Genève [1936]
Votre faire-part me peine beaucoup. Je n'ai pas eu l'honneur de connaître votre père ; mais j'ai lu ses livres, et il était devenu pour moi un précieux ami intellectuel. Sa pensée, sincère, probe, et personnelle exerçait sur moi le plus vif attrait. C'est un maître de la psychologie que nous perdons en lui.
Et puis, mon cher ami, je devine votre peine & j'y compatis de tout cœur. Hélas ! la mort est une chose si insupportable. Mais il y a l'espoir, tout puissant.
Veuillez agréer, ainsi que Madame Paulhan, nos salutations affectueuses