FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à monsieur Losserand, 4 avril 1892
Au sujet de travaux dans la maison de Lesquielles-Saint-Germain : la peinture extérieure des persiennes, des briques blanches et des chenaux est à refaire, besoin de remettre en état le plafond de la cuisine. Marie Moret revient sur le précédent devis de M. Losserand et estime le montant des travaux à 300 F tout compris. Lui demande de fixer la date des travaux. Au sujet de la réfection de la chambre du gardien de la maison et demande d'envoi d'échantillons de papiers peints. Le prévient d'une intervention de travaux de maçonnerie sur les briques à repeindre.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur E. Ancelet, 24 février 1870
Sur les décors du théâtre du Familistère en construction : Godin interroge son correspondant sur le coût et le délai de réalisation des décors indispensables.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Tito Pagliardini, 28 mai 1869
Godin prend des nouvelles de Pagliardini. Il espère sa visite et lui fait part de la construction du théâtre et des écoles du Familistère. Il l'informe qu'Émile Godin va se rendre à nouveau en Angleterre pour placer 700 à 800 000 F dans une banque à Londres, et lui demande conseil à ce sujet. Godin explique à Pagliardini qu'il est contraint de « faire le rentier » pour ne pas laisser voir dans sa comptabilité d'importants capitaux disponibles.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor François Groualle, 9 novembre 1869
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin fournit des renseignements sur le développement de la manufacture Godin-Lemaire, que Groualle pourrait opposer à ceux du pourvoi en cassation d'Esther-Lemaire visant à minimiser le rôle de Godin dans la prospérité industrielle. Godin établit un historique précis du développement de la manufacture et de ses brevets d'invention de 1840 à 1861.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor François Groualle, 10 novembre 1869
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin établit l'historique du développement de la manufacture Godin-Lemaire à partir de 1861, suite de l'historique présenté dans sa lettre à Groualle du 9 novembre 1869. Godin met en relation la séparation avec Esther-Lemaire et le renforcement de la concurrence. Godin s'emploie depuis cette époque à augmenter la production d'installations industrielles agrandies et il dépose de multiples brevets.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor François Groualle, 11 novembre 1869
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin poursuit l'historique du développement de la manufacture Godin-Lemaire commencé dans ses lettres à Groualle des 9 et 10 novembre 1869. Après la séparation avec Esther Lemaire, Godin a de nouveau recours aux brevets pour faire face à la concurrence, renouvelle les modèles de ses appareils et lance la construction d'appareils de luxe.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Joseph Pouliquen, 14 septembre 1877
Remerciements pour l'envoi de cahiers de chant. Marie Moret parle de la construction de l'aile droite du Familistère. Elle indique à Pouliquen que « Nulle exploitation agricole n'est jusqu'ici jointe au Familistère ; l'Association est basée sur l'usine et le Familistère. »

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret au maire de Lesquielles-Saint-Germain, 9 mai 1885
Marie Moret écrit au maire de Lesquielles-Saint-Germain (Aisne) au sujet de travaux d'extraction opérés dans une carrière qui menacent la stabilité de sa propriété de la butte Judith. Elle demande que l'exploitation cesse ; elle propose d'acheter les terrains épuisés de la carrière et la parcelle où est réalisée l'extraction des pierres qu'elle conteste.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux membres du conseil de direction de l'École sociétaire, 3 juillet 1849
Godin envoie 100 F en réponse à la circulaire du 21 juin 1849 de l'École. Il espère que 300 phalanstériens en feront autant et informe ses correspondants qu'il pourra en discuter avec eux prochainement à Paris. Il envoie également 35 F collectés pour la rente de l'École. Dans le post-scriptum, il indique qu'il ajoute à son envoi quelques notes sur le chauffage d'un phalanstère.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Delacourt, 6 mars 1847
Godin informe le sous-préfet qu'il réside à Guise depuis le mois d'août 1846, qu'il a fait détruire à Esquéhéries toutes les constructions sur lesquelles il était imposé, et qu'en conséquence il ne devrait pas payer l'impôt qu'on lui réclame sur une maison qui n'existe pas.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Desnos-Gardissal, 11 décembre 1847
Godin envoie 4 F pour le renouvellement de son abonnement au journal Le Brevet d'invention. Sur l'affaire de contrefaçon Degon : Godin indique à Gardissal qu'une nouvelle expertise va être ordonnée ; il lui demande s'il connaît des personnes que le tribunal pourrait désigner en qualité d'experts et si lui-même souhaite être proposé. Il lui demande enfin de lui indiquer les meilleurs procédés de fabrication de briques, qu'on a pu évaluer à l'occasion de la construction des fortifications de Paris.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux membres du conseil de direction de l'École sociétaire, 3 juillet 1849
Godin envoie 100 F en réponse à la circulaire du 21 juin 1849 de l'École. Il espère que 300 phalanstériens en feront autant et informe ses correspondants qu'il pourra en discuter avec eux prochainement à Paris. Il envoie également 35 F collectés pour la rente de l'École. Dans le post-scriptum, il indique qu'il ajoute à son envoi quelques notes sur le chauffage d'un phalanstère.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Barthélémy Godin, 9 mai 1846
Godin propose à son frère cadet de travailler avec lui. Il évoque avec lui la possibilité de créer un autre établissement industriel, par exemple sur les bords de la Loire, facilement accessibles par le chemin de fer, dont ils partageraient les bénéfices ; Godin imagine qu'ils pourraient diriger en alternance ce deuxième établissement et « l'établissement définitif » qu'il s'apprête à construire à Guise sur la propriété qu'il a achetée.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au préfet de l'Aisne, 2 juin [1846]
Rappelle la demande d'autorisation d'installation d'une fonderie à Guise (Aisne) en date du 16 mai 1846 et sollicite que soit défini l'alignement des nouvelles constructions à édifier le long de la route du faubourg de Landrecies. Godin souligne l'urgence de sa demande pour éviter de mettre des ouvriers au chômage.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Delaunay, 19 juin 1846
Sur le percement du puits de la maison en construction à Guise (Aisne) : Godin annonce que le perceur du puits va commencer le travail ;Godin souhaite qu'il se contente du perçage et que Delaunay confie au maçon chargé des constructions de maçonner le puits.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur l'ingénieur des ponts et chaussées, 2 août [1846]
Sur l'alignement des constructions de la nouvelle fonderie de Guise sur la route royale de Landrecies à Guise : Godin informe l'ingénieur des ponts et chaussées qu'il a remis à monsieur Lecerf les états de la concession qui lui est faite pour réaliser l'alignement des constructions ; Godin exprime sa satisfaction de constater qu'il n'aura pas à mettre à nouveau au chômage les ouvriers employés aux constructions.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Briard, 2 août 1846
À propos de poutres employées dans une construction : Godin demande une réduction du prix de certaines poutres qui sont différentes de celles qu'il pensait employer. Godin ajoute qu'il a envoyé par mégarde un ouvrier auprès de Briard et lui demande de le renvoyer s'il n'a pas de travail pour lui.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur le préfet de l'Aisne, 22 août 1846
Sur l'alignement des constructions de la nouvelle fonderie Godin-Lemaire édifiée à Guise : Godin explique qu'il a présenté un état de concession des terrains à acquérir pour alignement à l'ingénieur de Saint-Quentin qu'il a vu à plusieurs reprises, que celui-ci promettait à la fin de juillet que l'arrêté d'autorisation n'en tarderait pas et qu'il s'étonne des difficultés que lui a causé monsieur Lecerf conducteur des ponts et chaussées ; il demande au préfet les motifs qui retardent l'autorisation et empêchent la reprise des constructions ; il explique qu'il a été menacé d'un procès s'il faisait construire à moins de deux mètres de la route , qu'il a en conséquence suspendu les travaux, mais que le préjudice qu'il subit est considérable ; il signale que 40 ouvriers devaient être employés aux constructions.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Godon, 31 [août 1846]
Invitation à une rencontre : Godin semble évoquer l'affaire de contrefaçon industrielle décrite dans sa lettre à Godon en date du 26 août 1846. À propos de l'alignement des constructions de la nouvelle fonderie Godin-Lemaire à Guise et des difficultés causées par l'administration : Godin demande à Godon s'il peut l'aider. Godin indique à Godon qu'il l'attendra à l'hôtel de la Couronne à Guise le mercredi suivant.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au préfet de l'Aisne, 12 septembre 1846
Fait suite à la lettre de Godin au préfet de l'Aisne en date du 22 août 1846 relative à l'alignement des constructions de la nouvelle fonderie Godin-Lemaire à Guise : Godin rappelle ses demandes de juin et d'août, restées sans réponse ; confronté aux difficultés que lui cause monsieur Lecerf, conducteur des ponts et chaussée à Guise, Godin souhaite savoir à quelles conditions il pourrait construire dans les limites de sa propriété et à quelle distance de la route ; Godin rappelle qu'il a remis à Lecerf des états de concession, mais que ce dernier lui a remis de nouveaux états qui, dit-il, permettraient d'obtenir immédiatement l'alignement ; Godin considère la proposition comme une nouvelle vexation et demande au préfet de lui préciser les conditions à respecter pour pouvoir construire.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 9 décembre 1855
Godin accuse réception de la lettre d'Émile écrite au crayon. Godin constate que le bulletin scolaire d'Émile est meilleur, qu'il est classé 31e (après avoir été 43e) et que la « conduite légère » qui est mentionnée ne signifie pas mauvaise conduite. Il espère qu'Émile va progresser pour ne pas laisser sa tirelire mourir de faim. Il donne à Émile des nouvelles de son mur en béton : il a été fait tardivement et n'a pas séché ; l'eau qu'il contient gèle et la surface se délite. Godin en conclut qu'il faut édifier les murs en béton à la belle saison comme toutes les maçonneries en général.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 11 décembre 1855
Dans sa dernière lettre, à nouveau écrite au crayon, Émile a annoncé qu'il avait obtenu une note totale plus élevée que la semaine précédente, mais que son classement était moins bon : selon Godin, c'est la preuve que le niveau de ses camarades s'est élevé. Godin demande à Émile de cesser dans ses lettres de se plaindre de ses maîtres et de lui montrer sinon qu'il progresse en chimie, en physique ou en mathématique, au moins qu'il ne perd pas entièrement son temps. Godin revient sur les causes de la dégradation du mur en béton construit par Émile et des briques qu'il a réalisées avec le même matériau.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 11 janvier 1856
Godin reproche à Émile de ne plus écrire à ses parents, un éloignement qu'il percevait dans ses dernières lettres écrites au crayon. S'il n'avait pas été malade, Godin aurait déjà écrit à Émile pour lui rendre compte des expériences qu'il a faites sur les bétons, pour « pouvoir construire des maisons à peu de frais ». Trois matériaux sont propres à faire du mortier : la craie convertie en chaux, l'argile et le plâtre. La chaux donne de bons résultats si elle est bien fondue. Godin termine sa lettre en adressant ses vœux de bonne année à Émile, espérant qu'il soit le premier de sa classe et qu'il ne fasse plus de fautes de français.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 14 janvier 1856
Godin adresse à Émile une lettre à remettre à Goubaux pour l'autoriser à mettre un caban. Il l'avertit qu'il ne peut écrire de longues lettres en ce moment sans se fatiguer et qu'il remet à la semaine prochaine son récit des expériences sur le béton.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 24 janvier 1856
Émile ayant attendu avant de se faire soigner, Godin lui fait la leçon : il vaut mieux soigner immédiatement une souffrance plutôt que d'attendre que le mal ait progressé. Il reprend le compte rendu de ses expériences sur le béton. Godin a constaté que le mélange de la chaux fondue avec de l'argile donnait un matériau résistant aux intempéries. Il a réalisé cinq différents mélanges avec deux qualités d'argile, l'une siliceuse, l'autre grasse. Il en a fait cinq briques qu'il a exposées à l'air pendant plusieurs mois. Quatre mélanges ont donné un matériau d'une dureté comparable à de la pierre blanche. Godin conclut qu'on peut se servir de ces mélanges comme un mortier dans lequel on introduit des corps durs, qu'on peut mouler ensuite pour obtenir des pierres.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Lemaire, Sophie Esther (1819-1881)
Jean-Baptiste André Godin à un Émile Godin, 11 février 1856
Godin poursuit le compte rendu de ses expériences sur le béton. Il souhaite qu'Émile puisse se classer dans les quatre premiers élèves de sa classe, lui indique qu'il a mis dans sa tirelire ce qu'il avait gagné avant les dernières vacances, mais qu'il craint qu'elle meurt désormais de faim. Il l'informe que son filleul est venu le voir et qu'il marche seul maintenant. Il lui donne des nouvelles de son lièvre, de la grand-mère Lemaire et de sa marraine. Émile a écrit à ces dernières que Topin est en route pour revenir du Texas : Godin lui fait remarquer qu'il a sans doute mal compris ce que quelqu'un lui a dit, que Topin est allé à Houston chercher des plantes pour les ramener à La Réunion, où il se trouve. Godin transmet à Émile les compliments de son oncle Lemaire.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 9 juillet 1856
Godin annonce à Émile qu'il a enfin mis 20 F dans sa tirelire, le félicite et lui annonce qu'il ira bientôt le voir à Paris. Il l'informe qu'il a été à la fête et qu'il a vu la grand-mère Lemaire en bonne santé. Il lui signale qu'il fait édifier une petite construction en béton dans le jardin.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 3 avril 1860
Sur l'alimentation en eau du premier pavillon d'habitation du Familistère : Godin expose son projet à Émile qui se trouve à Paris et lui demande de trouver une petite machine à vapeur propre à actionner une pompe pour élever l'eau dans des réservoirs placés dans le comble. Un dessin en coupe légendé du système imaginé par Godin occupe toute la hauteur du folio 116v.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 7 avril 1860
Sur la réparation d'une locomobile. Godin demande à Émile, avant de quitter Paris, d'aller demander des conseils à Calla au 11, rue Lafayette, et à La Chapelle. Il précise qu'il n'y a pas à perdre de temps car il a besoin de faire du béton avec la machine. Le reste de la lettre est difficilement déchiffrable. Il est question de la recherche par Émile de sièges d'aisance.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 27 avril 1860
Godin annonce à Émile qu'il adresse sa lettre à Marquise chez monsieur Dewailly, directeur et associé de Pinart et Cie, fournisseur de fonte des Fonderies Godin-Lemaire. Il l'invite à visiter les hauts-fourneaux et fonderies Pinart et Cie, une importante maison qui a commencé en industrie à peu près en même temps que lui. Il demande à Émile de rappeler à Dewailly que celui-ci avait promis de lui fournir les plans de ses fourneaux de seconde fusion et de le prier de lui en donner les dimensions. Il souhaite qu'en arrivant à Calais, Émile aille voir Dewailly, parent du directeur de Pinart et Cie, à qui il faudra demander s'il a des bois de sapin à leur convenance. Godin souhaite qu'Émile consulte également les autres marchands de bois. Il indique qu'il ne veut plus acheter de feuillets chez Trystram et Crujeot à Dunkerque sans les avoir vus auparavant. Il précise à Émile les dimensions des feuillets en sapin rouge de première qualité qu'il souhaite obtenir. Il souhaite qu'Émile visite les magasins de bois de Calais et de Dunkerque de Trystram et Crujeot pour se rendre compte de la qualité de bois dont ils disposent.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 29 avril 1862
Godin renseigne Émile sur les constructions en cours à Guise : 6 halles sont couvertes, 7 sont chevronnées et 8 pignons sont élevés, toutes les charpentes sont en place. Il lui indique que les commandes de marchandises sont satisfaisantes. Sur l'affiche de l'exposition : Godin s'en remet à Émile pour faire comme les autres exposants ; il propose le texte suivant en français et en anglais : « Usine et Manufacture de Godin-Lemaire à Guise (Aisne). Procédés de marbres factices et émaux sur fonte. Patente à céder pour l'Angleterre ».

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Leborne, 21 juin 1855
Godin répond à la lettre de Leborne du 19 juin 1855 en lui indiquant qu'il préférerait prendre des briques ailleurs que chez Puissant frères si ceux-ci n'ont pas encore fait celles qu'ils devaient fournir. Il précise qu'il avait commandé à Puissant frères : 3 000 briques panneresses, 1 000 briques à cintre et 50 carreaux de 25 cm de large par 30 à 40 cm de long et 5 cm d'épaisseur.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, le 9 octobre 1856
Godin informe Brullé que Bocquet vient de lui remettre sa lettre du 8 octobre avec le plan des terrains dont il a déjà été question entre eux. Godin juge le terrain resserré ; il explique à Brullé qu'il ne veut pas, après des débuts laborieux en Belgique, s'installer sur une propriété qui limiterait son industrie au bout de 3 ou 4 ans ; il juge qu'il faudrait un terrain d'une superficie d'un hectare. Il demande à Brullé si les terrains qu'il envisage ne sont pas inondables. Sur la réparation d'un bâtiment du site de Forest : Godin veut éviter des réparations coûteuses et demande à Brullé d'obtenir un arrangement avec le propriétaire du site. Godin prie Brullé de lui communiquer des renseignements sur les différences de prix entre le transport de matières premières par eau et par chemin de fer de différents endroits de Belgique jusqu'à Bruxelles. Godin annonce à Brullé qu'il doit encore retarder son voyage à Bruxelles et qu'il va se renseigner sur la possibilité de faire expédier de la fonte à Anvers.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 25 octobre 1856
Godin juge que les terrains que Brullé lui conseille d'acheter à Bruxelles sont très chers par comparaison avec les trois hectares qu'il vient d'acheter 18 000 F aux Hospices de Guise autour de son usine. Il signale à Brullé qu'il est déjà passé près du pont de Laeken et qu'on lui a alors signalé que la chaussée était inondée lors de fortes inondations. Toutefois Godin reconnaît que la largeur du terrain permettrait des constructions suffisantes. Godin ne veut pas transférer les ateliers dans la précipitation, car il faudrait encore construire un magasin à Bruxelles ou en faire un en planches à Forest pour entreposer les marchandises : « Il faut cette fois pour fonder un établissement de toutes pièces se donner le temps de la réflexion pour bien faire les choses et être nanti de tous les renseignements possibles. » Godin souhaite pouvoir choisir entre plusieurs sites et comparer les prétentions des vendeurs. Il confirme à Brullé que les terrains entre la chaussée et la fabrique Koenig ne sont pas à vendre. Godin signale à Brullé que la Société de Hourpes lui fait toujours espérer de la fonte. Godin attire l'attention de Brullé sur la nécessité de créer le nouvel établissement à proximité des populations ouvrières. Il signale enfin à Brullé qu'il accorde 80 F à Van Elewick pour participation à ses frais de déménagement.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 18 septembre 1857
Godin envoie à Brullé 2 000 F en valeurs. Il lui explique qu'il a reçu deux espèces de coke, de Monceau et de Bois-du-Luc, pour les comparer, et qu'il lui enverra bientôt les modèles qu'il demande. Il lui annonce qu'il peut disposer de Bocquet en Belgique, bien que celui-ci souhaite voyager à nouveau en France. Il l'avertit qu'il n'ira pas le voir prochainement car les constructions à Guise n'avancent pas comme il désirerait, mais il l'assure qu'il le verra avec plaisir à l'occasion des fêtes de Bruxelles. Il lui fait part de ses difficultés à s'approvisionner en pannes [tuiles] de couverture, monsieur Lucq de Maubeuge ne pouvant fournir que le quart de la quantité dont il a besoin. Il demande à Brullé s'il connaît un fournisseur à Bruxelles de pannes de 25 cm de large sur 30 cm de long à partir du crochet.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Dolot
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 8 octobre 1857
Godin communique à Brullé la réponse de monsieur Steenackers de Schelle au sujet de pannes [tuiles] au format de Hollande, dont le prix d'achat et le prix du transport par l'Escaut semblent intéressants. Il souhaite en obtenir une certaine quantité. Il l'informe que Bocquet est pour quelques jours encore utile à Guise par suite de la maladie d'un employé.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Dolot
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 10 octobre 1857
Godin confie à Bocquet le soin de remettre sa lettre à Brullé qu'il suppose être en voyage pour trouver des tuiles. Godin annonce à Brullé que Bocquet va voyager en Belgique et qu'il lui a versé 200 F, dont le compte de l'usine de Forest doit être débité. Il informe Brullé que monsieur Lucq l'a avisé qu'il chargeait deux bateaux de pannes pour lui et qu'il espère ainsi, avec celles que lui procurera Brullé, ne pas manquer de tuiles.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 15 octobre 1857
Godin répond à une lettre de Brullé qui lui annonce qu'il a acheté 57 000 pannes [tuiles] au format de Hollande. Godin avertit Brullé qu'il doit y avoir une erreur. Si les pannes achetées ont bien pour dimensions 33,5 cm de hauteur sous le crochet et 22,4 cm de large, 45 000 tuiles suffiraient. Godin demande à Brullé de vérifier la dimension des tuiles achetées et de solliciter du fournisseur l'envoi d'un échantillon de 30 pannes par chemin de fer à Landrecies via Erquelinnes par exemple.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 14 juillet [1858]
Godin s'excuse de ne pas avoir répondu plus tôt à la lettre de madame Brullé du 5 juillet 1858 relative à des cerises et à l'ouverture d'un compte « jardin » ou, mieux selon Godin, « récoltes et loyers ». Sur l'installation de l'usine de Laeken : Godin demande à Brullé s'il a commencé l'installation des machines et s'il a besoin de conseils pour les dispositions des ateliers ; il souhaite avoir un nouveau calque du plan des constructions car il a égaré celui que Brullé lui avait confié. Dans le post-scriptum, Godin indique à Brullé qu'il avait pensé à envoyer son fils Émile à Bruxelles, « mais il s'ennuie maintenant aussitôt qu'il n'est pas à Guise ».

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Dolot
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 7 août 1858
Godin envoie à Brullé la somme de 5 000 F à débiter du compte de l'usine de Belgique. Il lui annonce qu'il va se rendre à Bruxelles mais qu'il est encore occupé par les constructions à Guise. Il indique qu'il est heureux que l'accident survenu à Forest n'ait pas causé de victimes ni de dégâts aux marchandises.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 19 décembre 1858
Godin remet à Brullé une feuille du carnet à souches de ses voyageurs et lui en explique l'usage. Il lui envoie également le tableau des prix de revient des petits objets [des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire] demandé par madame Brullé. Godin fait des recommandations à Brullé en vue d'une expertise sur une construction dans une affaire Vasselaer : les voûtes d'un bâtiment [de l'usine de Forest], de construction fragile, se sont écroulées sans autre raison que les vibrations causées par une tempête ayant eu lieu à Bruxelles la veille ou l'avant-veille, et finalement le poids de quatre ou cinq hommes balayant le grenier ; l'accident est survenu après l'écroulement des voûtes d'un autre bâtiment sur des marchandises de l'usine d'une valeur de 3 000 F en septembre 1856 ; en raison de ce précédent, rien ne fut stocké sur les voûtes et un bâtiment en planches fut construit pour les marchandises ; Vasselaer ne voulant pas consolider les bâtiments, décision fut prise de quitter le site ; Brullé doit faire une élévation du bâtiment pour faire ressortir les vices de construction des voûtes. Godin transmet à Brullé les compliments de sa femme qui se remet d'une sévère fluxion. Il ajoute en marge du folio 128r une note relative à la fabrication de creusets.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 4 juin 1859
Sur l'embauche de 20 maçons et le paiement de leur voyage en Belgique. Il explique à Brullé que Cappellemans veut gagner du temps par un stratagème, et qu'il faudra le poursuivre s'il n'accepte pas la décision des arbitres. Godin demande à Brullé des nouvelles de sa pétition au gouverneur [de Bruxelles].

Auteur·e : Dolot
Monsieur Dolot à Jean-Baptiste André Godin, 18 juillet 1859
Dolot envoie à Godin quatre traites sur Paris d'une valeur totale de 2 000 F destinées à Brullé. Il annonce à Godin que l'inspection du garde-mines a eu lieu le matin même et que ce dernier a paru étonné que le générateur ne marche pas encore. Dolot informe Godin qu'il a reçu une réponse de Trystram et Crujeot et qu'il en a communiqué un extrait au batelier Decoster ; il donne copie à Godin des renseignements fournis par Trystram et Crujeot sur la fourniture de bois de construction et sur la fonte de Cleveland qui devrait compléter l'expédition. Dolot demande à Godin s'il a donné des instructions pour une scie circulaire. Il indique qu'il a reçu des réponses pour les fermes des bâtiments mais qu'elles ne contiennent pas de dessin, aussi Dolot pense-t-il que Godin trouvera mieux à Paris. Dans la marge du folio, Dolot annonce à Godin que le père de Guerdoux a été trouvé asphyxié hier au coin d'une borne et que Merriaux, l'un des mouleurs de l'usine de Guise, s'est noyé en prenant un bain après son repas.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Dolot
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 6 août 1859
Godin communique à Alexandre Brullé la liste des retenues sur la quinzaine des ouvriers belges « de mes constructions », d'un montant total de 86 F, à payer par l'usine de Laeken : Pierre Renard, Joseph Hawelaerts, Jean-Baptiste Vanmalderen, Pierre Dewes et Jean-Baptiste Dewes.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Dolot
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 30 septembre 1859
Godin transmet à Brullé un tableau présentant des coûts de revient de fabrication. Il lui communique le détail des sommes à payer à Laeken pour le compte des ouvriers belges employés aux constructions à Guise, d'un montant total de 146 F dont l'usine de Laeken est créditée : Moulard, Debroux-Lambert, Moerenhout. Godin précise qu'il faut envoyer un bon sur la poste pour envoyer les 120 F de Moulard à Marie-Françoise Bodainghem épouse Moulard, ménagère à Céroux.

Auteur·e : Dolot
Monsieur Dolot à Jean-Baptiste André Godin, 2 novembre 1859
Dolot informe Godin qu'il a remis à monsieur André la lettre qu'il a reçue de lui le matin même, et qu'André a fait à Ménard les recommandations pour qu'une charpente soit établie comme il le désire. Dolot communique à Godin des renseignements sur la marche de la nouvelle fonderie ; il fait des observations sur la montée en pression de la vapeur. Dolot signale à Godin que les commandes de marchandises arrivent en foule et qu'il est difficile d'y répondre étant donné le manque de voituriers.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor Calland, 9 décembre 1857
Sur la construction d'habitations pour les ouvriers des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire. Godin soulève le problème de la conception architecturale d'habitations de familles qu'on cherche habituellement à isoler les unes des autres alors que l'architecture sociétaire a pour objectifs de réaliser des économies par la concentration des ressources pour le bien-être de tous. Godin explique à Calland qu'il a lu son projet de palais de familles, et il sollicite son concours : « Sorti de l'humble condition d'ouvrier dont j'ai porté les misères, je me rappelle m'être dit que s'il m'était donné un jour de pouvoir contribuer à améliorer le sort de ceux dont je fesais (sic) partie que je n'en négligerais pas l'occasion. Je suis aujourd'hui à la tête d'une industrie dans laquelle j'occupe sous mes yeux 300 pères de famille ou adultes. Jusqu'à ce jour je n'ai pu que travailler à créer (?) les moyens matériels d'occuper cette population. Maintenant, je désire consacrer chaque année cent mille francs [1 mot illisible] à la fondation près de mon établissement d'un édifice destiné à les loger et à leur procurer tout le bien-être compatible avec leurs gains [mot illisible] dans un milieu où tout sera coordonné pour qu'ils puissent en tirer le parti le plus profitable. Avare des sommes que je puis dépenser dans ce but comme d'un bien qui appartient déjà au pauvre, cela m'engage à vous prier de me dire à quelle condition vous consentiriez à vous occuper avec moi des plans et devis propres à réaliser ce projet s'il entre dans votre intention de le faire. » 

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor Calland, 22 décembre 1857
Godin répond à une lettre de Calland du 17 décembre 1857 et lui indique qu'il vient de recevoir une lettre de Carlotti, chargé de venir le voir pour le projet de construction d'habitations. Il lui explique que la venue de Carlotti rend inutiles les explications qu'il voulait lui donner à propos du projet ; il remercie Calland pour l'intérêt qu'il porte à celui-ci, et le prie de dire à Carlotti qu'il attend sa visite. Godin ajoute que le projet doit rester secret, particulièrement à Guise.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Auguste Désiré Besson, 24 avril 1859
Sur l'amélioration du chemin de la prairie à Guise. Godin explique que le chemin de la prairie présente une pente qui le rend presque inaccessible aux voitures, et que le fossé qui la borde est rempli d'immondices. Il demande l'autorisation de faire à ses frais les travaux de terrassement nécessaires pour adoucir la pente et de poursuivre l'aqueduc commencé par la ville pour combler le fossé et assainir le quartier, travaux d'amélioration de la voie publique qu'il entend soumettre au contrôle de l'administration municipale.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Auguste Désiré Besson, 13 mai 1859
Sur l'amélioration du chemin de la prairie à Guise. Godin remercie le maire de Guise de lui avoir confié un plan du quartier du chemin de la prairie, dit des vaches, pour y indiquer les alignements qu'il compte faire. Il expose son programme de travaux : poursuivre l'aqueduc de la route impériale sous toute la largeur de la voie qu'il réalise sur sa propriété ; faire les remblais nécessaires pour régulariser la pente du chemin de la prairie à 5 centimètres maximum par mètre dans la partie qui débouche sur la route impériale n° 43 ; donner au chemin de la prairie une largeur régulière de 10 mètres sur toute sa longueur à partir de la voie nouvelle. Il indique que le fossé qui recueille les eaux de l'aqueduc sera comblé. Il espère obtenir l'assentiment du maire dans la mesure où les travaux sont d'intérêt public et ne coûteront rien à la ville. Godin consent en échange de laisser circuler de 6 heures du matin à 6 heures du soir les voitures suspendues et les piétons sur la voie et le pont traversant sa propriété dans le cas où la circulation sur le pont de la ville serait interrompue.

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