Genève
Bien cher Jean,
Merci de m'avoir renvoyé les coupures.
Oui, Marcel Arland a bien voulu me promettre, mais je te serai reconnaissant de bien vouloir le lui rappeler dans quelques jours. C'est mon dernier espoir.
Nous aurions été heureux, Yv. & moi, de pouvoir assister à la première des CavesLes Caves du
Vatican, NRF, 1914
Travailles-tu toujours assidument ? Comme j'admire ton courage !
Je m'en inspire aussi & persévère dans la rédaction de mon Essai, que j'espère voir paraître l'an prochain dans la Bibliothèque des idées.
Et j'ai recommencé ma pièce "
Au revoir, cher Jean & chère Germaine, nous vous envoyons à tous deux nos vœux les plus amicaux. Que nous réserve 1951 ? À vrai dire je suis épouvanté de ce que je vois & de ce que je ne vois plus dans notre pauvre monde occidental. Lui qui ne veut pas lire les "Liaisons", aura-t-il à les vivre – en plus grave & plus sinistre, peut-être ? Au reste, Dieu merci, même si c'était le cas, ce ne serait point la fin du monde.
Nous vous embrassons de grand cœur