Transcription Transcription des fichiers de la notice - Cours privé d'astronomie (séance 5) d'Arago Chastenay, Victorine de 1812-05-22 chargé d'édition/chercheur Beaubois, Francis Projet Chastenay ; projet EMAN, Thalim (CNRS-ENS-Sorbonne nouvelle) PARIS
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1812-05-22
FRADCO_ESUP378_6 _87
Français

Ce 22 Mai 1812

            Nous avons démontré le double mouv[emen]t de la Terre, il nous reste à chercher comment dans cette belle théorie nous expliquerons la suite des saisons et pour la différence des jours. Un petit nombre de considérations nous suffira pour tout comprendre. L’équateur est toujours dans la parallèle à lui-même dans la révolution que la Terre achève en une année. C’est-à-dire qu’en suivant une route circulaire la Terre est mue effectivement par une force directe. Ce cercle de l’équateur en tournant sur lui-même décrit une spirale et notre sphère sous une double impulsion prend la route moyenne ??? dans une orbite combiné par les deux puissances contraires. Mais si l’on inscrivait un carré à cette espèce de cercle on pourrait démontrer que notre équateur en aurait suivi les ??? lignes tout à tour en avant d’abord puis de côté puis à reculons puis enfin de côté encore.

[La première page est entièrement hachurée et le texte est dans la partie gauche]

[page hachurée] Ce principe posé, nous concevrons bien vite comment dans à ces époques où, selon mon expression, l’équateur roule marche de côté, c’est-à-dire que son plan peut se dire parallèle à celui du Soleil, l’astre ne pourrait atteindre au zénith de l’observateur placé sur cette ligne terrestre. Ces deux moments Ces deux époques sont celles des équinoxes solstices, mais la Terreavance dans sa course et le plan de l’équateur parvient à rencontrer précisément celui du Soleil, ce sont les époques des équinoxes. L’équateur roule alors devant un jour entier dans le plan de celui du Soleil et toute cette zone a vu en 24 heures l’astre du jour à son zénith. Et pourtant la Terre ??? le pôle du monde ??? à nous n’est pas dans une direction verticale à notre horizon ??? et cette inclinaison qui La longueur des journées augmente ou diminue pour les deux hémisphères, boréale et australe, suivant le sens de la courbe que la Terresuit dans son orbite et l’époque du

 

[page réécrite à gauche] Mais si le cercle de l’équateur était constamment renfermé dans celui que formele plan de l’écliptique, c’est-à-dire dans le plan de la circonférence que décrit la Terre et dont le Soleil est le centre ou le foyer, l’équateur se trouvant aussi constamment dans le plan du Soleil, les saisons et les jours auraient une égale durée, une température toujours la même pour chaque latitude sur la Terre. Mais l’axe de la Terre, et relativem[en]t à elle celui de la sphère des étoiles avec lequel il se confond, est incliné de 23 degrés 27 minutes sur celui du Soleil qu’on peut considérer comme celui de l’écliptique. Il en résulte une inclinaison nécessaire du plan de l’équateur sur celui de son orbite. Il en résulte que le Soleil se trouve perpendiculaire tour à tour sur tous les points d’une zone de 23 deg[rés]. 27 minutes au dessus et au dessous de la ligne équinoxiale. Cet intervalle est celui des tropiques ??? aux deux époques où le Soleil y parvient, ou plutôt à ces deux époques où l’inclinaison de l’axe de la Terreplace l’un des tropiques sous l’influence verticale du Soleil le jour

[moitié de lapage hachurée] à ces époques pour un de nos pôles commun dès les une nuit de 6 mois, pour l’autre c’est un jour égal mais ??? la longueur des jours et des nuits varient pour toutes les autre latitudes avec la translation progressive de la Terre.

[moitié de page réécrite à gauche] pour l’un des hémisphères a acquis sa plus grande longueur la nuit pour l’autre est aussi la plus longue. Ces deux époques sont celles des solstices mais la Terre avance dans sa course, le plan de l’équateur parvient à rencontrer retrouver directement celui du Soleil, ce sont les époques des équinoxes.  L’équateur roule alors un jour entier dans le plan de celui du Soleil et tous cette zone a vu en ??? que l’habitant les habitants de ce cercle terrestre ont vu en 24 heures l’astre du jour à leur zénith.

            Je dois à la complaisance infinie de monsieur >Arago d’avoir compris cette marche de la Terre où la ligne équinoxiale demeure parallèle à elle-même et je me souviendrait toute ma vie qu’un membre de l’institut savant a figuré pour moi le plan de l’équateur par un pain à cacheter l’axe du monde part une épingle.

            Tous les phénomènes apparents doivent se trouver expliqués dans le système du double mouv[emen]t terrestre, autrement ce système ne pourrait être admis et d’abord cette différence régulière de 4 minutes chaque jour entre le jour solaire et le jour sidéral, différence si bien expliquée par le retard du Soleil sur la course des astres, dans le système des mouv[emen]ts apparents elle s’expliquera encore et d’une manière aussi simple par le retard de la Terre en présence du Soleil. En effet il suffit de la rotation absolue de la Terre pour la replacer dans le même aspect relativement aux étoiles qui l’environnent, mais le caractère de la marche autour du Soleil, cette espèce de raideur qui ne permet pas à l’équateur de s’écarter de sa propre parallèle, force rend nécessaire un instant de plus pour que les horizons divers rentrent à quelque égard dans l’aspect du Soleil : ainsi au lieu de répéter que les astres achèvent leur course quatre minutes avant

le Soleil, nous dirons que la Terre découvre les étoiles quatre minutes avant de découvrir l’astre qui les domine, et peut-être cela ??? tient encore à la différence des distances et à celle de ??? de hauteur.

            L’entrée sur Les passages successifs du Soleil dans les signes n’est réellement pour nous qu’un moyen de ralliement, ou une allégorie de langage, ou une habitude d’expression. Le cercle des étoiles entour notre orbite et emporté par notre sphère rapporte nous devons dans notre course rapporter malgré nous à quelque point de la circonférence étoilée qui nous environne le lieu du ciel où le Soleil nos regards placent le et rencontrent le Soleil. Ces maisons du Soleil sont les signes de l’écliptique. La désignation de ces constellations antiques a fait partie de la sagesse des anciens. Les noms mêmes qu’elles ont reçus sont encore pour nous de d’irrécusables monuments

de d’histoire. Partout les arts naissants en ont consacré les figures, les premières sectes, en ont chanté l’ordre mystérieux et sublime et ce fut sans doute aux ??? en célébrant les merveilles des cieux qu’Orphée ??? des sages parmi ces ??? a répété le doux nom d’Eurydice.

            Ces étoiles, ces astres qui nous servent de signes, à quelle distance ils sont de nous ! Une opération familière, à ceux qui mesurent par la géométrie des hauteurs inaccessibles, est de prendre une base d’une dimension connue calculée, de mesurer à chacune de ses extrémités l’angle formé par la base et l’objet, car un côté d’un triangle et deux angles connus suffisent pour ??? les deux autres côtés et le 3e angle qu’il forme. Plus cet angle sera aigu plus la distance sera considérable, on a prit l’objet aura d’éloignement.  Pour atteindre aux étoiles l’esprit humain, maîtrisant d’un regard cet univers à son usage,

à déterminer comme une base le diamètre entier de notre orbite, c’est-à-dire 64 millions de lieues, 6 mois en ont donné la jouissance complète ; en effet en 6 mois de temps la Terrese retourne avec exactitude aux deux extrémités du diamètre de son orbite. On a donc mesuré dans les deux situations l’angle formé par une étoile et par le plan ??? la ligne prise pour base. On n’a pu obtenir par cette expérience un 3e angle même d’une seconde, c’est un principe mathématique que les trois angles d’un même triangle sont toujours égaux à deux droits, or les angles formés par l’observation de l’astre aux deux extrémités de la ligne immense prise pour base ??? ont toujours [absorbé?] 180 degrés : les deux côtés qui doivent former le triangle n’ont pu percevoir aucune inclinaison et le 3e angle a été impossible, la distance des astres est donc telle que 60 millions de lieues parcourus au dessous d’eux nous laissent à leur égard à peu près au même point et que cette base est [assemblée?].

La distance de la Lune ne saurait peut pas être si comparable ??? peut entrer ici en nulle comparaison. D’une base prise sur la Terreet mesurée entre le Cap et Berlin, l’opération trigonométrique a donné un 3eangle de près d’un degré. Et l’on a calculé 80 mille lieues pour cette espèce de voisinage.