Mon Cher Président et Ami,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 décembre et aurais été très heureux de donner satisfaction au désir que vous voulez bien m’exprimer. Mais le Conseil d’Administration, en accord avec la Direction des Beaux Arts a décidé en date du 4 juin 1928 de mettre les scellés sur la collection de M. Matsukata étant donné que, bien qu’ayant décliné toute responsabilité du fait du dépôt, nous ne voulons pas, par suite d’une manutention des œuvres conservées à Biron, exposer celles-ci à des dégâts et à tout autre risque.
Avant de vous répondre, j’ai, d’ailleurs, consulté la rue de Valois et M. Chassériau et leur réponse a été que les œuvres devaient demeurer sous les scellés posés.
J’ai de temps à autre de vos nouvelles par notre ami Megglé et je me tiens ainsi au courant de votre convalescence. Puisque l’heure est propice, je vous adresse tous mes vœu pour que celle-ci soit bientôt terminée et que vous nous reveniez plein de santé et d’activité comme toujours.
Voulez-vous trouver ici, je vous prie, Mon Cher Président et Ami, les sentiments de mes sentiments [sic] bien affectueusement dévoués.