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Paris, le 20 mars 1840, le comte d'Haubersart à François Guizot
Berlin, ce 12 septembre 1834, Alexander von Humboldt à François Guizot
Val-Richer, Vendredi 20 septembre 1850, François Guizot à Dorothée de Lieven
Je suis charmé que les Danois soient victorieux. Les premiers bruits m’avaient inquiété. Si j'étais à portée, je voudrais savoir le fond des causes de l'obstination des Holsteinois. D'ici elle paraît si absurde qu'on ne la comprend pas. Car ils ne se font certainement pas tuer pour le seul plaisir d’Arnds et de Grimm et de tous ces unitaires Allemands qui ne leur envoient que de très minces secours. Cet acharnement d'un petit pays à ne pas vouloir de la paix, que veulent pour lui tous les grands états, a quelque chose qui n’est pas de notre temps. Je sais assez de l'affaire pour savoir qu'européennement les Danois ont raison. Je voudrais être aussi sûr que localement et selon les traditions et les lois des duchés, ils ont aussi tout-à-fait raison. Quand on n’est que spectateur, on a besoin d'avoir tout-à-fait raison, quand on est acteur, la lutte entraîne. Je trouve ces pauvres paysans Holsteinois plus entraînés qu’ils ne devraient l'être s'ils n’étaient poussés que par les intrigues des Augustenbourg ou par les chimères germaniques. Vous ne lèverez pas pour moi ce doute là, vous n’avez pas assez de goût pour la science.
Si j'étais à Paris, je vous montrerais huit ou dix pages que je viens d'écrire comme préface à la réimpression de Monk. Pas l'ombre de science, mais un peu de politique actuelle, et assez nette. Vous verrez cela avant la publication.
C'est grand dommage que vous ne soyez pas à Bade, entre toutes ces Princesses et Thiers. Cela vaudrait la peine d'être vu et décrit par vous. A coup sûr comme amusement, et peut-être aussi comme utilité. Il a précisément la quantité et la qualité d’esprit qu’il faut pour plaire en quatre ou cinq endroits à la fois. Je doute qu’il fasse rien de bien important ; il est trop indécis pour cela ; mais je ne crois pas non plus qu’il se tienne tranquille. Il est en même temps mobile et obstiné, et il change sans cesse de chemin, mais pas beaucoup de but. Je parierais qu'on ne vous a pas dit vrai au pavillon Breteuil quand on vous a dit qu’il était venu et qu’on l’avait vu. On tient beaucoup là à faire croire que les menées contraires pour les deux branches sont très actives. On vit de la dissidence.
Onze heures
Je vois que j’ai raison de ne pas croire au dire du pavillon Breteuil. J’aurais été fort aise de voir Tolstoy au Val Richer ; mais j’aime bien mieux qu’il soit retourné plutôt à Paris. Il est affectueux pour vous, et il vous est commode. Je vous quitte pour deux visiteurs qui viennent me demander à déjeuner ; M. Elie de Beaumont et M. Emmanuel Dupaty, la géologie et le Vaudeville, l'Académie des sciences et l'Académie française. Ce sont deux hommes d’esprit et deux très honnêtes gens, qui m’aiment et que j’aime. Adieu, adieu, adieu. G.
Mots-clés : Académie des sciences, Académie française, Elie de Beaumont, Jean-Baptiste-Armand-Louis-Léonce (1798-1874), Europe, Femme (politique), France (1848-1852, 2e République), Géologie, Politique (Allemagne), Politique (Analyse), Politique (Danemark), Politique (Internationale), Portrait (Dorothée), Réseau social et politique, Salon, Travail intellectuel
109. Val-Richer, Jeudi 23 août 1838, François Guizot à Dorothée de Lieven
Je voudrais bien voir vos instructions à Lady Clauricard. Est- ce que vous n’en gardez pas une copie ? Dites lui de vous en renvoyer une. C’est bien le moins qu’elle vous doive. Marie ne pourrait-elle pas en faire une ? Si j’étais là, je vous offrirais encore mon copiste, malgré sa bêtise. Soyez sûre qu’au besoin je vous parlerais de mes ennuis intérieurs aussi simplement que vous m’en parlez. Oui croyez hardiment que vous valez Lady Cowper pour moi. Mais malgré la tranquillité du moment je crains aussi toujours des ennuis pour vous-même. Vous m’avez fait connaitre des gens et des façons d’agir que je ne soupçonnais pas. Avec l’Empereur Nicolas et M. de Lieven, tout est possible. Aujourd’hui ne garantit point demain.
Un grand géologue français, M. Elie de Beaumont vient de m’envoyer son voyage à l’Etna. Je lisais cela hier soir. Il s’est promené je ne sais combien de temps, sur une croûte de terre assez mince, au dessous de laquelle sans rien voir, il entendait gronder et bouillonner des flammes, des eaux, des laves des pierres ; le sol pouvait à tout moment éclater sous ses pieds.
Vos barbares sont ainsi faits. Il n’y a point de sûreté. Faites vos affaires vous-même. Assurez, ménagez vos moyens d’indépendance. J’y pense plus souvent que je ne vous le dis. Je suis plus tranquille sur l’Angleterre que sur vous. Non que tous les éléments d’explosion n’y soient. Entre la folie de M. Curran et celle de Lord Londonderry, il y en a plus qu’il n’en faut pour mettre le feu à un grand pays. Mais de l’un à l’autre de ces fous, la distance est longue, & remplie d’une foule de sages, très intelligents, et très résolus qui ne permettront pas aux deux petits bataillons de fous d’en venir aux mains. Voilà le résultat d’un bon et long gouvernement libre ; il n’empêche pas le mal ; il le provoque même et le développe ; mais il provoque, et crée un même temps une masse de bien, forte et compacte, qui pèse beaucoup plus dans la balance. Et puis, je vois dans tout cela bien des folies, et des colères simulées, celles de M. O’Connell et de Lord Lyndhurst par exemple. Si le péril devenait pressant, si les paroles entraînaient des actes, leur emportement radical et tory tomberait, je crois, bien vite.
Qu’est-ce que c’est donc que cette capture d’un Schooner anglais dans la mer noire ? Nous finirons par payer en Europe les frais de la rivalité anglaise et russe, en Asie. Car c’est de l’Asie au fond que la Russie, et l’Angleterre sont préoccupées. Du reste, je le veux bien. J’ai envie de voir rentrer l’Asie dans la circulation des événements. Il faut que l’Europe remue et régénère le monde entier. Ne seriez-vous pas curieuse de savoir où en seront les choses, dans 500 ans ?
Je vois dans le Constitutionnel qu’il a été question d’un mariage entre le fils du Roi Ernest et une fille de l’Empereur Nicolas. Je n’y puis croire. Et puis le Constitutionnel ignore évidemment que le jeune duc de Cumberland est aveugle. Vous voyez que je lis bien mes journaux.
10 heures
Je n’ai point de nouvelles à vous envoyer. Mais en revanche, je ne vous en demande point. C’est vous que je veux, non pas vos nouvelles. Du reste dans la disette générale, vous glanez à merveille. Vous verrez Pahlen aujourd’hui. Il fournira à quelques heures. Mais vous serez obligée d’employer la méthode socratique. Il ne parle pas tout seul. Plus d’étourderie, je vous prie malgré mon prétendu contentement. J’aime mieux qu’elle soit de Pépin que de vous. Adieu. Tous ces revenants de Londres ont été bien vite usés, à ce qu’il me paraît. Vous avez raison. Pour vous, et malgré votre amour pour Londres, ils ne valent pas plus que cela. Adieu. G.
Mots-clés : Diplomatie, Elie de Beaumont, Jean-Baptiste-Armand-Louis-Léonce (1798-1874), Femme (mariage), Finances (Dorothée), France (1830-1848, Monarchie de Juillet), Géologie, Nicolas I (1796-1855 ; empereur de Russie), Politique (Angleterre), Politique (Internationale), Politique (Russie), Presse
Beffort, le 6 octobre 1838, Léonce Elie de Beaumont à François Guizot
Belfort le 6 octobre 1838.
Monsieur,
J’ai reçu ces jours derniers la lettre que vous avez bien voulu me faire l'honneur de m'adresser le 3 septembre. Elle a dû faire plus d'un ricochet avant de m'atteindre ce qui l'a beaucoup retardée et ce qui peut seul expliquer comment j'en suis encore à vous remercier de l'attention que vous avez l'extrême bonté de vouloir bien accorder à mon petit travail sur l'Esterel et du jugement trop indulgent que votre bienveillance s'est plu à en porter.
J'ai aussi à vous remercier, Monsieur, pour l'honneur que vous voulez bien me faire en me posant diverses questions relatives aux points les plus importants de la géologie. Je l'apprécie trop pour vous renvoyer à des livres, et vos questions sont si précises et s'enchaînent si bien que je ne puis mieux faire que de les transcrire une à une et d'y répondre successivement ; je me bornerai à vous citer un petit nombre de sources spéciales pour certains points particuliers ; je dois cependant avant tout vous rappeler que vous trouverez une partie des lumières que vous cherchez dans le Discours de Mr. Cuvier sur les révolutions de la surface du globe,[1] ouvrage d'une haute portée et dans lequel les progrès journaliers de la science font découvrir des lacunes, plus souvent que des erreurs positives.
1°. Quelles sont les principales révolutions par lesquelles le sol de la France a passé avant d'arriver à son état actuel ?
Ces révolutions sont celles qui ont accompagné le soulèvement des principales chaines de montagnes qui traversent la France et les contrées immédiatement adjacentes, celles qui ont accompagné le soulèvement des Pyrénées et le dernier soulèvement survenu dans les Alpes ont été peut-être les plus considérables de toutes. La dernière a laissé presque exactement notre continent dans son état actuel. Elle a été accompagnée par le passage d'énormes courants d'eau qui ont creusé ou au moins façonné la plupart des vallées, non seulement dans les pays de montagnes, mais aussi dans les pays de plaines. Les vallées de la Seine, de la Loire, de la Garonne, la vallée d'Auge etc. sont des exemples frappants de l'action de ces courants qu'on nomme [ordinairement] courants diluviens.
Il y a eu, en tout, une douzaine de grandes révolutions générales qui ont laissé des traces sur la surface de la France ; j'en ai énuméré 9 ou 10 dans un petit article que vous avez bien voulu faire insérer dans la Revue française en 1830.[2]
2°. Peut-on rapporter ces révolutions à des époques déterminées et, dans cette hypothèse, à quelles époques ?
On ne peut assigner de date précise à aucune de ces révolutions, on ne peut, quant à présent, indiquer que leur ordre de succession ; cependant on peut déjà fixer quelques limites au moins au temps écoulé depuis qu'elles ont eu lieu. Ainsi par exemple, il parait certain que toutes sont antérieures à l'existence du genre humain, car on n'a jamais trouvé d'ossements humains, ni d'objets de produits des arts humains dans les débris transportés même par la dernière de ces révolutions, de sorte que le diluvium des géologues n'a de commun que le nom avec le déluge des anciens historiens. On a plus d'une fois, et dans des intentions diverses, prétendu avoir trouvé des ossements humains antédiluviens, mais ces prétendues découvertes se sont toutes trouvées apocryphes, l'homo diluvii testis de Scheuchzer s'est trouvé être une grande salamandre.[3]
La dernière des révolutions géologiques arrivées en Europe remonte par conséquent à 5 ou 6000 ans pour le moins ; mais je crois qu'à cette assertion on peut en ajouter deux autres ; 1°. le temps écoulé depuis la dernière révolution géologique arrivée en Europe ne surpasse pas beaucoup 5 à 6000 ans, car les changements opérés dans cet intervalle sont si peu de chose qu'on serait fort embarrassé pour concevoir que cet intervalle ait été très long. 2°. Il est au contraire certain que l'ensemble des périodes géologiques antérieures à la dernière révolution, a dû être d'un très grand nombre de milliers d'années, car la somme des effets produits par des causes lentes pendant les périodes géologiques, tels que les dépôts des sédiments, fins, est incomparablement plus grande que de la somme les effets analogues produits depuis 5 à 6000 ans. J'ai traité ce sujet avec quelque détail dans mes leçons au collège de France et il se trouve résumé fidèlement dans l'article chronologie géologique de l'encyclopédie nouvelle de M.M. Reynaud et Leroux.[4]
3°. Quelles sont les grandes traces, encore visibles, sur notre sol, des révolutions par lesquelles il a passé ?
Ce sont principalement les chaines de montagnes soulevées, telles que les alpes, les Pyrénées, le jura, la côte d'or etc ; les dépôts marins soulevés sur leurs flancs ou dessus de la limite des neiges perpétuelles ; les vallées creusées par les masses d'eau que les commotions du sol avaient mises en mouvement ; les déblais produits par ce creusement transportés à de grandes distances, et qqes fois en masses énormes. rien n'est plus curieux par exemple que de voir les environs de genève et les pentes du jura jonchés de gros blocs de granite arrachés aux flancs du mont-blanc.
4°. Quels sont, en France, les principaux dépôts de fossiles animaux et végétaux ?
Ces dépôts sont véritablement innombrables. Les 2/3 environ du sol de la France sont couverts ou même formés, sur une épaisseur inconnue mais certainement très grande (souvent plus de 6000 pieds) de couches de sédiment qui ont été produites dans la mer ou, plus rarement, dans l'eau douce et qui presque toutes renferment un grand nombre de débris d'animaux et en sont même quelquefois presque entièrement composées. Mais ces débris organiques ne sont quelquefois reconnaissables que pour des yeux exercés et souvent ils sont difficiles à détacher de la pierre. On peut citer comme particulièrement riches en débris d'animaux faciles à isoler et à étudier, 1°. Les dépôts meubles produits par les courants diluviens ; c'est là qu'on trouve les éléphants fossiles, 2°. la pierre à plâtre de Montmartre ; c'est là que Mr. Cuvier a trouvé les diverses espèces de Paléothériums et d'anoplotheriums qu'il a figurés. 3°. Les sables calcaires qui se trouvent dans le parc de la ferme modèle de Grignon ; Mr. Lamarck[5] y avait trouvé 600 espèces différentes de coquilles fossiles 4°. Les carrières de la côte Ste Catherine près de Rouen (coquilles fossiles de la craie inférieure) 5°. Les carrières des moutiers près de Caen, (coquilles du calcaire jurassique) etc etc...
Quant aux végétaux leurs principaux dépôts sont les couches de houille et de lignite et c'est surtout dans les couches argileuses qui avoisinent la houille qu'on trouve les plus belles impressions végétales ; les plus nombreuses ressemblent à des fougères.
5°. Quelles sont les principales espèces contenues dans ces dépôts ?
Ces espèces sont presque innombrables. Il est probable que si on les connaissait toutes elles seraient beaucoup plus nombreuses que ne le sont celles de la création actuelle. On connait je crois aujourd'hui 6 à 7000 espèces différentes de coquilles fossiles, les madrépores, les insectes, les reptiles, les mammifères fossiles se comptent aussi par milliers ou au moins par centaines. On connait plus de 600 espèces différentes de plantes fossiles. Ce qu'on a dit de plus curieux sur les corps organisés fossiles se trouve résumé 1°. Dans le discours de Mr. Cuvier sur les révolutions de la surface du globe. 2°. Dans un ouvrage récent de Mr. Buckland qui forme un des Bridgewater treatises ; (cet ouvrage est destiné à tous les hommes réfléchis, il en a été vendu un grand nombre d'éditions.)[6] 3°. Dans un discours sur les végétaux fossiles lu par Mr. Adolphe Brongniart dans la séance publique de l'Académie des sciences du mois de septembre 1837 et imprimé dans le compte rendu.[7]
6°. Les espèces qui existent actuellement sur notre sol sont-elles mêlées, dans tous ces dépôts, aux espèces qui n'existent plus ? ou bien y a-t-il des dépôts qui ne contiennent que des espèces qui n'existent plus ?
Plus des 2/3 des dépôts dont se compose l'échelle géologique contiennent, à peu près exclusivement, des fossiles dont les analogues n'existent plus ; c'est presque uniquement dans les dépôts les plus modernes, qu'on nomme tertiaires qu'on trouve des espèces qui ont des analogues vivants. Ce ne sont que des êtres d'une organisation assez imparfaite tels que des coquillages qui ont des analogues parmi les fossiles tertiaires. Il est douteux qu'aucun des mammifères ou des poissons de l'époque actuelle ait des analogues exacts parmi les fossiles.
7°. Les fossiles contenus dans ces dépôts appartiennent-ils tous à une même époque, à un même état de notre sol, ou bien à des temps et à des états successifs ?
Les fossiles n'ont pas tous coexisté. Les terrains qui les renferment ont été déposés couches par couches et il n'y a presque pas de couches ou de groupes de couches qui ne renferment quelques fossiles qui ne se trouvent ni au-dessus ni au-dessous. Généralement entre deux grandes révolutions le sol de l'Europe a été habité par un système organique particulier, distinct, au moins en partie, de celui qui l'avait précédé et de celui qui devait le suivre. On peut faire dans la série des époques géologiques au moins trois grandes coupures qui diffèrent encore plus l'une de l'autre sous le rapport des êtres organisés que la dernière de ces coupures ne diffère de l'époque actuelle. En général les animaux les plus parfaits ont paru les derniers, peut-être parce que l’atmosphère ne s'est épuisée que par degrés. Il n'y a eu de mammifères que dans la seconde moitié des époques géologiques. On ne peut pas dire que les végétaux aient précédé les animaux ou vice versa. Dans les périodes les plus anciennes il y a eu à la fois des végétaux et des animaux ; mais il est vrai de dire que les recherches actuelles des géologues sont bien loin de pouvoir remonter à l'origine des choses.
Je vous demande mille pardons, Monsieur, pour ce long griffonnage. Je vous laisse bien à faire pour y trouver des réponses catégoriques aux questions nettes et précises que vous m'avez posées. Notre science est encore si imparfaite qu'il n'est pas très facile de l'abréger. Je m'estimerais bien heureux qu'il put vous fournir au moins en partie des moyens de remplir votre objet et je ne le serais pas moins qu'il vous suggérât quelques nouvelles questions auxquelles, à mon prochain retour à Paris je pourrais peut-être répondre d'une manière moins imparfaite.
Permettez, je vous prie, Monsieur, qu'en vous renouvelant tous mes remerciements pour une marque si honorable de votre souvenir je vous offre l'expression du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur et dévoué confrère
[1] Cuvier, 1826, Discours sur les révolutions de la surface du globe : et sur les changements qu'elles ont produits dans le règne animal., Dufour et d’Ocagne, Paris. D’abord publié en 1821, mais publié pour la première fois en 1826 sous ce titre.
[2] Recherches sur quelques-unes des révolutions de la surface du globe, présentant différens exemples de coïncidence entre le redressement des couches de certains systèmes de montagnes
et les changements soudains qui ont établi les lignes de démarcation qu’on observe entre certains étages consécutifs des terrains de sédiment ; par M. L. Elie de Beaumont. Mémoire inséré en plusieurs parties dans les Annales des sciences naturelles, de septembre 1829 à février 183o. Paris, chez Crochard, libraire, éditeur, cloître Saint-Benoît, n° 16., Revue française N°XV, mai 1830, pp. 1-58., Paris, Alexandre Mesnier Libraire.
[3] Le squelette fossilisé d’une salamandre géante découverte dans le gisement d’Öhningen compte parmi les fossiles les plus célèbres de l’Histoire. Le Zurichois Johann Jakob Scheuchzer estimait qu’il s’agissait des vestiges d’un être humain mort par noyade lors du Déluge. Savant du XVIIIe siècle, pionnier de la paléontologie. https://blog.nationalmuseum.ch/fr/2024/07/le-temoin-du-deluge/
[4] Article « Chronologie géologique » Encyclopédie nouvelle. 3 / publ. sous la dir. de MM P. Leroux et J. Reynaud ; avec une introd. de Jean-Pierre Lacassagne, 1836-1842, Leroux, Pierre (1797-1871) et Reynaud, Jean (1806-1863). Éditeurs scientifiques, pp. 581-585. Sur la question de la datation en géologie voir
[5] Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet, chevalier de Lamarck (1744-1829), Mémoires sur les Fossiles des environs de Paris, comprenant la détermination des espèces qui appartiennent aux animaux marins sans vertèbres dont la plupart sont figurés dans la collection des vélins du Muséum, et Suite des Mémoires..., Ann. Mus. Hist. nat., t. 1 à t. 8,1802-1806.
[6] Treatise VI, by William Buckland. Geology and Mineralogy Considered with Reference to Natural Theology. 2 vols., 1836
[7] Considérations sur la nature des végétaux qui ont couvert la surface de la terre aux diverses époques de sa formation, par M. Adolphe Brongniart, Lues dans la séance publique du lundi 11 septembre 1837.
