Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle


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Auteurs : Daniel, Ch. (?-?)

Auteurs : Doudan, Ximénès (1800-1872)

Auteurs : Luce, Siméon (1833-1892)

Auteurs : Hallam, Henry (1777-1859)

Auteurs : Doudan, Ximénès (1800-1872)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Croker, John-Wilson (1780-1857)

Auteurs : Croker, John-Wilson (1780-1857)

Auteurs : Croker, John-Wilson (1780-1857)

Auteurs : Croker, John-Wilson (1780-1857)

Auteurs : Austin, Sarah (1793-1867)

Auteurs : Whewell, William (1794-1866)

Auteurs : Panizzi, Antonio (1797-1879)

Auteurs : Wright, Thomas (1810-1877)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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On n’a pas, à la bibliothèque de la Chambre des Députés, l’édition des Mémoires de Sully que j’y ai demandé. Celle que je pourrais vous faire envoyer n’est pas lisible pour vous. On me promet, l’autre pour Mercredi prochain. Je vais faire dire qu’on l’apporte chez vous. Adieu ; vous êtes à Longchamp, triste, j’espère, j’en suis sûr. Moi, je pars dans une demie-heure, triste aussi. Je voudrais vous envoyer autre chose que de la tristesse. Je voudrais vous envoyer de la joie, pourvu qu’elle ne vient que de moi. Je me permets l’égoïsme avec vous. J’en ai le droit. Il faut bien que je me le permette. Il ne servirait à rien de me le défendre.
Adieu. G.

Jeudi 5 h. 1/4.

Auteurs : Villemain, Abel-François (1790-1870)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)
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Voilà Sainte Beuve maître de conférence à l'Ecole normale : il y a bien longtemps qu'il a envie de ce poste. Vous rappelez-vous cher Monsieur, combien il l'a sollicité de vous pendant que vous étiez ministre de l'Instruction publique ? Mais il venait de publier Volupté et cela vous paraissait un titre inadmissible.

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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127 Val Richer, Lundi 22 oct. 1855

Ce qu’on veut faire me semble clair, on vient de prendre Kimburu, ou prendre Oczakoff, et on partira de là pour remonter jusqu'à Nicolajeff. Je me figure que ce ne sera pas cette année ; les préparatifs pour une campagne navale dans un fleuve, doivent être long et la saison fera bientôt, obstacle à tout. Ce sera pour le printemps prochain. On dit que, Nicolajeff tombé, il vous sera absolument impossible de défendre la Crimée, si elle n’a pas été conquise d’ici- là.
J’ai grande compassion de votre nièce Louise, et je plains son mari d'aller faire cette triste guerre, que vous ne ferez certain nement pas sans gloire, mais où votre principale espérance est, ce me semble, de la prolonger indéfiniment et de lasser vos ennemis sous le poids de leurs succès. On dit que vous ne voulez pas de la paix. Je voudrais qu’on me dit qui en veut.
Vous devriez faire, demander, à la circulating Library de Galignani, deux nouveaux romans anglais, North and South, de Mistriss Gaskall, ce Merkland, par l’auteur de Margaret Maitland que je vous engage aussi à lire. Tous les trois sont pleins de vérité et d'intérêt. Les éditions que mes filles ont ici sont si fines qu'elle ne vous serviraient à rien ; mais les éditions originales Anglaises sont en assez gros caractères, et Galignani doit les avoir à la fin de la matinée vers 6 heures quand je suis las de travailler, je lis les romans qui m'intéressent vraiment beaucoup.
J'ai vu deux lettres de Constantinople, assez curieuses, en ce qui touche l’armée anglaise, elle se fortifie, et se reforme. Il y a beaucoup d’ardeur parmi les officiers, un désir passionné de retrouver leur part de succès, et les nouveaux soldats profitent des exemples Français. Ils travaillent davantage, supportent mieux la fatigue. Ceux qui écrivent sont des officiers français blessés et point suspects de complaisance anglaise.

Onze heures

Brougham pacifique, Lyndhurst pacifique, Gladstone pacifique, d'Israeli pacifique. Qu'importe ? J'écrirai à la Duchesse de Sutherland. Adieu, adieu. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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62 Val Richer. Lundi 30 Juillet 1855

Mes deux journaux des Débats, d’hier et tous les autres journaux ensemble ne m’ont absolument rien appris. Du reste, tant que nous n'aurons pas, ou la prise de Sébastopol ou la paix, nous trouverons, et avec raison, qu’on ne nous apprend rien. Quand des événements commencent, les petites choses suffisent à la curiosité ; il en faut de grandes quand on est las d'être ému et d'attendre.
Je ne connais pas sir Hamilton Seymour, Pour Lord Cowley, je ne m'étonne pas qu’il ait été mischievous ; il a de la passion sans esprit, et assez d'autorité sans jugement. Je ne crois pas à la retraite de Lord Stratford, pas plus qu'à son renvoi. On n'abandonne pas le théâtre sur lequel on règne. Il faut être aussi malade, et aussi las, et avoir un grand esprit comme Dioclétien, ou Charles Quint, pour abdiquer.
A propos de Charles Quint, avez-vous lu celui de M. Mignet, et sa Marie Stuart et son Antonio Perez ? Cela vous amuserait. C'est de l’histoire bien comprise et bien racontée, quoique avec des allures un peu raides. Si vous ne saviez comment vous procurer ces livres dites-le moi ; je vous les ferais prêter par une des bibliothèques publiques. Mes exemplaires à moi sont, en ce moment, chez mon relieur.
St Sébastien est bien fort. Et puis, qu’on me parle de l'éducation des filles nobles Allemandes. Je n’ai aucun projet de visite à Trouville, à moins que vous n'y veniez. Et comme je crois que vous n’y viendrez pas, je crois que je n’irai pas du tout. Il m’est revenu qu'Oliffe avait été désolé que je vous eusse parlé de fièvres milliaires, ou scarlatines, et qu’il niait le fait. On me l’a positivement affirmé du pays même. Il est vrai qu’on dit à présent qu’il n’y en a plus du tout. Ce qui est certain, c’est qu’il y a beaucoup de monde à Trouville. Mon fils y est allé la semaine dernière voir un de ses amis, et il a trouvé la plage, très pleine. Rossini y est l'objet de toute la curiosité et de tous les soins. L'autre jour, au salon, une Madame (j'oublie son nom) qui joue très bien du piano, s'est mise à jouer des morceaux des premiers opéras de Rossini de sa première jeunesse. Il a fondu, en larmes.
Les Broglie ont eu dans leur voisinage un accident désagréable.
Une grande usine qui leur appartient, dans la forêt, a complétement brulé. Le tonnerre y a mis le feu. On dit que c’est une perte de 200 000 fr. J’espère que le bâtiment était assuré. Pouvez-vous me dire où demeure Brignole ? Il ne me donne pas son adresse et je ne sais où la trouver. 
Onze heures
J’espère que votre malaise de la nuit n'est rien. J’ai plus de confiance dans Oliffe que dans Kolb. Adieu, Adieu. G.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
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32 Paris Dimanche le 17 Juin 1855

Vous êtes à mille lieues de Paris si vous avez pu avoir chaud depuis 3 jours que nous sommes ici à 8 degrès seulement, et des déluges de pluie & tempête. C’est abominable, et pourtant j'en suis bien aise, point de regret de la campagne. Mais viennent les beaux jours, et comme je deviendrai féroce.
Molé est parti hier soir. Je ne l’ai pas revu. Il a dit une absence de 15 jours. Duchatel part demain. Il reviendra pour le 30 l’élection de de M. de Lavergne. Dumon a la scarlatine dans la maison. Je ne le recevrai pas. Viel Castel part demain, Montebello aussi, il ne me reste rien que le duc de Noailles pour quelques jours encore. Avez-vous dans votre bibliothèque Les Mémoires de Dartagnan ? On dit que cela m'amuserait. Je vais faire reporter chez vous tous vos livres, je les ai lus, je suis à sec.
Hubner est venu hier. Doux, promettant la paix pour la fin de l'été ; quelle bêtise ! Il ne m’a pas dit de nouvelle. Greville est arrivé. Je vais le voir. C'est le duc de Noailles qui s’est chargé d’épéronner Chasseloup. Duchatel ne le voit pas, d’ailleurs, il part. Interrompue par Greville. Adieu. Adieu.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
Guizot épistolier
22. Paris le 8 juin 1855

Merci des meilleures nouvelles sur votre santé. Tout le monde m'en demande.
J’ai vu hier beaucoup de monde, mais tous les tête-à- tête intéressants interrompus. Ainsi Flahaut deux fois et jamais seul. Il revient d'Angleterre.
Hubner dans l'embarras flatté des éloges qu’on donne à la sagesse & à l'habilité de son gouvernement et fâché de ses mérites. Il dit toujours qu’on pourrait bien marcher contre nous. Il se plaint assez haut de l’austrophobie de Lord Cowley. Mais il fait bon ménage avec lui.
On dit qu’aussitôt le roi de Portugal parti l'Impératrice ira aux Eaux Bonnes, et y restera jusqu'à l’arrivée à Paris de la Reine d'Angleterre qui s'annonce pour le mois d’août et un séjour d'au moins 15 jours. Elle veut tout voir. Elle habitera St Cloud avec la cour. Il y a place pour tout le monde des deux cours.
Point de nouvelles. Regardez bien au temps, à la température, au vent, placez un thermomentre en dehors de la fenêtre de votre Cabinet. Il est au nord, ce n’est que comme cela qui vous saurez vraiment. ce qu'il fait dehors. Car à ce que m’a dit Guillaume le thermomêtre est dans la galerie qui à le midi. Il n’est bon à rien là.
Je vois Duchâtel très souvent, presque tous les jours. Montebello n’est pas encore revenu d'Angleterre. Voilà 15 jours qu'il y est. Hier l’Académie était pressée & voulait avoir sa séance le 21. Ne sera-ce pas trop tôt pour vous ? Voici ce que m'écrit Boyer. "M. Guizot n’a eu qu’une bronchite très simple, il s’était seulement fatigué à ranger des livres." Si cela va de pair avec le conseil de jouer le piano après avoir pris des pilulles. A-t-on jamais pris une bronchite par ce qu'on range des livres ? Adieu. Adieu.
Puisque je suis plus tranquille sur votre compte, je vais mieux aussi pour le mien. Je vous en prie soignez-vous. Adieu.
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