Cher Monsieur Bénédite,
Ayant enfin reçue [sic] une dépêche de Monsieur Matsukata, qui m’a suivi ici à Venise, je vous prie d’accepter ci-joint un chèque à 1 355 800 francs et régler le compte des marchands. Il m’a demandé d’attendre payer seulement à Durand Ruel dont le règlement aura lieu après trois mois. Je serai très obligé si vous bien voudriez dire à eux d’attendre jusqu’à la fin juin.
Si ça ne vous dérange pas trop, voulez-vous m’envoyer les reçu [sic] des
Le détail du payement,
Georges Bernheim : 406 500
Bernheim jeune : 73 000
Paul Rosenberg : 403 000
Hessel : 9 000
Druet : 185 300
Knoedler : 279 000
___ 1 355 800
J’espère qu’il n’ait [sic] aucune erreur. Suivant le désir du directeur de la Banque Franco-Japonaise, j’ai aussi communiqué ce détail à lui.
Nous avons fait un excellent voyage de Rôme [sic] jusqu’à Florence en passant le pays par auto ce qui nous a permi [sic] visiter beaucoup de petites mais importantes villes pour la civilization au temps de Renaissance [sic]. Un voyage d’auto n’est pas « lux » [sic] en Italie à mon avi [sic], mais c’est un moyen de voir mieux la magnifique culture de la Renaissance.
J’en suis sûre, si ce n’est pas que je m’excuse de mon extravagance !
Nous avons intention faire le tour du Nord d’Italie aussi par auto pour une semaine.
Le temps aussi est très favorable pour nous. Jusqu’ici il n’y avait qu’un jour de pluie à Rome, le jour où nous avons visité le Forum Romanum.
Le merveil d’art grecque [sic] nous a fait décider aller à Athene [sic] pour en mieux apprécier. Mais ce voyage ne sera longue, peut-être trois semaines, ce qui nous permet de séjourner 10 jours au capital greque [sic].
J’espère que cette lettre vous
Veuillez présenter mes hommages très respectueux à Mme Bénédite et Mademoiselle votre fille ainsi qu’à Madame Le Mancel.
Espérant vous voir bientôt je vous prie, cher Monsieur, d’agréer à mes sentiments les plus amicales.
S. Narusé
P.S. Je vous demande pardon pour mon mauvais français.