FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Pierre-Alphonse Doyen, 23 décembre 1892
À propos du réabonnement de Martin Reymond au journal Le Devoir. Envoi d'argent et compte des frais d'envoi du Devoir et des appointements de Doyen pour le mois de décembre 1892. Demande à Doyen de donner ses appointements et ses étrennes à Élise Pré et d'enquêter sur ses dépenses pour le compte de Marie Moret. Sur les numéros du Devoir de décembre 1892 et de janvier 1893. Sur la demande de fonds d'un inconnu.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Pierre-Alphonse Doyen, 24 décembre 1893
Envoi du mandat de 11 F adressé par Martin Reymond de Paterson (États-Unis) pour réabonnement annuel au Devoir.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret confirme à Buridant sa lettre du 31 octobre. Elle l'informe que les exemplaires du journal Le Devoir lui ont été envoyés. Elle espère qu'il les recevra à temps pour les expédier avant Noël. Elle lui indique que les exemplaires sont intercalés avec une couverture en papier fort pour la mise en brochage des 12 numéros de l'année. Elle l'informe du changement d'adresse de M. Martin Saint-Didier (Vaucluse), ex instituteur désormais au 9, rue de la République à Avignon. Elle lui demande l'état d'expédition du Devoir de novembre. Un monsieur Chambon d'Avallon (Yonne) souhaite obtenir un exemplaire de novembre et voudrait faire l'échange avec sa publication, Boulangerie coopérative. Claude Ferdinand de Paterson (New Jersey) a écrit qu'il avait envoyé des catalogues au Familistère, dont un pour Colin, pour lui montrer ce que font les fabricants de fourneaux aux États-Unis ; il renouvelle son abonnement au Devoir. Elle lui demande l'état de son compte auprès lui.

Auteur·e : Ferdinand, Claude (1834-1914)
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Ferdinand envoie à Moret 11 F pour son réabonnement au Devoir. Il lui donne des nouvelles de sa tentative de fonder un petit Familistère : il n'a pas fait de progrès ; il a acheté une ferme à 10 km de Paterson pour établir des ateliers et construire des cottages ; il ne peut être question d'un palais car tout ce qui ressemble aux « tenements » de New York est rejeté par les ouvriers ; il y a peu de coopérateurs à Paterson ; sur la prétendue liberté des individus aux États-Unis. Ferdinand a prêté les photographies envoyées par Moret à une colonie de l'État de Washington, ainsi qu'un exemplaire de Solutions sociales ; il semble à Ferdinand que les états de l'ouest et la Californie sont plus favorables que les autres au développement des idées coopératives. Ferdinand est favorable à une durée de 100 ans pour les sociétés coopératives et pour l'unanimité en cas de dissolution. Ferdinand envoie à Moret le journal des tailleurs qui critique le Familistère mais rend hommage à Godin.

Auteur·e : Ferdinand, Claude (1834-1914)
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Ferdinand prie Moret de l'excuser de lui avoir envoyé avec retard le montant de son réabonnement au Devoir car il doit se rendre à Paterson pour envoyer un mandat postal. Ferdinand suppose que Moret a reçu les catalogues qu'il a envoyés pour la Société du Familistère. Il suggère que la direction de la Société envoie un bon mouleur aux États-Unis pour apprécier l'efficacité de la fabrication des fourneaux.

Auteur·e : Howland, Marie (1836-1921)
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Howland regrette de ne pas avoir écrit plus tôt à Marie Moret. Elle souhaite lui envoyer le journal de la colonie, The Fairhope Courrier, qu'elle contribue à éditer. Elle lui explique qu'elle a la charge de la bibliothèque publique, à qui elle a cédé tous ses livres, et elle a formé un étudiant pour l'aider au catalogage. Elle voudrait que Le Devoir, pour lequel elle propose un échange, soit consultable dans la bibliothèque ; elle précise que plusieurs personnes lisent le français à Fairhope. Elle informe Moret que Claude Ferdinand de Paterson a maintenant les planches de sa traduction de Solutions sociales et qu'il tente d'obtenir des vues stéréoscopiques pour des conférences sur le Familistère afin de recueillir de l'argent pour la réédition de l'ouvrage. Ferdinand a informé Howland que Moret avait édité un nouvel ouvrage illustré sur le Familistère ; Howland demande à Moret si elle peut lui en envoyer un exemplaire. Howland vit dans une belle maison parmi de hauts pins, sur un terrain où elle fait pousser des fleurs et où elle cultive un verger et des fraises, mais elle se sent seule sans Edward. À l'âge de 60 ans, elle se satisfait de la bibliothèque, de ses fleurs et de l'espoir que son travail est utile pour les générations actuelles. Elle décrit son environnement sonore – l'océan, les pins, les oiseaux. Elle est désireuse d'avoir des nouvelles du Familistère ; elle sait que depuis longtemps, le capital de la Société du Familistère est passé aux mains des travailleurs ; elle rappelle à Moret le temps où les travailleurs du Familistère négligeaient de percevoir les bénéfices de leurs certificats d'épargne.
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