Transcription Transcription des fichiers de la notice - 304. Séance du 12 janvier 1844 1844/01/12 chargé d'édition/chercheur Courant, Elsa (éditeur scientifique) Elsa Courant, CELFF PARIS
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1844/01/12 Fiche : Elsa Courant, CNRS – Sorbonne université
Français

Séance du 12 janvier 1844

Présents : MM.

Moquin-Tandon

de Malaret

Tajan

de Voisins-Lavernière

de Limairac père

Gatien-Arnoult

Ducos

Sauvage

Edmond de Limairac

de Castelbajac

d’Aldégueir

de Tauriac

Cabanis

de La Martinière

Delquié

M. Moquin-Tandon, Modérateur, occupe le fauteuil

Le procès-verbal de la dernière séance est lue et adopté.

M. Adolphe de Puybusque, Mainteneur, fait hommage à l’Académie d’un ouvrage en deux volumes ayant pour titre Histoire comparée des littératures espagnole et française, ouvrage qui a remporté le prix proposé par l’Académie française au concours extraordinaire de 1842.

L’Académie charge M. de La Martinière de remercier M. Adolphe de Puybusque au nom de l’Académie.

L’Académie déclare la vacance du fauteuil occupé par M. Hocquart. M. de Barbot est chargé de l’Eloge de M. Hocquart.

MM. de Limairac père, Tajan et Moquin-Tandon rendent compte à l’Académie de la visite de condoléance qu’ils avaient été chargés de faire à M. de Latresne. M. Moquin-Tandon décide que cette réponse sera insérée au procès-verbal ; mais elle exprime, par acclamation, tous ses regrets pour la retraite de M. de Latresne, et elle espère que son vénérable doyen voudra bien revenir sur une résolution qui priverait l’Académie d’un Mainteneur que tant de titres lui rendent cher depuis plus de soixante-deux ans.

Réponse de M de Latresne à MM. les commissaires de l’Académie :

« Messieurs, »

« Si quelque chosa avait le don d’adoucir un peu le plus grand malheur domestique qu’on puisse éprouver, ce serait, sans doute, la démarche si flatteuse pour moi que fait l’Académie en me députant, pour m’apporter ses regrets, trois Mainteneurs qui tous les trois me sont chers depuis longtemps. Pourquoi faut-il qu’une douleur aussi légitime que la mienne, jointe à mon grand âge et à ma surdité, m’oblige de ne plus me rendre à vos assemblées publiques et particulières ? Mais en me séparant de vous me sera-t-il permis de croire que j’emporte dans ma retraite l’estime de tous et l’amitié de quelques-uns ! Un autre espoir, non moins doux, me reste, c’est de penser que tous ceux de mes collègues qui m’honorent de leurs visites viendront encore de temp en temps charmer les ennuis de ma solitude ; leurs aimables et doctes entretiens m’associent à vos pensées les plus secrètes et par là, malgré mon absence, je me croirai toujours membre actif du corps illustre auquel j’appartiens depuis soixante-deux ans. »

Toulouse le 10 de l’an 1844. »

L’Académie décide qu’elle entendra vendredi prochain la lecture de l’Eloge de M. l’abbé Jamme par M. Edmond de Limairac.

M. Ducos, en remplacement de M. Delquié, lit un fragment du 4ème chant de son poème sur la Guerre des Albigeois.

La séance est levée – [signature] Théophile de Barbot.