C/o Miss Emmet, 120 East 34th Street, New York City.
Dear Mr Matsukata,
I received your two letters, the one Dec 4th addressed to my daughter and the one from Jan 10th to me and they forwarded me another one dated Nov 4th from France. Thank you so much too for your cable. They have been received at a very short distance one from the other because of my trip in the East : the second was
Nous avons bien pris part au deuil si cruel qui vous a frappé et nous vous en exprimons ma fille et moi toutes nos sympathies. Nous avons été également très affectés d’apprendre que vous avez été malade. Votre dernière lettre cependant nous a rassurés.
Pour [illisible] malheureusement j’ai dû rester 2 mois à l’hôpital. J’ai pu néanmoins depuis faire ma journée de conférence dans l’Est sans trop de fatigue et nous voici retournés à New York où nous resterons encore vraisemblablement jusqu’à la mi mars.
Je vous remercie encore de toutes vos bonnes pensées à mon égard mais c’est un point d’honneur de ma part, je vous l’ai toujours dit, de répondre à votre confiance et de vous aider à former ce musée français.
Dès ma rentrée à Paris, je verrai Maurice Denis et lui rappellerai sa promesse de m[illisible] pour le sculpteur Dardé.
Quant à Claude Monet, je suis heureux qu’il consente à vous céder plusieurs toiles de son atelier. Kojima que je connais est un jeune artiste sérieux et intelligent mais je désirerais choisir moi-même les 2 ou 3 pièces en arrangeant avec Claude Monet pour un don important qu’il
Le prix demandé par Durand-Ruel est de 30 000 dollars. Je ne sais si le prix ne vous effraierait pas mais les œuvres de Puvis de Chavannes sont extrêmement rares ; toute son œuvre étant à peu près entièrement fixée dans les musées.
Quant à Renoir, M. Durand-Ruel qui a apporté à New York ses plus belles pièces à cause de la loi française pour les prohibitions m’a présenté 2 très importants tableaux du maître. Comme vous m’annoncez votre venue en Europe pour
Je vous envoie d’ailleurs la lettre de Durand-Ruel ce propos. Je note que vous pourrions peut-être nous trouver ici avant votre départ puisque le nôtre est très probablement fixé au 17 mars. Ce serait pour nous un très vif plaisir de nous retrouver un peu plus tôt tout en me réjouissant de vous montrer vos acquisitions à Paris.
Je vous remercie de vouloir bien m’inviter à venir vous visiter au Japon. Certes si ma santé me le permettait, ce serait la réalisation d’un des plus chers rêves de ma vie. Je souhaite qu’il puisse s’accomplir.
Ma fille vous adresse ses meilleurs souvenirs. Elle porte toujours avec reconnaissance le joli bijou de jade que vous lui avez donné à Londres et dont elle pense qu’elle ne vous a jamais dit comme elle le voulait tant le plaisir que vous lui avez fait.
Votre toujours tout dévoué, L.B.