1862-1873 : Lettres de Taine à Guizot
Auteurs : Taine, Hippolyte (1828-1893)
Présentation de la collection
Pour aborder les rapports entre l'homme de lettres et l'Académicien Hyppolite Taine et François Guizot, il faut aussi envisager ses rapports avec Guillaume Guizot, le fils, et Cornélis de Witt, le gendre. Taine écrit à Guillaume le 15 juillet 1860 :
Offrez, je vous prie, mon respect et mes remerciemens à M. Guizot, et acceptez pour vous et pour Cornélis une cordiale poignée de main.
Les lettres de Taine aux membres de la famille Guizot sont d'abord publiées en deux fois dans la Revue des deux Mondes, l'éditeur indique en note :
M. Cornélis de Witt avait été le condisciple de M. Taine au lycée Bourbon ; il lui était uni d’une très étroite amitié. Après son mariage avec Mme [Henriette] Guizot, il s’empressa de présenter son jeune ami à M. Guizot, qui lui fit le meilleur accueil. M. Guillaume Guizot, plus jeune que son beau-frère de quelques années, entra bientôt en tiers dans cette affectueuse camaraderie, comme on le verra en lisant les lettres qui suivent.
Monsieur,
Taine ne dément pas son engagement méthodologique dans son Histoire de la littérature anglaise publiée à partir de 1862. Elle est positionnée trés clairement dans le cadre de l'histoire épistémologique de Guizot. Et cela, dès la dédicace :
L'histoire de la littérature s'ouvre sur une citation des premières pages de l'Histoire de la Civilisation en Europe lorsque Guizot n'introduit pas seulement une méthode mais un programme de recherche pour les sciences historiques, mais aussi les sciences morales et politiques.
« L’historien pourrait se placer au sein de l’âme humaine, pendant un temps donné, une série de siècles, ou chez un peuple déterminé. Il pourrait étudier, décrire, raconter tous les événements, toutes les transformations, toutes les révolutions qui se seraient accomplies dans l’intérieur de l’homme ; et quand il serait arrivé au bout, il aurait une histoire de la civilisation chez le peuple et dans le temps qu’il aurait choisi. »
(Neuvième édition, 1891, p. V)

Pour aborder les rapports entre l'homme de lettres et l'Académicien Hyppolite Taine et François Guizot, il faut aussi envisager ses rapports avec Guillaume Guizot, le fils, et Cornélis de Witt, le gendre. Taine écrit à Guillaume le 15 juillet 1860 :
Offrez, je vous prie, mon respect et mes remerciemens à M. Guizot, et acceptez pour vous et pour Cornélis une cordiale poignée de main.

Les lettres de Taine aux membres de la famille Guizot sont d'abord publiées en deux fois dans la Revue des deux Mondes, l'éditeur indique en note :
M. Cornélis de Witt avait été le condisciple de M. Taine au lycée Bourbon ; il lui était uni d’une très étroite amitié. Après son mariage avec Mme [Henriette] Guizot, il s’empressa de présenter son jeune ami à M. Guizot, qui lui fit le meilleur accueil. M. Guillaume Guizot, plus jeune que son beau-frère de quelques années, entra bientôt en tiers dans cette affectueuse camaraderie, comme on le verra en lisant les lettres qui suivent.
"Lettres de H. Taine à F. Guizot et à sa famille" en deux partie :
Revue des Deux Mondes, 5e période, tome 18, (p. 763-785) et Revue des Deux Mondes, 5e période, tome 19, (p. 83-113).
Les liens entre François Guizot et Hippolyte Taine ne sont pas seulement déterminés par l'amitié des jeunes Guizot, Taine se positionne dans les axes méthodologiques et épistémologiques déterminés par Guizot.
Cela apparaît clairement dans la lettre qui accompagne l'envoie de sa thèse Essai sur les Fables de la Fontaine, après sa soutemance en juin 1853.
Les liens entre François Guizot et Hippolyte Taine ne sont pas seulement déterminés par l'amitié des jeunes Guizot, Taine se positionne dans les axes méthodologiques et épistémologiques déterminés par Guizot.
Cela apparaît clairement dans la lettre qui accompagne l'envoie de sa thèse Essai sur les Fables de la Fontaine, après sa soutemance en juin 1853.
Monsieur,
On me dit à la Sorbonne qu'un docteur a le droit d'envoyer ses thèses à un professeur honoraire de la Faculté ; mais j'ai bien d'autres raisons pour vous prier d'agréer les miennes. Cornelis vous a raconté sans doute ce que vous avez fait pour moi et pour tant d'autres jeunes gens. Enfermés au collège, et tatônnant parmi les thèmes latins, les grammaires grecques, les tables de chronologies et de généalogies historiques, nous avons vu pour la première fois la lumière à travers vos livres, et, grâce à vous, nous sommes entrés dans le monde moral, guidés par la méthode exacte des sciences. Le livre que je vous offre est un effort vers ces idées et un essai de cette méthode, malheureux peut-être, mais qui témoigne, je l'espère, du désir de penser. Vous avec encouragé ce désir, lorsqu'à mon triste début dans l'Université vous m'avez tendu la main avec une obligeance si bienveillante. Croyez, Monsieur, que je me souviens de ce service et de l'autre, et que j'exprime des sentiments anciens quand je vous parle du respect et de la gratitude avec lesquels je suis votre obéissant serviteur.
H. Taine, sa vie et sa correspondance. Correspondance de jeunesse, 1847-1853, Hachette, Paris, 1904-1907 pp. 337-338
H. Taine, sa vie et sa correspondance. Correspondance de jeunesse, 1847-1853, Hachette, Paris, 1904-1907 pp. 337-338
Taine ne dément pas son engagement méthodologique dans son Histoire de la littérature anglaise publiée à partir de 1862. Elle est positionnée trés clairement dans le cadre de l'histoire épistémologique de Guizot. Et cela, dès la dédicace :
L’historien de la Civilisation en Europe et en France est encore aujourd’hui chez nous le chef des études historiques, dont il a été jadis le promoteur. J’ai moi-même éprouvé sa bienveillance, profité de sa conversation, consulté ses livres, et joui de cette largeur impartiale d’esprit, de cette active et libérale sympathie avec laquelle il accueille les travaux et les idées d’autrui, même lorsque ces idées ne sont pas les siennes. C’est pour moi un devoir et un honneur, que de dédier cet ouvrage à M. Guizot.
H. TAINE.
("Dédicace", Neuvième édition, 1891)
H. TAINE.
("Dédicace", Neuvième édition, 1891)
L'histoire de la littérature s'ouvre sur une citation des premières pages de l'Histoire de la Civilisation en Europe lorsque Guizot n'introduit pas seulement une méthode mais un programme de recherche pour les sciences historiques, mais aussi les sciences morales et politiques.
« L’historien pourrait se placer au sein de l’âme humaine, pendant un temps donné, une série de siècles, ou chez un peuple déterminé. Il pourrait étudier, décrire, raconter tous les événements, toutes les transformations, toutes les révolutions qui se seraient accomplies dans l’intérieur de l’homme ; et quand il serait arrivé au bout, il aurait une histoire de la civilisation chez le peuple et dans le temps qu’il aurait choisi. »
(Neuvième édition, 1891, p. V)
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Citation de la page
Taine, Hippolyte (1828-1893), 1862-1873 : Lettres de Taine à Guizot, 1862-01-01 ; 1873-12-31.
Marie Dupond & Association François Guizot, projet EMAN (Thalim, CNRS-ENS-Sorbonne nouvelle).
Consulté le 09/05/2026 sur la plate-forme EMAN : https://eman-archives.org/Guizot-Lieven/collections/show/183
Fiche descriptive de la collection
AuteurTaine, Hippolyte (1828-1893)
Date(s)
- 1862-01-01
- 1873-12-31
Mots-clés
- Enfants (Guizot)
- Famille Guizot
- France (1852-1870, Second Empire)
- France (1870-1940, 3e République)
- Histoire
- Histoire (Angleterre)
- Littérature
- Réception (Guizot)
GenreCorrespondance
LangueFrançais
Source163 MI 42 AP 174 Papiers Guizot Bobine Opérateur 27
CouvertureChatenay (France)
Mentions légalesMarie Dupond & Association François Guizot, projet EMAN (Thalim, CNRS-ENS-Sorbonne nouvelle). Licence Creative Commons Attribution – Partage à l'Identique 3.0.
