Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle

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Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
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122 Schlangenbad le 25 août 1854

Pourquoi dites-vous la réticence, le silence, l’obscurité me choquent ? Cela ne peut pas s’adresser à moi, je dis trop, je montre trop tout ce que je pense. Quand vous dites il faut se croire toujours cela me plait. J'analyse votre dernière lettre. Morny ne m’a pas apporté de nouvelles. Je ne l’ai pas vu seul encore. Je ne sais combien de jours il compte rester ici. Il est enchanté de sa cure à Ems. Il est engraissé et a une mine parfaite.
En lisant les dépêches Anglaises je trouve vraiment qu'on pourrait bien se parler et je ne suis pas sans espérer que d’autres trouveront cela aussi. Qu’en pensez-vous ?
Le 26. Le choléra paraît avoir été terrible dans votre armée. On mande de Paris à Morny qu’on est plus que jamais content de l’Autriche.
Grande difficulté de se loger à Bruxelles et hausse de tous les prix de logement & & Je ne sais comment je vais faire pour me caser. A Bellevue pas de place. Ah quelle misère et cela quand je pense à mon charmant appartement à Paris ! On me refuse net à Bellevue.
Je n’ai point de lettres aujourd’hui de nulle part. Pour vous cela ne m'inquiète pas, il m’en viendra j’espère demain. Adieu. Adieu.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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44 Val Richer, Jeudi 1 Juillet 1855

J’attends ma, c'est-à-dire mes lettres. Je vous assure que c’est très amusant, de faire de l’agriculture. J’assiste à l’ardeur qu’on y porte autour de moi, mon gendre, ma fille, leurs domestiques. Il fait du soleil ; vite, les foins ; on se pressé, on court ; on rassemble des faucheurs, des faneurs, des faneuses ; les foins tombent, les meules s'élèvent. La pluie vient ; on laisse là les foins qu’ils attendent ; il faut transplanter les betteraves, les turneps, il faut rentrer à l'étable les moutons, qui s'enrhumeraient. C'est une activité continuelle, une attention de tous les moments, au temps qu’il fait, au vent qui souffle une vivacité d'impressions, une variété d'occupations qui remplissent l’esprit et la vie. Je me figure que, si j'étais plus jeune, je pourrais m’arranger de cette vie là ; mais je ne me figure pas cela pour vous, et vous me manqueriez dans les champs comme ailleurs.
Vous trouviez que le mot avait raison dans ses premiers meetings à Hyde Park. Selon sa coutume, il s'est vite dépêché d'avoir tort. Il demandait à pouvoir acheter de quoi manger le dimanche. On le lui accorde. Il casse les vitres et enfonce les portes de ceux qui le lui accordent. Quel dommage que les grands, pour ne pas faire de sottises, aient besoin que les petits les avertissent en en faisant d'autres, et de plus bruyantes !
Je vois que Lord Palmerston et sir George Grey ont promis, pour dimanche prochain, une répression efficace. Ils feront bien de ne pas attendre. Avez-vous remarqué les articles, des journaux anglais de l'Examiner entre autres, pour comparer Lord Raglan aux généraux Français ? Si nos journaux à nous pouvaient parler, et s'ils traitaient Lord Raglan, sir George Brown et autres comme ceux de Londres traitent, St Arnaud. Canrobert et Pélissier, l'harmonie courrait risque d'être un peu troublée.

Onze heures
Voilà le N°46. Je n’ai pas le 43. Je déteste les lettres perdues. Le 44 est intéressant ; mais il ne remplace rien. Adieu, Adieu. G.
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