Ce 14 Mai 1812
La translation de la Terre autour du Soleil qui l’échauffe et l’éclaire ne compte pas plus à concevoir que sa rotation sur elle-même, et la nécessité d’ébranler le Soleil dans une circonférence dont le rayon surpasse 77 millions de lieues l’imagination repoussera sûrement moins les déplacements annuels de notre seule planète que celui du déplacement non seulement du Soleil et de son importante masse mais de tous les corps célestes qui lui servent de satellites et auxquels les apparences mêmes ne permettent pas de donner un autre centre. Ici la démonstration vient encore au secours d’un raisonnement sage et c’est cette [illisible] démonstration, résultat heureux d’une combinaison de génie faite sur des observations minutieuses précises, est aujourd’hui ce que je voudrais devient aujourd’hui l’objet de notre étude et elle demande appellera quelque attention.
??? comme lui servira et de base et de préliminaire. Tout corps attiré par deux puissances dans un sens qui ne suivent pas la même direction prendra entre elles la direction moyenne et se rapprochera d’autant plus de l’une des forces motrices que cette force sera plus active. maintenant or si nous concevons supposons qu’un rayon de lumière qui parte d’une étoile donnée frappe parvient jusqu’à notre œil et que notre et que la Terre dont nous reposons ??? soit immobile dans l’espace, le rayon qui frappe notre œil retournera vers sa source brillante et ces deux rayons se confondront. Mais si un déplacement de la Terre dans son orbite déplacement ??? a éprouvé un déplacement dans son orbite. Si le mouv[emen]t qui emporte le globe tend à diriger presqu’en angle droit la réflexion du rayon que l’œil a reçu, ce rayon lumineux qui va repartir au ciel l’image reçue sur la Terre suivra la loi mathématique que j’ai du d’abord exposer et prenant une
Ce phénomène si remarquable et d’une observation pourtant si délicate fut reconnu? par est devenu le principe l’espace l’intervalle annuel de la révolution de la Terre, l’astre aura parcouru autour de son point de fixité une petite circonférence. C’est ce que l’observation a pleinement vérifié. Toutes les étoiles semblent décrire au ciel une circonférence dont le rayon a 20 secondes et le diamètre total 40. Mais ce phénomène que l’on nomme l’aberration des étoiles n’est pas sensible
Nous avons une remarque à faire. Si la rapidité de la marche de la lumière était réellement infinie, si le rayon qui nous l’apporte et nous en fait jouir avait une vitesse infinie, c’est-à-dire si aucune distance ne produisait aucune mesure de temps dans la translation de la lumière, l’aberration des étoiles, cette sublime illusion qui semble attester que dans le ciel toutes nos erreurs ne sont pas autant de fautes, l’aberration des étoiles, dis-je, ne pourrait exister pour nous et nous serions privés d’une des plus intéressantes preuves du mouv[emen]t de translation de la Terre. L’illustre tenta une tentative pour acquérir à cet égard une donnée qu’il put croire certaine, mais sans proportion avec un objet si étendu son expérience ne lui put fournir aucune espèce de résultat. Je vois avec respect les tâtonnements du génie, je crois l’avoir dit quelque
l’homme est au milieu de ??? les vérités de raisonnements sont à notre disposition comme les objets à celle d’un aveugle. Car l’aveugle a besoin que son tact lui fasse reconnaître Ce n’est qu’avec ses mains que l’aveugle peut atteindre, il se méprend et passe beaucoup de choses. ??? intercepter subitement la lumière de son flambeau à l’instant même où que la clarté de son flambeau avait frappé son collaborateur à l’instant même de son apparition, c’est à la voûte céleste que sont ??? attachés retenus pour nous les flambeaux de la création, et ce sont leurs clartés qui doivent être nos guides.
C’est par un examen suivi des satellites de Jupiter que l’on est parvenu à donner une mesure de la rapidité de la lumière.
présente trouve avec nous ou en opposition, c’est-à-dire que la Terre se trouve meut alors intermédiaire entre le Soleil et cette planète ou graduellement en conjonction, c’est-à-dire avec nous dans un direction telle que
??? aurait atteint notre horizon 8 minutes 13 secondes avant que son éclat nous y eut révélé sa présence. Mais par l’effet de la rotation de la Terre, nous devons saluer l’astre du jour à ??? l'instant où ses rayons nous atteignent, car ces rayons lancés depuis 8 minutes 13 secondes n’ont plus besoin de temps pour frapper nos organes. L’inclinaison successive de la Terrefait rencontrer, si je l’ose, disons, l’extrémité de ces rayons ces fils d’or, ??? elle se plonge dans l’océan de clarté qui, sans intervalle, émanent du globe lumineux. Le lever, le coucher du Soleil, n’emportent donc pour] — nous sommes assurés du moins que le Soleil chauffe l’horizon 8 minutes 13 secondes avant que son éclat révèle sa présence. Que de fois la providence daigne veiller sur nous avant que notre [illisible] travaille à son bienfait.
??? arriveraient à notre organe viendraient enfin ébranler nos organes. Une suite de prodiges s’anime devant nous. À mesure que le monde s’explique se décrit pour nous les merveilles s’animent, se multiplient devant nous. ??? une intelligence pour Des règles toutes intellectuelles et du domaine de la pensé, des corps immenses comme ??? mais inertes, voilà ce que ??? nous offre, et ??? dans la matière, l’antiquité a compris sous les noms de forme et de matière n’est réellement distinctes car + [+ quelquefois l’énormité des masses la puissance ??? la matière n’est pas la puissance.] [
[Une étoile qui s’éteindrait pourrait sans doute briller encore, notre œil aurait sans doute l’illusion de sa présence pendant le temps qui serait ??? nécessaire à l’écoulement des derniers rayons qu’elle aurait lancés, mais sans l’hypothèse que dont tout rend nécessaire fait une loi du m[ouvemen]t de notre planète il est aisé de concevoir que le ciel à tous les instants ne nous apparait ne présenterait que des images trompeuses. L’étoile dont l’éclat parviendrait à nos organes pourrait avoir depuis longtemps descendu sous notre horizon. et dans le temps que la lumière mettrait à franchir son énorme distance son globe aurait achevé plusieurs révolutions.]
semble est réellement le secret du créateur pour simplifier la plus compliquée des machines et pour produire le plus d’effets avec le moindre emploi de puissance. + [note dans la marge : + qu’une étoile s’éteigne, nous en jouissons encore, nous la verrons au firmament jusqu’après l’écoulement final des derniers rayons qu’elle aura lancés et qui parcourent encore l’espace, mais la rotation de la Terre nous permet de saisir dès qu’ils imbibent notre horizon les torrents de lumière que tout astre produit, et son influence c’est un bienfait qui dont la seule influence nous dévoile le bienfaiteur.]
Je ne puis quitter ce beau sujet sans consigner ici de belles d’autres observations dues aux recherches intéressantes de monsieur également à la sagacité de celui qui me les transmit. La vitesse de la lumière est toujours la même, celle de reflet n’est pas moins rapide que le rayon direct du Soleil. La lumière factice jouit d’une égale propriété. Il faut pour absorber une clarté quelconque l’influence d’une clarté soixante fois plus forte. Mais il paraît que les corps lumineux lancent des rayons d’une intensité différente Cependant une inspiration de génie a fait juger à monsieur encore avec nos organes dans une égale proportion . Trop faibles, c’est-à-dire trop lents, ils leur échappent,
leur nullité dans sont aussi pour nous comme s’ils n’étaient pas. Car tout porte à penser qu’il existe pour l’œil une mesure d’éclat comme pour l’oreille une mesure de bruit. C’est Une étude de l’astre qui suivie des étoiles a conduit le jeune savant qui me permet de l’entendre, et de le répéter, à présenter cet aperçu avec sa démonstration + [note dans la marge : + c’est un principe d’optique que le rayon considéré dans un prisme se brise ou se courbe d’autant moins que sa vitesse est plus considérable.—] ??? En effet si la Quand la Terre est lancée dans l’espace et court en quelque sorte au devant d’une étoile, quand pour l’effet la courbure de l’orbite qu’elle décrit elle s’éloigne ensuite de l’étoile avec une égale impulsion, l’éclat de l’astre est le même aux yeux de son observateur l’effet du prisme sur le rayon demeure le même. Si pourtant les mêmes rayons, si des rayons de même vitesse brillaient dans les deux cas aux yeux de l’observateur ils devraient ??? éprouver dans le prisme une réfraction
quand lorsque la Terre se lançant se portant à leur rencontre augmente leur rapidité de toute celle de sa propre course. Mais sans doute, dit l’homme ??? supérieur dont l’intelligence correspond avec celle qui ordonne les cieux, sans doute les rayons de proportion diverse atteignent saisissent nos facultés en raison des distances, et quand la Terre retourne à quelque égard l’astre à quelque égard se détourne de l’astre qu’elle avait poursuivi, c’est le rayon qui lui échappait qui maintenant se trouve alors en rapport avec les yeux de ses habitants et le premier ne leur appartient plus.
Ces grandes questions sont à présent prématurées pour moi. Il me suffira d’ajouter que la lumière factice n’indique d’aucune manière la moindre différence dans ses rayons qui partent d’elle et l’on a d’ailleurs remarqué d’ailleurs pour les clartés de toute nature que celle qui en surpasse une autre 60 fois l’absorbe et l’éclipse entièrement.