FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Pierre-Alphonse Doyen, 11 janvier 1893
Plusieurs points sur le service du journal Le Devoir : expédition du numéro de janvier 1893 à Guise ; abonnement de monsieur Loubris aux États-Unis ; réabonnement de Luigi Giudice, Augustin Sabaté ; cessation du service pour monsieur Delanoue à Bardonnèche (Italie) ; ne pas envoyer de traites aux abonnés ayant déjà réglé ni à ceux dont l'abonnement est supprimé. Madame Morisseau résidant au Familistère chez Bernardot en ce moment, lui demander si elle perçoit désormais l'abonnement de son mari décédé. Demande à Doyen de présenter à la famille Bernardot son meilleur souvenir et le prie de se faire remettre par François Bernardot un exemplaire de la feuille 3 du livre Le Familistère de Guise pour envoi à Marie Moret. Sur l'adresse de monsieur Martens. En post-scriptum, demande à Doyen de lui envoyer à Nîmes les correspondances autographiques du Bureau international de la paix et le rapport de la Fédération des sociétés féministes.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Pierre-Alphonse Doyen, 3 mars 1893
Sur différentes questions touchant au journal Le Devoir. 226 abonnés inscrits au 28 février 1893. Abonnement de monsieur Morisseau de Nantes (Loire-Atlantique) ; résiliation du service gratuit de madame Renooz. Demande l'envoi de la revue L'Église de l'avenir et du livre de Pompéry Quintessences féminines. Pluie à Guise et temps splendide à Nîmes. Sur les marches de la famille Moret-Dallet et la vie intellectuelle auprès de Fabre, son concours à l'édition du Devoir et à la préparation des documents biographiques de Jean-Baptiste André Godin.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Pierre-Alphonse Doyen, 6 mars 1893
Retourne à Doyen une lettre de veuve Morisseau, demandant la cessation de l'abonnement au journal Le Devoir de monsieur Morisseau de Nantes.

Auteur·e : Bernardot, François (1846-1903)
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François Bernardot pense que sa lettre trouvera Marie Moret dans le Midi. Il lui explique qu'il a développé son entreprise de façon importante : à la tonnellerie mécanique du début, il a ajouté d'autres branches d'activité ; il a commencé en 1897 avec un chiffre d'affaire de 43 000 F alors qu'il a 300 000 F de commandes en 1903 ; malgré la faiblesse de son capital, son usine est passée de 25 chevaux vapeur à 100 chevaux vapeur. Le fonds de roulement de l'entreprise est faible, aussi sollicite-t-il de Marie Moret le prêt de 20 000 F qu'il promet de lui rembourser en mai et juin 1904. Bernardot assure Marie Moret qu'elle ne court aucun risque. Il lui communique les résultats de son entreprise de 1897 à 1903 : il signale qu'en 1903, le chiffre d'affaires s'est ressenti de la loi sur la marine marchande supprimant la construction de navires à voiles, pour lesquels il fabriquait des poulies, et qu'il a introduit à la place la fabrication, de meubles, de menuiserie et de charpente de bâtiments. Bernardot assure Marie Moret que lui et son fils Georges prévoient de réaliser des affaires importantes avec ce nouveau genre de fabrication. Il en appelle à l'amitié d'Émilie Dallet et convoque le souvenir de Godin qui s'était montré généreux dans une circonstance similaire avec son beau-père Morisseau.
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