Guizot-Lieven

Correspondance croisée entre François Guizot et Dorothée de Benckendorff, princesse de Lieven : 1836-1857


Éditer la correspondance croisée de 1836 à 1857, entre l’historien et homme d’état François Guizot (1787-1874), et une figure féminine du monde diplomatique européen de la première moitié du XIXe siècle, Dorothée van Benckendorff, princesse de Lieven (1785-1857) , c’est éditer une partie des archives privées d’un acteur politique et intellectuel engagé dans le domaine public. Durant l'hiver 1837, après la mort du fils aîné de François Guizot, leur rencontre se noue autour de leur expérience commune de la perte d'un enfant. Mais la correspondance quotidienne échangée entre les deux amants s’élabore aussi à partir de leur analyse et description du réseau politique et diplomatique de la France et de l’Europe du XIXe siècle.

Cette édition numérique a une ambition culturelle, patrimoniale et scientifique. Elle est financée par l'Association François Guizot, soutenue par la plateforme EMAN et réalisée par Marie Dupond. L’objectif de cette édition  est de donner à lire en réseau, mais aussi à chercher et à fouiller un corpus de correspondance. Elle est envisagée comme une bibliothèque numérique structurée en collections. Le dispositif numérique permet un accès à des sources patrimoniales et scientifiques en cours d’élaboration. De nouveaux corpus seront publiés régulièrement et la documentation du matériau enrichie.



1836 (21 janvier) - 1837 (30 juin) : De la Princesse au Ministre, les premiers contacts et échanges parisiens

Ces premiers échanges montrent comment François et Dorothée appartiennent au même réseau social et politique et comment l’expérience du deuil va les rapprocher. Après la mort de ses deux plus jeunes fils en 1835, la princesse de Lieven quitte la Russie en y laissant son mari. Elle arrive à Paris après un séjour à Berlin. Dans la notice biographique que ... Lire la suite ⇾



1837-1839 : Vacances gouvernementales

Guizot va passer trois ans hors du gouvernement. La période de la fin de son ministère de l'instruction publique en avril 1837, à son départ pour son ambassade en Angleterre en février 1840, est une période assez peu renseignée dans les études historiques consacrées à François Guizot. Il explique son retrait dans ses Mémoires en consacrant un ... Lire la suite ⇾



1840 (février à octobre) : L’Ambassade à Londres

Le corpus de la correspondance échangée entre François Guizot et Dorothée de Lieven du 25 février 1840 au 25 octobre 1840  représente un ensemble de 293 lettres, 1666 folios. Les lettres ont été transcrites par Hennequin, le secrétaire de Guizot. Elles sont rassemblées dans trois volumes de copies manuscrites reliées. Sur la mission ... Lire la suite ⇾