Cher M. Matsukata,
Vous avez gâté mes filles en leur envoyant ces magnifiques kimonos qui sont d’admirables œuvres d’art. Rosa vous dit mieux que moi le profond plaisir que vous leur avez causé et leur très vive gratitude.
J’attends toujours anxieusement de vos nouvelles par lettre pour savoir ce que je devrais faire et pourrais faire pour vous. Je vous ai écrit que puisque tous les tableaux de la collection Hansen ont été prêtés à l’exposition de San Francisco, où elles forment le plus beau et le plus important noyau de l’exposition rétrospective française, cette exposition est maintenant prolongée de six mois. Si, à ce moment, vous désiriez qu’on expédie les tableaux à Kobé ou à Tokio, ce serait la moitié du chemin de fait. Mais nous pouvons les reprendre en France, si vous ne ( ?) pas le moment venu de les faire entrer au Japon. Et, comme vous me le câblez, si j’étais plus tard empêché de les conserver, je les adresserais à Londres à la maison Yamanaka.
J’ai bien reçu les derniers 100 000 frs que vous m’avez fait remettre par la banque. Je n’en ai pas encore disposé ! ne sachant
Le fondeur Rudier s’est remis à la Porte de l’Enfer, qu’il croit un peu négligée pour d’autres travaux. Je l’ai vivement pressé et je pense que cet été, nous pourrons l’envoyer ici en place. Mais, comme je vous le disais, il faudrait pour l’achever un solde de 200.000 francs. Je souhaite que nous vous voyions bientôt en France. Je vous envoie les souvenirs bien cordiaux et reconnaissants de mes enfants et de ma femme et, avec ma ( ?) pour tous les vôtres, je suis toujours votre tout dévoué.