Thresors de la Renaissance

Trésor du remède préservatif et guérison très expérimentée de la peste


Auteur(s) : Thibault, Jean

Généralités

Présentation générale de l'œuvreLe Trésor du remède préservatif contre la peste est un ouvrage rédigé par Jean Thibault, dans un contexte où l’épidémie de peste se répand à Anvers.
Ce bref ouvrage d’une trentaine de pages, écrit par Jean Thibault, rassemble des remèdes et conseils aux médecins, dont une bonne partie est consacrée à la peste.
Liste des sections de l’ouvrage (transcription à partir de l’édition de 1531, Anvers, Martin Lempereur) :
« De ce qu’il appartient scavoir a ung vray Medecin. », « La cause d’erreur de la cure. », « Dont procede la Peste. », « Signes qui signifient la vraye Peste. », « Deux raisons que nous appartient de scavoir et congnoistre pour guerir ladicte maladie. », « La voyne qu’il faut seigner pour garder la teste et mémoire. », « Ensuyt la cure et guerisons de la peste et fievre pestilentiale etc. », « Purgation de celle qui vient de froict. », « Purgation contre celle qui vient par fraieur. », « Purgation contre celle qui vient par chault ou par force. », « Purgation contre celle qui vient par femme. », « Purgation fort laxative et refrigerative. », « Aultres purgations bien experimentées pour prendre quant on voit qu’il n’ya nul remede.eEtc. », « Pour tirer le feu hors du cueur. », « Purgation fort singuliere qui fait bouter le sein hors du corps, en faisant purger hault et bas. », « La cure de la peste quant est force qu’elle rompe. », « S’ensuivent les herbes et viandes qu’engendrent bon sang[.] », « Les herbes dont doivent user ceulx qui sont malades de la dicte maladie & aussi ceux de la maison. », « Ensuit les herbes, chairs, et poissons qui sont contraires et qui engendrent mauvais sang. », « Ensuit le preservatif tant pour les infectez que pour toutes autres quant a la dicte maladie. », « Pour preserver le corps d’ung chascun. », « Autre preservatif. », « Ensuit une conserve pour prendre au matin a cueur jeun qui preserve contre tous airs pestilentieulx et conforte le cueur et estomach et est aussi laxatif. », « Nota de nostre pouldre. », « Tractat du mal caducque, Apoplexie etc. » ; « Ensuit la cure pour ceulx qui sont frappez de Apoplexie. », « Ensuit ung sirop qui guerit et preserve desdictes maladies, et tire toutes caterres du cerveau, lequel se doibt prendre au matin, la quantité d’une once quant on veult. » « Ensuit dont viennent les gouttes naturelles, et comment elles doibvent [retourner] etc. ».
Information sur l'auteur ou les auteurs
  • Thibaut, Jean
  • Imprimeur-libraire et graveur de caractères ; médecin. - Français, il serait originaire de Gournay-en-Bray d’après son surnom de "Gourneensis" ou "Gornensis". Astrologue et médecin empirique, il est l’auteur de nombreux ouvrages de médecine, de pronostications et d’almanachs. Se retire vers 1531 pour se consacrer aux sciences ; quitte les Pays-Bas et se fixe à Paris vers 1532 ; il y est poursuivi en justice par la faculté de médecine et condamné en 1540 à cesser ses activités médicales et scientifiques. Décédé vers 1545
Date de la première publication de l'œuvre1531

Informations sur l'œuvre

Transcription et analyse des péritextes

Transcription des péritextes de toutes les éditions
  • Au Lecteur. [Martin Lempereur, 1531]
    Tu ne me peulx trop acheter
    Ne trop garder ny estimer
    Sy tu ne veulx moy proufiter
    Lis moy donc sans y riens laisser. (page de titre)
  • Au tresvertueux Illustre tresdocte & Noble personnage Messire Hierome vander Noot Chancellier de Brabant / Jehan Thibault Astrologue & Medecin. Salut. [Martin Lempereur, 1531]
    Moy considerant l’influence du cours celeste & aussy la complexion & maniere de vivre du monde a present / prevoyant plusieurs diverses maladies advenir tant comme de Pestes / Apouplexies / longues fievres / mors subites / Pleuresies / & autres, lesquelles sont incongneues pour aucuns Medecins qui n’ont point la congnoissance de l’art d’Astrologie. &c. A vous honnorable Seigneur qui estes le chief / amateur / pillier & defenseur de tous ceulx qui sont scientifiques /, et qui ayment science / je adresse ce present traicté icy contenant le remede & guerisson tant de la peste que de toutes fievres pestilentiales / donnant à cognoistre comment elles viennent & comme elles doibvent retourner / avec aucunes raisons naturelles des goutes / apeuplexies & mal caducque. &c. Dont tout est engendré et par quelle manière se doibvent retourner. Et aussy qui est la cause que maintes gentz de bien & autres ont esté gastez, & sont encoire journellement es mains d’aucuns maistres et maistresses / avec la declaration qu’il appartient de scavoir a ung vray & parfaict medecin. &c. Et apres avoir veu & leu ma simple & rude composition / me deporte a vostre jugement & correction / comme a celuy que je congnois & ay congneu / saige / & bien entendu pour scavoir discerner la raison de telles matieres. Car comme dit Socrates / l’homme est corrigé par experience / & enseigne par mutation du monde / ce que grandement avez veu en vostre temps. Le bon conseil de la personne n’est pas en soy par l’industrie d’icelle / mais tant seullement comme dit Platon / le bon conseil est donné par moult grande experience / ou par bon sens naturelz ou acquis / ce qui est en vous grandement trouvé & donné de par le Createur. Et pource que le dict Socrates nous dit & enseigne que le meilleur gaignaige que on puisse faire / est de gaigner ung loial amy / aussy n’est pas moindre vertu (comme disent les saiges) scavoir conserver la chose gaignée que la gagner ou acquerir. Parquoy veu les humanitez et gratieux acceulx que vostre noblesse a moy son petit serviteur par sa benigne grace a tousjours monstré & journellement monstré / asses me donne par vraies raisons a entendre que ce dict de Socrates soit en moy du tout verifié. Reste que par bons & loyaulx services je la puisse conserver / ce que du tout mon extreme scavoir & petit entendement & deu service (plus par vostre grace que par ma desserte) desire de faire. Et tacheray d’entretenir par bons services (comme le tres (A 1 v°) tenu et obligé a vostre dicte noblesse) aussy pour la singuliere dessus escrite vertu que en elle regne. Car comme dit le susdict Platon / on se doibt efforcer de rendre ung bien fait quant on la receu / ou a tout le moins par parolles ou par œuvres selon sa possibilité. Laquelle remuneration n’est pas en moy possible de ce faire quant aux biens de ce monde. Mais prendrez en gré & en toute benivolence ce present traicté (vous qui estes refuge & consolateur de tous povres orphelins) lequel ay fait selon ma petite experience & industrie / pour ayder & subvenir a toutes gens de bien / & principalement a plusieurs povres & autres lesquelz n’ont point pour payer les maistres ny appotiquaires. Ce requerant qu’ilz prient a nostre Seigneur qui par sa grace vous donne & aux vostres ce qui est salut de voz ames / & Paradis en la fin et a nous tous. Vale. (A 2 r°)
Topoï dans les péritextes
  • expérience
  • public des "pauvres"
Collection créée par Anne Réach-Ngô Collection créée le 16/10/2016 Dernière modification le 25/05/2022