FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret


Votre recherche dans le corpus : 21 résultats dans 19485 notices du site.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0006.T.2r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin annonce à Limousin qu'il projette de fonder à Guise un journal hebdomadaire intitulé L'Économie sociale. Il lui demande s'il connaît une personne susceptible d'en être le rédacteur.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0010.T.5bisr.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Sur la difficulté de trouver un rédacteur au fait des question pratiques d'association. Sur le programme du journal. Sur la diffusion du journal : Godin annonce qu'il commencera par envoyer le journal aux 4 à 5 000 correspondants de son établissement industriel, et qu'il consacrera la quatrième page du journal aux appareils produits à l'usine. Il informe Limousin qu'il va organiser définitivement la participation des travailleurs aux bénéfices industriels de l'usine et commerciaux du Familistère, qu'il va achever le Familistère avec la construction de l'aile droite et porter ainsi la population du Familistère à 1 200 personnes. Il précise que les appointements du rédacteur du journal dépendront de l'étendue de son travail, et qu'il a besoin de quelqu'un sachant traiter les questions d'association et de politique courante.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0024.T.19v.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin remercie Limousin de sa proposition d'une combinaison entre le Bulletin du mouvement social et le journal qu'il veut fonder à Guise, mais il ne souhaite pas y donner suite. Il précise que son futur journal doit se faire à Guise et que le rédacteur qu'il cherche devra en tenir compte. Il lui demande des renseignements sur Edmond Potonié, rédacteur d'un journal intitulé La Feuille d'Olivier, revue internationale paraissant tous les dimanches, qui demeure au 5, rue Debelleyme à Paris.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0046.T.41r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin explique à de Pompéry qu'il veut fonder à Guise un journal hebdomadaire et qu'il en cherche le rédacteur. « Ce serait naturellement un journal local, s'occupant de politique et d'économie sociale, de manière à servir les intérêts du Familistère et à en propager les faits utiles à faire connaître au public. » Godin pense que le journaliste recherché devrait être familier des questions de coopération et d'association ou au moins être « bon républicain à tendances libérales ». Il demande à de Pompéry le montant des appointements qu'il devrait lui verser.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0049.T.44r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin remercie de Pompéry de l'aider à trouver un rédacteur. Édouard de Pompéry a proposé à Godin de collaborer au journal : Godin ne juge pas que ce soit une bonne idée car de Pompéry est positiviste et lui spiritualiste, et il lui en coûterait de ne pas être d'accord avec lui ; par ailleurs la vie à Guise n'a rien de comparable avec la vie à Paris, ajoute Godin.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0073.T.68r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Édouard de Pompéry a communiqué à Godin une lettre que Champury lui a écrite au sujet du journal hebdomadaire qu'il veut fonder à Guise. Godin note que Champury parle dans sa lettre d'appointements de 250 F par mois et d'un logement au lieu de 200 F dont il avait été question entre eux. Il veut savoir la part que Champury prendrait dans le travail et l'organisation du journal, qui pourrait devenir quotidien si la publicité le permet, d'autant que Champury veut conserver les occupations dont il est actuellement chargé. Il l'avertit qu'il ne lui fournira pas de logement mais que les bureaux du journal seront au Familistère. Godin expose à Champury l'esprit dans lequel le journal est fondé : organe d'une expérience sociale menée sans bruit, il sera fait avec maturité et réflexion tout en cherchant à avoir des lecteurs, à l'écart des polémiques, consacré à l'étude des questions qui intéressent le progrès social et l'amélioration de la vie humaine. Il demande à Champury ce qu'il a fait en matière de journalisme, quelle part il prendrait dans la rédaction et l'administration du journal et à quels appointements il prétend.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0076.T.71r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin remercie de Pompéry pour l'avoir mis en relation avec Champury. Il lui fait observer que Champury réclame 250 F par mois au lieu de 200 F et qu'il souhaite qu'on lui fournisse un logement. Godin explique qu'il est de principe au Familistère que chacun choisisse un logement à sa convenance, que le Familistère est plein comme un œuf et que le rédacteur pourrait se loger en ville. Il indique toutefois que l'année prochaine la nouvelle aile sera achevée. Godin exprime son inquiétude que Champury pourrait ne pas se consacrer entièrement à la réussite du journal. Il informe de Pompéry qu'il prépare depuis des mois la réalisation de l'association du capital et du travail et qu'il donne dans ce but des conférences depuis 9 mois.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0090.T.85r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin explique comment il entend commencer la publication du journal du Familistère : une feuille hebdomadaire « pour tâter le terrain », entre la revue et le journal ; trouver des lecteurs en donnant de la variété et en se mettant à la portée de leur intelligence ; se placer sur le terrain de l'expérience des choses de la vie sociale. Il envisage que le journal comprenne : un bulletin politique ; un exposé des réformes à introduire dans la législation ; une rubrique des faits relatifs à la liberté de conscience et au mouvement des opinions religieuses ; une rubrique consacrée à l'association du capital et du travail, à l'organisation du Familistère et à l'organisation du travail en Europe et en Amérique ; une chronique locale et départementale des faits d'intérêt public ; les nouvelles scientifiques et industrielles ; un bulletin des affaires de l'Association du Familistère ; les annonces [publicitaires}. Godin imagine que Champury soit le rédacteur en chef et le gérant du journal, mais avec un comité de direction pour éviter que le journal représente une personnalité plutôt que des idées et des principes. « Chaque numéro doit, en toute circonstance, comprendre le bulletin politique, la chronique et les nouvelles intéressantes dans le mouvement des idées » et Champury devrait en assumer la rédaction. Les articles de fond, ajoute Godin, seraient rédigés par Champury ou un collaborateur du journal. Champury n'a jamais été journaliste, aussi Godin lui demande s'il peut s'astreindre à un travail régulier.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0102.T.97r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. D'après la lettre de Champury du 11 janvier, Godin et lui sont d'accord sur les principes du journal. Sur le format du journal : Godin donne sa préférence au format des grands journaux qui, plié trois fois, donne 8 feuillets et limite la quantité de texte. Champury se chargera de la rédaction de la partie indispensable de chaque numéro. Godin demande à Champury d'estimer ses appointements sur cette base, considérant qu'un numéro par mois aura deux pages consacrées à des articles industriels ou d'économie domestique qui lui seront livrés, et que le numéro de chaque semaine pourra avoir deux pages consacrées aux questions sociales également livrées par un collaborateur. Il convient que le journal du Familistère comme tous les journaux de province fera des emprunts à d'autres publications pour remplir ses colonnes, mais pense qu'il faudrait les choisir dans les journaux étrangers. Godin ajoute que Champury pourra compter sur ses contributions et sur celle d'un homme attaché particulièrement à l'œuvre du Familistère, possédant bien la langue anglaise, connaissant les États-Unis et les expériences sociales qui s'y sont déroulées [Antoine Massoulard].

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0107.T.102r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin accepte les conditions fixées le 15 janvier par Champury, 250 F d'appointements par mois avec engagement pour 6 mois au moins, dans la mesure où celui-ci va se consacrer intégralement au journal à fonder. Il lui demande de venir aussitôt que possible et indique qu'il souhaite que le premier numéro du journal paraisse à la fin du mois de janvier.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0111.T.106r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Déclaration de fondation du journal hebdomadaire Le Devoir paraissant le dimanche à Guise, dont Godin est le propriétaire, dont le gérant est Édouard Champury résidant au 38 quai de Béthune à Paris, et qui sera imprimé chez Baré à Guise.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0112.T.107v.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin informe de Pompéry qu'il s'est mis d'accord avec Champury pour la rédaction du journal Le Devoir. Il l'informe également qu'il a reçu le 16 janvier une demande de Noël Amandru pour l'emploi de rédacteur à laquelle il ne peut plus donner satisfaction.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0113.T.108r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin demande à Champury de le renseigner sur le prix de revient d'un numéro de La Semaine républicaine afin d'avoir une référence pour établir une convention avec l'imprimeur de Guise. Il demande à Champury d'utiliser le temps qui lui reste à Paris pour créer des relations utiles au journal. Il lui explique qu'obligé par la loi de faire la déclaration préalable 15 jours avant la parution du journal, il a éprouvé quelque embarras pour le choix du titre : « Jugeant que ce titre ne devait éveiller dans l'esprit de personne aucune prévention, j'ai pris celui-ci, "Le Devoir". Nous pourrons ainsi discuter toutes les questions au point de vue du devoir individuel, du devoir administratif, social, politique, etc. Le titre est donc large et ne définit à l'avance rien qui puisse porter ombrage à personne. »

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0116.T.111r.jpg
Godin rend compte à Ganault de son action pour éviter que l'administration municipale retombe dans les mains des bonapartistes ou des ennemis de la République. Il résulte des entretiens qu'il a menés qu'une première combinaison possible est la suivante : Delorme, propriétaire, maire ; Pouillard, propriétaire, premier adjoint ; Coutte, meunier, deuxième adjoint. Sur Delorme : ancien entrepreneur de bâtiments, otage des Prussiens en 1870, membre du conseil municipal, premier adjoint de Godin maire, exerçant les fonctions de maire pendant le mandat de Godin à l'Assemblée nationale et après la révocation de Godin en tant que maire ; sur Pouillard : premier adjoint de Delorme, propriétaire ancien commerçant ; sur Coutte : meunier propriétaire du moulin de Guise ; les trois figuraient sur la liste républicaine. Une deuxième combinaison comprend : Baré, maire ; Dezaux, manufacturier, premier adjoint ; Coutte, deuxième adjoint. Sur Baré : président du conseil des prudhommes et imprimeur à Guise, rallié à la République. Godin conclut que le gouvernement n'aura pas de peine à former une combinaison qui ne soit pas bonapartiste et qui ne fasse pas appel à lui. Il ajoute que Devillers, comme lui, ne veut pas participer à l'administration municipale. Sur la fondation du journal Le Devoir : Godin annonce à Ganault qu'il va fonder un journal intitulé Le Devoir.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0123.T.118r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin communique au préfet de l'Aisne sa déclaration de création d'un journal et précise qu'il enverra prochainement l'acte de naissance et le certificat de jouissance de droits civils et politiques de Massoulard. La déclaration est copiée sur le folio 117v : journal hebdomadaire Le Devoir paraissant le dimanche à Guise, dont Godin est le seul propriétaire, dont le gérant est Martial Émile Antoine Massoulard résidant à Guise, et qui sera imprimé chez Baré à Guise.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0125.T.120r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin informe Champury que des formalités administratives diffèrent la parution du journal : Champury n'est pas français et ne peut être gérant du journal ; il faut présenter l'acte de naissance et le certificat de jouissance des droits civiques et politiques d'un autre gérant. Godin juge que si Champury veut « travailler à une œuvre d'avenir avec moi, [il aura] une étude d'assez longue haleine à faire ici sur les réalités de la vie » ; il lui demande de lire quatre petits ouvrages qu'il lui envoie.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0129.T.124r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin adresse au préfet le certificat de jouissance des droits civiques et politiques d'Antoine Massoulard, gérant du journal. Godin informe le préfet que la date de 1874 s'explique par le fait que Massoulard a quitté la France à cette époque pour aller en Amérique, d'où il est revenu en septembre 1877 pour venir au Familistère.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0129.T.124r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Godin demande à Champury de s'informer sur les obligations réglementaires relatives à la signature des exemplaires déposés du journal : chaque numéro doit-il être signé de la main du gérant avant d'être déposé ou suffit-il que son nom soit imprimé ?

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0132.T.127r.jpg
Sur la fondation du journal Le Devoir. Déclaration de modification du titre du journal : « Familistère et association de la fabrique à Guise | Politique. Législation. Administration. Religion | Le Devoir |Travail. Industrie. Commerce. Consommation | Mutualité. Solidarité. Fraternité ». Godin ajoute qu'il a l'intention de signer le journal en qualité de gérant lorsque Massoulard en sera empêché.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0137.T.132r.jpg
Godin informe Fauchey, Laffite et Cie qu'il a fondé un journal politique et économique hebdomadaire tirant à 1 000 exemplaires et une fois par mois à 5 000 exemplaires pour être envoyé à tous les clients de la manufacture. Il leur indique que le journal publiera des annonces qu'il pense pouvoir être valorisées. Il leur demande à quelles conditions ils se chargeraient du monopole de ces annonces et quel prix ils lui offriraient par page d'annonce.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
0145.T.139r.jpg
Pierre-Gaétan Leymarie désire poursuivre ses articles sur le Familistère et demande à Godin s'il peut mentionner le nom de Marie Moret : Godin ne s'y oppose pas, mais préfèrerait que son nom et celui de Marie Moret soient passés sous silence. Godin espère que Leymarie a retrouvé la liberté de ses deux jambes et que ses amis spirituels ne continueront pas à lui témoigner leur attention sous les formes qu'il lui a indiquées.
Formats de sortie

atom, dcmes-xml, json, omeka-xml, rss2