée d’Italie en 1796. Il participe à la bataille d’Arcole, se distingue au cours de la bataille de Rivoli et à celle de Saint-Michel. Il est nommé général de division en avril 1797. En 1798, il commande l’armée d’Helvétie et s’empare du trésor de Berne. Il est nommé général en chef de l’armée d’Italie lors de la séance du 18 ventôse an VI [8 mars 1798] en remplacement de Masséna.

 

BRUTUS, Lucius Iunius  (IVe siècle av J.-C.)

neveu de Tarquin le Superbe, fondateur de la République romaine. Il est consul en -309.

 

BURZOE

médecin et savant du VIe siècle. La légende raconte que ce savant de la cour du Perse, Chosroès Anushirwan a été envoyé en Inde pour rapporter un livre de sagesse. Il le rapporte et le traduit en persan pour le monarque.

 

C

 

CACAULT, François (1743-1805)

Á la fin de ses études chez les Oratoriens de Nantes, en 1764, il est nommé professeur de fortifications à l’École militaire. En 1769, après sa démission et à la suite d’un duel, il doit s’expatrier. Six ans plus tard, il devient le secrétaire du maréchal d’Aubeterre, gouverneur de Bretagne qu’il suit en Italie et grâce auquel il entre dans la carrière diplomatique. En janvier 1793, Cacault est désigné pour une mission auprès du Saint-Siège. Mais à Rome l’assassinat du chargé d’affaires français Bassville (1753-1793) l’oblige à rester à Florence. Il s’interroge sur la politique à mener en Italie. Il prône une conquête du pays pour vaincre l’Angleterre en occupant les ports italiens et en profitant des richesses de la péninsule. Il réussit à détacher le grand duc de Toscane de la coalition contre la France. En 1795, il négocie un emprunt pour le compte de la République française avec la République de Gênes. En juillet 1796, [octobre 1796] Bonaparte l’envoie à Rome, pour assurer  la bonne exécution des clauses de l’armistice de Bologne. et il signe conjointement avec le général Bonaparte le traité de Tolentino du 19 février 1797 avec le Saint-Siège. Bien qu’il soit officiellement ministre plénipotentiaire en Toscane, il retourne à Rome veiller au respect du traité. Collectionneur de tableaux, il laisse une importante collection au Musée de sa ville natale, Nantes.

 

de CAFARELLI DU FALGA dit CAFARELLI, Louis Marie Maximilien (1756-1799)

Officier du génie formé à l’École royale de Mézières. En 1792 il est officier d’artillerie à l’armée du Rhin. Il refuse de reconnaître la déchéance d roi après le 10 août 1793. Il est arrêté et mis en détention jusqu’en 1795. Sur recommandation de Sieyès, il est réintégré dans l’armée. Il est alors chef de bataillon et sous-directeur des fortifications à l’armée de Sambre-et-Meuse. Il perd la jambe gauche au passage de la Nahe en décembre 1795.  Promu général de brigade, il continue à servir avec une jambe de bois, commandant le génie à l’armée d’Angleterre qui devient l’armée d’Orient et il s’embarque pour l’Égypte.

 

CALEPPI, Lorenzo (1741-1817)

Issu d’une famille du patriciat de Cervia. Après des études au collège des Jésuites de Ravenne, il obtient un doctorat en Droit de l’Université de Césène en 1767. D’abord vicaire et commissaire général de la partie ferraraise de l’archevêché de Ravenne (1766-1767), il est ensuite ordonné prêtre à Rome en 1772. Chargé d’affaires du Saint-Siège à Vienne en 1782. De retour à Rome en 1785, différentes missions diplomatiques lui sont confiées. En 1792, il est chargé par le pape Pie VI d’organiser l’accueil du clergé français réfractaire émigré à Rome. En août 1796, il est nommé plénipotentiaire pontifical. En février 1797,  il participe notamment avec le cardinal Mattei, aux négociations du Traité de Tolentino entre le Directoire et le Pape.[16]

 

CALON, Étienne-Nicolas de (1726-1807).

Géographe et conventionnel. En Avril 1793 le général Calon est nommé à la tête du Dépôt de la Guerre. Il conserve cette fonction jusqu’en 1797.

 

CANCLAUX, Jean-Baptiste-Camille (1740-1817)

Il épouse Claudine de Sauvan d'Aramon (1755-1786) le 29 décembre 1775.  Envoyé dans l’Ouest, il sort victorieux de la défense de Nantes contre les Vendéens. Destitué en 1793, il est réintégré en 1794 comme général en chef de l’armée de l’Ouest. Il est ambassadeur de la République française à Naples, à partir de décembre 1796.

 

CARNOT, Lazare (1753-1823)

Ancien élève de Monge à l’école du Génie de Mézières, il mène sa carrière en alternant les charges militaires et les fonctions politiques. En 1789, il rencontre J.A. Léonard du Pont de Lierdt et ses trois filles. L’aînée Marie-Jacqueline Sophie (1764-1813) devient sa femme le 17 mai 1791. Tant au Comité de Salut public qu’au Directoire en 1796, Carnot s’occupe principalement de la guerre. Il supervise difficilement le jeune général Bonaparte qui est en charge de l’armée d’Italie. Il envoie Saliceti, mais surtout Garrau, avec qui il est très lié, pour surveiller Bonaparte. Carnot est surpris des grands succès du jeune général, succès qui annihilent les pouvoirs des deux commissaires aux armées. Pour la conclusion de la paix de Campo-Formio, en octobre 1797, Carnot n’est plus Directeur. Renversé en septembre 1797 par le coup d’état du 18 fructidor an V, Carnot est obligé de s’exiler. Après le coup d'État du 18 Brumaire, Lazare Carnot revient à Paris. Bonaparte, alors premier consul, le nomme ministre de la Guerre.

 

CARRACCI, Annibale (1560-1609)

Peintre innovant, rival du Caravage, Il est invité par la famille Farnese en 1595 à Rome.

 

CASABIANCA, Julien Joseph Luce (1752-1798)

Corse, ancien député à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents. Il reprend sa carrière militaire dans la marine en s’embarquant pour la campagne d’Égypte. Il est tué lors de la défaite navale d’Aboukir.

 

CHAMPY, Jean-Simon (1778-1845)

Né à Dijon, il est le fils du chimiste Jacques-Pierre CHAMPY DE BOISSÉRAND (1744-1816) commissaire des poudres et salpêtres en Bourgogne. Il est élève de la première promotion de l’École polytechnique. Connu par Catherine Huart et futur mari de Paméla Leroy nièce de Catherine.[17]

 

CHARLEMAGNE CHARLES Ier dit « le grand » (742-814)

Roi des Francs en 768, puis devient rois des Lombards en 774. Il est couronné empereur à Rome en 800. Roi guerrier et réformateur, il parvient à agrandir considérablement le royaume et à favoriser l’essor des arts et des sciences.

 

CHARLES, Jacques Alexandre César (1746-1823)

Fourier, en tant que secrétaire perpétuel, dans son éloge associe le nom de Charles « aux progrès de la physique expérimentale, des inventions ingénieuses qui ont perfectionné l’étude de la nature et une découverte extraordinaire, l’une des plus éclatantes du siècle dernier. » C’est celle des aérostats à l’hydrogène.

 

CHARLES DE HABSBOURG (archiduc) (1771-1847)

Fils cadet de l’empereur d’Autriche Léopold II, frère de l’empereur François II et neveu de Marie-Antoinette. Il commence sa carrière militaire avec le rang d’officier général. En 1796 il est nommé maréchal et placé à la tête de l’armée autrichienne d’Allemagne, Il y révèle des talents de stratège, repousse Jourdan et Moreau sur le Rhin et s’empare de Kehl et de Huningue, sans pénétrer en Alsace. En 1797, lui est confié le commandement de l’armée d’Autriche en Italie. Bonaparte le bat sur la Piave et sur le Tagliamento. Il est privé de son commandement en 1799, à cause de dissensions avec les généraux russes.

 

CHARLES-EMMANUEL IV, roi de Sardaigne (1751-1819)

À sa naissance, il reçoit le titre de roi du Piémont. Il épouse la princesse Clothilde en 1775 et il accède au trône en 1796. Il ne peut résister aux invasions françaises, à un jacobinisme actif à Turin et aux exigences de Bonaparte. L’armistice de Cherasco le 28 avril 1796 et le traité de Paris du 15 mai anéantissent le royaume de Sardaigne. Il doit se soumettre au Directoire.

 

CHAPELLE, Françoise (17 ? - ? )

Femme de Jean-Baptiste HUART (1753-1835) un des frères de Catherine HUART MONGE. Françoise CHAPELLE avait de son premier mariage deux enfants [Jean-Arnaud] RIONDEL (1774 ? -1839) et Marie-Catherine RIONDEL (1776 ?-1835).

 

CHASSELOUP-LAUBAT François de (1754-1833).

Chef du génie de l’Armée d’Italie. Il est nommé général de brigade du Génie en février 1797. Il épouse en 1798 Anne-Julie FRESNEAU ( ? -1848).

 

CHAUVELIN ? ( ? - ? )

Ami de Marey, républicain de la Côte-d’Or.

 

CHEMIN DES FORGUES, François-Louis-Michel (1759-1840)

Ministre des relations extérieures en juin 1793, puis destitué et  fait arrêté par Robespierre, il est commissaire du Directoire en Italie en 1797.

 

CHERUBINI, Luigi (1760-1842)

Compositeur italien il s’installe en France en 1787, membre du directoire du Conservatoire avec François-Joseph GOSSEC (1734-1829) et Étienne-Nicolas MÉHUL (1763-1817)

 

CHOSROES ANUSHIRWAN ou CHOSROES 1er  ou KHOSRO 1er (531-579)

Roi sassanide.

 

CLARKE, Henri-Jacques-Guillaume (comte de Hunebourg puis duc de Feltre) (1765-1818)

D’origine irlandaise, sous l’ancien régime, il est officier de cavalerie. Il devient en 1790 attaché d’ambassade en Angleterre. En 1793, il est nommé général de division après avoir été suspecté et arrêté. En 1796, il est envoyé à l’armée d’Italie sous prétexte de négocier à Vicence, avec l’Autriche, la mise en liberté de Lafayette et de ses compagnons détenus à Ollmütz. Mais il est, aussi, envoyé par le Directoire pour surveiller l’activité du général Bonaparte.

 

CLÉMENT (1717-1804), Augustin-Jean-Charles

Issu d’une famille de parlementaires jansénistes, il accepte la Constitution civile du clergé. Le 12 mars 1797, il est élu évêque de Versailles.

 

COBENZL, Louis comte de (1755-1808)

Fils de diplomate autrichien, il embrasse tôt la carrière de son père et devient ambassadeur à la cour de Russie. Il est envoyé en 1797 en qualité de représentant d’Luxembourg à Udine et signe le traité de Campo-Formio.

 

COLBERT DE CHABANAIS, Auguste François Marie (1777-1809)

187

Capitaine puis chef d’escadron de chasseurs à l’armée d’Orient. Il est grièvement blessé au siège de Saint-Jean-d’Acre.

 

COLLI-MARSHI, Michelangelo Alessandro  (1738-1808)

Originaire de Lombardie, il s’engage dans l’armée des Habsbourg. En 1793, il est commandant en chef de l’armée sarde qui défend le comté de Nice contre les Français. En 1797, il se voit confier par le pape la défense des États de l’Église. Il perd la bataille de Faenza le 3 février 1797, ce qui force le pape à demander la paix et à signer le traité de Tolentino le 19 février 1797

 

COMEYRAS, Pierre-Jacques Bonhomme de ( ?-1798)

Avocat, en 1797 il est ministre de la République française auprès des Grisons.

 

Le CORRÈGE voir Antonio ALLEGRI

 

COSTAZ, Louis (1767-1842) professeur à l’École polytechnique.

Mathématicien professeur à l’École polytechnique. Il est membre de la commission des sciences et des arts en Égypte. Il accompagne Bonaparte, Berthollet et Monge lors de la visite de l’isthme de Suez. Il participa à l’organisation de l’École des arts et métiers.

 

COUTELLE, Jean-Marie-Joseph (1748-1835).

A collaboré avec le physicien Charles pour la fabrication d’aérostats. En 1794, il est nommé officier d’aéronautique. C’est à ce titre qu’il participe à l’expédition d’Égypte.

 

COUTURIER ( ? - ? )

Secrétaire de la commission des sciences et des arts en Italie

 

D

 

DALLEMAGNE voir Claude d’ALLEMAGNE (1754-1813).

 

DANTE, Dante ALIGHIERI (1265-1321)

Célèbre auteur de la Divine comédie, l’une des œuvres littéraires médiévales les plus connues, est un poème écrit en langue florentine.

 

DAUNOU, Pierre (1761-1840)

Comme Monge, il fait ses études chez les Oratoriens de Boulogne avant de devenir confrère. En devenant Oratorien, il devient avant tout professeur et enseigne dans les collèges de Troyes, Soissons, Boulogne, Montmorency. Député à la Convention en 1792, il ne vote pas pour la mort du roi mais pour la déportation et la réclusion jusqu’à la paix. Sa protestation contre les journées du 31 mai au 2 juin 1793, lui vaut de passer près d’un an en prison du 3 octobre 1793 au 24 octobre 1794. Trois mois après la chute de Robespierre, Daunou est libéré et reprend ses activités à la Convention et il en est l’un des secrétaires. Il participe à la rédaction de la Constitution de l’an III et à l’organisation de l’instruction publique. Monge et Daunou ont dû collaborer et se rencontrer à l’occasion de la création de l’Institut en 1795. Il est le premier président du Conseil des Cinq-Cents.[18]

 

DAVIN, Louis (17 ? - ? )

Capitaine de l’armée de Rome qui se rend à Paris après l’insurrection des officiers contre la prise du commandement de l’armée de Rome par Masséna en 1798.

 

DEBAIS ( 17 ?- ?)

(bourguignon) ami de Marey

 

DELACROIX, Charles  (1741-1805)

ministre des relations extérieures du 3 novembre 1795 au 15 juillet 1797. Il est remplacé par TALLEYRAND-PÉRIGORD.

 

DENON, Dominique-Vivant (1747-1825)

Spécialiste de l’Antiquité égyptienne. Il est en mission diplomatique en Russie, en Suisse et en Italie jusqu’en 1785. Ceux ans plus tôt, il est admis à l’Accademia del disegno de Florence. De retour à Paris en 1785, il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1787. En 1789 il est admis à l’Accademia Clementina de Bologne alors qu’il réside à Venise depuis 1788. En 1791, il est élu accademico d’onore à l’Accademia di Belle Arti de Venise. En 1798 il fait partie des membres de la commission des sciences et des arts qui accompagnent Bonaparte  en Égypte et devient membre de l’Institut d’Égypte (section littérature et arts). De 1802 à 1815, il est directeur du musée Napoléon et directeur des Arts. Il devient membre de l’Institut en 1803, IVe classe (Beaux-Arts), 1ère section (Peinture).

 

Desaix, Louis-Charles-Antoine (DES AIX, dit) (1768-1800)

D’origine noble, il est formé comme Monge par les Oratoriens. Nommé général en 1793, il demeure aux armée du Rhin et de Rhin et Moselle près de cinq ans. Il se distingue par sa défense de Kehl en 1796 sous le commandement de Moreau. Blessé en avril 1797, il choisit d’occuper ses loisirs en visitant l’armée d’Italie sous les ordres de Bonaparte qui excite sa curiosité par ses victoires. Lorsque Bonaparte apprend l’entrée de Desaix dans Milan, il l’annonce dans son ordre à l’armée. En Égypte, il est chargé de la conquête du sud du pays. Il y meurt.

 

DESCHAMPS, Marie-Adélaïde (1755-1827).

Belle soeur de Gaspard Monge, épouse Louis Monge en février 1796.

 

DES FORGUES voir CHEMIN DES FORGUES

 

DESHAUTSCHAMPS, Michel Vandebergue (1732-1806)

Ingénieur militaire du Génie jusqu’en 1791, lié avec Prieur de la Côte-d’Or. Il est le directeur de l’École polytechnique de 1796 à 1797 lorsque Monge est en mission en Italie.

 

DESPINOY, Hyacinthe-Francois (1764-1848)

« Mou sans activité, sans audace ; n’a pas l’état de la guerre, n’est pas aimé du soldat, ne se bat pas à sa tête ; a d’ailleurs de la hauteur, de l’esprit et des principes politiques sains ; bon à commander dans l’intérieur. »[19] Général après le siège de Toulon, il passe à l’armée d’Italie en mars 1796. Bonaparte le félicite pour la prise du château de Milan dans une lettre du 11 messidor an IV [29 juin 1796]. (731, CGNB) et Monge souligne son préoccupation au sujet de la fresque de la Cène de Léonard de Vinci durant la prise du château de Milan. 

 

DESSOLLE, Jean Joseph (1767-1828)

Adjudant général chef de brigade en 1795, général de Brigade en mai 1797 à l’Armée d’Italie, chef d’état-major par intérim en septembre 1797.

 

DJEZZAR, Ahmed (1735 ?-1804)

À la tête des armées ottomanes en décembre 1798 pour chasser les Français hors d’Égypte.

 

DOLOMIEU, Déodat-Gui-Sylvain-Tancrède de Gratet de (1750-1801)

Géologue et minéralogiste admis très jeune dans l’ordre de Malte. Se met à l’étude de la physique en prison alors qu’il avait tué un chevalier de sa galère à la suite d’un différend. À Metz, il bénéficie des leçons de physique et de chimie du physicien [pharmacien] Thirion. Par l’intermédiaire de la Rochefoucault il devient membre correspondant de l’Académie des sciences. En 1781, il fait un voyage en Sicile et étudie les volcans. Il continue ses recherches à Naples et au Vésuve en 1782. Il ne cesse de parcourir l’Italie et la France pour ses recherches. Membre de l’Institut. Professeur à l’École des mines. Il ne fait qu’un court séjour en Égypte. Lors de son retour il est fait prisonnier à Messine. Au cours de sa captivité il écrit un Traité de philosophie minéralogique. Libéré et de retour en France, il reprend la chaire de Daubenton au Museum d’Histoire naturelle en 1801.

 

DORIA PAMPHILI, Giuseppe Maria (1751-1816)

Secrétaire d’état, issu de la famille des ducs de Melfi. Il obtient un doctorat de droit civil et canon à la Sapienza à Rome en 1771. Ordonné en 1773 à l’âge de 22 ans, il devient cardinal en 1785. Secrétaire d’état à partir de mars 1797 il remplit cette charge jusqu’à l’occupation française en février 1798. Il est arrêté par les Français en mars 1798 et accompagne ensuite le pape Pie VI dans son exil.

 

DUBOY-LAVERNE, Philippe Daniel (1755-1802)

Directeur de l’Imprimerie nationale de 1794 à 1802. Né en Bourgogne, et éduqué par son oncle, bénédictin et membre de l’Académie des inscriptions et belles lettres. En 1785, il est chargé de la rédaction des Tables analytiques des matières des derniers volumes de l’Histoire et Mémoires de l’académie des Inscriptions et Belles lettres. Cette mission lui permet de rencontrer Anisson Duperron directeur de l’Imprimerie royale depuis 1788 et d’en devenir le collaborateur. L’œuvre de Duboy-Laverne à l’imprimerie nationale s’inscrit dans l’action de son prédécesseur et concerne essentiellement la typographie orientale. Il n’échappe pas aux retournements politiques révolutionnaires. Emprisonné après sa nomination à la direction de l’imprimerie, il est libéré après le 9 Thermidor. Il oriente les recherches des commissaires des sciences et des arts dans leur recherche à l’imprimerie de la Propagande à Rome. C’est ainsi qu’il est chargé d’organiser l’imprimerie pour l’expédition d’Égypte munie de caractères grecs et arabes.  Son successeur à la direction de l’imprimerie, J.-J. Marcel, avait d’ailleurs été le directeur de l’imprimerie nationale orientale et française établie à Alexandrie et au Caire pendant l’expédition d’Égypte.

 

DUCHÉ, Anne-Germaine (1762-1815)

Elle épouse Guillaume-Charles FAIPOULT DE MAISONCELLES (1752-1817) en ventôse an III [Février 1795]. Elle a d’un premier mariage une fille Charlotte-Germaine-Julie GRANDJEAN-DELISLE que Faipoult adopte en 1807.

 

DUCOS, Joseph (17 ? - ? )

Sous lieutenant de l’armée de Rome. Il se rend à Paris avec trois capitaines après l’insurrection de l’armée de Rome contre Masséna.

 

DUPHOT, Léonard Mathurin (1769-1797)

Né à Lyon, il suit la formation dispensée par le collège des Oratoriens de la ville. Général de brigade à l’armée d’Italie. Il meurt lors des émeutes de Rome de décembre 1797 en réaction à la volonté de Joseph BONAPARTE, ambassadeur français, de provoquer à Rome une révolte républicaine.

 

DUPUY, Dominique Martin (1767-1798)

Chef de brigade, à l’armée d’Italie, il devient général en Égypte. Il meurt lors de l’insurrection du Caire en octobre 1798.

 

DUPUIS, Charles-François (1742-1809)

Homme de lettres et scientifique, il est l’auteur de L’Origine de tous les cultes en 1795 que Monge a vraisemblablement lu. Il est considéré comme le leader du clan athée. En 1794, il compose L’Hymne au Soleil.  

 

Duc de Modène voir HERCULES III D’ESTE

 

DURAND ?, ( ? - ? )

Républicain de Nuits en Côte-d’Or,  ami de Marey le gendre de Monge.

 

E

 

ESCHASSÉRIAUX, Joseph (1753-1824)

(dit « l’aîné » pour ne pas le confondre avec son frère René ESCHASSÉRIAUX (1754-1831)) Le 1er novembre 1797, il épouse la plus jeune fille de Monge, Louise (1779-1874). Monge estime sincèrement l’engagement et l’action ininterrompue de ce dernier dans la Révolution. Juriste, il est reçu avocat en 1775 au parlement de Bordeaux. Originaire de la Charente-Inférieure (actuelle Charente-Maritime), Eschassériaux s‘engage activement  dans l’action politique dès 1790 lorsqu’il est élu administrateur du district de Saintes et membre du directoire du département. En 1791, il entame son activité politique après son élection à l’Assemblée législative ; en 1792, il est réélu par le même département député à la Convention. Il vote pour la mort du roi. Après la chute de Robespierre, il entre au Comité de Salut Public comme élu de l’Assemblée du 31 juillet au 4 novembre 1794. Pendant les dernières semaines de la Convention, du 7 au 27 octobre 1795, lors du dernier renouvellement il refait son entrée et il est chargé du commerce et de l’approvisionnement. Le 13 octobre [21 vendémiaire au IV], il est élu au Conseil des Cinq-Cents. Il en est le secrétaire le 20 mai 1796 et obtient le renouvellement de son mandat législatif le 24 germinal au V [13 avril 1797]. Après le coup d'Etat du 18 brumaire, le 4 nivôse an VIII [25 décembre 1799] il entre au Tribunat, dont il devient encore secrétaire. Il en reste membre jusqu’à l’an XIII. Le 19 avril 1806, il devient ministre plénipotentiaire près de la cour de Lucques et de Piombino ; il y reste jusqu'en mai 1809.[20] Il est membre de la Légion d'honneur le 4 frimaire an XI [25 novembre 1802­], baron de l'Empire le 14 février 1810. Dès lors il n'accepte plus aucun autre poste diplomatique, et se consacre à des travaux d'histoire. Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il se réfugie aux Pays-Bas, il reste en exil jusqu'au 8 juin 1819. Ayant obtenu l'autorisation de rentrer en France, il se retire définitivement dans sa propriété des Arènes, commune de Thénac, où il mourut en 1823.

 

ESCHASSÉRIAUX, Lucile-Eugénie (1798-1867)

Fille de Louise MONGE (1779-1874) et Joseph ESCHASSÉRIAUX (l‘aîné)  (1753-1824). Elle nait à Paris le 1er août 1798 et se marie comme sa mère avec un homme de plus de vingt ans qu’elle, Marc-Antoine de GUILLOUTET (1777-1861). Ils ont un fils Joseph-Louis-Adhémar de GUILLOUTET (1819-1843).

 

ESCHASSÉRIAUX, René (1754-1831)

Frère du précédent. Il effectue ses études de médecine à Montpellier. Il s’engage dans l’action révolutionnaire d’abord au sein du directoire du district de Saintes en 1790. Ensuite, il devient parlementaire. Il siège à la Convention en septembre 1793, au Conseil des Cinq-Cents en 1795 et il est réélu en 1798. Comme son frère, il réalise de nombreux rapports mais apparaît plus modéré.

 

ESCUDIER, Jean-François (1759-1819)

Conventionnel. Juge de paix à Toulon avant d’être élu à la Convention en 1792 par le département du Var. Il siège à la Montagne et vote pour la mort du roi. Après les journées de Prairial de l’an III, il est décrété d’arrestation et accusé. C’est grâce à la dernière loi promulguée par la Convention, la loi d’amnistie du 4 Brumaire an IV, qu’il est libéré. En 1793, il est nommé par décret adjoint aux commissaires de l’armée des Alpes. Au début de l’automne 1796, Barthélémy et Berthollet le chargent d’une partie du convoi constitué notamment des tableaux saisis dans le nord de l’Italie. Labilliardière, qui était initialement chargé de conduire l’ensemble du convoi jusqu’à Paris en a laissé la majeure partie à Cône.

 

ESTÈVE, Martin-Roch-Xavier (1772-1853)

Payeur général des armées, de l’armée d’Orient.

 

F

 

FAIPOULT (ou FAYPOULT) DE MAISONCELLES, Guillaume-Charles (1752-1817)

Il épouse Anne-Germaine DUCHÉ (1762-1815) en ventôse an III [Février 1795], veuve Grandjean-Delisle, elle a une fille Charlotte-Germaine-Julie GRANDJEAN-DELISLE ( ?-1870) que Faipoult adopte en 1807. D’une famille noble de Champagne se faisant appeler avant la Révolution, le chevalier de Maisoncelles. Il est élève de Monge à l’école royale du Génie de Mézières comme Carnot et Meusnier. Les liens créés à ce moment sont maintenus et prennent une dimension familiale. Cela est manifeste dans la correspondance de Monge mais aussi de Catherine Huart Monge. En 1780 il demande à servir dans la guerre d’indépendance de l’Amérique. Sa demande n’est pas satisfaite et il donne sa démission. Il emploie alors sa fortune en continuant à cultiver les sciences. Membre de la Société patriotique de la section du Luxembourg avec Monge, Pache et Vandermonde. Il y prononce un discours le 6 mars 1792 sur les effets qu’on doit attendre des sociétés patriotiques. En septembre 1792, après avoir combattu en Amérique, il est revenu en France et devient secrétaire général du ministère de l’Intérieur (sous Roland). Banni sous la Terreur, il est ministre des Finances après Thermidor, du 10 vendémiaire an III (1er octobre 1794) au 24 pluviôse an IV (13 février 1796). C’est sous son ministère que les planches des assignats furent détruites. Il remplit diverses missions diplomatiques durant la première campagne d’Italie en tant qu’envoyé de la République française à Gênes. En 1795, il est envoyé ministre plénipotentiaire à Gênes où il tente en vain d’organiser une révolution du peuple. Selon Godechot, « Ce fut donc d’après ses instructions et celles du Directoire que le ministre Faypoult organisa secrètement des associations patriotiques, formées d’aventuriers de toutes les nations, que dirigeait l’apothicaire Morandi ; et lorsque tout fut disposé pour l’explosion  il écrivit [au général Bonaparte] « Voilà le fil avec lequel il est facile de mener les conseils et la réformation de Gênes […]. » »[21] Pendant la première campagne d’Italie, Faipoult remplit diverses missions diplomatiques. Il ne suit pas Bonaparte en Égypte et continue ses activités diplomatiques à Milan, Rome et Naples. Il est censé remplacer Monge à Rome après son départ pour l’Égypte. Mais Faipoult ne fait que de courts séjours romains car il est chargé en même temps de réorganiser les finances de la République cisalpine. Il est ensuite seul commissaire auprès de l’armée de Rome et de Naples. Il présida à l’organisation de la plupart des Républiques qui furent créées en Italie.

 

FERDINAND 1er [DE BOURBON] (1751-1802).

Duc de Plaisance et duc de Parme. Fils de Philippe Ier de Parme et d’Élisabeth de France, fille de Louis XV. De 1757 à 1769 il est formé aux Lumières de l’abbé de Condillac, d’Auguste de Keralio, du frère Jacquier et Le Sueur.

 

FERDINAND III DE HABSBOURG, (1769-1824)

Grand duc de Toscane, fils de l’empereur Léopold et frère de l’empereur François, il devient grand duc de Toscane quand son père est appelé à partager la couronne impériale en 1791 jusqu’en 1801. En 1793, il est un des premiers princes italiens à reconnaître la République française. Bonaparte lui retire tout de même son état, pour le transformer en royaume d’Étrurie, d’éphémère durée. Dépossédé il part pour Vienne.

 

FERDINAND IV, roi de Naples et de Sicile (à partir de 1815 FERDINAND 1er des Deux-Siciles) (1751-1825)

Troisième fils de Charles, roi de Naples puis roi d’Espagne sous la nom de Charles III. Il épouse en 1768 l’archiduchesse Marie-Caroline d’Autriche (1752-1814), sœur de Marie-Antoinette. Au début de la Révolution française il se rapproche de l’Autriche et tente de résister aux ambitions de Bonaparte. En 1797, il conclut avec la France un traité qui est rompu lors de l’établissement de la République parthénopéenne.

 

FERDINAND DE HASBOURG (1754-1806)

Gouverneur de Modène. Il épouse en 1771, Marie Béatrice d’Este-Modène (1750-1829) fille de Hercule III duc de Modène (1727-1803).

 

FLORENT voir GUYOT DE SAINT-FLORENT

 

FONTANA, Mariano (1746-1808).

Il entre chez les clercs réguliers de Saint-Paul, appelés barnabites voués à l’instruction publique. Il devient d’abord professeur de philosophie à Bologne en 1771.  Il est un moment professeur de philosophie à Livourne à la demande de Léopold grand duc de Toscane. En 1780, il est nommé professeur de mathématiques à Mantoue par le comte Firmian, plénipotentiaire de l’Empereur en Lombardie. Il est ensuite appelé à Milan au Collège de La Brera pour enseigner les mathématiques appliquées à la mécanique et à la statique. En 1785, il est nommé à l’Université de Pavie pour le même enseignement. En 1790, il publie un Corso di dinamica, Pavie.

 

FONTANA, Gregorio (1735-1803)

Membre des Écoles Pie. Il enseigne à Bologne, Milan et Pavie où il remplace Ruggiero Giuseppe BOSCOVICH (1711-1787) à la chaire de Mathématiques Supérieures. Il occupe cette fonction pendant trente ans. Lors de la fondation de la république cisalpine dans la Lombardie en 1796 Fontana est nommé membre du corps législatif. Aux publications réalisées au cours du développement de son œuvre mathématique s’ajoute l’important travail d’édition critique et de traduction d’ouvrages scientifiques comme sa traduction commentée de la seconde édition du Traité des annuités d’A. de Moivre (1756) publiée en 1776. Il s’intéresse à l’histoire des mathématiques et immédiatement après la première publication en français, entre 1802 et 1803 est publiée en quatre volume la traduction italienne de l’Essai sur l’histoire générale des mathématiques de Charles Bossut. Gregorio FONTANA est le frère de Félix FONTANA (1730-1805) professeur de philosophie à Pise, physicien de l’empereur Léopold II. Il a constitué le cabinet de physique de Pise. Auteur d’ouvrage de chimie, de physique et de physiologie : (1767) Riserche fisiche sopra’l veneno della vipera, Lucca (1775) trad. Française Florence (1781) allemande Berlin (1787), Riserche filosofiche sopra la fisica animale Florence. Selon la Biographie universelle, Napoléon avait demandé à Fontana une collection de toutes les parties du corps humain en cire colorée, comme celle qu’avait fait exécuté Félix Fontana. Félix FONTANA et les deux mathématiciens FOSSOMBRONI et PAOLI sont distingués des autres Italiens par l’ambassadeur Miot de Melito dans ses Mémoires.[22]

 

FORFAIT, Pierre-Alexandre-Laurent (1752-1807)

Ingénieur-constructeur ordinaire de la marine. En 1781, il est lu membre de l’Académie de Marine royale de Brest. Le maréchal de Castries lui demande d’écrire un Traité élémentaire de la mature des Vaisseaux, à l’usage des élèves de la Marine. Publié pour la première fois en 1788, ce traité lui permet de devenir correspondant à l’Académie royale des sciences en 1789. La même année il devient directeur des constructions au Havre. Il est élu député à l’Assemblée législative. De septembre 1791 à septembre 1792, il siège au Comité de marine et s’occupe de questions techniques. En 1793,  il construit la « Seine », frégate remarquable par ces aménagements. En 1794, il réalise une péniche à voile, destinée à ravitailler Paris, munie d'une mâture rabattable. (voir lettre n°2). Élu en février 1796 membre de l'Institut national, il est chargé d’expériences sur la navigation sur la Seine du Havre à Paris. Il publie en 1797 « Mémoire sur la navigation de la Seine ». Envoyé en mission à Venise, puis à Toulon, il travailla à la préparation de l'expédition d'Egypte en 1798, avant de devenir Ministre de la Marine en 1799. C’est à lui que Monge donne sa démission de la place d'examinateur des aspirants de la marine et propose son frère Louis MONGE qui le remplace depuis sept ans à cette fonction. (Voir lettre n°204)

Il faut ajouter un « Mémoire sur les canaux navigables » en latin salué par l’Académie de Mantoue en 1773 et sa participation à l’Encyclopédie méthodique par la rédaction d’article du Dictionnaire de Marine.

 

FORMIGGINI, Moise ( ? - ? )

Joaillier juif.

 

FORTIS, Alberto (1741-1803)

Géologue et naturaliste vénitien auteur notamment du Viaggio in Dalmazia publié en 1774.

 

FOSSOMBRONI, Vittorio (1754-1844)

Professeur de mathématiques à l’université de Pise. Il développe ses recherches dans le domaine de l’hydraulique. En 1789, il est chargé de la direction des travaux de drainage du val de Chiana. En 1809, Napoléon le nomme membre du Sénat conservateur et comte de l’Empire. Il mène une action dans le champ politique et diplomatique lors de ses différents ministères de 1796 à 1844. Élu correspondant à la section de mécanique de l’Académie des sciences le 6 septembre 1824. Il donne une démonstration du principe des vitesses virtuelles.

 

FOURCROY, Antoine-François  (1755-1809)

Chimiste, actif pendant la révolution au sein du Comité de l’Instruction publique il est l’un des fondateurs de l’École polytechnique et en est professeur de chimie.

En 1780, il est docteur en médecine. Il n’exerce pas la médecine et suit les cours du chimiste Bucquet. Il enseigne la chimie à la Société royale de médecine, au Lycée des arts. En 1784, il est professeur de chimie au "Jardin du Roi" Buffon le choisi, de préférence à Berthollet. Il est associé chimiste de 12 mai 1785 à l’Académie des sciences, Adjoint au Secrétaire perpétuel Condorcet le 26 novembre 1791. Il est élu membre résident de la première classe de l’Institut national (section de chimie) le 18 frimaire an IV [9 décmbre 1795].

 

FOURIER, Joseph (1768-1830)

Élève de l’École normale de l’an III. Il y est remarqué par Monge et Laplace. En 1797, il succède à Lagrange à la chaire d’analyse et de mécanique à l’École polytechnique. Il est membre de l’expédition d’Égypte, secrétaire de l’Institut du Caire. Il est l’auteur de la « Préface historique », qui introduit la Description de l’Égypte ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition française.  Mathématicien, il a développé d’abord ses recherches dans le domaine de la mécanique, publiant en 1798 un « Mémoire sur la statique, contenant la démonstration du principe des vitesses virtuelles, et la théorie des momens » (J.E.P., cahier n°5/2 (mai-juin 1798), pp. 20-60.)[23] Il développe les rapports entre analyse mathématique et statique, alors que dix ans plus tôt, en 1788, Monge a publié un Traité élémentaire de statique à l’usage des Écoles de la Marine qui ne développe que les rapports entre géométrie et statique fondé sur le principe de la composition des forces.[24] L’essentiel de la contribution scientifique de Fourier est l’étude de la propagation de la chaleur et il deviendra en 1822 secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences.

 

FRESNEAU, Anne-Julie ( ? -1848)

épouse en 1798 François de CHASSELOUP-LAUBAT (1754-1833). Chef du génie de l’Armée d’Italie. Il est nommé général de brigade du Génie en février 1797.

 

FRANCESCHI, Jean-Baptiste (1767-1810), corse

Capitaine au commerce. Colonel aide de camp du maréchal Soult

 

FRANCESCONI, Marino ( ? - ? )

Il est capitaine régent de Saint-Marin avec Antonio ONOFRI ( ? - ? ) du 1er octobre 1796 au 1er avril 1797.

 

FRANCHI ( ? - ? ).

Fonctionnaire des États pontificaux, il aide la commission des sciences et des arts.

 

FRANÇOIS Ier (1494-1547) roi de France de 1515 à 1547.

Son règne est marqué par les guerres d’Italie contre Charles Quint et par un essor économique, culturel et artistique.

 

FRANÇOIS II (1768-1835).

 

FRANÇOIS DE NAPLES, FRANÇOIS Ier DES DEUX-SICILES (1777-1830),

Fils de MARIE-CAROLINE D’AUTRICHE et de FERDINAND IV, roi de Naples et de Sicile. En juin 1797, il épouse MARIE-CLÉMENTINE D’AUTRICHE (1777-1801)

 

FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU, Nicolas (1750-1828)

Il est député à l’Assemblée législative. Membre de l'Institut, associé non résident de la troisième classe le 13 février 1796, élu le 25 novembre 1798. Il est secrétaire, puis président, section de grammaire. Il devient ministre de l’Intérieur nommé lors du remaniement ministériel du 15 juillet 1797. Il organise la première exposition des produits de l'industrie et des arts. Après le coup d’état du 18 fructidor an V [4 septembre 1797] il devient Directeur jusqu’en mai 1798. En juin 1798, il reprend son ministère à l’Intérieur.

 

FRESNEAU, Anne-Julie ( ? -1848).

Elle épouse en 1798 François de CHASSELOUP-LAUBAT (1754-1833) général de brigade du Génie de l’Armée d’Italie.

 

FRÉVILLE voir WILLOT-FRÉVILLE ( ?- ? ).

 

G

 

GALILEI, Galileo (1564-1642)

Né à Pise, fils d’un théoricien de la musique, il est le savant majeur de la Révolution scientifique. En 1587, il rencontre Clavius. En 1592, il devient professeur de mathématiques à Padoue. Dès 1597, il s’intéresse à la chute des corps. En 1609, il apprend l’existence d’un nouvel objet, la lunette. En l’utilisant pour l’observation du ciel. Galilée se déclare désormais Copernicien. Il s’engage dans des querelles scientifiques et aborde des questions religieuses. En 1616, le cardinal Bellarmin, celui qui a conduit Giordano Bruno au bûché, interdit à Galilée de défendre l’héliocentrisme et le mouvement de la Terre. Lorsqu’en 1623 un ami de Galilée devient le pape Urbain VIII, l’astronome peut alors évoquer l’héliocentrisme sous condition d’évoquer aussi le géocentrisme et de n’attribuer à l’héliocentrisme que le statut d’hypothèse. Galilée publie en 1632 Le dialogue sur les deux grands systèmes du monde. En 1633, Galilée comparait devant le Tribunal de l’Inquisition il est condamné, doit abjurer et est assigné à résidence à Arcetri près de Florence. Il y meurt en 1642.

 

GARDEUR-LEBRUN, Charles (1744-1801)

«administrateur (adjoint au directeur) pour la police de l'enseignement et la surveillance des élèves » de l’École polytechnique.[25]

 

GARAT, Dominique-Joseph (1749-1833)

En 1784, il écrit un éloge de Fontenelle qui est récompensé par l’Académie. Journaliste littéraire au Mercure de France puis au  Journal de Paris. Il est élu député aux États généraux de 1789, ministre de la Justice et de l’Intérieur alors que Monge est ministre de la Marine en 1792 et 1793. Professeur à l’École normale de l’an III, chargé du cours d’analyse de l’entendement, il publie ses leçons de littérature. En avril 1798, il est envoyé en tant qu’ambassadeur à Naples.

 

GARRAU, Pierre-Anselme (1762- 1829)

Originaire de la Gironde, avocat avant la Révolution. Il est un des secrétaires de l’Assemblée législative. Il est ensuite élu à la Convention nationale. De 1792 à 1794, il est commissaire aux armées dans les Pyrénées. Il vote la mort du roi. Après le 13 Vendémiaire an IV, Garrau est envoyé en mission à l’armée de Sambre et Meuse. Le 12 Ventôse an IV, il est choisi avec Saliceti comme commissaire auprès des armées des Alpes et d’Italie. Il est en Italie de février à décembre 1796. Il participe aux négociations de paix avec le Pape. Il organise la fondation de la République cisalpine. Il est élu au Conseil des Cinq-Cents jusqu’au 18 Brumaire [9 novembre 1799], jour à partir duquel il a fait partie des proscrits avec les généraux Bernadote et Jourdan. Il est rappelé par le 1er Consul qui le nomme sous inspecteur aux revues. Lors de la seconde Restauration en 1815, il est obligé de s’exiler en Allemagne. Il peut rentrer en France au printemps 1819.

 

GAULLE, Edme (1762-1841)

sculpteur ancien élève de MOITTE aux Beaux-Arts, adjoint à la commission des sciences et des arts dès le départ de la commission de Paris en mai 1796. Il est chargé avec le peintre GROS du troisième convoi des saisies effectuées à Rome.

 

GAY de VERNON, Simon-François (1760-1822)

Officier retiré du corps du génie

 

GAY de VERNON, Léonard Honoré (1748)1822)

En mars 1791 député, membre de la Convention et membre du Conseil des Cinq-Cents. Curé de Campreiguac, prés de Limoge avant la Révolution

 

GAZZOLA, Giovanni Battista (1757-1834)

Noble véronais. Il recueille une collection de poissons fossilisés sur le mont Bolca.

 

GERLI, Charles-Joseph (17 ? - ? )

Chargé du premier convoi des statues de Rome. Peintre adjoint à la commission des sciences et des arts  en février 1797[26], graveur d’après différents dessins de Léonard de Vinci. Il apparaît avec son frère Augustin, architecte, dans le récit de l’expérience aérostatique effectuée en février 1784 près de Milan par Don Andreani. Les frères Gerli collaborent à la construction de la machine et au premier voyage aérien par aérostat en Italie.[27] Selon Faujas, les frères Gerli « sont célèbres par leur passion pour les arts, et par leur rare talent à réussir dans ceux qui sont le plus difficiles. »[28]

 

GILLET de LAUMONT, Francois Pierre Nicolas (1747-1834)

Un des trois membres de l’Agence des mines de 1794 à 1795, puis du Conseil des Mines jusqu’en 1813.

 

GODELLE, ? ( 17 ? - ? )

Élève de l’École normale de l’an III

 

GOSSEC, François-Joseph (1734-1829)

Compositeur et violoniste, sous l’Ancien régime il dirige l’École royale de chant. En 1793, il est directeur de l’Institut national de musique. Après la création en 1795 du Conservatoire, il en est membre du directoire avec Luigi CHERUBINI (1760-1842) et Étienne-Nicolas MÉHUL (1763-1817)

 

GOUVION SAINT-CYR, Laurent de (1764-1830)

Volontaire en 1792, il devient général de brigade à l’armée du Rhin en 1794. Il remplace Masséna à la tête de l’armée de Rome du 26 mars au 25 juillet 1798. Il y ramène l’ordre et la discipline.

 

GOYER, ? (17 ? - ? )

Nommé électeur de Paris avec Pache, Ruisset et Antonelle en avril 1798.

 

GRANDJEAN-DELISLE Charlotte-Germaine-Julie ( [1779]-1870)

fille de Anne-Germaine DUCHÉ (1762-1815) veuve GRANDJEAN DELISLE. En février 1795, sa mère épouse Guillaume-Charles FAIPOULT DE MAISONCELLES (1752-1817) qui adopte Julie en 1807. Elle semble avoir l’âge de Louise Monge (1779-1874)

 

GROIGNARD, Antoine (1727-1799).

Ingénieur-constructeur en juillet 1754, il étudie l'arrimage des vaisseaux et modifie l'ordonnance des charpentes pour en accroître la solidité. En 1759, il partage avec Euler un prix de l'Académie des sciences pour un mémoire sur la solidité des vaisseaux. En avril 1765, il est promu ingénieur-constructeur en chef à Lorient et la même année avec une étude sur l'arrimage des vaisseaux il remporte un prix de l'Académie de marine. Il en devient membre en 1769. Il est chargé en 1774 de la construction de la grande forme de Toulon. Ingénieur général avec rang de capitaine de vaisseau en janvier 1779, il est correspondant de l'Académie des sciences la même année. Il est nommé ordonnateur de la Marine à Toulon en avril 1793. Membre de l'Institut national en février 1796.

 

GROS, Antoine-Jean (1771-1835),

« Joli, jeune, d’une charmante figure et agréable tournure, teint blanc, cheveux châtains, beaux yeux, venant de Rome ; s’est occupé avant d’aller en France à faire des portraits en grand à Milan. J’ai vu celui de Mme Bonaparte, celui de Mme Visconti, ressemblant et beau. »[29] Peintre, en février 1797, comme Wicar, il est adjoint à la commission des sciences et des arts alors qu’il est déjà en Italie depuis 1793.  Chargé avec le sculpteur GAULLE du troisième convoi des saisies effectuées à Rome.

 

GUYOT DE SAINT-FLORENT (1755-1834)

Selon Monge, « bon et honnête »[30], homme politique de la Côte-d’Or. Ami de Monge et de Prieur de la Côte-d’Or, dans la correspondance de Monge durant la première mission italienne il est toujours associé à BERLIER et OUDOT Il est avocat à Semur-en-Auxois en 1789. Il y est élu député aux États Généraux. En septembre 1792 élu député de la Côte-d’Or à la Convention nationale. Il vote la mort du roi. En 1793 il est envoyé en mission dans le Nord, le 23 vendémiaire an IV [15 octobre 1795] il est élu député de la Côte-d’Or au Conseil des Cinq-Cents. Le 27 germinal an VI [16 avril 1798] il est envoyé résident près de la République des Grisons.[31] Il publie en 1792 Essais sur les droits dont le peuple a confié l'exercice à la Convention nationale; et sur les devoirs que l'exercice de ces mêmes droits lui impose. En 1793 il présente à la Convention nationale un Rapport et projet de loi présentés au nom du Comité de législation, par Florent Guiot, député par le département de la Côte-d'Or à la Convention nationale, sur la réformation préliminaire de l'instruction civile ; imprimés par ordre du Comité de législation.

 

Épouse de GUYOT DE SAINT-FLORENT ( ? - ?)

 

GUYTON DE MORVEAU, Louis-Bernard (1737-1816)

Chimiste, député de la Côté-d’Or à l’Assemblée législative (1791), l’Assemblée constituante (1792-1795), puis du Conseil des Cinq-Cents (1795-1798). Fondateur et président du Comité de salut public d !s avril 1793. En 1795 membre de l’Institut, il appartient aussi au cercle bourguignon des soutiens de l’Ecole polytechnique à sa création. Il y enseigne la chimie. En février 1798, il est directeur par intérim de l’École lors du deuxième départ de Monge en Italie.

 

H

 

HACHETTE, Jean-Nicolas-Pierre (1769-1834)

Né à Mézières. Il y rencontre Monge. Il suit les enseignements de l’école du Génie de Mézières, part poursuivre ses études à l’Université de Reims ; en 1792, il est professeur d’hydrographie à Collioure et Port-Vendres. Il revient à Mézières comme assistant de Ferry pour la géométrie descriptive. Il est aussi adjoint de Monge à l’école Normale de l’an III. En 1795, à l’École polytechnique, il est chargé d’assurer les cours spéciaux de géométrie descriptive aux aspirants instructeurs. Il partage avec Monge la même vision de l’École polytechnique, et demeure jusqu’en 1816 un professeur attentif à ses élèves et un collaborateur dévoué envers Monge.

 

HALLER, Albert de (1708-1777)

Un leitmotiv de la notice biographique qui lui est consacrée dans la Biographie universelle de Michaud est la conciliation qu’il n’a cessé d’effectuer entre travaux scientifiques et action sociale. « Haller porta, dans ses magistratures, la même activité, le même esprit supérieur, que dans ses travaux scientifiques » ou bien encore « Les fonctions publiques de Haller ne le détournèrent nullement des sciences ; et c’est après son retour dans sa patrie, qu’il a publié sa grande histoire des plantes de Suisse, sa grande physiologie, le plus célèbre de ses ouvrages et ses bibliothèques d’anatomie, de botanique, de médecine et de chirurgie, qui sont au nombre des plus utiles. » En 1725, il devient élève de Boerhaave à Leyde. Il développe deux intérêts : l’étude de l’organisation animale et la botanique. Élève de Winslow, Ledran, Louis Petit à Paris, il se lie d’amitié avec les frères Jussieu.  Condorcet lui consacre un éloge dans les Mémoires de l’Académie des sciences pour l’année 1777. Selon la biographie universelle de Michaud, son herbier et sa bibliothèque sont vendus peu de temps après sa mort au gouvernement de la Lombardie.

 

HALLER Emmanuel (1745-1816)

fils du célèbre Albert. Né à Berne il s’installe très jeune à Paris et développe des activités de commerce. Il s’établit en tant que banquier. Dès le début de la Révolution il s’occupe de questions de fourniture et d’agiotage en lien avec les gouvernements successifs. En 1793, il accompagne Robespierre le jeune à l’Armée des Alpes et continue d’être chargé dans les départements du midi de beaucoup d’opérations de finances et de fournitures. Après la chute de Robespierre, il est accusé et se sauve à Gênes. Ces événements ne l’empêchent pas d’être, dès le début de 1796, administrateur et trésorier-général de l’armée d’Italie. D’après la Biographie universelle Michaud, le 1er avril il écrit à Cacault, ministre de la République à Rome : « Les besoins immenses et sans cesse renaissants de l’armée obligent d’être un peu corsaires, et nous ne pouvons pas nous livrer aux discussions. » Après le départ des Français de Rome en 1798, il reprend ses activités dans la finance dans la capitale.

 

HALMA, Nicolas (1755-1828),

Alors secrétaire du Conseil de l'École polytechnique et dont Monge orthographie par erreur le nom en Alma.[R.T.]

 

HERCULE III, d’Este (1727-1803) (Hercule Renaud d’Este)

Dernier duc de Modène, Reggio et la Mirandole. Il succède à son père, François III d’Este, en 1780. Riche et amateur éclairé d’œuvres d’art, il est un collectionneur passionné. Lors des avancées de l’armée d’Italie, en 1796, il fait transporter à Venise ses collections, puis s’y rend lui-même. Les duchés de Modène et Reggio entrent dans l’agglomération qui doit constituer la république cisalpine. La maison d’Este est définitivement déchue de sa souveraineté par le traité de Campo-Formio.

 

HONTHORST, Gerrit van (1590-1656)

Peintre néerlandais, il est membre de l’école dite caravagesque d’Utrecht. Il est nommé en Italie Gherardo della Notte (Gérard de la Nuit).

 

HUART, Alexandre-Nicolas-René (1759-1806)   

Frère cadet de Catherine Huart-Monge. Il est le père de Marie Christine Leroy appelée Paméla, née de la fille de l’aubergiste de Rocroi. Il quitte la France pour se soustraire aux plaintes de Monsieur Leroy, qui exige qu’il épouse sa fille. Il revient en France, dans l’Allier, sous un faux nom : Monsieur de l’Enclos ; et il épouse Mademoiselle Dumont. Par l’intermédiaire de Hassenfratz, il devient directeur de la verrerie de Champroux dans l’Allier.

 

HUART, Anne-Françoise (1767-1852)

Plus jeune sœur de Catherine Huart-Monge qu’elle traitait comme sa propre fille en raison de leur grand écart d’âge. Elle est surnommée « fillette ». Elle épouse en 1791 Barthélémy BAUR. Deux enfants naissent de cette union Émile BAUR (1792-1872) et Estelle BAUR (1799- ? )

 

HUART, Catherine (1747-1846)

Veuve du maître de forge Horbon. Elle épouse Gaspard MONGE  le 12 juin 1777.

 

HUART, Jean-Baptiste (1753-1835),

Aîné des frères de Catherine HUART MONGE. Avocat et Juriste, lorsque Monge est ministre de la Marine, en 1793 il devient directeur des forges de la Marine à Guérigny. Marié à Françoise CHAPELLE ( ? - ? ), veuve de Joseph RIONDEL.

 

HUGUET voir SÉMONVILLE

 

I

 

IBN AL-MUQAFFA (726-759)

Homme de lettres, au service du calife Al-Mansour. Il est l’un des premiers traducteurs des textes persans et indiens en arabe. Sa traduction de Calila et Dimna s’accompagne d’une critique du pouvoir en place. Il meurt exécuté par le calife.

 

IBRAHIM BEY (1735-1817)

Mamelouk mis en fuite par l’armée française après la bataille des Pyramides le 3 thermidor an VI [ 21 juillet 1798].

 

J

 

JOUBERT, Barthélemy Catherine (1769-1799)

Volontaire en 1791, général de brigade à Montenotte, de division à Rivoli, il est jugé très favorablement par Bonaparte qui dit de lui : « Grenadier par le courage, général par les talents militaires. » Au printemps 1797, il est vainqueur contre les Autrichiens à Saint-Michel de l’Adige. Il est tué en 1799, à la bataille de Novi.

 

JOUBERT Joseph Antoine René (1772-1843)

Engagé en 1791, il fait les campagnes de 1792 et 1793 à l’armée du Nord. En 1795, il passe à l’armée d’Italie et participe en 1796 au passage du pont de Lodi et à la bataille de Castiglione. Il se  se distingue au passage du pont d'Arcole en Brumaire an V [novembre 1796] ainsi  qu’à la bataille de Rivoli en janvier 1797, où, à la tête de trente hommes de la 85e demi-brigade, il fait prisonniers 2 000 Autrichiens. Il est aide de camp du général Bonaparte en novembre1796. Il s’embarque pour l’Égypte. En 1799, il fait la campagne de Syrie. Il prend une part brillante aux sièges de Jaffa et de Saint-Jean-d'Acre et participe au combat à Aboukir.

 

JOURDAN, Jean-Baptiste (comte) (1762-1833)

Engagé dans l’armée royale dès 1778, il participe à l’expédition d’Amérique en 1779. De retour en France, il est réformé, et s’établit mercier à Limoges. À la Révolution, il passe de la garde nationale au 2e bataillon de volontaires de la Haute-Vienne. À ce moment débute sa carrière de chef de guerre des armées de la Révolution. Il est à l’armée du Nord de 1792 à 1793. Il est à Jemmapes et à Neerwinden, il est alors nommé général de brigade. Commandant en chef de l’armée des Ardennes, puis de l’armée du Nord en 1793, il est le vainqueur de Cobourg à Wattignies. Il se distingue en 1794 à la victoire de Fleurus. En 1796, il subit des échecs à l’armée de Sambre-et-Meuse ; il passe le Rhin et tombe malade, lorsqu’il reprend le combat c’est pour perdre à Wurzbourg. Jourdan démissionne et reprend son commerce. Il est élu en 1797, président du Conseil des Cinq-Cents. Il alterne encore carrière militaire et carrière politique, jusqu’en 1799.

 

JUNOT, Jean-Andoche (1771-1813)

Sergent de grenadiers, il sert au siège de Toulon. Il devient l’aide de camp de Bonaparte en janvier 1794. En Italie, il est nommé chef de brigade en mai 1796. Il se distingue aux combats de Millesimo (24 germinal an IV [13 avril 1796]) et de Lonato (16 thermidor an IV [3 août 1796]).

 

K

 

KREUTZER, Rodolphe (1766-1831)

Violoniste et compositeur, il est un des membres auxiliaires de la Commission des Sciences et des Arts en Italie adjoint à la commission en février 1797.

 

L

 

LA BILLARDIÈRE, Jacques-Julien HOUTOU de (1755-1834)

Le nom Labillardière a été créé par son grand-père Jacques Houtou, qui en voulant mimer la noblesse a accolé au nom de famille le nom de la propriété familiale, La Billardière. Jean-Jacques a été baptisé sous le nom  de Houtou de Labillardière. Il n’utilise rapidement que le nom Labillardière pour signer ses ouvrages.[32] Lors de ses études de médecine, il suit les cours de botanique d’Antoine GOUAN qui suit la nomenclature de Linné. Il oriente alors ses recherches vers la botanique  Médecin et botaniste, il participe à l’expédition envoyée à la recherche de La Pérouse. Il devient spécialiste de la flore de l’hémisphère austral. Il est membre de la Commission des Sciences et des Arts. Il fait son entrée à l’Institut le 26 novembre 1800, dans la section de botanique de la 1re classe.

 

LACHAISE, ? (17 ? - ? )

Secrétaire de légation à Naples en avril 1798 lorsque Garat est ambassadeur.

 

LACROIX, Sylvestre-François de (1765-1843)

Mathématicien, il rencontre Monge en 1780, qui lui obtient un poste de professeur de mathématiques à Rochefort en 1782. Lacroix se plaint de cet isolement par rapport à l’activité scientifique parisienne. Monge met alors en contact le jeune Lacroix avec Condorcet qui lui permet d’obtenir plusieurs postes de professeur à Paris : au lycée des Arts, à l’école Militaire de Paris. En 1794, il est chef de bureau de la Commission exécutive de l’Instruction publique ; il participe activement à la création des écoles centrales. Il devient adjoint de Monge, avec Hachette, à l’école Normale de l’an III. Il publie de nombreux ouvrages qui sont très bien reçus, notamment, en 1798, le Traité de calcul différentiel et intégral, suivi du Traité sur les différences et les séries. Il est professeur d’analyse à l’Ecole polytechnique de 1799 jusqu’en 1808, date à laquelle il devient professeur puis doyen de la Faculté des Sciences de Paris. Pédagogue engagé et dévoué, il publie en 1805 ses Essais sur l’enseignement en général et celui des mathématiques ne particulier.

 

LAGRANGE, Joseph-Louis (1736-1813) mathématicien.

Né à Turin, il y passe les trente premières années de sa vie. De 1766 à 1787 à l’invitation de Frédéric II, roi de Prusse, il succède à Euler comme directeur de la classe mathématique de l’Académie de Berlin. Selon Taton, la période berlinoise est féconde : il publie plus de 80 mémoires, pour la plupart profondément originaux, concernant aussi bien le calcul infinitésimal, l’algèbre et la théorie des nombres que le calcul des probabilités, la mécanique théorique, la mécanique céleste ou la cartographie. En 1787, il quitte Berlin pour Paris.[33] Il s’inscrit activement dans l’action collective des savants de la fin du XVIIIe siècle en France. Il enseigne dans les nouvelles institutions pédagogiques révolutionnaires l’École normale de l’an III et l’École polytechnique et publie de grands ouvrages sur la théorie des fonctions analytiques, la résolution des équations numériques la Mécanique analytique dans laquelle il réorganise et réduit les principes de l’application de l’analyse à la Mécanique et étend le domaine de leur application.

 

LALANDE, Joseph-Jérôme LEFRANÇOIS DE (1732-1807)

Après des études de droit, il s’oriente vers l’astronomie. En 1751, il est envoyé à Berlin comme astronome pour effectuer des observations concertées avec celles de l’abbé La Caille au Cap de Bonne-Espérance. Il commence alors sa carrière d’astronome en effectuant la première détermination précise de la parallaxe lunaire. En 1753, il devient adjoint astronome à l’Académie des Sciences, associé en 1758 et pensionnaire en 1772. En 1761, il devient professeur au Collège royal. En 1782, il est directeur de l’Académie des sciences et en 1792 il est suppléant de Condorcet, secrétaire perpétuel. En 1795 il est nommé membre résidant de la 1ère classe de l’Institut national, section d’astronomie. De 1795 à 1899, il est directeur de l’Observatoire de Paris tout en continuant son activité d’enseignement au Collège national (Collège royal sous l’Ancien Régime). Il est aussi l’auteur d’un récit de voyage Voyage d’un François en Italie, fait dans les années 1765 et 1766 (publié en 1766) auquel le commissaire André Thouin fait référence dans son propre récit. 

 

LALLEMENT,  Jean-Baptiste (1736-1817).

Il est consul général à Naples en 1792, ambassadeur de la République française à Venise en 1795. Le 4 mai 1797, il est rappelé à Milan par Bonaparte. C’est le jeune secrétaire de légation VILLETARD qui prend en charge la politique diplomatique avec la République de Venise.[34]

 

LANGLES, Louis-Mathieu (1763-1824)

Conservateur du département des manuscrits orientaux de la Bibliothèque nationale. Jeune officier dans la garde des maréchaux de France, il abandonne l’armée pour se consacrer aux études orientales. Dirigé par Silvestre de Sacy, il suit les cours d’arabe et de persan au Collège royal. En 1795, il est nommé conservateur du département des manuscrits orientaux et il crée la même année l’École des langues orientales vivantes où il enseigne le persan, le mandchou et le malais. Il est un acteur majeur du développement des études orientalistes en France.[35]

 

LANNES, Jean (duc de Montebello) (1769-1809)

Volontaire, chef de brigade en 1793, générale de brigade en 1796, général de division en 1799, il est maréchal d’Empire en 1804. Il est l’une des plus grandes figures militaires de la Révolution et de l’Empire. Il participe aux deux campagnes d’Italie, il est à Governolo et à Arcole en 1796 ; il s’illustre par la victoire de Montebello en juin 1800. Mais il doit exécuter des tâches plus sombres durant la première campagne d’Italie, il incendie le village de Binasco et participe à la répression de la révolte d’Arqueta. Malgré le  dégout qui s’empare de lui face à ces guerres qui ne s’achèvent pas, il reste fidèle à Bonaparte qui le fascine, et lui permet d’étendre sa clientèle militaire lors du coup d’État du 18 brumaire. Il participe aussi à la campagne d’Égypte et rentre avec Bonaparte en octobre 1799.

 

LAPLACE, Pierre Simon de (1749-1827)

Mathématicien, il mène des recherches aussi bien sur le calcul des probabilités qu’en astronomie. Auteur de la Mécanique céleste  publiée en 1799. Il est nommé examinateur des élèves de l’artillerie en 1783 et examinateur des élèves sortant de l’École polytechnique en 1796. Il refuse de partir en Égypte, mais sera pourtant fait premier ministre juste après le coup d’état.  

 

LA PORTE DU THEIL, François Jean Gabriel de (1742-1815)

Fils de diplomate, il entame très tôt une carrière militaire avant de retourner vers les études érudites. À  partir de 1770 il publie de nombreuses traductions de textes grecs. Il est élu en 1795 administrateur-conservateur de la Bibliothèque Nationale au département des manuscrits en langues grecque et latine, il occupe ce poste jusqu’à sa mort en 1815.

 

LA REVEILLIER-LEPEAUX, Louis-Marie de (1753-1824)

Gros propriétaire en Anjou, il commence par siéger aux États généraux, puis devient député à la Convention. Il se retire et c’est après le 9 thermidor qu’il sort de la clandestinité. Il est alors successivement membre du nouveau Comité de salut public, membre du Directoire dès son instauration le 4 Brumaire an IV [26 octobre 1795]. Il est promoteur avec Barras du coup d’État du 18 fructidor an V [4 septembre 1797]. Il subit des attaques de tous bords et lors des discussions au sujet de l’Expédition d’Égypte, ses rapports avec Bonaparte sont très tendus car La Révellière-Lépeaux s’oppose avec violence à ce projet. Il démissionne le 30 prairial an VII [18 juin 1799].

 

LASALCETTE, Jean Jacques Bernardin Colaud de (1759-1834)

« C'est un patriote éclairé, modeste et sensible, dévoué à la gloire de son pays et dont la société nous rend notre séjour ici fort agréable. »[36] Général à l’armée d’Italie, il se distingue à la bataille de Castiglione en août 1796 (thermidor an IV).

 

LATOUCHE-TRÉVILLE, Louis-René Levassor comte de (1745-1804)

Il mène sa carrière militaire dans la Marine. En 1792, il commande le Languedoc, en Méditerranée et fait une démonstration devant Naples en décembre. En 1793, avec le grade de contre-amiral, il est à la tête d’une division de l’escadre de Truguet, et prend part aux opérations contre Nice, Oneglia et Cagliari au cours de l’expédition de Sardaigne. Il est emprisonné en septembre 1793, puis libéré après le 9 thermidor, il n’est réintégré dans son grade qu’en 1795. En 1797, il est commandant de la flotte française en Méditérranée.

 

LAUTOUR-BOISMAHEU, Jean Aimé (1752-1846)

Volontaire en 1791, en 1792 il est nommé sous-lieutenant au 3ème bataillon d’infanterie légère. Il participe à la campagne en Piémont et en Savoie. Capitaine en 1794, il devient l’aide de camp de Masséna et le suit en Italie. Il se distingue à la bataille de Lodi en mai 1796. En 1797, il devient commandant de la place de Ferrare.

 

LAVALETTE, Antoine-Marie CHAMANS DE (1769-1830)

Aide de camp de Bonaparte. Il est envoyé auprès du pacha de Janina après la prise de Malte. Il rejoint ensuite son chef en Égypte et rentre avec lui en France.

 

de LAVILLETTE (1720 ? - ? )

Général, gouverneur par intérim de Livourne après la conduite à Florence de l’ancien gouverneur SPANOCCHI, Fedele (1757-1825) qui avait laissé prendre deux frégates françaises par la Royal Navy sans intervenir. (Lettres de Bonaparte 732, 743, 858, CGNB, T.1.)[37]

 

LEBRUN? ( 17 ? - ? )

Élève de l’École normale de l’an III

 

LEBRUN voir GARDEUR-LEBRUN

 

LECLERC, Victor-Emmanuel (1772-1802).

Général armée d’Italie

 

LEFEBVRE D'HELLANCOURT, Antoine-Marie (1759-1813)

Un des membres de l’Agence des mines en 1794, puis du Conseil des mines qui la remplace en 1795. Il exerce ses fonctions jusqu’à sa mort en 1813.

 

LELIEVRE, Claude-Hugues (1752-1835).

Il est le troisième membre de l’Agence des mines qui devient le Conseil des mines en 1795. Il rejoint Francois Pierre Nicolas GILLET de LAUMONT (1747-1834) et Antoine-Marie LEFEBVRE D'HELLANCOURT (1759-1813) en septembre 1794 alors qu’il remplace Pierre Auguste ADET (1763-1834). Ce dernier est nommé à la place de René-Toussaint DAUBANCOURT (1756-1794) qui n’occupe cette place qu’un mois. Il est guillotiné à la chute de Robespierre le 29 juillet 1794. 

 

LERMINA,Claude (1749-1806)

Administrateur de l’École polytechnique. Il est mentionné par deux fois dans la correspondance de 1798.  En 1806, Sganzin et Hachette, tous deux professeur à l’École rédigent une notice nécrologique qui est lue lors de la séance du Conseil de l’École, le 14 mars 1806 avant d’être publiée dans le journal de l’École.[38] Lermina n’était pas un simple administrateur. Si les débuts de sa carrière administrative se déroulent dans l’administration des finances au département de la guerre en tant que commissaire de la Trésorerie, lui sont reconnus aussi bien une vertu austère, qualité nécessaire à un bon administrateur que des succès dans la botanique et dans la minéralogie. L’association de ses compétences administratives et scientifiques fait de lui l’administrateur idéal de l’institution scientifique. Les archives de l’École conservent les traces de ses violents différents avec Peyrard, le bibliothécaire de l’École.[39]

 

LEROY  Marie-Élisabeth-Christine (1783-1856)

Fille naturelle d’Alexandre HUART et de fille de l’aubergiste de Rocroy Marie-Madeleine LEROY. Elle naît quelques mois avant la mort de la dernière fille de Monge, Adélaïde. De 1792 à 1800 elle est élevée par la famille Monge-Huart sous le nom de Paméla. Catherine Huart semble l’avoir prise avec elle lors d’un séjour qu’elle avait fait chez son frère Alexandre Huart en 1792 à Champroux avec sa fille aînée Émilie alors que Louise suit son père lors d’une de ses tournées en tant qu’examinateur de la Marine. Comme Catherine le rappelle à son mari dans plusieurs lettres de 1798 avant le départ de Monge pour l’Égypte. Elle épouse Jean-Simon CHAMPY (1778-1845) le 26 juillet 1800 à Paris, qui fait partie des jeunes polytechniciens qui suivent Monge et Bonaparte en Égypte. Fille naturelle, elle est reconnue le 28 mai 1803. Un premier signe de la reconnaissance officieuse de sa famille paternelle est le fait qu’elle ait pour marraine sa grande tante, tante de Catherine Huart (sœur de sa mère) Marie-Élysabeth POTEL (1730-1800). La mère de Catherine HUART Marie-Françoise POTEL décède en 1782.

 

LETOURNEUX, François Sébastien (1752-1814)

Avocat, il devint en 1791 procureur général syndic de la Loire-Atlantique. Il remplace Nicolas FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU (1750-1828) au ministère de l’Intérieur de septembre 1797 à mai 1798.

 

LOQUIN, ? (17 ? - ?)

Officier de l’armée d’Italie.

Il commande les officiers du génie au siège du château de Milan.

 

LOUIS XIV dit LOUIS LE GRAND ou le ROI SOLEIL (1638-1715)

Son règne dure 72 ans.

 

LOUIS XVI (1754-1793)

Petit-fils de Louis XV, il monte sur le trône à la mort de son grand-père et devient Roi de France et de Navarre en 1774. puis roi des Français en 1792. Il épouse l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche en 1770. Il est guillotiné le 21 janvier 1793.

 

LYCURGUE  (IXe siècle av. J.-C.),

Législateur de Spartes. Il se suicide une fois la constitution achevée.

 

M

MACK Karl (baron VON LEIBERICH) (1752-1828)

Général Autrichien. En 1770, il entre en tant que soldat dans le régiment de cavalerie et devient officier sept ans plus tard. Anobli en 1785. Pendant la guerre de Turquie en 1788-1789 il est le chef de camp de l’Archiduc Charles. Il participe à l’organisation de la désertion de Dumouriez après sa défaite de Neerwinden le 18 mars 1793. En mars 1797, il reprend son service en tant que général dans l’armée du Rhin. En 1798, il prend le commandement des troupes du roi de Naples.

 

MALMESBURY, James Harris comte de (1746-1820)

Diplomate et homme politique anglais chargé des négociations entre la France et l’Angleterre.

En 1797 il publie le Recueil des actes diplomatiques : concernant la négociation du Lord Malmesbury avec le gouvernement de la République françoise ; à Paris du 22 oct. au 20 dec. 1796 ; suivies d'Observations diplomatiques et politiques ; par l'auteur de La politique raisonnée etc.

 

MALUS, Étienne Louis (1775-1812)

X 1794. Élève de la première promotion de l’École polytechnique. Il participe à l’expédition d’Égypte de 1798 à 1801. Il est membre de l’Institut d’Égypte. À son retour, de 1804 à 1810, l’ingénieur du génie est chargé des travaux du Port d’Anvers et des fortifications de la ville de Strazbourg. En 1810 il devient membre de l’Académie des sciences. De 1811 jusqu’à sa mort, il est brièvement directeur des études à l’École polytechnique. Son œuvre scientifique s’inscrit dans le programme d’application des mathématiques à des questions de physique afin de fonder de nouveaux domaines scientifiques. Ses travaux sont consacrés notamment à la lumière. Il publie en 1807 un Traité d’optique analytique. Il reçoit le prix de l’Académie des sciences ainsi que la médaille Rumford pour récompenser sa découverte de la Théorie de la double réfraction de la lumière dans les substances cristallines publiés en 1810.

 

MANUZIO, Aldo (1449-1515)

Aldo Manuce en Français. Imprimeur libraire de Venise. Il contribue au perfectionnement technique de l’imprimerie en assurant une diffusion de la culture humaniste entouré d’un cercle d’érudits. Il effectue notamment les editiones principes de la Rhétorique et de la Poétique d'Aristote, les œuvres d'Aristote en quatre volumes, les comédies d'Aristophane ainsi que des outils pour l'apprentissage de la langue grecque.

 

MARESCALCHI (Ferdinando) (1764-1816)

De naissance noble, il est sénateur de Bologne.

 

MAREY, Nicolas-Joseph (1760-1818)

Négociant, homme politique de la Côte-d’Or. Député suppléant à l’Assemblée législative en 1791. Il ne siège qu’en 1792 . Après l’exécution de Louis XVI en 1793, il se retire de l’action politique parisienne et reprend ses activités de négoces à Nuits. Il épouse en novembre 1795 la fille aînée de Monge Émilie MONGE (1778-1867).

 

MAREY-MONGE, Gaspard-Louis  (1797-1821)

Né à Nuits le 19 novembre 1797, second fils d’Émilie MONGE (1778-1867) et de son mari Nicolas-Joseph MAREY (1760-1818).

 

MAREY-MONGE, Guillaume-Stanislas (1796-1863)

Né à Nuits le 19 février 1796, premier enfant d’Émilie MONGE (1778-1867) et de son mari Nicolas-Joseph MAREY (1760-1818).

 

MARIANO, ? ( 17. ? - ? )

Romain. Sculpteur et restaurateur . Il quitte Rome pour Paris avec le second convoi de statues en juin 1797.

 

MARIE-CAROLINE D’AUTRICHE (1752-1814)

Sœur aînée de Marie-Antoinette. Elle épouse en 1768 FERDINAND IV, roi de Naples et de Sicile (1751-1825).

 

MARIE-CLÉMENTINE D’AUTRICHE (1777-1801)

Elle épouse le 26 juin 1797 FRANÇOIS DE NAPLES, FRANÇOIS Ier DES DEUX-SICILES (1777-1830), fils de MARIE-CAROLINE D’AUTRICHE et de FERDINAND IV, roi de Naples et de Sicile.

 

MARIN, Joseph-Charles (1751-1834)

Sculpteur, il est un membre auxiliaire de la Commission des Sciences et des Arts.

 

MARMONT, Auguste-Louis-Frédéric Viesse de, (duc de Raguse) (1774-1852)

Il est l’un des quatre maréchaux de l’Empire, issus de l’ancienne noblesse. Son désir d’être soldat le fait entrer à l’École d’artillerie de Châlons où il est examiné par Laplace, il sort lieutenant en second au premier régiment d’artillerie à pied. Il se trouve avec Bonaparte au siège de Toulon. Bonaparte en fait officieusement son aide de camp, lorsqu’il devient général de l’armée de l’Intérieur. Ce titre est officiel lors du départ de Bonaparte pour l’Italie. Zélé et serviable, Marmont se voit récompenser quand Bonaparte l’envoie porter à Paris, un lot de vingt-deux drapeaux pris à l’ennemi. Marmont revient avec deux pistolets, cadeaux du Directoire et le grade de chef de brigade. Bonaparte loue l’honnêteté de Marmont, qui est toujours étranger aux vols et aux dilapidations des soldats français en Italie. Il participe aussi à la campagne d’Égypte et rentre avec Bonaparte en octobre 1799.

 

MASSÉNA, André, duc de Rivoli, prince d’Essling (1758-1817)

« actif infatigable, a de l’audace, du coup d’œil et de la promptitude à se décider. »[40] Fils d'un vigneron de Nice, Il rentre à dix-sept ans dans le Royal-Italien. Le 3 août 1789, il quitte l’armée avec le grade d’adjudant sous-officier, ce que peut obtenir de mieux un homme de sa condition, sous l’Ancien Régime. Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792. Lieutenant-colonel du 2e bataillon des volontaires nationaux du Var, rn août 1793, il est général de brigade, général de division en décembre, commandant de Toulon. Il est chargé d’établir un plan pour l’Italie, et lui est due la victoire de Loano en 1795. Placé sous les ordres du jeune général Bonaparte, il montre ses qualités militaires. Il force le passage du pont de Lodi le 10 mai 1796, entre le premier à Milan, occupe Vérone le 3 juin 1796. Il est le vainqueur à Lonato le 3 août 1796, il sert à Castiglione et à Bassano après avoir débloqué Peschiera le 6 août 1796. Il se montre, aussi, très actif pendant la bataille de Rivoli, le 14 janvier 1797 et pendant celle de La Favorite, le 16 janvier 1797. C’est là que Bonaparte prononce un éloge à la gloire de Masséna. Mais l’année suivante, il est nommé commandant du corps d’occupation de Rome et il est confronté à la mutinerie de ses soldats et de ses officiers, qui obtiennent son départ. Il espère l’aide du général Bonaparte qui ne répond à aucune de ses demandes.

 

MASSIMO, Francesco Camillo VII (1730-1801)

En 1797, il entre dans la Grande Armée du Pape commandée par le général COLLI-MARSHI et même si il est considéré comme un francophile, il fait partie en février 1797 de la délégation du Pape pour la négociation du Traité de Tolentino signé le 1er ventôse an V [19 février 1797].  Il est ensuite à Paris en tant que diplomate afin de rétablir le culte catholique en France. Mais après la mort du général Duphot à Rome en décembre 1797, il est accusé de machination contre la République et arrêté en février 1798. Libéré en mars, il rentre à Rome en mai 1798.

 

MATTEI, Alessandro (1740-1820)

Cardinal, archevêque de Ferrare. Plénipotentiaire du pape pour les négociations du traité de Tolentino signé le 1er ventôse an V [19 février 1797].

 

MAURY, Abbé (1746-1817)

Immigre en Italie après la dissolution de l’Assemblée constituante. En  1794 il devient cardinal et est nommé évêque des diocèses de Montefiascone et de Corneto. 

 

MÉHUL, Étienne-Nicolas (1763-1817)

Compositeur, notamment de nombreux chants patriotiques et révolutionnaires tels que le Chant du départ en 1794 sur un poème d’André Chénier. En 1795, lors de la création du Conservatoire, il est membre du directoire du Conservatoire avec Luigi CHERUBINI (1760-1842) et François-Joseph GOSSEC (1734-1829).

 

MERLIN DE DOUAI, Philippe-Antoine (1754-1838)

Ministre de la Justice du Directoire du 1er novembre 1795 au 5 janvier 1796 et du 4 avril 1796 jusqu’au coup d’état du 18 fructidor an V [4 septembre 1797]. Il devient alors directeur à la place de François BARTHÉLEMY (1747-1830).

 

MESMER, Franz-Anton (1734-1815)

Médecin badois ; fondateur de la théorie du magnétisme animal selon laquelle chaque homme a la possibilité de guérir un autre grâce à un fluide dont le magnétiseur serait la source.

 

MILTIADE le jeune (540 – 489 av J.-C.),

Stratège grec.

 

MIOT, André-François, comte de Mélito (1762-1841)

Il rentre dans l’administration militaire avant la Révolution. Après avoir été obligé de se cacher, il devient secrétaire général des Relations extérieures. En 1795, il est ambassadeur à Florence, il compose avec Willot-Fréville, le secrétaire de légation, la mission de Florence. En juillet 1796, il est envoyé à Rome lorsqu’il est chargé de l’exécution du traité avec le pape. Miot semble être  l’homme des missions diplomatique délicates en Corse et à Turin. En octobre 1796, Bonaparte l’envoie en Corse comme commissaire du pouvoir exécutif. Le 28 mars 1797, une fois la Corse reprise aux Anglais et une nouvelle administration et un nouveau régime établis Miot quitte la Corse avec Joseph Bonaparte.[41] Il se rend à Florence puis à Milan où il rencontre Bonaparte. Le 10 juin 1797, il arrive à Turin pour remplir sa mission. Il est ministre plénipotentiaire au Piémont ; son hostilité au mouvement révolutionnaire de Turin stimulé par le Directoire, le fait rappeler et disgracier.[42]

 

MIOT René Hyacinthe (1795-1815)

Fils d’André François MIOT et de sa femme Adélaïde-Joséphine ARCAMBAL (1765-1841).

 

MIOT Rosalie Françoise Caliste (1792-1866)

fille d’André François MIOT et de sa femme Adélaïde-Joséphine ARCAMBAL (1765-1841).

 

MIOT, Jacques-François (1779-1858)

Général commissaire des guerre le 28 ventôse an V [18 mars 1797], frère d'André-François Miot, comte de Melito, débuta sa carrière en tant que commissaire des guerres le 28 ventôse V à Turin, puis dans l'armée expéditionnaire à Toulon en l'an VI.

 

Modène (duc de) voir Hercule d’Este

 

MOINEAU ( ?- ?)

Comme son épouse Rose, il est au service des Monge. Il suit Monge durant la Commission des Sciences et des Arts en Italie, en tant que garçon de service attaché à la commission. Il semble qu’il rentre en France avant Monge. (Voir la lettre n°138)

 

MOINEAU, Rose ( ?- ?)

Elle est au service des Monge comme son mari.

 

MOITTE née CASTELAS Adélaïde-Marie-Anne (1747-1807),

Fille d’un directeur caissier de La Gazette de France, elle épouse le sculpteur en 1781, dessinatrice de talent, elle laisse un journal qui offre une perception de la vie quotidienne d’un artiste sous l’Empire. MOITTE A. (1932), Journal inédit  de Madame Moitte femme de Jean-Guillaume Moitte [] 1805-1807, Un ménage d’artiste sous le premier empire, COTTIN P. (ed.), Paris, Plon.

 

MOITTE, Jean-Guillaume (1746-1810).

Membre de la commission des sciences et des arts en Italie. Considéré à la fin du XVIIIe siècle et sous l’Empire comme un artiste de premier plan, mais c’est un sculpteur peu retenu de la postérité.

 

MONTFAUCON, Bernard de (1655-1741)

Élève de Mabillon. Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Il est historien, spécialiste de l’Antiquité. Il a collaboré aux « Acta eruditorum ».

 

MONGE, Jeanne Charlotte Émilie (1778-1867)

fille aînée de Monge, elle épouse le conventionnel Nicolas-Joseph MAREY (1760-1818) en mai 1795 et quitte Paris pour la Bourgogne. Naissent de ce mariage neuf enfants dont le premier le 19 février 1796 Guillaume-Stanislas MAREY-MONGE (1796-1863) et le 19 novembre 1797 Gaspard-Louis MAREY-MONGE (1797-1821).

 

MONGE, Jean (1751-1813)

Comme ses deux aînés, il effectue sa première formation au collège oratorien de Beaune et devient professeur. Il est professeur de navigation à l’École de Nantes et professeur d’Hydrographie à Anvers. Il est le parrain de la troisième fille de Monge Marie-Adélaïde MONGE (1780-1783).

 

MONGE, Louis (1748-1827)

Comme son frère Gaspard, il accomplit la totalité du cursus chez les Oratoriens de Beaune. Il participe à l’expédition de Lapeyrouse, et doit la vie sauve à un terrible mal de mer qui l’oblige à débarquer à Ténériffe. Louis a suppléé son frère Gaspard à Mézières de janvier 1780 à novembre 1781 puis en tant qu’examinateur de la Marine lors du départ de Gaspard en Italie, puis devient examinateur d’admission à l’Ecole polytechnique. En février 1796, il épouse Marie-Adélaïde DESCHAMPS (1755-1827).

 

MONGE, Louise (1779-1874)

fille cadette de Monge elle épouse en novembre 1797 l’homme politique Joseph ESCHASSÉRIAUX (l‘aîné)  (1753-1824)

 

MONGE, Adélaïde (1780-1783), appelée « Nanan ».

Troisième fille de Monge qui meurt jeune enfant de maladie.

 

MOSCATI, Pietro (1739-1824)

Médecin milanais, En 1763 il est nommé à la chaire de chirurgie et enseigne la chirurgie et l’obstétrique de Pavie. En 1772, il est professeur de Médecine et de Chirurgie à l’Hôpital majeur de Milan. Il est attaché à Bonaparte pendant la campagne d’Italie. Comme Monge ce savant présente un engagement politique dans la Révolution en Italie. Il y accueille favorablement l’arrivée des Français en Italie. En 1794, il publie Elementi medicinae qui présente d’une manière simplifiée la doctrine de Brown. Selon Canguilhem, c’est après la première campagne d’Italie que les idées de Brown ont commencé à être diffusées en France dans l’École de Santé des Armées. En soulignant que ce mouvement ne s’est pas étendu à l’École de médecine.[43] En 1796, lorsque les commissaires sont à Milan il est directeur de l’hôpital.[44] Il est membre de la commission qui prépare la constitution de la République cisalpine, il en devient l’un des directeurs.[45]

 

MOURRETE, Claude-Ignace-Hilaire (17 ?- ?)

Capitaine de l’armée de Rome, un des quatre officiers qui se rendent à Paris après l’insurrection de l’armée de Rome contre Masséna.

 

MOURAD BEY (1750-1801)

Chef mamelouk. Après sa défaite à la bataille des Pyramides le 3 thermidor an VI [ 21 juillet 1798], il fuit en Haute-Égypte, organisant une brève campagne de guérilla qui l'oppose au Desaix. En poursuivant Mourad en Haute-Égypte, les français découvraient les monuments à Dendera, Thèbes, Edfu et Philae.

 

MURAT, Joachim (1767-1815)

Il participe aussi à la campagne d’Égypte et rentre avec Bonaparte en octobre 1799.

 

N

NAIGEON, Jean-Claude (1753-1832)

Peintre originaire de Dijon, il est chargé, lors de la Révolution, de la protection du patrimoine et d’en faire le catalogue. Monge et Naigeon collaborent en 1793, au sein de la Commission temporaire des arts.

 

NAJAC, Benoît-Georges de (1748-1823)

Ordonnateur de la Marine. Monge et Najac se connaissent au moins depuis 1792, alors que Monge est ministre de la Marine et Najac ordonnateur civil de la Marine à Dunkerque. Les deux hommes échangent une importante correspondance. C’est à Najac à Toulon que Catherine Monge fait parvenir ses lettres à son mari lorsqu’il est sur le point de s’embarquer pour l’Égypte en mai 1798.

 

NUMA, Numa POMPILIUS (716-673 av. J.-C.)

Roi de Rome

 

NEUFCHÂTEAU, Nicolas François (1750-1828)

Avocat et professeur. Ses travaux poétiques lui permettent d’être membre de plusieurs académies de province avant la Révolution. En 1791, il est élu député des Vosges à l’Assemblée législative. En 1792, il refuse le poste de ministre de la Justice. En 1795, il est commissaire du Directoire exécutif près de l’administration centrale des Vosges. La même année lors de la création de l’Institut national il devient correspondant de la classe des lettres. Le 28 messidor an V [14 septembre 1797], il est nommé ministre de l’Intérieur en remplacement de Bénezech. Il est membre du Directoire de septembre 1797 à mai 1798.

 

O

 

ONOFRI, Antonio ( ? - ? )

Il est capitaine régent de Saint-Marin avec Marino FRANCESCONI ( ? - ? ) du 1er octobre 1796 au 1er avril 1797.

 

ORIANI, Barnaba, comte (1752-1832)

Astronome italien né près de Milan. Issu d’une famille paysanne il est placé en apprentissage chez des maçons avant d’être repéré pour ses talents par des moines chartreux chez qui il a pu acquérir les premiers éléments des sciences. Il est ensuite envoyé parfaire son éducation chez les Barnabites. En 1775, il est élève à l’Observatoire de Brera. Deux ans plus tard, il obtient le statut d’astronome et en 1778 il commence dans les Éphémérides de Milan une série de mémoires sur la Lune pour corriger les tables de Mayer et d’Euler. En 1800, il prend part à la réorganisation des universités de Pavie et de Bologne. Il est nommé Directeur de l’observatoire de Milan par Napoléon. [46] Il participe à l’élaboration de la grande carte d’Italie commencée sous la présence française. Associé à Reggio et à Césaris, il couvrit la Lombardie d’un réseau de triangles qui servit de base à la carte du pays. L’attitude de Napoléon Bonaparte à son égard est soulignée dans les notices biographiques. Il bénéficie d’une forte pension, du titre de comte, de la place de sénateur du royaume lombard. Il obtient la Légion d’Honneur.[47] Élu correspondant de la 1ère classe de l’Institut national (section d’astronomie) le 11 messidor an XII (2 juillet 1804).

 

ORILLARD Jacques-Pierre, comte de VILLEMANZY (1751-1830)

Selon Bonaparte, c’est un « homme de mérite. »[48] Il entre dans la carrière militaire à 16 ans. Il participe à la campagne d’Amérique de 1780 à 1783. Aux campagnes de 1792-1793, il est commissaire général de l’armée du Rhin. Il est fait prisonnier puis libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers. En avril 1796 il est nommé commissaire ordonnateur en chef à l’armée d’Italie, il ne rejoint son poste que début 1797 et l’occupe jusqu’en septembre 1798.

 

ORSINI Fulvio (1529-1600),

Bibliothécaire et érudit romain. Fils naturel d’un commandeur de l’ordre de Malte issu de la grande famille romaine des Orsini. Il a réuni une grande bibliothèque qu’il lègue à la bibliothèque Vaticane.

 

OUDOT, Charles-François (1755-1841)

Né à Nuits, homme de loi, il est avocat au parlement à la cour du parlement de Dijon en 1777, substitut du procureur général au même parlement, commissaire du roi à Beaune et législateur en 1791. Député de la Côte-d’Or à l’Assemblée législative, en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Conseil des Anciens. À la Convention, il siège à la Montagne et vote pour la mort du roi. Dans cette Assemblée, comme à la Législative, il s’occupe des lois sur l’État civil et du fonctionnement du tribunal révolutionnaire. Il défend les anciens membres du Comité de Salut public contre les Thermidoriens. En septembre 1797 après le coup d’état du 18 Fructidor an V, il cache, quelques jours, Lazare Carnot qui est compris dans un arrêté de proscription. En fructidor an VII, il est juge suppléant à la cour de cassation. Régicide, il doit s’exiler en Belgique à la Restauration et rentre en France après juillet 1830. Il est souvent cité dans la correspondance de Monge avec deux autres hommes politiques de la Côte-d’Or GUYOT DE SAINT-FLORENT (1755-1834) et Théophile BERLIER (1761-1844).

 

OUDOT, ? ( ? - ? )

Femme de Charles-François OUDOT (1755-1841)

 

P

 

PACHE, Jean-Nicolas (1746-1823)

Ami de Monge à qui est souvent attribuée la radicalisation politique de Monge, lorsqu’ils passent ensemble mais aussi avec Vandermonde, Meusnier et Hassenfratz de la Société patriotique de 1789, devenue trop modérée à la Société populaire du Luxembourg et enfin au club des Jacobins. Monge rencontre Pache en 1774, les deux hommes ont vingt huit ans. Alors que Monge est devenu professeur de physique à l’École du Génie de Mézières, le maréchal de Castries vient en visite dans la ville. Monge fait ainsi connaissance avec le maréchal et avec le précepteur de son fils : Jean Nicolas Pache. Lorsque Castries devient ministre de la Marine, Pache en devient le secrétaire. C’est d’ailleurs Pache qui informe Monge du décès de Bézout, examinateur des élèves de la marine et de la possibilité de lui succéder.[49] Pache rentre en Suisse, son pays d’origine après la démission de Castries en 1787.  Lorsque Monge est ministre de la Marine en 1792, Pache est ministre de la Guerre. Pache démissionne le premier de son ministère le 4 février 1793. Il devient maire de Paris. Après Thermidor il évite les poursuites contre les « terroristes » mais est emprisonné dix-huit mois jusqu’à l’amnistie d’octobre 1795. Pache semble alors se retirer de la vie publique. [50] Pourtant en 1798, il est nommé électeur de Paris avec Ruisset, Goyer  et Antonelle.

 

PAOLI, Pascal Philippe Antoine (1725-1807)

Éduqué par un père, chef de l’insurrection de 1729, il est élevé dans l’amour de la liberté et de son île natale, la Corse. Il embrasse la carrière militaire tout comme son père, et c’est 1755 qu’il revient dans son île. Le 15 juillet il est élu général de la nation mais les notables lui opposent un rival, Matra. Une guerre civile éclate, Matra tué, la guerre civile prend fin. Paoli réorganise la Corse tous les secteurs sont concernés, la défense, la justice, l’organisation administrative. Il contribue à renforcer le pouvoir exécutif, le pouvoir du général, tout en permettant au peuple de le destituer et de le soumettre aux plus lourdes peines. Il lutte tout son généralat pour l’indépendance nationale. Il profite de la Révolution française pour soulager le poids que les autres nations infligent à sa patrie. Il envoie des émissaires chargés d’entrer en relations avec des députés, s’il refuse toute compromission avec une monarchie, il se range à une union de la Corse avec le royaume de France. Même si par la suite il sert loyalement la République française, même si il est nommé commandant en chef de la 23e division militaire (la Corse) et qu’il est chargé de l’attaque contre la Sardaigne, et est accusé d’avoir volontairement échoué par un jeu d’ententes avec l’Angleterre. Il est décrété d’arrestation le 2 avril 1793. Par réaction, les insulaires lui renouvellent leur confiance et décide de l’envoi d’une députation extraordinaire pour faire part à la Convention de l’intégrité de Paoli, mais Saliceti met tout en œuvre pour brouiller les pistes et fait arrêter les députés extraordinaires en saisissant les papiers compromettants. Paoli mis hors la loi par la France demande du secours à l’Angleterre, l’Angleterre est unie à la Corse le 15 juin 1794. Paoli se retire de la vie politique, condamné à l’exil, il est accueilli par l’Angleterre.

 

PAOLI, Pietro (1759-1839) géomètre.

Originaire de Livourne, il bénéficie d’une formation chez les Jésuites. Il poursuit ses études de droit à l’Université de Pise en même temps que des études de Mathématiques et Physique. Il enseigne de 1780 à 1782 à Mantoue, puis à l’université de Pavie jusqu’à 1784. Il devient ensuite professeur à Pise jusqu’en 1814. Après 1814, il occupe une charge plus administrative au service de l’instruction publique pour le grand duché de Toscane. De 1780 à 1836, il publie de très nombreux mémoires notamment sur les équations différentielles et les équations aux différences finies, dans les mémoires de la Società Italiana dont Paoli est membre fondateur en 1782. Ses Elementi d’Algebra publiés en 1794 reçoivent un très bon accueil de Lacroix et Lagrange.[51] Élu correspondant de la 1ère classe de l’Institut national le 9 décembre 1811. (Section de géométrie)

 

PAOLINI, Girolamo ( ? - ? )

Capitaine régent de Saint-Marin le 12 germinal an V [1 avril 1797] avec Giuliano BELLUZI ( ? - ? ) ils remplacent Marino FRANCESCONI ( ? - ? ) et Antonio ONOFRI ( ? - ? ), les régents que Monge a rencontrés lors de sa mission à Saint-Marin.

 

PARSEVAL-GRANDMAISON, François- Auguste (1759-1834)

Traducteur et poète. membre de la commission des sciences et des arts en Égypte et de l’Institut du Caire. Il est nommé membre de l’Académie française en 1811.

 

PATRAULT, Jean-Baptiste (1751-1817)

Il entre dans l’ordre des Minimes à dix-sept ans, il devient répétiteur puis professeur de mathématiques à l’École de Brienne où il rencontre Bonaparte. Une anecdote racontée dans Le Mémorial manifeste une volonté de souligner les dispositions du jeune Bonaparte pour les mathématiques : « Un jour un maître de quartier brutal de sa nature, sans consulter, disait Napoléon, les nuances physiques morales de l’enfant, le condamna à porter l’habit de bure, et à dîner à genoux à la porte du réfectoire : c’était une espèce de déshonneur. Napoléon avait beaucoup d’amour-propre, une grande fierté intérieure ; le moment de l’exécution fut celui d’un vomissement subit et d’une violente attaque de nerfs. Le supérieur qui passait par hasard, l’arracha au supplice, en grondant le maître de son peu de discernement, et le père Patrault son professeur de mathématiques accourut, se plaignant que, sans nul égard on dégradât ainsi son premier mathématicien. »[52] Patrault quitte l’École lors de l’expulsion des minimes en 1791. Dans Le Mémorial, est aussi indiqué que le père Patrault est sécularisé par M. de Brienne,  archevêque de Sens et est ensuite chargé de la gestion d’intérêts. Il accueille très favorablement les idées révolutionnaires.[53] En 1796, il suit Bonaparte en Italie pour y continuer ses activités d’administrateur de revenus. Lors de sa collaboration avec la commission des sciences et des arts, Monge exprime son efficacité dans l’exécution des tâches d’emballage et d’expédition des saisies. Il se charge aussi, à la demande de Monge, de récupérer son courrier et de lui réexpédier.

 

PENTINI, Ulisse ( ?- ?)

Consul de Suède à Rome, il est choisi comme expert pour l’estimation des diamants qui viennent compléter les quinze millions que doit payer Rome à la France selon le traité de Tolentino de février 1797.

 

PERRET, Claude-Camille (1769 - 1834)

De Dijon. Élève de Fichte à Iéna et ami de Nicolas-Jospeh MAREY. En 1796 Secrétaire de légation attaché à Henri-Jacques-Guillaume CLARKE (1765-1818) chargé de négociations avec l’Autriche. Il est aussi un temps secrétaire de Bonaparte en Italie.

 

PERRIN, Claude-Victor (1764-1841) (duc de Bellune)

Jusqu’en 1791 il est au régiment d’artillerie de Grenoble. Il participe au siège de Toulon en 1793 et s’y distingue. Mais c’est en Italie qu’il s’illustre, il est cité au nombre des braves qui se sont révélés à Cossaria, Dego et Mondovi. Le 6 août à Peschiera, il impose à l’ennemi une victoire éclatante et lui enlève douze pièces de canons. Il est blessé en septembre 1796. En janvier 1797, il est à la tête de brigades lorsqu’il participe à La Favorite. Avec Lannes, il fait partie de l’expédition de Rome. Il revient à Rome après le traité de Campo-Formio.

 

PESARO, Francesco (1740-1799).

Membre du Conseil des Sages de la République de Venise, procurateur de Saint-Marc, plénipotentiaire du doge de Venise.

 

PÉTRINI, Pietro-Antonio (1722-1803)

Ami de Metastasio, Tiraboschi et Voltaire

 

PÉVEL, ? (17 ? - ? )

Parent de la femme du député de la Côte d’Or Charles-François OUDOT (1755-1841). Il a été en mission en Suède en 1796. En septembre 1797, il est secrétaire des plénipotentiaires lors des négociations à Passeriano qui aboutissent au traité de Campo Formio.

 

PEYRARD, François (1759-1822)

Bibliothécaire de l’École polytechnique. Précepteur pour dix-huit mois d’Alexandre Brongniart, le minéralogiste en 1785 et 1786. En 1792, il est nommé électeur, membre du Conseil du Département de Paris, et administrateur des contributions publiques. Il est membre des Jacobins. Dès 1793, il collabore notamment avec Monge et Lagrange dans le cadre des grands projets concernant l’instruction publique. Selon Janis Langins, « Peyrard est bien un membre à part entière du groupe de savants et de techniciens qui travaillent avec le Comité de Salut public et où sera prise une grande partie du personnel de l'Ecole polytechnique ».[54] En avril 1795, il devient bibliothécaire de l’École, et permet par son action la constitution rapide d’un fonds utile à la fois à l’enseignement mais aussi à la recherche scientifique. Peyrard est connu pour un caractère emporté qui est manifeste dans sa relation avec Lermina, administrateur de l’École. Son œuvre de traduction et d’édition est remarquable. En 1804, il publie la traduction des Eléments de géométrie d'Euclide. Elle reçut l'approbation de l'Institut. Delambre lut les épreuves et les compara au texte grec. Il établit son texte à partir du manuscrit saisi par Monge au Vatican, connu sous le nom « Vaticanus graecus 190 ». Ce manuscrit sert toujours de base aux traductions définitives d'Euclide. Avant Peyrard, Euclide n'était connu que d'après la version éditée par Théon d'Alexandrie au IVe siècle de notre ère. Voir la lettre n°120.

 

PIE VI  voir Giannangelo BRASCHI (1717-1799)

 

PION, Augustin (17 ? - ? )

Capitaine dans l’armée de Rome. Il faut partie des quatre officiers qui se rendent à Paris pour s’adresser directement au Directoire après l’insurrection de l’armée de Rome contre Masséna.

 

PIRANESI, Francesco (1748-1810)

Fils du célèbre graveur Giovanni Battista Piranesi (1720-1778), il est un agent diplomatique du roi de Suède, Gustave IV (1778-1837), auprès des États pontificaux.

 

PIRANESI, Giovanni Battista (1720-1778)

Architecte et graveur italien. Monge fait l’acquisition de trois exemplaires des Œuvres de l’architecte italien (description des Antiquités romaines) pour la Bibliothèque nationale, l’Institut et l’École polytechnique.

 

PITT, William le Jeune (1759-1806)

Premier ministre britannique de 1783 jusqu’à sa mort en 1804.

 

POULAIN, ?  (17 ? - ? ).

Capitaine de frégate dans l’armée d’Orient.

 

PRIEUR dit  PRIEUR DU VERNOIS puis PRIEUR DE LA CÔTE-D’OR,  Claude-Antoine (1763-1832)

Il entame sa formation à l’école royale du Génie de Mézières en 1781. D’août 1793 à octobre 1794, il est membre du Comité de Salut Public ; il contribue avec Monge à l’armement de la République au sein du Comité des Poudres et Salpêtre Prieur dit Prieur du Vernois puis Prieur de la Côte-d’Or, Claude-Antoine (1763-1832) élève à l’École royale du Génie de Mézières, il n’a pas Monge comme professeur, D’août 1793 à octobre 1794, il est membre du Comité de Salut Public, et à l’institution de l’Ecole  Centrale de travaux publics. Prieur la protège grâce à la loi du 1er septembre 1795 qui la baptise  Ècole polytechnique L’École polytechnique est toujours le centre de ses préoccupations depuis qu’il a contribué à sa création, il la protège grâce à loi du 1er septembre 1795 et la baptise. Homme politique et scientifique, il est surnommé Prieur de la Côte-d’Or pour le distinguer de Prieur de la Marne, autre membre du Comité de salut public.[55] Il est élu au Conseil des Cinq-cents

 

PRONY, Gaspard-Clair-François-Marie RICHE (baron de) (1755-1839)

 

Q

QUATREMÈRE DE QUINCY, Antoine-Chrysostome (1755-1849)

Lorsqu’il répond à la question proposée par l’Académie des inscriptions et belles-lettres, en 1785, c’est-à-dire : « Quel fut l’état de l’architecture égyptienne et qu’est-ce que les Grecs en ont emprunté ? », il remporte le prix. L’éditeur Panckoucke lui confie la rédaction du dictionnaire d’architecture pour l’Encyclopédie méthodique. Attaché aux idées de 1789, tout en conservant son cœur monarchiste, il est emprisonné sous la Terreur. Son retour à la vie publique et politique se joue autour de la publication des Lettres à Miranda sur le Déplacement des Monuments de l’Arts de l’Italie, réel manifeste contre la politique de saisie du Directoire qui est en cours en Italie au moyen de la Commission des Sciences et des Arts. Quatremère de Quincy pose, avec pertinence, les problématiques que suscitent les rapports entre l’idéologie de la Révolution et la notion de patrimoine. Il est l’auteur du grand projet architectural de la Révolution, la transformation de l’église Sainte-Geneviève en Panthéon dont il est chargé entre 1791 et 1793.

 

R

 

RAPHAËL voir Raffaello SANZIO DA URBINO

 

REBAIS, ? (17 ? - ? )

Habite Nuits, ami du gendre de Monge Nicolas-Joseph MAREY (1760-1818).

 

REBOUL, Henry-Paul-Irène (1763-1829)

Né à Pézenas. Fait ses études au collège des Oratoriens de Lyon. Il poursuit sa formation en droit à Toulouse. Son intérêt et son travail en chimie lui permettent de devenir membre de l’Académie des sciences de Toulouse en 1784. Il rencontre Lavoisier à Paris puis séjourne chez lui. En 1788, il devient membre de l’Académie royale des sciences à Paris. Il est  élu député de l’Hérault à l’Assemblée législative en septembre 1791. Après les préliminaires de Leoben, Bonaparte, sur la recommandation de Saliceti, le nomma administrateur de la Lombardie, puis l'envoya à Rome comme agent général des finances.

 

REDON DE BELLEVILLE, Charles-Godefroy (1748-1820)

Diplomate, en 1793 il participe à l’expédition de Naples. Après avoir été suspecté et relâché, il est nommé par le Directoire consul à Livourne en février 1796 puis à Gênes en septembre 1797. Monge se montre très satisfait de la collaboration avec le consul et salue dans une lettre au ministre des relations extérieures le zèle de Belleville. (114).

 

REUBELL, Jean-François (1747-1807)

Avocat, député élu dès 1789 aux États Généraux. Il devient membre du Directoire dès son instauration le 4 Brumaire an IV [26 octobre 1795]. Après le coup d’état du 18 Brumaire an VIII [9 novembre 1799], il se retire de la scène politique.

 

RIEL DE BEURNONVILLE, Pierre, marquis de (1752-1821)

Il mène une grande carrière militaire dès 1766. En février 1793, il succède à Pache au ministère de la Guerre. Venu notifier à Dumouriez une citation à comparaître devant la Convention, il est arrêté et livré par ce dernier aux Autrichiens. Après avoir été interné à la citadelle d’Olmütz, il est échangé le 3 novembre 1795 contre la sœur de Louis XVI. Il sert alors dans l’armée de l’Intérieur, dans celles du Nord, de Sambre-et-Meuse et de Batavie.

 

RIONDEL, Catherine (1776 ?-1835)

Fille née du premier mariage de Françoise CHAPELLE (17 ? - ? ) veuve RIONDEL, femme de Jean-Baptiste HUART (1753-1835), frère de Catherine HUART.

 

ROBERT, Nicolas Louis (1760–1820)

Fabricant d’instruments de physique, il fabrique avec son frère Anne-Jean ROBERT (1758–1820) le premier aérostat qui fonctionne à l’hydrogène pour le physicien Jacques Charles.

 

ROEDERER, Pierre-Louis (1754-1835)

Avocat, puis conseiller au parlement de Metz il est très sensible aux idées nouvelles et il est choisi comme procureur général syndic du département de la Seine. En contact avec les problèmes d’administration il devient plus modéré. Inquiété, il se cache jusqu’en thermidor. Il reprend une vie publique et politique en publiant de nombreux articles dans le Journal de Paris dont il devient copropriétaire en janvier 1795. Il y plaide pour la conciliation, pour le retour des émigrés et pour que les pouvoirs constitués demeurent dans la légalité, en prônant la fin des coups d’État. La presse constitue pour Roederer un outil essentiel non seulement pour intervenir dans l’espace des débats politiques mais aussi pour donner corps à une pensée politique. Notamment pendant la période directoriale et consulaire, Roederer construit une figure du journaliste-homme de lettres à qui il confère une fonction spécifique dans l’espace social et politique.[56]

 

ROI DE NAPLES ET DE SICILE voir FERDINAND IV

 

ROI DE SARDAIGNE voir CHARLES-EMMANUEL IV

 

ROUBAUD, ? ( ? - ? )

Envoyé à Venise comme ordonnateur de la Marine à Venise. Décrit par Truguet alors ministre de la Marine dans une lettre à Bonaparte du 22 Prairial an V [10 juin 1797] « […] Directeur des mouvements du port de Toulon, homme éclairé, actif, expérimenté. Il sera extrêmement utile pour accélérer l’armement des vaisseaux et du convoi, et comme il a d’ailleurs du caractère et de la fermeté, je pense qu’il n’est pas possible de mettre en meilleures mains le commandement du port de Venise. Je crois pouvoir vous assurer d’avance que le citoyen Roubaud répondra parfaitement à nos vues, et qu’il s’acquittera de sa mission avec autant de zèle que de talent. »[57]

 

ROYER ?, ( 17? - ? )

Républicain de Nuits en Côte-d’Or, connaissance commune de Monge et de son gendre Marey.

 

RUISSET ?, ( 17? - ? )

Nommé électeur de Paris avec Pache, Goyer et Antonelle en avril 1798.

 

S

 

SAINT-CYR voir Laurent de GOUVION SAINT-CYR (1764-1830)

 

MARTIN DE SAINT-MARTIN, Louis-Pierre (1753-1819)

Avocat au Parlement, en 1783 conseiller clerc au Châtelet de Paris. Favorable aux idées de la Révolution, il devient successivement juge à la cour de cassation, juge au tribunal de révision établi pour les quatre départements réunis de la rive gauche du Rhin. Secrétaire de la commission envoyé pour l’établissement de la République de Rome en février 1798 après la mort du général Duphot. En 1795 il épouse Flore Catherine PAJOU (1764-1841) la fille du sculpteur Augustin Pajou.

 

SAINT SIMON, Claude Henri DE ROUVROY, Comte de (1760-1825)

Philosophe et économiste.

 

SALICETI, Antoine-Christophe (1757-1809)

Monge ne cesse d’exprimer dans sa correspondance l’amitié qu’il porte à Saliceti. Ce sentiment semble réciproque à en croire Catherine. (voir note lettre n°128.) Né en Corse, il fait ses études en Italie, à l’Université de Pise où il rencontre Buonarroti. À son retour en Corse il est avocat, en 1789 il est élu député du Tiers aux États généraux. Il travaille avec Paoli à la libération de la Corse. Imaginé en Corse comme un ami de la liberté et un homme de grande probité, il se découvre différent, coupable d’arrestations arbitraires, de détournements de fonds publics, etc. Appuyé par Paoli pour qu’il retrouve son mandat de député, Saliceti, pourtant, sème le trouble à l’égard de Paoli et accuse l’administration corse d’être contre-révolutionnaire. Grâce à de nombreuses intrigues, il parvient à déclencher une insurrection en Corse, en avril 1793 ; il en profite pour casser l’administration mise en place par Paoli et élue librement, et la remplacer par une qu’il choisit lui-même. Saliceti, menacé par des révélations sur ses agissements, réussit à intercepter ceux qui sont chargés de le confondre devant la Convention, mais il doit tout de même quitter l’île qui s’allie alors avec l’Angleterre. En brumaire an III (octobre-novembre 1794), de retour à Paris il est chargé d’embarquer des hommes de l’armée d’Italie pour préparer en secret une attaque contre les Anglais en Corse. La Convention l’oblige à se cacher jusqu’à son amnistie, il présente alors au Directoire ses projets qu’il partage avec Buonarroti, d’étendre le système français à toute l’Italie. Le 30 janvier 1796, il est nommé par Carnot commissaire à l’armée d’Italie. Godechot, en présentant les deux directeurs Barras et Reubell comme intéressés dans la question des fournitures à l’armée d’Italie, pose Saliceti comme la créature de Barras.[58] En octobre 1796, Bonaparte retire aux commissaires leur tâche de gestion financière des régions italiennes occupées. Le 16 frimaire an V [6 décembre 1796] ces agents sont supprimés et retournent Paris. En Avril 1797 il est élu au Conseil des Cinq-Cents et rentre en France.  

 

SANZIO DA URBINO, Raffaello (1483-1520) dit Raphaël

Initié à la peinture par son père Giovanni SANTI, il continue sa formation à Urbino puis à Florence avec Léonard de Vinci et Michel Ange à Florence. Le pape Léon X lui confie le chantier de la basilique Saint-Pierre. Il meurt à seulement trente-sept ans.

 

SARRETTE, Bernard (1765-1858)

Révolutionnaire engagé, très tôt il émet l’idée de la création d’un corps de musique sans être musicien. En 1795, au comité d’instruction publique, il défend la création du conservatoire de musique. Il assure la direction du nouveau conservatoire avec un directoire composé de François-Joseph GOSSEC (1734-1829), Étienne-Nicolas MÉHUL (1763-1817) et Luigi CHERUBINI (1760-1842).

 

SAUVAN D’ARAMON, Claudine de  (1755-1786)

Elle épouse Jean-Baptiste Camille CANCLAUX (1740-1817) en 1775. Il est envoyé en tant qu’ambassadeur à Naples en décembre 1796.

 

SAY, Jean Honoré dit Horace (1771-1799)

Professeur à l’École polytechnique, commandant du génie et chef d’état major du général Caffarelli en Égypte. Il meurt des suites d’une blessure reçue au siège de St-Jean d’Acre au printemps 1799.

 

SENSI, ? ( ?- ?)

Archidiacre de Lorette

 

SÉRURIER, Jean-Mathieu-Philibert, (1742-1819),

« se bat en soldat ; ne prend rien sur lui ; ferme , n’a pas assez bonne opinion de ses troupes ; est malade. »[59] Officier de carrière de l’Ancien Régime, il fait face à une révolte de soldats agités par la Révolution, lorsqu’il est lieutenant-colonel du 70e régiment en garnison à Perpignan. Face à ces soldats patriotes, son aristocratisme est condamné ; il est cassé de son grade et arrêté le 10 octobre 1792. Il est réintégré par Barras à l’armée d’Italie et doit y essuyer des révoltes. Lors de l’arrivée de Bonaparte en Italie, cela change et l’ordre est rétabli parmi les troupes. Le jeune général donne un ordre clair au vieux militaire : couper la retraite à l’ennemi sur Mondovi. Sérurier échoue mais il a une autre chance ; Mondovi est prise, Mantoue capitule quelques mois plus tard le 2 février 1797. Par le traité de Campo-Formio, la République de Venise est presque tout entière sous la domination autrichienne ; Sérurier est chargé de l’évacuation et emporte vivres, munitions, armes et objets d’art.

 

SETHI, Simeon (10 ? -10 ?)

Médecin juif byzantin au service de l’empereur Michel VII Doukas (1050-1090)

 

SGANZIN, Joseph-Mathieu (1750-1837).

Ingénieur des ponts et chaussées attaché au dépôt, en mars 1798, il est nommé « instituteur de Géométrie Descriptive. » à l’École polytechnique.

 

SIEYES,  Emmanuel-Joseph (1748-1836)

Auteur du Qu’est-ce que le tiers état ? Élu député du tiers état aux États généraux en 1789. À la Convention, il vote la mort du roi. Il est président du Conseil des Cinq-Cents en 1797.

 

SIRIAQUE, Angélique-Catherine Françoise MIOT (1763- ? )

Épouse en 1783 Charles-Alexandre de SIRIAQUE ( ?- ? ), elle est une des sœurs d’André-François MIOT (1762-1841) diplomate du Directoire.

 

SIXTE, ?  (17 ?- ? )

Connaissance des Monge.

 

SPALLANZANI Lazzaro (1729-1799)

Naturaliste né à Modène, formé par les Jésuites à Reggio. C’est Laure Bassi et de Bianconi qui lui donnent une formation scientifique à Bologne. Il suit un moment la voie paternelle en entamant une formation juridique. Mais il rentre dans les ordres et continue sa formation et ses recherches scientifiques. En 1754, il obtient la chaire de logique, de métaphysique et de littérature grecque à Reggio. Pendant son séjour dans cette ville, il fait des excursions scientifiques dans les Alpes. En 1760, il accepte l’offre de l’université de Modène. Il développe plusieurs recherches en histoire naturelle telle que L’histoire des animaux à sang froid publiée en 1768. Il existe des traces de correspondance avec Voltaire. Puis il oriente ses recherches dans la direction de celles d’Haller en physiologie sur la question de la circulation du sang. Lorsqu’il occupe la place de professeur d’histoire naturelle à Pavie il exploite les travaux du français Charles Bonnet et traduit son ouvrage Contemplation de la nature. Il publie en 1776 Opuscules de physiques. Il dirige ensuite le cabinet d’histoire naturelle de Pavie. Il part effectuer des recherches sur les substances volcaniques à Naples au cours de l’été 1788. Il assiste à une irruption du Vésuve. Il s’embarque ensuite pour la Sicile et escalade les sommets de l’Etna. Il publie un récit de voyage sous le simple titre de Voyages dans les deux Siciles. Dans la Biographie universelle de Michaud, il est noté que Saliceti propose au savant de venir occuper une chaire d’histoire naturelle à Paris. Dans la Biographie nouvelle des contemporains, il est indiqué que c’est le Directoire qui lui propose de venir à Paris au Museum. Il est nommé correspondant de Bailly à l’Académie des sciences le 23 août 1786.

 

SOLON (640 – 558 av. J.-C.)

 

SOUBLEYRAS, ? ( ? - ? )

Architecte à Rome qui assiste la commission dans sa tâche.

 

SPANOCCHI, Fedele (1757-1825)

Gouverneur de Livourne

 

STEPHANOPOLI DE COMNÈNE, Dimo (1729-1802)

Médecin et chimiste. Il nait à Ajaccio, issu d'une famille grecque originaire du Péloponnèse, émigrée en Corse dans les années 1675-1676. En 1797, alors qu’il entreprend un voyage à caractère scientifique dans le pays d’origine de sa famille, Bonaparte le charge d’une mission diplomatique.

 

SULKOWSKI,  Joseph (1770 ? -1798)

Monge le rencontre dès la première campagne d’Italie, il est avec Bonaparte et Monge à Passeriano lors des premières élaborations de l’expédition d’Égypte. Il meurt en Égypte lors de l’insurrection du Caire. 

 

T

 

TALLEYRAND-PÉRIGORD, Charles-Maurice de (1754-1838)

À partir du remaniement ministériel du 15 juillet 1797, il est ministre des Relations extérieures et ce jusque sous le Premier Empire.  Évêque d’Autun avant la Révolution, il s’engage dans l’action politique révolutionnaire. Il quitte la France pour l’Amérique pendant la Terreur. Neuf jours après sa nomination au ministère le 8 thermidor an V [26 juillet 1797], Bonaparte lui écrit en soulignant son engagement lors de la Révolution : « J’ai trop étudié l’histoire de la Révolution pour ignorer ce qu’elle vous doit ; les sacrifices que vous lui avez faits méritent une récompense ; vous ne l’attendriez pas si vous étiez au pouvoir. »[60]

 

TASCHER DE LA PAGERIE, Marie-Joseph-Rose, vicomtesse de BEAUHARNAIS (1763-1814)

Épouse de Napoléon Bonaparte. Ils se rencontrèrent peu avant le 13 vendémiaire chez Madame Tallien, maîtresse de Barras, veuve de l’ancien président de l’Assemblée Constituante, général en chef de l’armée du Rhin et guillotiné par la Terreur. Cette jeune femme est toujours décrite frivole, aimable et élégante. Joséphine de Beauharnais, la belle créole devient la citoyenne Bonaparte le 20 ventôse an IV (10 mars 1796), huit jours après la nomination de Bonaparte comme général en chef de l’armée d’Italie. Le 11 mars 1796 (21 ventôse an IV) Bonaparte quitte Joséphine pour le quartier général de l’armée d’Italie.

 

TEINTURIER, ? ( ? - ? )

Aide de camp du général Junot en Égypte. Il se distingue au combat de Loubia en Galilée le 19 germinal an VII [8 avril 1799].

 

TINET, Jacques-Pierre (1753-1803)

Peintre. Il participe déjà aux saisies d’œuvres d’art en Hollande et en Belgique en 1794. En 1796, il est membre de la Commission des sciences et des arts en Italie.

 

TIPOO SAHIB (1749-1799)

Sultan de Mysore, opposé aux Anglais et prêt à collaborer avec les Français.

 

THÉMISTOCLE (524-459 av J.-C.)

Stratège grec.

 

THOUIN, André (1747-1824)

Naturaliste, membre de l’Institut et de la Commission des Sciences et des Arts en Italie. Il est particulièrement chargé du domaine de l’ « économie rurale et le jardinage » .[61]

 

TOSCANE (grand duc de) voir FERDINAND DE TOSCANE

 

TOUSARD, Antoine Étienne (1751-1813)

Commandeur et servant d’armes de l’Ordre de Malte. Officier du Génie et Directeur des fortifications de Malte. Plénipotentiaires de l’ordre lors des négociations pour la capitulation de Malte. Il quitte l’île et s’embarque avec Bonaparte pour l’Égypte.

 

TROUVÉ, Claude-Joseph (1768-1860).

En 1796, il épouse la fille du naturaliste Thouin. Peu après, il est nommé secrétaire de légation à la cour de Naples. En mars 1798, il devient ambassadeur à Milan.

 

TRUGUET, Laurent (1752-1839),

Amiral ministre de la Marine du 1er novembre 1795, jusqu’au remaniement ministériel du 15 juillet 1797.

 

V

 

VALADIER, Giuseppe (1762-1839)

Architecte, ingénieur et urbaniste romain, au service des États pontificaux. Il est chargé par le Pape de participer à l’enlèvement et l’encaissement des statues avec les membres de la commission des sciences et des arts.

 

VANDERMONDE Alexandre-Théophile (1735-1796)

Lorsque Monge rencontre Vandermonde à Paris en 1771, cela fait seulement quelques mois qu’il est adjoint géomètre à l’Académie des Sciences. C’est Vandermonde qui l’introduit dans la communauté scientifique et intellectuelle qui rayonne autour de d’Alembert. Les deux géomètres partagent de nombreux intérêts scientifiques communs : l’application des mathématiques à la mécanique, les arts mécaniques mais c’est en chimie que les deux géomètres collaborent le plus.

 

VANDERMONDE, Charles-Augustin (1727-1762).

Médecin é à Macao en 1727 d’une originaire de la Flandre. Il revient de bonne heure en Europe avec son père médecin. Diriger dans ses études par son père il est docteur en 1748.

 

VAN LOO Jules César Denis (1743-1821)

 Le dernier des Van Loo peintres. Il se spécialise en paysages hivernaux et travaille à Turin et à Paris. [62]

 

VAUQUELIN, Louis-Nicolas (1763-1829) L0bis

Chimiste et pharmacien. En 1794, parmi les premiers instituteurs de l’École polytechnique, il enseigne la Chimie aux élèves de 1ère année avec Fourcroy.

 

VERNINAC DE SAINT-MAUR, Raymond (1760-1822)

Homme de lettres et diplomate, en 1797 il épouse la fille du ministre des Relations extérieures Charles Delacroix.

 

VICTOR voir PERRIN,Claude-Victor (1764-1841) 

 

Ville d’Avray

 

VILLEMANZY voir ORILLARD Jacques-Pierre, comte de VILLEMANZY (1751-1830)

 

VILLETARD Joseph (1771- 1826)

Il est d’abord secrétaire de légation à Gênes près de Faipoult, ministre plénipotentiaire. Bonaparte qu’il avait déjà rencontré en 1793 lui confie des missions dans le Piémont, la Marche, à Rome, mais aussi comme administrateur et adjoint à la commission des sciences et des arts. Fin mars 1797, Villetard est envoyé à Venise en tant que secrétaire de la légation de France. 

 

VILLEMANZY voir Jacques-Pierre ORILLARD comte de VILLEMANZY (1751-1830)

 

VINCI, Léonard de (1452-1519)

Peintre, architecte, ingénieur italien.

 

VIRGILE

Poète latin

 

VISCONTI, Ennio Querino (1751-1818)

Directeur du Musée du Capitole à Rome. En 1798, il devient ministre de l’Intérieur et consul de la République romaine, président de la classe d’histoire et antiquités de l’Institut national des sciences et des arts de Rome. En 1799, il devient conservateur des antiques du musée central des Arts à Paris.

 

VOLTA, Alessandro (1745-1827)

Physicien italien.

 

VOLTAIRE (1694-1778)

Écrivain et philosophe français ami avec les mathématiciens et académiciens d’Alembert et Condorcet.

Portrait de Dagobert Sigismond de WURMSER  par J. BALZER, graveur (1797)

 

W

 

WICAR (Jean-Baptiste-Joseph) (1762-1834)

Peintre, il est nommé membre auxiliaire à la Commission des sciences et des arts en Italie à partir du mois de janvier 1797.

 

WILLOT-FRÉVILLE ( ?- ? )

Secrétaire de légation à Florence.

 

WURMSER, Dagobert-Sigismond de (1724-1797)

Général autrichien. En 1742, il fait ses premiers pas d’officier en Bohême, où l’armée française est mise à mal par les Autrichiens. À l’heure où éclate le conflit entre la République française et l’Autriche, en 1793, il commande le corps autrichien chargé de couvrir le siège de Mayence. En 1796, il succède à Beaulieu à la tête de l’armée d’Italie et est battu par Bonaparte de nombreuses fois. Après sa capitulation à Mantoue, il retourne à Vienne et meurt rapidement.

 

X

XERXÈS Ier (519-465 av J.C.),

Roi des Perses.

 



[1] Les numéros renvoient aux lettres.

[2] ELOY (1755), Dictionnaire historique de la médecine, Liège et Francfort, Bassompierre.

[3] REYNARD F. (1880), préface de  Roland furieux.

[4] Bonaparte au Directoire exécutif, le 27 Thermidor an IV [14 août 1796], (856, CGNB)

[5] THOUIN A. (1841), p. 282.

[6] Voir aussi le portrait positif d’Azara par A.F. MIOT (1858), p. 109.

 

[7] L.A.S., Paris 6 février 1815, au Préfet de la Seine; 1 page in-4. transcription de catalogue de vente, Dossier Gaspard Monge archives de l’Académie des sciences.

[8] MULLIÉ (1851), Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, T. 1.

[9] Note sur la copie de la lettre de la B.I.F.

[10] DESAIX [1797] (1907), Journal de voyage du Général Desaix, p. 74.

[11] Bonaparte au Directoire exécutif, el 22 floréal an IV [11 mai 1796] (589, CGNB)

[12] Bonaparte au Directoire exécutif, le 27 Thermidor an IV [14 août 1796], (856, CGNB)

[13] MIOT (1858), Mémoires de M. le comte Miot de Melito, T.I., p. 185.

[14] SADOUN-GOUPIL M. (1977), Le chimiste Claude-Louis Berthollet 1748-1822 sa vie - son œuvre, Vrin, Paris.

[15] Le journal encyclopédique, juin 1769, pp. 284-287.

[16] BOUTRY P. [1954] (2002), Souverain et pontife : Recherches prosopographiques sur la Curie romaine à l'âge de la Restauration (1814-1846), Coll. De l’École française de Rome, pp. 330-331.

 

[17] BRET P. (1991b), « Un neveu de Monge, le baron Jean-Siméon Champy, 1778-1845, administrateur général des Poudres et salpêtres et inventeur », Revue de l'Institut Napoléon, n° 157, pp. 45-61.

[18] GODECHOT J. (1941), t. II, p. 19.

[19] Bonaparte au Directoire exécutif, le 27 Thermidor an IV [14 août 1796], lettre n°856, CGNB.

[20] La correspondance de Louise Monge à sa mère alors qu’elle et son mari sont à la cour de Lucques est conservée dans le fonds Monge de l’École polytechnique. L’épouse de Laplace est alors dame d’honneur de la souveraine sœur de Bonaparte.

[21] GODECHOT J. (1941), p. 20.

[22] MIOT DE MELITO A.F. (1858), p. 136.

[23] Voir DHOMBRES J. et ROBERT J.-B. (1998), Fourier, créateur de la physique mathématique, Paris, Belin.

[24] MONGE G. (1788), Traité élémentaire de statique à l’usage des Écoles de la Marine, Paris, Musier, 227 pp.

[25] L.B. GUYTON (1802), « Notice biographique sur Charles Gardeur-Lebrun, inspecteur des études à l'École polytechnique », J.E.P., t. 4, cahier 11, p. 355-357.

[26] Lettre de NB au général Berthier de Tolentino, le 30 pluviôse an V [18 février 1797], (1384, CGNB).

[27] FAUJAS DE SAINT FOND (1784), Première suite de la  description des expériences aérostatiques de MM. pp. 128-160 voir aussi GERLI A. (1785), Opusculi.

[28] FAUJAS DE SAINT FOND (1784), p. 133.

[29] DESAIX [1797] (1907), p. 58.

[30] 113 GM à CHM, Rome, le 26 messidor an V [14 juillet 1797].

[31] GUYOT DE SAINT FLORENT (1899), La Réunion des Grisons à la Suisse : Correspondance diplomatique de Florent Guiot, résident de France près des ligues grises (1798-1799) et des députés grisons à Paris, avec Talleyrand, le directoire et les gouvernements helvétique et grison, Dunant É. (ed.), Genève, Georg et cie.

 

[32] E. DUYKER (2003), Citizen Labillardière: A Naturalist’s Life in Revolution and Exploration (1755—1834), Miegunyah/Melbourne University Press, Melbourne, p.8.

[33] TATON R. (1988), « Le départ de Lagrange de Berlin et son installation à Paris en 1787 », Revue d‘histoire des sciences, Tome 41 n°1, pp. 39-74.

[34] TABET X. (1997), « La chute de la République de Venise à travers la correspondance diplomatique de l’ambassadeur de France à Venise, Jean-Baptiste LALLEMENT, et de son secrétaire de légation Joseph Villetard », Venise la république des Castors 1297-1797, textes réunis par Alessandro FONTANA et George SARO, p. 264.

[35] B.N.F. (2006), « Gardes, conservateurs et directeurs du département des Manuscrits de 1720 à 2006 », p. 13.

 

[36] GM lettre n°51.

[37] Voir aussi REDON DE BELLEVILLE (1892), Notes et correspondance du Baron Redon de Belleville, Consul de la République française à Livourne et à Gênes du 17 pluviose an IV au 21 fructidor an X, (ed.) J. Pigelet, p. 150.

[38] HACHETTE J.N. et SGANZIN (1806), « Nécrologie », Journal de l’École polytechnique, Treizième cahier, T. VI, p. 376.

[39] LANGINS J. (1989), « Histoire de la vie et des fureurs de François Peyrard bibliothécaire de l’École polytechnique de 1795 à 1804 et traducteur renommé d’Euclide et d’Archimède. », Bulletin de la SABIX, N°3. http://www.sabix.org/bulletin/sabixb3.htm consulté le 27 01 2012.

[40] Bonaparte au Directoire exécutif, le 27 Thermidor an IV [14 août 1796], lettre n°856, CGNB.

[41] Sur l’action de Miot en Corse voir MIOT DE MELITO A.F. (1858), pp. 137-155.

[42] Sur l’action de Miot à Turin MIOT DE MELITO A.F. (1858), pp. 156.

 

[43] CANGUILHEM G. [1977] (2009), Idéologie et rationalité dans l’histoire des sciences de la vie « Une idéologie médicale exemplaire : le système de Brown », Paris, Vrin  pp. 62-63.

[44] THOUIN A. (1841), Voyage dans Belgique, la Hollande et l Italie réd, à partir du journal autographe du savant par le baron Trouvé, T. 2, p. 57.

[45] (2347, CGNB).

[46] (1863), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, T. 37, ed. Murray Nicolini, dir. Dr Hoefer, Paris, Firmin Didot frères.

[47] GAY-LUSSAC et ARAGO F. (1833), Annales de Physique et de Chimie, T. 52, Paris, Crochard, pp. 218-219.

[48] Au général Joubert le 14 ventôse an V [4 mars 1797] (1431, CGNB).

[49] TATON R. (1951), pp. 20, 26-27, 32.

[50] GRISON E. (2000), « Gaspard Monge », Bulletin de la Société des Amis de la Bibliothèque de l’École polytechnique, n°23.

[51] CARAMALHO DOMINGUES J. (2008),  Lacroix and the Calculus, Birkhauser Verlag AG, pp. 424-425.

[52] LAS CASES [1823] (1956), p. 79.

[53] LAS CASES [1823] (1956), p. 80.

[54] LANGINS J. (1989), « Histoire de la vie et des fureurs de François Peyrard, bibliothécaire de l'Ecole polytechnique de 1795 à 1804 et traducteur renommé d'Euclide et d'Archimède », Bulletin n°3 de la SABIX en ligne http://www.sabix.org/bulletin/b3/peyrard.html consulté le 19 juillet 2013.

 

[55] Voir le portrait effectué dans la notice biographique d’Emmanuel Grison

[56] CHAPPEY J.-L. (2003),  « Pierre-Louis Roederer et la presse sous le Directoire et le Consulat : l'opinion publique et les enjeux d'une politique éditoriale ». In: Annales historiques de la Révolution française. N°334, pp. 1-21. p. 1.

[57] BEAUVAIS DE PREAU, Ch. Th., (1809), Correspondance inédite officielle et confidentielle avec les cours étrangères, les princes, les ministres et les généraux français et étrangers, en Italie, En Allemagne et En Égypte, Paris, Panckoucke, p. 318.

[58] GODECHOT J. (1941), Les commissaires aux armées sous le Directoire, Paris, P.U.F., T.1, p. 40.

[59] Bonaparte au Directoire exécutif, le 27 Thermidor an IV [14 août 1796], lettre n°856, CGNB.

[60] Lettre de Bonaparte à Talleyrand du 8 thermidor an V [26 juillet 1797], (1822, CGNB).

[61] THOUIN A. (1841), p. 2

[62] Bénézit, Dictionary of artists, T. VIII, 2006, 1218-1221.