Mon cher ami,
La fin des F. de T. [Fleurs de Tarbes] est belle et, pas illisible, d'une discrète & prenante sensibilité. Mais vous nous devez maintenant celle rhétorique que vous nous avez promis. C'est toujours d'un point de vue relativiste que je formulerais quelques remarques : songeons que n'importe quelle trouvaille de style répétée 100, 200, 1000 fois devient cliché. À partir de quel chiffre la Terreur commence-t-elle à régner ? De même essayons de lire n'importe quel chef d'œuvre original 10, 20 fois de suite. Il finira par nous excéder. "On les a trop entendues", dit-on de maintes œuvres admirables. Et Sully Prudhomme ne pouvait ouïr certains de ses poèmes sans irritation, parce que devenus trop banaux, même pour lui. Mais ce Vase brisé p. 4 qu'on le relise dans des circonstances tragiques, grotesques, solennelles, et illisible avec intonation, excentrique ou splendide et il pourra paraître transfiguré. J'aime beaucoup les pages 695 et suivantes.
De tout cœur à vous
L.B. PS : Ayez l'obligeance de me rappeler le nom & l'adresse exacte de l'école où enseigne Arland Avez-vous reçu la note sur l'Afrique & l'A. en S.A. ?