Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle

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Auteurs : Dumon, Pierre-Sylvain (1797-1870)

Auteurs : Flourens, Marie-Jean-Pierre (1794-1867)

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
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53 Paris le 20 Juillet 1855

Hubner, qui est venu hier, prend grand plaisir à penser que cest la dépêche de Bual à lui qui a causé la chute de Lord John, et qui pourrait amener celle du ministère. Je ne me rappelle plus cette dépêche. Mais il est évident que Hubner déteste les Anglais.
Il m'en est arrivé un hier soir qui m’a fait grand plaisir. C’est Lord Howard de Bruxelles. Il n’avait pas vu encore son ambassadeur et ne s'en soucie guerre. Il a de l’esprit, de la routine, de la pénétration. et je ne le trouve pas exagéré. Il m’a dit des choses retrospectives fort sensées.
Rien de nouveau. La Chambre des communes a dû voter hier sur la motion Rocheck. Et sans doute la rejetter. Vous voyez cependant qu’on insiste encore sur la production de certains papiers. On voudrait savoir quelle est la circonstance qui a décidé le refus de l'Angleterre d’accéder à la proposition de l’Autriche. Cela se devine mais on en veut les preuves.
Le général Crenneville a été nommé grand officier de la légion. C’est sans doute un retour d'un ordre autrichien au général d'Etang.
Duchatel me charge de vous dire que M. Bineau a écrit à l’Institut pour refuser la commission d’office. C’est ainsi qu'il s’exprime.
Morny m'écrit d’Ems. Il me regrette là, il a raison. Il a peu de ressource. Barthe est-là. Ils trouvent à un deux que l’opinion en Alle magne est moins favorable à la France qu’elle ne l'était l’année dernière. Notre résistance nous a grandi. Les allées sont moins craints. On admire les Français.
On traite très mal les Anglais Je crois tout cela très exact.

2 heures
Majorité de plus de 100 voix pour les ministres chez la motion de Rocbuck. Adieu. Adieu.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
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16. Paris le 2 juin 1855

Je vous en prie remettez vous. Je suis inquiète, cela dure.
J’ai vu Fould hier. Il a repris sa question de l’Institut. Certainement il faut quelque chose. L'hostilité se faisait sentir à toute occasion. Legouvée préféré à Ponsard par nulle autre raison que celle qu’on savait être par là désagréable au pouvoir. Je n’ai pas eu de réplique là, & je ne me connais pas aux autres exemples cités. Sinon, & & & au total, il y a peut être eu exagération dans les décrets, mais l’essentiel doit subsister ; l’Institut ne peut pas se croire tout à fait indépendant de l’état. On va faire dresser un mémoire des doléances, & on examinera. En tout état de cause on ne veut pas se brouiller avec l’Académie. Voilà à peu près. J’ai été très contente de Fould. Une satisfaction éclatante et puis la paix quand même d’autres ne la voudraient pas.
On est bien maître et la paix est le désir sincère de tout le monde. Hubner a dit hier à un diplomate que puisque les prop. de l'Autriche n’avaient pas été agréées ici et à Londres, et qu'on n’avait pas proposé de ces côtés-ci de nouvelles conditions, l'Autriche était en liberté de rester neutre et le rester. On parle ici très lestement de l'Autriche, et on dit de Hubner qu'il est très empêtré.
J'ai des nouvelles indirectes. de Pétersbourg. Point de direction unique et suprême. Une volonté dominante ne se fait point sentir, ni en guerre, ni en politique. Nesselrode, Orloff, Dolgoronsky toujours en faveur du blame sur l'Emp. Nicolas grand organisateur, mais ni homme d’Etat, ni homme de guerre. La faveur du G. D. Constantin pas si grande qu'on le dit.
Le roi de Sardaigne épouse La princesse Mary de Cambridge. Je vous redis tout en grande confusion et adieu. Adieu un peu vite. car je suis prise par de sottes affaires. Toujours Petersbourg & mon argent. Quelles chicaneries.
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