Annonay, Ardèche
14 rue St Marie,
Je ne connais encore de votre « Lettre aux directeurs de la Résistance », introuvable jusqu’ici en librairie, que l’article paru dans Match du 2 février, et la réplique hargneuse à laquelle elle a donné lieu de la part de Martin Chauffier dans le Figaro littéraire du même jour. Mais je ne veux pas attendre plus longtemps pour vous adresser mes plus vives et très cordiales félicitations. C'est un acte de grand courage civique que vous avez accompli là, et qui à soulagé les consciences de millions de français trop timorés (mais surtout impuissants) pour protester contre certaines choses.
Je vois dans la Bibliographie que votre oeuvre vient d’être réimprimé, et j’écris à ma fille pour qu’elle me l’envoie. J'ai écrit également à Pareau, pour lui dire ma joie, et je n’ai pas voulu attendre plus longtemps pour passer mes félicitations.
Très cordialement et admirativement vôtre, mon cher Paulhan, et croyez bien que votre courage vous attirera ou renforcera plus d’amitiés qu’il ne vous procurera d’ennemis, penauds ou rageurs mais surtout cloués.
Bien cordialement vôtre.