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Collection : Manuscrits de Sony Labou Tansi

Auteur : Sony Labou Tansi
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lettre et dessins

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Ce manuscrit provient du fonds Brazzaville et porte le numéro 47. 
Comporte une page de titre calligraphiée en trois couleurs (noir, rouge et rose), suivie au verso d’une page dédiée à une citation de John Updike mise en exergue : « Un livre est une fenêtre ouverte sur la vie ».
Le recueil, qui occupe 139 pages, est constitué de textes hétérogènes, en majorité des poèmes pourvus d’un titre et parfois d’un sous-titre, et à partir du feuillet 55 de deux proses narratives laissées inachevées au bout de quelques pages ; à la fin du recueil, trois pages ne comportent qu’un numéro et titre de chapitre, voire le numéro seul : « 3. La liste bleue » [f° 71r] ; « 4. Les marchands de paix » [f° 80r] ; « 5. » [f° 87r].  

Auteur : Sony Labou Tansi
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10 feuilles de format courant (21 x 29 cm), chacune portant au recto un poème numéroté (2, 5, 6, 9, 10, 11, 13, 15, 19, 20), envoyées par l’auteur à J.-M. Devésa. Celui-ci, avec l’autorisation écrite de Yavelde, la fille aînée de Sony, publie dans son essai biographique[1], les six derniers poèmes sans leurs numéros d’ordre, précédés de cette notice :

 "À l’automne 1994, un courrier de Sony Labou Tansi adressé à l’auteur contenait ces poèmes, non titrés, simplement numérotés, ne portant aucune indication quant au recueil d’où ils avaient été extraits. Chaque texte était dactylographié sur une seule et unique page. L’ensemble, constitué de doubles obtenus au carbone, est relativement ancien si l’on en juge par l’état du papier ; il comporte quelques corrections de la main de l’écrivain."

 Pour établir le texte de la présente édition génétique, J.-M. Devésa nous a gracieusement transmis en janvier 2015 une copie numérique non seulement des six poèmes déjà publiés, mais aussi des quatre restés inédits, soit la moitié de ce recueil dont on peut raisonnablement supposer qu’il comptait au moins 20 poèmes. L’autre moitié est toujours portée disparue (il manque les poèmes 1, 3, 4, 7, 8, 12, 14, 16, 17, 18).


[1] J.-M. Devésa, Sony Labou Tansi. Écrivain de la honte et des rives magiques du Kongo, Paris, L’Harmattan, 1996, 379 p. ; pp. 337-355.

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Cette première version de L’Acte de respirer (AR1) comporte deux poèmes numérotés en chiffres romains, écrits de la même encre noire, mais de longueur très inégale.
Le poème « I » occupe le recto des 32 premiers feuillets, à l’exception du f° 24 où le poème continue au verso (peut-être un ajout issu d’une autre campagne d’écriture), alors que le texte de « II » commence au verso du f° 32 et se termine au recto du feuillet suivant sur le mot vide, en laissant quelques lignes blanches à la fin de la page – inachevé, semble-t-il.
Notons aussi que « I » a sans doute connu un faux départ. D’abord sur le f° 6, il a commencé, sous le chiffre « IV », par « Camarades / Quittez… », puis, dans quelque autre campagne d’écriture, Sony rature le chiffre du poème, revient au verso du folio précédent resté vierge pour y inscrire au milieu le nouveau chiffre, « I », et ce qui sonnait davantage comme un incipit, voire un titre à part entière  : « Il était une fois… ». 

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Le dispositif paratextuel de cette deuxième version de L’Acte de respirer (AR2) est quasiment semblable à celui de la première : page de titre de graphisme analogue (bicolore bleu/rouge), une pleine page pour la brève dédicace au poète Édouard Maunick signée SLT – à cette différence près : ici (AR2) « combat » et là (AR1) « lutte » –, et une introduction conséquente, particulièrement développée, qui permet de dire que cette version est bien postérieure. Seul l’ordre d’apparition des trois éléments diffère, la dédicace s’intercalant ici entre le titre et l’introduction, alors que AR1 la mettait en troisième position.

Comme dans AR1, les poèmes de cette version sont tous écrits à l’encre noire avec quelques variantes de lecture à l’encre bleue, et sur le recto des feuillets. Ils sont au nombre de sept, numérotés non plus en chiffres romains, mais en toutes lettres pour les « un » et « deux », puis tous les suivants en chiffres arabes. 

Collection : Amour des mots (L')
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La page de titre (f° 2r) porte L’Amour des Mots, dessiné en deux couleurs, noire et bleue ; c’est le titre du recueil, suivi au verso par un autre paratexte de cinq lignes, non titré. Alors que le cahier est le support de trois textes de genre, d’encre et sans doute d’époque différents, seul le premier ressortit de la poésie stricto sensu. Le recueil ne contient qu’un poème continu sur quatre feuillets écrits recto et verso, composé de strophes séparées par un alinéa ; en haut et au recto du feuillet 4, un astérisque marque une ponctuation plus forte, sans qu’il soit possible de décider si le texte qui suit constitue un poème autonome. Le poème est écrit à l’encre bleue, semble-t-il d’un seul jet, avec peu de ratures. Cependant il a été intitulé au cours d’une relecture (titre ajouté et souligné au-dessus de l’incipit) : Poema : 170 mots dans un acquarium

Au verso de la dernière page du recueil se trouve, écrit plus tard à l’encre noire, le plan de l’œuvre projetée, de genre indéterminé, avec l’annonce des titres de sections ou chapitres :

1/   L’amour des mots
2/ - Le Quatrième côté du triangle
    - Le Soleil s’est trompé de feu
    - Julienne
3/   La Maison des mots

Au feuillet suivant, sous le titre « Le Quatrième côté du triangle », commence une prose narrative mettant en scène un couple marié de Brazzaville, Lazare et Paulette, et qui occupe deux feuillets et demi.

Dès lors, on peut avancer la conjecture que le titre initial du recueil, L’Amour des mots (AM), ayant changé, en cours de cahier, de destination générique, l’unique poème qu’il contenait, devenu Poema : 170 mots dans un acquarium, se présente comme une première ébauche, sinon l’avant-texte, de 930 Mots dans un AQUARIUM. Ce recueil sera d’ailleurs composé lui aussi de poèmes et de proses, dans lequel « Julienne » se retrouve comme prénom parmi ceux des « Cent femmes », et « La Maison des mots » se reconnaît aussi bien dans « Le Grand Congrès des mots », une prose narrative réaliste, que dans « Le Congrès des mots », titre du dernier poème. Quant au titre initial, L’Amour des mots, il semble avoir été repris et modifié pour intituler un poème autonome, « Le cœur des mots ». Dernière coïncidence, la plus probante pour établir la filiation de 170 Mots… à 930 Mots, c’est la réécriture de celui-là dans celui-ci, notamment dans le premier poème, « Lundi », de « La semaine des mots » : 

J’ai dit hier soir
que j’éplucherais
ton âge et ton cœur…1

1 Références à la version publiée : « 930 Mots dans un AQUARIUM», in Sony Labou Tansi, SLT. L’Atelier de Sony Labou Tansi, vol. II, op. cit., respectivement : pp. 113, 194-203, 213-214, 171-175 et 133.


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Manuscrit autographe provenant du fonds Brazzaville. Inconnu lors du premier inventaire (1996), identifié lors du second (2008) sous le numéro 29 bis.
Cahier de petit format. Au milieu de la couverture beige, dessin représentant une croix entourée d’un cercle. La première page de titre est dessinée au feutre noir et soulignée au stylo bille rouge ; en haut à droite, se trouve la signature imprimée au tampon d’encre bleue, « Sony la Boutansi », corrigée à la main pour lire « Sony LaBoutansi ».
Ce manuscrit contient deux œuvres de genre différent, poésie et prose narrative, sous deux titres différents : Déjà... j’ai habité tous ces mots (DHTM) et Ces hommes qui fatiguent les chiffres.

Collection : Ici commence ici
Auteur : Sony Labou Tansi
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Manuscrit du fonds des éditions CLÉ à Yaoundé (Cameroun). Le recueil tel qu’il a été publié comprend 17 poèmes numérotés et sans titre. La 1ère de couverture, qui nous a été transmise dans un document sous format Word daté 13/01/2009, comporte un dessin scanné et une légende tapuscrite : « Pauvre Humanité / Elle souffre de blanc », signée SLT.
Nous n'avons pas eu accès au brouillon de ce recueil, l'éditeur n'ayant pas consenti à nous en transmettre une copie d'usage.

Auteur : Ndzanga-Konga, Alphonse
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Ces photos ont été prises à l'occasion d'une tournée du Rocado Zulu Théâtre, le théâtre dirigé par Sony labou Tansi, avec la pièce Kimpa Vita (ou Béatrice du Congo).

Collection : Poema Verba
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Pour compléter le recueil Poema Verba, on y ajoute volontiers une dernière pièce annoncée par Sony dans sa lettre : « Mourir aux hormones », poème « jumeau » des trois autres, publié dans le Courrier de l'Unesco, dans ce même temps de colère contre la bombe et tout pouvoir de mort.

Collection : Poema Verba
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Trois feuillets dactylographiés à l’encre machine noire, sur papier peluche aux traces de pliure évidentes, portant deux poèmes précédés de l’adresse, suivis de la date « octobre 1982 » et de la signature manuscrites ; texte presque sans ratures, hormis un court ajout à la main dans chaque texte.

Ces deux poèmes tapuscrits intitulés « Poema Verba » et « Qu’ils sont fiers… », longs, respectivement, de 51 vers sur deux feuillets et de 42 vers sur un feuillet, apparaissent à l’évidence comme des mises au net de la première version du cahier manuscrit, avec de surcroît quelques modifications de l’une à l’autre version, surtout dans le deuxième poème où une ligne en pointillé manuscrite signale un coupure autographe. Ils sont en lien avec un troisième, un poème déjà publié dont Sony envoie une photocopie à la même destinataire au Brésil, et dont le titre, Verba ou le poème à hydrogène, signale assez la parenté avec les deux précédents.

Le fonds Sônia O. Almeida est aussi composé de 21 feuillets manuscrits, support de 12 lettres autographes de Sony à Sônia O. Almeida (1981-1987). Extraits concernant son désir de publier ses poèmes en recueil : 
« […] Je t’envoie des textes au hasard de ma main dans le fouillis de papiers. C’est des poèmes peut-être je n’ai pas eu le temps de le savoir. J’ai criffonné, un point c’est tout. Dans le dernier numéro du courrier de l’Unesco ont paru des poèmes à moi. Voyez ce que vous pouvez en faire. […] » (30 novembre 19811)
« […] Mes poèmes sont dans des anthologies mais pas encore en plaquettes. Je le ferai plus tard. Par respect pour le genre. […] » (2 avril 85)

1 Cette année est problématique, car elle anticipe d’une année les poèmes envoyés dans cette lettre et datés, eux, d’octobre 82. Plus probablement que celle-ci, c’est la date de la lettre qui est erronée.

Collection : Poema Verba
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Manuscrit autographe provenant du fonds Brazzaville. N° 30 bis dans l’inventaire 2008 (mission ITEM). Déposé à la BFM.

Le texte du roman, sans doute inachevé, s’arrête 10 pages avant la fin du cahier. Après deux pages blanches, le texte de deux poèmes, peu raturé, de deux pages et demie chacun, occupe les six pages restantes. Le premier, « Poema Verba », est composé de 50 vers écrits à l’encre bleue ; le deuxième, de 55 vers à l’encre noire, sans titre, dont l’incipit est « Je suis ton frère… ». Deux poèmes peuvent-ils faire recueil ? Non, tout au plus, peut-on faire l’hypothèse, en se fondant sur les pratiques d’écriture poétique de Sony, d’une intention de recueil. 

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Le titre – Le Poète en panne (PP) – est crayonné sur l’une des pages du cahier, à la suite du Pays intérieur. À l’instar de ce recueil, l’influence de Vers au vinaigre est indéniable. En effet, « Poèmes en panne » est le titre de la quatrième section de Vers au vinaigre 2.

La structure du Poète en panne fait songer au Pays intérieur. Aux 14 poèmes numérotés en toutes lettres, Sony Labou Tansi en a ajouté cinq qui portent un titre et 26 qui en sont dépourvus. À la différence du PI, toutefois, on remarque la présence d’une section – « Vers à vapeur ». Le poète s’est à nouveau inspiré de l’univers de VV car « Verba ventrae = Poèmes à vapeur » est le titre d’une des sous-sections de la deuxième version du recueil de jeunesse. D’ailleurs, 39 des 45 poèmes du manuscrit sont des réécritures de VV.

Les annotations évoquent les pages du PI. Les initiales « PP » accompagnées d’un système de fléchages figurent ainsi à côté de « Mon silence crie ton nom... » (f° 6r). De même, la mention « oui » apparaît à cinq reprises en haut de page.

Les textes abondamment raturés, où les ajouts sont nombreux, laissent entrevoir le travail du poète sur son manuscrit. L’usage d’une encre plus claire atteste l’existence de plusieurs campagnes d’écriture. Des ratures d’utilisation biffent quatre poèmes.

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Manuscrit autographe conservé par l’IRCrES-CNR (Moncalieri, Italie). 
Le recueil 
réunit 28 poèmes de longueur inégale, numérotés de 1 à 26 (avec répétition des numéros 2 et 21), et un poème dédié à Pascal Bemba inséré entre le deuxième poème 21 et le 22.

Le texte couvre 99 pages d’un cahier grand format, précédées d’une feuille blanche ; le frontispice mentionne le titre, écrit au feutre rouge à pointe carrée, dont le trait est mis en évidence au stylo-bille bleu. La date et la signature sont écrites à l’encre noire, la même que celle utilisée pour transcrire les derniers poèmes. Elles ont été sans doute ajoutées à la fin du processus d’écriture.

Le manuscrit présente des caractéristiques graphiques intéressantes à signaler.
L’écriture n’est pas alignée à gauche mais, en partant normalement de la moitié de la page, elle descend progressivement en oblique vers la droite. Il s’agit d’un artifice pour rendre la parole poétique plus concrète : la transcription imprimée garde ce même aspect en reproduisant une sorte de photographie du texte. Parfois, la ligne oblique est modifiée soit pour apporter des corrections, en occupant aussi la partie de la page à gauche qui reste habituellement blanche, soit pour obvier à un manque d’espace, soit pour d’autres raisons encore.
Les vers sont regroupés en strophes, parfois difficiles à délimiter du fait d’une distinction peu claire entre lesalinéas, surtout en cas de corrections successives. L’utilisation des majuscules n’est pas décisive à cet égard, tantôt parce que leur utilisation ne respecte pas des règles précises, tantôt parce que, parfois, la graphie ne permet pas de se prononcer avec certitude.

Les corrections apportées par l’auteur en des moments successifs constituent un autre sujet d’intérêt génétique. Dans la première partie du recueil, de « 1. Mathématiques » à « 2. Dans le creux… » (fos 3r-14r), l’écriture est à l’encre bleue avec de nombreuses corrections et adjonctions, très évidentes parce qu’elles sont tracées dans une encre plus sombre. On pourrait formuler l’hypothèse qu’il s’agirait ici de la première version des poèmes, tout comme dans le cas de « 3. On m’a dit… » et « 4. Pour Émile Biayenda » (fos14v-21v) – rédigée avec la même encre bleu foncé, mais avec un nombre de remaniements plus modeste. Du poème « 5. Tu m’as pris… » jusqu’à « 18. Au sortir… » (fos14v-42r), l’écriture, à l’encre bleue, est très régulière et présente peu de variations. Par conséquent il est pertinent de supposer qu’il s’agisse de la transcription d’une rédaction antérieure. Avec le poème « 19. Il était une fois… » (de la fin de fo42r), à l’encre noire, la série des textes qui contiennent des révisions successives s’achève. De « 20. Dis-moi… » (fo44v) jusqu’à la fin du recueil (fo52r), malgré quelques modifications, il semble encore question de transcription. De toute façon, dans tout le texte, la graphie apparaît propre et soignée, écrite pour être lue.

Enfin, la numérotation n’est pas séquentielle. La première anomalie réside dans la répétition du numéro 2. Le deux désigne aussi bien « Poétation » que « Dans le creux… ». À cause de la cohérence thématique entre les deux textes, on pourrait considérer ce dernier comme la deuxième partie du texte précédent. En revanche, du fait de leurs tons, de leurs thèmes et de leur collocation géographique divergents, « Il faisait nuit… » et « Nous marchions… » (fos 47v-48r), les deux poèmes affectés du numéro 21, paraissent témoigner des moments et des lieux différents de leur rédaction respective. La transcription dans le manuscrit serait successive. L’ordre des poèmes dans le recueil est sans doute bien défini, mais leur numérotation laisse supposer la nécessité d’une ultime mise au point de l’auteur. En outre, le poème suivant, intitulé « À Pascal Bemba », n’est pas identifié par un numéro, tout en constituant un texte autonome, séparé de celui qui précède de manière nette.

Parfois, certains écarts linguistiques posent problème. La référence en est sans doute une variante non codifiée du Congo, remaniée par l’expérience et par la volonté poétique de l’auteur. Toutefois, en l’absence d’instruments objectifs permettant d’établir avec netteté la variante congolaise, on procédera par contraste avec le français hexagonal en sauvant la forme originelle, et en indiquant, le cas échéant, la coquille conformément aux principes généraux d’édition de ce volume.
 

Auteur : Alphonse Ndzanga-Konga
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Photos de Sony LAbou tansi prises par l'écrivain et journaliste Alphonse Ndzanga-Konga
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