ROYERE, Jean
Auteur(s) : Garreau, Bernard-Marie
Dates1871-1956
Notice biographique
Jean Royère est le fondateur de La Phalange. C'est lui qui va publier dans sa revue, le 20 mars 1911, les Trois Poèmes en prose de Marguerite Audoux : Mon Bien‑Aimé (juillet 1901), où le souvenir d'Henri Dejoulx (Henri Deslois dans Marie‑Claire) se laisse deviner ; Nouveau Logis (octobre 1901) et Petite Abeille (octobre 1902), évocation poétique d'un insecte qui peut être rapprochée de la description de la mouche dans le deuxième roman, L'Atelier de Marie‑Claire [1].
« La Phalange est une revue littéraire à couverture orange, qui fut fondée par Jean Royère au début du XXe siècle. Le premier numéro parut le 15 juillet 1906. Elle s'était donné pour objet de soutenir la poésie néo‑symboliste. Valery Larbaud, ami de Royère, de Fargue, de Marguerite Audoux, lui consacrera dans le journal La Nacion de Buenos‑Aires, un article directement écrit en espagnol, lequel, traduit en français par Francisco Contreras – rare exemple de réciprocité linguistique – formera une plaquette qui sera tirée à un petit nombre d'exemplaires en 1927. » [Talva (François), Revue de Belles‑Lettres, sociétés de Belles‑Lettres de Lausanne, Genève, Neuchâtel et Fribourg, 1964, note 2 (cette luxueuse plaquette, tirée à cinquante exemplaires sur vélin à la cuve, reproduit la lettre 111, de Léon‑Paul Fargue à Marguerite Audoux du 31 mars 1911)].
[1] À propos de ces Poèmes, voir Roe (David), « Les Premiers écrits de Marguerite Audoux », in Bulletin des Amis de Charles‑Louis Philippe, n° 41, 1983, p. 48‑57