Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle

Votre recherche dans le corpus : 20 résultats dans 6062 notices du site.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Bertin de Veaux, Louis François (1771-1842)

Auteurs : Darcy, Hugues-Iéna (1807-1880)

Auteurs : Darcy, Hugues-Iéna (1807-1880)

Auteurs : Darcy, Hugues-Iéna (1807-1880)

Auteurs : Darcy, Hugues-Iéna (1807-1880)

Auteurs : Darcy, Hugues-Iéna (1807-1880)

Auteurs : Darcy, Hugues-Iéna (1807-1880)

Auteurs : Darcy, Hugues-Iéna (1807-1880)

Auteurs : Lamartine, Alphonse de (1790-1869)

Auteurs : Carné, Louis de (1804-1876)

Auteurs : Beaupoil, comte de Saint-Aulaire, Louis-Clair de (1778-1854)

Auteurs : Vitet, Louis, dit Ludovic (1802-1873)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
MF-G-L#019_00265.jpg
70 Paris le 7 août 1855

Ah voilà de la tristesse. Vous ne venez pas, & vous êtes inquiet de votre fils. J'espère, que votre lettre demain sera meilleure bonne. Je vous assure que je ne penserai qu’à lui jusque là. J'ai eu une fameuse frayeur avant hier. On est venu me dire que Morny était tué par Changarnier. C'était sûr. La bourse, les chemins de fer en dégringolade. qu' est ce que cela me faisait mais Morny, Morny. J’ai courru moi-même aux enquêtes, j’ai été rassurée mais jusqu'à ce que je le fus j’ai été je vous réponds bien tourmentée, et j'en suis encore un peu malade. Toute frayeur ou émotion se porte chez moi sur les entrailles. Vous ne sauriez croire la sensation qu’avait produite cette fausse nouvelle.
Il n’y en a point d’autre au reste. On ne s'occupe que de l’arrivée de la reine. L’Empereur reçoit demain les prisonniers russes. Sebach, les lui présente. Je viens de voir un moment Baroldinguen. Il arrive de Stuttgard. Il regrette bien que son roi ne vienne pas, et le roi le regrette aussi. Et moi aussi. Il pouvait ressortir du bien de cette visite. Adieu. Adieu. Donnez-moi de bonnes nouvelles. demain, & faites bien mes. amitiés à votre malade.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
MF-G-L#019_00245.jpg
64. Paris le 31 Juillet 1855

J'ai été hier à Enghien avec Sebach. J’ai passé une heure avec Bulwer. L’endroit est charmant, mais il n’y a pas un coin pour y loger. Bulwer croit à ce que je vous ai dit de Cowley. Il sait de plus que Cowley désire ce changement et qu'il l’a même demandé. Il m'annonce aussi que nous ne gagnerons rien à cela. Il nous déteste pour le moins autant que Radcliffe. Il n'a pas idée qui aurait paru. Tout ceci au reste n’est pas fait encore, et j’en douterai longtemps.
Cette course m’a fait manquer plusieurs visites, entre autres Heckern & Milnes que je regrette. J’ai vu le soir Duchatel & Montebello. On ne sait rien, absolument rien. Quel succès votre emprunt. Trois milliards 600 millions. Richesse et confiance, voilà ce que cela prouve. On me dit que cela prouve aussi, du jeu. Je n’entends rien à cela.
Brignole, rue St Dominique 66. J’ai eu une longue lettre de Morny. Content de la santé & de ses plaisirs. Peu de goût pour la société de Mad. Kalergi. Les passants qui ont vu l’entrée de l’Impératrice. hier lui ont trouvé l'air très pâle. Je n’ai point du tout de nouvelles à vous dire. Adieu. Adieu.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
MF-G-L#019_00164.jpg
44. Paris le 11 Juillet 1855

Tout le monde a été surpris hier de ne pas voir confirmée la nouvelle de la veille. Elle était officielle, et l’Empereur lui-même l'a contée à dîner à Lady Ashburton mais dans la soirée est venu comme je vous l’ai dit le démenti. C’est un singulier mistake. Il faut que Pélissier soit un peu étourdi. Hubner qui était venu chez moi m’avait conté la première dépêche ajoutant avec une satisfaction continue que nous avions été repoussés avec des pertes immenses. enfin pour le moment, nous ne sommes pas encore battus.
Hubner a un air dégagé. Je ne lui ai pas parlé du discours du trône, (délicatesse exagérée) lui était comme de coutume aigre pour nous et nous décla rant ruinés. Je lui ai demandé le cours de change de Vienne. & je lui ai dit le nôtre. Il m’a dit que cela ne prouvait rien. Il a un parti pris de se montrer content. Je sais cependant qu'il a eu des prises assez vives ici.
Les nouvelles de Londres sont assez mêlées. La situation de Lord John dans le Cabinet ne parait pas tenable, & l’indignation de la Chambre est soulevée contre lui. C’est très bien d’être franc, mais pourquoi n'a-t-il pas commencé par là en venant de Vienne ?
Vous avez donc oublié son premier discours alors. Plus belliqueux que qui que ce soit C'était après vos victoires du mamelon vert. Ceci est après la tour Malakoff manquée. Le fond de tout cela est qu'il veut redevenir premier ministre, et qu'il y aura encore du scandale à la Chambre.
Toutes les lettres le disent. Greville est reparti hier après m’avoir pris toute ma matinée. Je le regrette bien. Sa dernière journée avait été passé à Villeneuve l’étang. Petit couvert de 12 personnes. Promenade en bateau. Promenade en char à boeux. Enfin toutes les faveurs.
Vous voyez le bruit que fait le mot à Londres. Je ne pense pas que ce soit grand, cependant c’est mauvais.
La reine arrive le 17 août. Morny part Samedi pour Ems. Je le regretterai. Flahaut retourne Lundi à Londres. Les Shelbourne restent encore ici.
Lady Holland m'écrit mille choses exagerées sur la situation anglaise. Adieu. Adieu.

P.S.. Je viens de causer avec un italien le Dr Pantaleone venant de Rome, homme d’esprit, je ne sais pas du reste ce qu'il est, il me dit, que la situation temporelle du Pape est détestable. Elle ne tiendra pas. Il restera Pape à Rome mais le reste de ses états lui échappera. Si les Français quittaient, ce serait fait de tout, on serait entre les mains des égorgeurs. Il est grand ami de Palmerston, Minto, John Russell. Les révolutionnaires italiens détestent surtout l’Emp. Napoléon.
Je vous ai dit je crois que le duc de Noailles est parti hier pour Londres, avec sa femme & ses enfants. Il reviendra dans huit ou dix jours On me dit que l’Empereur a reçu à merveille M. de Sacy.
Formats de sortie

atom, dcmes-xml, json, omeka-xml, rss2