FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Dolot
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 9 juin 1860
Au sujet d'une lettre de monsieur Villain [Villoing], établi à Moscou. Godin juge convenable d'appliquer les changements demandés par monsieur Besson de Saint-Pétersbourg. Il annonce l'envoi d'une caisse de modèles à Laeken. Il joint à sa lettre un cahier de lithographies et le tarif pour 1860.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 18 juin 1860
Godin annonce à Brullé qu'il a expédié l'avant-veille trois caisses de pièces de modèles à l'entrepôt des douanes à Bruxelles par la Compagnie du chemin de fer du Nord. Il lui communique la facture correspondante de 1 791,15 F. Il l'informe qu'il est allé à Paris percevoir les 750 F envoyés par Besson de Saint-Pétersbourg et qu'il crédite le compte de l'usine de Belgique des 20 F reçus par Émile Godin.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 22 juin 1860
Godin transmet à Brullé les prix de revient de l'usine de Guise qui doivent être appliqués à Laeken, qui jouit par ailleurs de l'avantage d'acheter moins cher les matières premières, fonte, fer, tôles, charbons. Il précise à Brullé le prix des modèles en fonte, en fer ou en cuivre. Il lui communique le coût de 10 tonnes de fonte livrées à Laeken par De Dorlodot frères ; il lui demande si l'usine de Guise doit payer la facture et, dans ce cas, de lui indiquer le coût de la cuisinière livrée à De Dorlodot frères, pour le soustraire au paiement. Il lui signale qu'il va commencer à fabriquer le modèle pour Besson de Saint-Pétersbourg. Godin demande à Brullé de conserver pour Moerenhout l'argent destiné initialement à sa femme et d'envoyer un mandat postal de 70 F à madame Moulard à Céroux-Mousty.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 18 juillet 1860
Godin informe Brullé qu'il ne pourra se rendre à temps à Laeken pour assister à l'expertise [dans l'affaire Story]. Il l'avertit qu'il crédite le compte de l'usine de Belgique de 101 F à verser à Strens femme et fils, maçon à Céroux-Mousty. Il lui annonce que le modèle pour Saint-Pétersbourg va lui être expédié.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Beretti, 12 janvier 1873
Godin répond à la lettre de Beretti du 27 octobre 1873. Il s'étonne que Beretti ait pris ses renseignements à de mauvaises sources alors qu'il se trouvait à Guise. Godin conteste le fait qu'il y ait eu des grèves dans son établissement et qu'il fait en sorte que les ouvriers puissent exprimer chaque jour leurs prétentions et leurs besoins pour éviter que les difficultés s'accumulent. Il lui indique que le marchand russe qui en 1858 est resté son débiteur dans les affaires faites avec lui est Besson, mécanicien, « grande Melchansky au coin de Novoi Péréoulk, maison Karaloff à Saint Pétersbourg ».

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin informe son « cher coreligionnaire » Fauvety qu'il n'a pu envoyer sa revue au médium Slade car ce dernier a quitté Bruxelles pour se rendre à Nykøbing au Danemark, puis à Vienne, puis à Saint-Pétersbourg. Il lui rappelle qu'il n'est pas en mesure d'écrire régulièrement dans sa revue et qu'il ne pourrait que répéter ce qui s'écrit dans les journaux spirites. Il avertit Fauvety que sa revue pourrait passer pour un organe des manifestations occultes si elle publiait des articles sur le spiritisme et que seule une revue spéciale peut s'attacher à constater les faits de spiritisme et à les étudier.

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Auteur·e : Balline, Nicolas
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Balline expose un plan pour établir des relations commerciales avec le Familistère. Il pense qu'il faudrait organiser la vente des marchandises des fabriques coopératives (les « Familistères ») dans plusieurs villes avec des magasins centraux à Odessa ou à Saint-Pétersbourg. Il imagine que les « Familistères doivent devenir des fabriques universelles » et prend l'exemple des fabriques de machines à coudre américaines qui « nous donnent l'idée comment doivent être organisées les agences des fabriques coopératives », avec des agents communs employés par les fédérations de fabriques. Il explique qu'il organise provisoirement une maison de commission chez Morokhovetz pour la vente des marchandises du Familistère. Il accuse réception des études sociales n° 1, 5 et 10, de Mutualité sociale, de Mutualité nationale et du portrait de Godin. Il lui demande de lui envoyer plusieurs exemplaires du catalogue des livres de la Librairie du Familistère pour en assurer la propagande. Il propose de commencer par la vente de « Tableaux coopératifs » – portraits de Godin, de Fourier ou d'albums de la vie du Familistère –, dont il imagine la répartition des bénéfices. Balline propose de placer les berceaux du Familistère dans les maisons des enfants trouvés : il voudrait en présenter un exemplaire au cours de l'été dans une exposition d'économie rurale à Kharkov. Balline informe son correspondant qu'il s'est procuré La fille de son père qu'il pense traduire pour un journal. Sur l'impossibilité de l'application à la Russie de la théorie de l'hérédité de l'État et le projet de loi d'Henri George sur la nationalisation des terres : « Certes, cela n'empêchera pas la construction d'un Familistère quand nos capitalistes achèteront vos portraits. »

Auteur·e : Gouté, Charles Alexandre (1815-1899)
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Gouté écrit à Godin 20 ans après l'avoir vu à l'hôtel de Blois. Il lui explique que la veille, le bibliothécaire d'Ouchamps lui a rapporté l'exemplaire de Solutions sociales qu'il avait donné autrefois à la bibliothèque municipale, ainsi que plusieurs œuvres de Charles Fourier et les Chants des travailleurs de Vinçard aîné, mais que d'autres livres ont trouvé grâce auprès de Jonette, inspecteur d'académie à Blois : Tristia de Toussenel, Le monde des oiseaux et L'esprit des fêtes du même. Il observe que les œuvres de Fourier traduites en russe se trouvent à la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, mais qu'on interdit aux habitants de Ouchamps de les lire. Il estime que c'est l'Evangile qu'on devrait retirer des bibliothèques.

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Auteur·e : Aisman, Raïssa (1863-)
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Raïssa Aisman remercie Marie Moret de lui avoir offert, par l'entremise de madame Tramaux, Le Familistère illustré. Elle explique qu'elle a connu Joséphine Tramaux quand celle-ci a eu une fracture des côtes il y a 18 mois, et que cette dernière lui a parlé de Fourier, de Godin et du Familistère et lui a donné à lire la collection du Devoir, des livres et des brochures. Elle n'a pas eu l'occasion d'étudier l'association en Russie. Avec son mari, qui écrit des ouvrages pour laRichesse russe revue de Saint-Pétersbourg, elle regarde souvent Le Familistère illustré, notamment ce qui touche aux enfants ; elle rend hommage à madame Roger.

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