Je suis un peu ennuyé : j’ai appris ces jours derniers que vous aviez d’abord confié la traduction des poèmes d’Ungaretti à des gens comme Lescure, etc…. Vous n’avez fait appel à moi que lorsqu’il fut bien clair que tous ces poètereaux bourgeois ne pouvaient y réussir.
Pourquoi ne pas confier Maïakovsky [sic] à là [sic] réactionnaire Elsa Triolet ?
Je ne vous en veux pas. Mais cela complique évidemment mes rapports avec Ungaretti.
Bien à vous,
P.S – J’ai eu la joie de faire acheter le texte de Remizov pour une utilisation à la radio : il va toucher 40 000 fr ; je suis très heureux.
Je vous joins la préface de « Poésie non traduite ». Il me semble qu’elle devrait paraître dans la revue avec la première non-traduction.