C’est le cœur navré que je viens par ces lignes vous faire mes adieux. Quand nous nous rencontrerons, le mieux est que nous ne nous parlions pas.
J’ai pensé toute cette nuit à cette entrée du fasciste Guillevic et du fasciste Claude Roy dans la revue. Il m’est absolument impossible d’envisager désormais une collaboration quelconque là où ces mouchards publient. Vous savez très bien que les anarchistes ne transigent pas.
Je penserai à vous ainsi et à vos, qu’à Dominique, Marcel et France, fort souvent, avec douleur, et avec une amitié inchangée,
P.S. – Ayant surpris la famille Supervielle en conversation avec Claude Roy, j’ai déjà rompu toute relation avec elle.
P.P.S. Au moment de mettre cette lettre à la boîte, j’ai le sentiment d’une cruelle séparation.