Cher Monsieur Bénédite,
Je viens de rentrer à Paris il y a deux jours pour repartir en Normandie pour le mois d’août. Par Bonheur, juste hier, je reçois une dépêche de Monsieur Matsukata me demandant de vous transférer la somme que je gardais pour lui dans la Banque Franco-japonaise. Ci-joint, je vous envoie le montant total de son argent qui reste dans ma main. Cela aurait été beaucoup mieux que j’aille vous voir, mais ne pouvant pas trouver le temps, étant donné que je pars demain matin de bonne heure, j’ai pris la liberté vous envoyer la somme (de 68 500 francs) en chèque.
Je serai très reconnaissant si vous voulez bien accuser la réception de la somme à Monsieur Matsukata ainsi qu’à moi (Pavillon Fleuri, rue de la mer Blonville, Calvados).
Veuillez, cher Monsieur Bénédite, accepter mes respects très sincères et transmettre à Madame ainsi qu’à Mademoiselle Bénédite mes meilleurs hommages,
Seichi Narusé
Je vous demande pardon pour le papier