J'ai été gentille et l’ai lu votre préface – j’ai lu aussi, un peu, le livre. Laure l’a lu en entier. Elle est plus courageuse. Moi je n’aime pas les hopitaux, les maladies les médecins, je les fuit. Vous trouverez, que je me suis trompée de catégorie.
J'ai lu les Liaisons avec intérêt, je ne suis pas arrivé à pouvoir lire Justine, je ne peux m’empêcher de trouver lourdes et encombrantes – O et Justine.
Je n’aime pas les explications, je n’aime pas m’expliquer. Je n’aime que ce qui est inexplicable, le mot la chose qui échappe- sa aussi est une confession - - féminine - -
Mais j’ai bien lu vos pages, avec plaisir. Comme tout ce que vous dites, c’est vu et rendu avec délicatesse, avec un Goût parfait, avec un sourire sérieux, avec sincérité – vous êtes poète – et eux disent la vérité, je l’ai su dès que j’étais capable de formuler une opinion (dommage d’en arriver là)
Merci pour le livre, merci pour la lettre surtout. Mes américains sont partis à l’instant pour Londres, pour l’Ecosse. C'était gentil de les avoir – ils sont bien élevés, merveilleusement, ils étaient ravis d’être à Ville d’Avray dans la maison Le Corbusier – nous avons fait les touristes – le tour du propriétaire, Fontainebleau, Chartres, Maintenon, Versailles – maintenant ce sont les garçons de Monique qui viennent d’arriver d’Amérique (sur un bateau hollandais avec une foule d’étudiants – ils resteront quelques jours puis ils iront à Malassise – puis avec toute la famille Lévèque à l’Ile de Ré pour le mois d’Aout. Laure restera avec moi jusqu’à mon Départ pour Munich le 29 Juillet, elle ira à l’Ile de Ré avec sa grande famille.
Voici les 10000 francs. Si vous avez les livres modernes chez vous, Jean pourrait les prendre maintenant – Merci pour la peine que vous vous donnez.
Pourriez-vous venir déjeuner avec nous à Ville d’Avray Lundi 19 Juillet ? Je dois aller chez mon dentiste à 11h – j’aurais fini vers Midi et j’irais vous prendre chez vous.
Jeudi 22 j’irai à Malassise avec les garçons et Laure – ils y resteront sauf Laure qui reviendra avec moi le 24 – il reste peu de temps et j’aimerais bien vous voir.
Bien affectueusement à vous deux
Edith Boissenas a écrit une lettre touchante elle m’a envoyé une carte – un diadème d’or du 6e siècle du Musée de Châtillon s/s. Elle me promet d’autres cartes d’Espagne.