Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle


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Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Haubersart, Alexandre Florent Joseph, comte d' (1771-1855)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

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Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

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Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

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Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

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Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

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Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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172 Val Richer, lundi 2 octobre 1854

J’ai lu attentivement, les rapports de l’amiral Hamelin et de ses officiers. A part le mérite et le succès de l'opération même, ils m'ont plu ; ils sont sérieux et simples, sans fanfaronnade et pleins d’entrain. Je connais beaucoup le contre amiral Bouet qui a été la cheville ouvrière du débarquement. C’est un officier très distingué, spirituel, animé, hardi, beau parleur et bon acteur. Il doit avoir de la puissance sur les hommes.
J’ai lu aussi les dépêches Autrichienne et Prussienne en réponse à votre réponse en la communiquant à leurs agents J’aime mieux l’Autrichienne, quoiqu’elle soit aussi trop verbeuse. Elle a moins de prétentions. Il est clair que tant que la pression Anglo-française, ne sera pas plus forte les Allemands ne vous feront pas la guerre.
Voici une nouvelle d’un intérêt très private. et qui m’a fait grand plaisir. On ajourne au moins d’un an le boulevard de la Madeleine à Mousseaux. Ainsi je suis sûr de passer encore l’hiver tranquillement dans ma petite maison. Je ne suis pas difficile en fait d'avenir ; un an me paraît beaucoup. C'est à cause de l'exposition de l'industrie de l'an prochain que cet ajournement a lieu. Il y a assez de décombres dans Paris. On construit à ce qu’il paraît, rue de Rivoli, pour les étrangers de 1855, un hôtel garni qui sera gigantesque et magnifique. On s'attend à une exposition très brillante, spectacle et spectateurs. Revenez rue St Florentin, soyez ma fête de 1855.
Midi
Voilà votre 140. Malgré vos observations et le passeport grec, je persiste ; Madame Kalergis prouve qu’on peut être russe et passer l'hiver à Paris. Je trouvais déjà que Mad. Svetchine, et la comtesse de Stackelberg étaient des exemples suffisants, et que, si l’âge et la mauvaise santé étaient, pour elles, de bonnes raisons, les mêmes raisons pouvaient être bonnes aussi pour vous. Mais Mad. Kalergis n’a pas même les raisons-là ; elle est jeune, elle se porte bien. Elle est de plus la nièce du comte de Nesselrode ; elle vient de tenir, pendant je ne sais combien de mois, la maison de son oncle. Pour l’apparence du moins ce n’est pas une personne insignifiante. Et pourtant on l’autorise. Pourquoi serait-on. plus rigoureux envers vous ? Ce que Mad. Kalergis fait pour s'amuser, ne pouvez-vous pas le faire pour n'être pas malade ?
On s'attend à une exposition très brillante, Si j'en croyais mes journaux de ce matin, Sébastopol serait pris, et sans grand peine. Il est au moins certain qu’une première bataille a eu lieu. J’attendrai bien impatiemment mon courrier demain. Adieu. Adieu. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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149 Val Richer, Dimanche 11 Nov. 1855

Je viens d'avoir le feu chez moi un feu assez grave ; une grosse poutre embrasée. Il a fallu démolir deux plafonds & & la fumée ne m’avait pas envahi dans mon cabinet, la maison aurait pu brûler. Mais la fumée m’a averti à temps. J’attends le charpentier pour voir ce que seront les réparations. Je n'en compte pas moins partir demain et vous voir le soir. J'y compte tout-à-fait, et tous mes arrangements restent les mêmes. Pourtant, si quelque accident nouveau survenait, si je découvrais un foyer inconnu, je serais bien forcé d'y regarder. Je ne le crois pas du tout ; je prends seulement cette précaution pour que vous ne vous inquiétiez pas en cas. Il n’y a pas eu un moment de danger, ni d’inconvénient pour personne. C’était un feu latent. Ce n'est qu’un ennui et une dépense. Adieu. Adieu, à demain. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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122 Val Richer Mercredi 17 Oct. 1855

L’article d’hier dans les Débats sur l'opposition qui essaye de s'organiser en Angleterre n’est pas bon ; il ne faut pas malmener le futur parti conservateur, ni désespérer de son avenir quelque éloigné que puisse être l'avenir, et quelque incohérents que soient aujourd’hui les éléments du parti. Les reproches sont vrais ; mais on peut faire des reproches avec bienveillance et en servant, ou avec malveillance et en nuisant. Du reste l'article ne m'étonne pas voyant la signature John Lemoinne est un honnête garçon et de beaucoup d’esprit mais de peu de cervelle et qui aime par dessus tout la nouveauté, le mouvement et le bruit.
Il me semble que les violences du Times, contre la Prusse ont amené un peu de réaction, je vois qu’on dément les brutalités de Sir Alexander Malet. Elles sont probablement très vraies, mais le démenti n'en vaut que mieux.
Les Turcs n'ont décidément de bonheur, que lorsqu’ils sont tout seuls en face de vous et vous, on dirait que vous les ménagez, et que vous ne voulez pas, même en vous battant, vous brouiller sans retour avec eux.
Soyez assez bonne pour remercier, de ma part, M. de Moltke d'avoir dissipé mon ignorance. Si j'étais Danois, je ne comptais pourtant guère sur ce que fera le Prince Ferdinand quand il sera roi ; il fera comme les autres ; il donnera ou acceptera au constitution, en tâchant de s'en tirer au meilleur marché possible. Les Rois ne sont aujourd’hui, ni fous, ni braves.
Avez-vous fait attention aux derniers document publiés à Turin et reproduits à Paris sur la tentative d'alliance contre vous, et dans l’intérêt de la Turquie, avant 1789 ? Ils font honneur à l’intelligence Piémontaise. L’analogie des situations est singulièrement frappante. Seulement était alors la France qui prenait l’initiative, dans un intérêt Français ; et l'Angleterre s'y refusait, tenant plus de compte de l’intérêt anglais d'alors que de l’équilibre Européen. La France a été plus désintéressée. aujourd’hui.

Onze heures
La cloche du déjeuner sonne. Adieu, adieu.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
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1. Paris vendredi 18 mai 1855

Ah que je me suis réveillée triste, comme j’ai le cœur serré ! Le duc de Noailles & Morny se sont rencontrés hier, très bien entendus. J’ai vu Flahaut un moment aussi. Il m’a raconté ce qu'annonce le Moniteur ce matin. Canrobert cédant le commandement à Pélissier. Remarquez ce qu'il y a déjà de victimes de le guerre depuis un an. Chez nous Menchikoff, l’Empereur Nicolas ; de ce côté St Arnaud. Le ministère Aberdeen, Drouin de Luys, Rechid Pacha, Canrobert, tous les principaux personnages disparus de la scène.
Montebello & les Sébach m'ont tenu compagnie le soir. Tout le monde est curieux de l’Académie. Morny avait bien l’air décidé d'en parler à l’Empereur.
Il devait y avoir hier un dîner aux Tuileries, les Flahaut en étaient. Ils ont été décommandés au dernier moment. On ne sait pourquoi car l’Impératrice & l’Emp. se sont promenés comme de coutume. Lisez Maudt dans le journal des Débats de ce matin. Je trouve le récit bien, il m'a bien intéressée. Je viens de voir votre petit gros qui ne m'a rien dit qui mérite d’être relevé.
A propos hier M. me dit que les nouvelles de Vienne étaient mauvaises, mauvaises pour vous. J'ai dormi cette nuit, mais ma toux ne me quitte pas Vous voilà bien content chez vous, vos fleurs, vos arbres. vos enfants, que de propriétés et de prospérités. Moi j'ai Cérini. Adieu. Adieu.
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