Transcription Transcription des fichiers de la notice - Lettre de Barbara Church à Jean Paulhan (9 octobre 1958) Church, Barbara (1879-1960) 1958-10-09 chargé d'édition/chercheur Société des Lecteurs de Jean Paulhan, IMEC, Université Paris-Sorbonne, LABEX OBVIL ; projet EMAN (Thalim, ENS-CNRS-Sorbonne nouvelle) PARIS
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1958-10-09 Fiche : Société des Lecteurs de Jean Paulhan ; projet EMAN (Thalim, CNRS-ENS-Sorbonne nouvelle). Licence Creative Commons Attribution – Partage à l'Identique 3.0 (CC BY-SA 3.0 FR)<br />
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Français

[Initiales B C en italiques rouge foncé sur la gauche]

Le 9 Octobre 1958

11 h du soir

Cher Jean

Tout est emballé, mes [ ?] gens ont défilé pour me dire au revoir – l’année prochaine je leur demanderai de ne pas le faire tous le même jour – j’ai la tête vide, la langue pateuse [pâteuse] d’avoir trop parlé, les oreilles fatiguées et pourtant je les aime bien tous.

Laure m’a soutenue, aidé –

Demain à 7 h du matin nous irons, elle et moi et Jean en auto au Hâvre [sic], et moi sur “Liberté”Sur l’histoire de ce paquebot, allemand à l’origine, qui servit à rapatrier certaines troupes américaines après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et fut finalement remis à la Compagnie Générale Transatlantique à titre de compensation partielle pour la perte du « Normandie », servant jusqu’à l’arrivée du « France » en 1962, voir , Suzanne est partie ce matin avec la Renault et les grands bagages – elle passera la journée et la nuit dans sa famille

Nous nous trouverons au Quai du Hâvre [Havre]. Je serai contente d’être sur le bateau, c’est un grand repos pendant 5 jours, je reprendrai ma vie de N. Y. avec energie [sic].

Vous allez vous reposer, c’est très bien, vous en avez besoin, vous le méritez – écrivez-nous à New York un petit mot. Des BenedictinesOctobre 1958 : exténué par les somnolences et presque le coma de Germaine, Paulhan se repose à La Vallée-aux Loups, chez le Dr Le Savoureux (à Pourrat, « Paris, 9 octobre 1958 »), puis dans les environs de Maintenon. (Chronologie établie par B. Baillaud et C. Paulhan), peut-être.

Ma plume aussi est fatiguée – je devrai faire comme vous, me servir d’une plume et de la bouteille à encre –

Je vous dis au revoir, je regrette de ne pas vous voir revenant avant mon départ. Et dites bien des choses gentilles à Germaine.

Je vous embrasse tous deux

Barbara

Edith Boissonas [Boissenas] est-elle à Paris ? Elle m’avait promis, d’écrire, de me voir, elle ne l’a pas fait. J’espère qu’elle est guérie maintenant.