[Photographie noir et blanc centrée]
VILLE D’AVRAY
Mon dernier dimanche pour 1957 dans mon Ville d’Avray – le prochain je serai sur l’Atlantic. Pouvez vous me donner Jeudi 10 Oct. vôtre [sic] temps du déjeuner ?
Je vous enverrai Jean à 11h 45 – nous déjeunerons ici et Jean vous reconduira à vôtre [sic] bureau, à vos soucis après.
J’aimerais bien vous voir ici avant mon départ. Telefonez [sic] à Paulette, j’espère que ce sera oui. Nous bavarderons.
Jétais [sic] hier avec Yvonne Moreau-Lalande à Saint Leu, il y a une maison, assez banale quand elle l’a acheté [sic] il y a cinq ans (je crois), elle devient ravissante, en plain [sic] banlieue, mais aussi en pleine forêt, grande, confortable, avec un grand souci de confort, de beauté, oui de beauté, elle, Yvonne, rayonne, rajeunit, faisant le tour du proprietaire [sic] à travers de planches, de plâtres, des demolitions [sic] – cétait [sic] charmant – elle le fait pour elle, pour Hyacinthe, le mari, les deux petites filles, elle le fait bien.
Cétait [sic] charmant, agréable. Je suis contente quand je rencontre un signe d’enthousiasme sincere, total. Elle est bonne en affaires, elle s’est convertie à l’art moderne, pour plaire à ses enfants, je soupçonne, mais là à St Leu, elle se plait à elle, c’est bien.
Dans la forêt se trouve une sorte de stèle, monument sous la garde de l’Etat parait-il [sic] – avec des vers gentiment pompiers de Napoleon III [sic] dit-one siècle et l’église abrite les tombeaux de sa famille. La petite ville fut appelée Napoléon-Saint-Leu sous le Second Empire, mais nous ignorons où se situait la stèle à laquelle il est fait allusion.
Bien affectueusement à tous deux – venez Jeudi
Aujourd’hui Marthe Ternand viendra, j’ai acheté des gouaches amusantes faites cet été à [illisible] – je les apporterai en U.S.A. [sic], pour en faire des cadeaux à des cousins, à des amis, qui aiment – un peu – l’abstrait.