La mort d'Edmond de Goncourt chez son ami Alphonse Daudet à Champrosay le 16 juillet 1896 a donné lieu à de très nombreux articles. Au-delà du reportage sur la disparition soudaine du romancier, c'est la question de la future Académie Goncourt qui occupe alors tous les esprits.
Taine meurt le 5 mars 1893. Dans le même numéro du Journal, Maurice Barrès lui rend hommage en première page. Suivent trois interviews d'écrivains interrogés par Pradier : Zola, Coppée et Daudet. Le premier reconnaît en Taine un mentor. Coppée et Daudet admirent son agilité intellectuelle.
La mort d'Edmond de Goncourt chez son ami Alphonse Daudet à Champrosay le 16 juillet 1896 a donné lieu à de très nombreux articles. Au-delà du reportage sur la disparition soudaine du romancier, c'est la question de la future Académie Goncourt qui occupe alors tous les esprits.
Après la publication du dernier volume des Rougon-Macquart, Zola est promu officier de la Légion d'honneur. Rochefort et Drumont en sont ulcérés et attaquent le romancier dans la presse qui leur répond. Dans cette interview, Daudet fait l'éloge de l'intelligence de Rochefort que Zola avait mise en cause. Mais il a l'habileté de défendre le polémiste sans attaquer de front l'auteur de L'Assommoir. On voit ici se dessiner la fracture qui séparera les dreyfusards des anti-dreyfusards.
L'essor de la protestation anarchiste au cours des années 1893-1894 constitue une source d'inspiration pour les écrivains. La présente enquête se déroule juste après le procès d'Auguste Vaillant et avant son exécution.
Quatorze écrivains répondent à la question suivante : quel serait l'accueil fait à un roman dont un anarchiste serait le héros ?
À l'occasion de la reprise des Effrontés à la Comédie-Française, une enquête a été proposée par Le Journal concernant l'opinion que les artistes ont sur Émile Augier, quelques années après sa disparition. Pour la plupart, les réponses elle-mêmes sont identiques à celles qui avaient été données dans Le Gaulois du 26 octobre 1889 par les écrivains déjà sollicités.
Alexandre Dumas fils meurt le 27 novembre 1895. Le Journal lui consacre deux pleines pages. En outre, plusieurs artistes sont sollicités à cette occasion dont Zola, Alphonse Daudet, Jules Claretie, Catulle Mendès, Edmond Got, ex-doyen de la Comédie-Française et Eugénie Doche, actrice ayant joué à de multiples reprises La Dame aux camélias.
Se pose aussi la question de la succession de Dumas à l'Académie française.
Au début de l'année 1896, Paul Bourget intente un procès contre Alphonse Lemerre, son éditeur, à qui il reproche de l'avoir trompé sur ses chiffres de vente.
Avant l'issue du procès que le romancier gagnera, une enquête est menée auprès d'éditeurs et d'écrivains pour recueillir leur point de vue au sujet d'une éventuelle obligation de timbrer les volumes pour éviter les fraudes.
Publié quelques jours avant la mort de Daudet, cet entretien traite de l'Académie Goncourt. Même si les héritiers naturels ont perdu le premier procès visant à casser le testament d'Edmond le 5 août 1897, la bataille judiciaire continue puisque la famille a fait appel du jugement du Tribunal civil de la Seine.
Le 5 août 1897, la première chambre du Tribunal civil de la Seine déboute les héritiers naturels de Goncourt de leur demande d'annuler le testament d'Edmond de Goncourt. La famille fera appel et il faudra attendre la décision du 19 mars 1900 pour que l'Académie Goncourt puisse véritablement se constituer. Toutefois, cette première victoire amène déjà Alphonse Daudet en tant qu'exécuteur testamentaire à s'exprimer publiquement et à prendre un certain nombre de décisions : il veut réunir le plus vite possible les huit académiciens figurant dans le testament d'Edmond pour discuter du premier Prix Goncourt et élire les deux membres afin que l'Académie soit au complet. Le romancier rappelle aussi sa défiance par rapport aux institutions même s'il souhaite accomplir avec soin les dernières volontés d'Edmond de Goncourt.
En tant qu'exécuteur testamentaire de la succession Goncourt, Daudet s'est trouvé mis en relation avec le notaire Duplan. Alors que le procès bat son plein contre les héritiers naturels, cette pause explicative humoristique permet au public de patienter avant de connaître la décision du tribunal civil de la Seine.
La mort d'Edmond de Goncourt à Champrosay chez son ami Alphonse Daudet le 16 juillet 1896 a donné lieu à de multiples articles dans la presse. Au-delà de la mort d'Edmond, c'est la question de la future Académie Goncourt qui occupe tous les esprits dès le 17 juillet.
Alexandre Dumas fils meurt le 27 novembre 1895. Le Journal lui consacre deux pleines pages. En outre, plusieurs artistes sont sollicités à cette occasion dont Zola, Alphonse Daudet, Jules Claretie, Catulle Mendès, Edmond Got, ex-doyen de la Comédie-Française et Eugénie Doche, actrice ayant joué à de multiples reprises La Dame aux camélias.
Se pose aussi la question de la succession de Dumas à l'Académie française.
La mort d'Edmond de Goncourt à Champrosay chez son ami Alphonse Daudet le 16 juillet 1896 a donné lieu à de multiples articles dans la presse. Au-delà de la mort d'Edmond, c'est la question de la future Académie Goncourt qui occupe tous les esprits dès le 17 juillet.
En mai 1895, Oscar Wilde est condamné à une peine de deux ans de prison avec travaux forcés à Reading en raison de son homosexualité. Sous l'impulsion de Suart Merrill, le journal La Plume lance une pétition pour le faire libérer.
De nombreux écrivains français sont sollicités. Ils donnent leur avis dans la presse.
Le nombre de signataires se révélera insuffisant afin d'obtenir la libération anticipée de Wilde.
La naissance de l'Académie Goncourt sera longue et douloureuse. Si Léon Hennique et Alphonse Daudet s'emploient à respecter les dernières volontés d'Edmond de Goncourt, ils se trouvent ralentis par l'impressionnant inventaire des collections de la maison d'Auteuil qui doit d'abord être réalisé.
En outre, les héritiers naturels contestent la validité du testament. Pour se défendre, Alphonse Daudet et Léon Hennique choisissent l'avocat lorrain Raymond Poincaré.
La fin de l'année 1897 marque un tournant dans l'affaire Dreyfus. Le 16 novembre, Mathieu Dreyfus, le frère du condamné, révèle à tous le nom du véritable coupable Esterhazy, forçant le gouvernement à réagir. Zola a publié dans Le Figaro son premier article en faveur de la cause dreyfusarde le 27 novembre. Cet article propose deux interviews croisées de l'auteur des Rougon-Macquart et d'Alphonse Daudet. C'est le seul entretien du conteur des Lettres de mon moulin relatif à l'affaire Dreyfus. Pour lui, la culpabilité de Dreyfus est évidente. Quant à Zola, il soutient un point de vue opposé, comme le montrera la suite de l'Affaire. Nonobstant, Daudet se montre assez enclin à répondre au journaliste tandis que Zola, hostile au Matin, préfère se taire et mener sa propre campagne médiatique pour convaincre l'opinion de l'innocence de Dreyfus.