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Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle

Votre recherche dans le corpus : 28 résultats dans 6589 notices du site.

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Celui qui a l'honneur de vous écrire n'est qu'un très petit être, la plus chétive de toutes les créatures raisonnables que Dieu ait faite, c'est un homme mais un homme placé au plus bas degré de l'échelle sociale [...].

Non signé, non daté.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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Je vous remercie, Monsieur, de votre nouvelle édition de l'Exposition de la Doctrine de l'Eglise catholique de Bossuet, et surtout de votre préface. Vous ne vous étonnez pas si je n'entre dans aucune discussion sur les points au sujet desquels il peut exister et il existe en effet entre nous, des discussions. Dans l'état actuel des esprits et des questions. Je me suis interdit toute controverse entre chrétiens, par conséquent toute controverse avec les Catholiques. Ni le combat, ni le danger ne sont là aujourd'hui.

L'abbé Bernard offre une nouvelle édition de l'ouvrage de Bossuet en ajoutant "une préface en forme d'Appel aux Prostestants". Cette édition est inscrite dans une actualité : le concile oecuménique convoqué le 8 décembre 1869 au Vatican.

Voir Exposition de la doctrine de l'église catholique sur les matières de controverse par Bossuet. éditée par l'Abbé Bernard

Auteurs : Baron Du Taya, Aimé-Marie-Rodolphe (1783-1850)
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La lettre qui accompagne ce billet a été confiée pour vous être remise à un de nos publicistes les plus distingués. Son premier mouvement a été d'en trouver le style un peu trop rustique pour vous être présentée. Je suis bas Breton, pur sang, Monsieur, l'idiome de mes pères est peu riche d'expressions et très pauvre d'harmonie, je pense en langue celtique et j'essaie d'écrire en Français.

Auteurs : Mancel de Bacilly, Pierre (?-?)

Auteurs : Cramail, J. (?-?)

Auteurs : Chateaubriand, François-René de (1768-1848)

Auteurs : Chateaubriand, François-René de (1768-1848)

Auteurs : Daniel, Ch. (?-?)

Auteurs : Chabaud-Latour, François-Henri-Ernest, baron de (1804-1885)

Auteurs : Chabaud-Latour, François-Henri-Ernest, baron de (1804-1885)

Auteurs : Belgiojoso, Cristina Trivulzio de (1808-1871)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Stanhope, Philip-Henry vicomte Mahon (1805-1875)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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96 Val Richer, Vendredi 21 Sept 1855

La proclamation de votre Empereur est convenable, sans bravade, sans engagements qui puissent devenir in commode, mais triste, et je dirai même un peu abattue. Je doute qu’elle soit propre à échauffer le courage du pays. On sait à Pétersbourg, le langage qu’il faut lui tenir.
Nous n'avons plus rien à dire, ni sur la paix, ni sur la guerre. La paix ne se fera pas et les nouvelles de la guerre se font attendre. On ne sait pas encore si le maréchal Pélissier est un grand homme de guerre ; mais sur cinq ou six opérations, grandes, ou petites, qu’il a faites depuis qu’il commande il n’a échoué qu’une fois. C'est étrange à qu’il point l’armée Anglaise a disparu ; ils ont beau avoir perdu 2000 hommes à l'attaque du Redan ; ils ont l’air de n'être là qu’en spectateurs.
Puisque vous voyez tant d’Anglais, demandez leur, je vous prie, ce que signifie, le rappel du cardinal Wiseman à Rome par le Pape qui le nomme bibliothécaire du vasion à la place du cardinal Mai. Le retire-t-on d'Angleterre parce qu’on trouve qu’il y compromet l’Eglise catholique plus qu’il ne la sert ? Et qu’est-ce que Mgr. Talbat qui le remplace, comme archevêque de Westinster. Je n’ai jamais attaché grande importance à ce prétendu progrès du Catholicisme en Angleterre ; mais je suis curieux d'en suivre et d'en comprendre les incidents.

Onze heures
Je ne crois pas qu’on refuse l’Espagne et son contingent ; surtout si on continue la guerre de terre, comme cela paraît. Vous avez laissé bien des choses dans Sébastopol. Fera-t-on sauter tout ce qui reste de la place ? Adieu, Adieu. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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N°155 Mercredi 10 oct.. 7 h. 1/2

Voici la proposition que je viens de recevoir. Il paraît qu’il y a des gens qui ont envie de fonder une nouvelle religion, de faire, dans le catholicisme et le Protestantisme, une nouvelle réforme. Ils m’ont écrit pour me proposer d’être leur Pape. Le Maréchal de Brissac, montrant un jour le crucifix à son fils enfant lui disait : " Regarde bien Timoléon, voilà ce qu’on gagne à vouloir changer la religion de son pays. Je n’ai encore gagné que la proposition d’être Pape. A la vérité je ne veux point changer la religion de mon pays, et n’ai rien fait pour cela. Je me suis borné à en parler très respectueusement. " Un autre Monsieur, qui est Juif et s’appelle M. Salvador vient de faire un gros livre pour prouver que le Christianisme est fini, et qu’il faut revenir au Judaïsme en l’accommodant à notre temps. Il m’écrit aussi pour me conjurer d’engager avec lui une polémique, afin qu’à nous deux nous vidions cette grande querelle. Est-ce que j’ai dit assez de sottises pour attirer vers moi ceux qui en font ?
J’ai eu un moment l’envie de vous engager à lire les écrits de Mad. Guyon. Il y a quelquefois des choses très touchantes, très pénétrantes, très belles, qui auraient bien été à la disposition de votre âme. Mais j’ai rouvert le livre, et je ne vous en ai pas parlé C’est trop fou. Vous avez la combinaison la plus difficile à satisfaire, beaucoup d’imagination et beaucoup de bon sens, l’âme tendre et l’esprit positif, ce qui met sur le chemin de la folie et ce qui en écarte. Et puis les livres n’ont pas grand pouvoir sur vous. Il vous faut des actions et non pas des paroles. J’ai pensé à tout cela cette nuit, ne dormant pas. C’est pourquoi je vous parle.

Je viens de me lever. Le temps est admirable. Le soleil achève de dissiper un brouillard qui roule en s’en allant, sur les bois et sur les prairies. L’air et ma vallée sont pleins de mouvement, et d’un mouvement où la bonne cause triomphe. Dans une heure tout sera charmant autour de moi. Une longue promenade ensemble sous ce soleil brillant, dans cet air frais, nous ferait plus de bien à tous deux que tous les livres du monde. On dit que Louis Buonaparte est parti de Suisse. Convenez qu’il est difficile de faire plus ridiculement sa volonté et de moins bien finir une affaire qu’on finit. Si nous vivions dans un temps où les esprits fussent un peu exigeants, un peu hauts, il y aurait là de quoi perdre un Cabinet. Mais nous sommes à une époque de bon marché, comme on dit. On veut un gouvernement bon marché. on s’en contente à bon marché. Le salon de la Terrasse est-il bien arrangé ? On n’a rien changé dans le petit cabinet, n’est-ce pas ? Verrez-vous beaucoup les Holland ? Sont-ils à l’hôtel de Bath ? Que c’est ennuyeux de vous faire des questions ! Quand je serai là, je saurai tout.

10 h.
Je suis charmé que votre monde vous soit arrivé. Nous causerons ce soir. Adieu. On m’attend en bas pour je ne sais combien de petites affaires. Adieu Adieu. Dormez donc. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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195 Val Richer, Jeudi 9 Novembre 1854

Si j'étais autrichien, le séjour de Lord Palmerston à Paris me déplairait. S’il y machine quelque autre avenir Européen, ce sera aux dépens de l’Autriche. Il lui en veut de ce que malgré les plus belles chances, il n’a pas réussi, en 1848 à la chasser d'Italie. A dire vrai, je ne crois pas qu’il machine grand chose tant que la situation actuelle durera le ministère actuel tiendra. Et la situation actuelle ne peut finir que par la paix, ou par une extension de la guerre qui fera prendre parti à l’Autriche pour l'Alliance occidentale. Ni l’une, ni l’autre chance ne fait les affaires de Lord Palmerston.
Y a-t-il quelque chose de sérieux dans les nouvelles instances qu’on vous adresse de Berlin ? Sérieux en ce sens que si vous dites non, cela fasse faire à la Prusse un pas de plus vers l’Autriche et l'occident ; car je ne suppose pas que vous disiez autre chose que non. La Prusse le sait certainement. Pourquoi donc recommence-t-elle à vous presser ? Est-ce pour se donner, auprès des alliés le mérite d'avoir l’air de les aider, ou bien pour se préparer, dans votre obstination, une excuse pour vous abandonner. Pauvre politique, en tout cas, comme est toujours la politique des faibles entre les forts qui se battent.
Je trouve que la guerre prend, entre les combattants, un déplorable caractère d'acharnement. Ces combats de tous les jours excitent plus de passion que les grandes et rares batailles. Même en France, malgré le peu de goût public pour la guerre, l'animosité s'éveille. Il y a à Lisieux en ce moment un prédicateur missionnaire assez célèbre, l'abbé Combalot ; il prêche tous les jours contre les incrédules, les Protestants et le tyran Tartare. Il disait avant hier : " L’Eglise catholique a triomphé de tous ses ennemis ; elle a abattu Calvin, elle a abattu Voltaire, elle a abattu Robespierre ; elle abattra Nicolas ! " et il est descendu de sa chaire sur cette parole. La classe un peu élevée, les négociants, les magistrats, le barreau, tous les bons bourgeois désapprouvent, les uns sérieusement, les autres en haussant les épaules. Mais le peuple écoute avidement ce prêtre qui est sincère et grossièrement éloquent ; et une haine absurde entre, par ses paroles, dans le cœur de la multitude catholique et patriote. Tout cela est honteux, et aussi dangereux que honteux. Non seulement on perpétue ainsi la guerre ; mais la guerre, ainsi faite, dans l’Eglise de Lisieux en même temps que sous les murs de Sébastopol, laisse des germes qui se développent, même la paix faite, et rendent le gouvernement très difficile. On m’a raconté ces sermons hier à Lisieux, où je suis allé dîner.

Midi
Je me figure que nous ne tarderons pas à apprendre l'assaut. Votre dépêche disant que, le 2, Sébastopol ne l’avait pas encore essuyé, semble indiquer qu’il devait l'essuyer bientôt. Adieu, Adieu. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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22 Val Richer, Vendredi 24 Juin 1853
4 heures

Je suis revenu hier fort tard de ma course. Je n'ai lu que ce matin votre circulaire. Elle est bien faite. Surtout elle a l’air bien faite. Elle a l’air ferme et conciliante. Au fond, elle est ni l’un ni l’autre autant qu’elle en a l'air, et comme le fond parce toujours, je doute qu’elle produise, pour vous, en Europe, tout l'effet que vous en devez désirer.
Je lui trouve un défaut singulier ; elle est faible sur le point où vous êtes le plus fort, sur le point de droit. En droit, vis-à-vis de la Porte, comment ne seriez-vous pas fondés à lui demander, par un acte diplomatique, la promesse de maintenir, en faveur de l'Église grecque, les engagements qu'elle a déjà écrits, en termes généraux, dans ses traités avec vous ? En trait, vis-à-vis de l'Europe comment ne seriez-vous pas fondés à exercer, au profit de l'Église grecque, la protection que l’Europe exerce au profit de l'Église catholique ? On vous oppose le nombre est-ce que la France, se croirait moins obligée, ou moins autorisée à protéger les catholiques en Turquie, s'ils y étaient plus nombreux. Est-ce que l’Angleterre s’interdirait d'y protéger les Protestants, s'il y en avait, surtout s'il y en avait beaucoup ? Envers l'Orient et envers l'Occident, le croit est ici pour vous. Quand on discute, le droit est la meilleure des places fortes, vous ne vous y êtes pas assez fermement établis ; vous n'avez pas l'air assez sûrs qu’elle vous appartient.
Votre circulaire est principalement apologétique. Vous vous défendez du reproche d’ambition du côté de la Porte. Position faible, et d’où vous parlez sans autorité. L’ambition du côté de la Porte, c’est votre vocation, c’est votre histoire dans l'avenir comme dans le passé. Prouvez, si vous le pouvez, que vous savez subordonner votre ambition à la bonne politique, à la justice, au droit international, à l'ordre Européen ; mais ne vous désavouez pas vous-mêmes pour ne persuader personne, ne faites pas parade de votre désintéressement dans cette question ; plus vous en parlez, moins, on y croit.
Je trouve aussi que vous n'êtes pas assez chrétiens. Les catholiques fanatiques ne vous regardent pas comme des Chrétiens ; ils aiment bien mieux les Musulmans que les schismatiques et ils verraient avec désolation cette belle partie de l’Europe passer des mains des Turcs dans les vôtres. Mais c’est là une haine de secte et une sottise de coterie, pas du tout le sentiment général en France, en Allemagne, en Angleterre, dans toute l’Europe civilisée. Vous êtes des Chrétiens ; vous êtes en Orient les représentants de la fois et de la civilisation Chrétienne. Parez-vous hautement de ce fait et de ce nom ; opposez-les toujours à la barbarie et à l’apathie musulmanes. Il y a là, pour vous, auprès du public Européen, un principe de sympathie et presque une excuse, au besoin.
Pourquoi ne pas faire aussi valoir, et très ouvertement le sentiment national chez vous et les devoirs comme les nécessités qu’il vous impose ? En Allemagne, en France, en Angleterre, le public, par un secret retour sur lui-même, vous saurait gré de ces témoignages de respect pour l'opinion publique russe, et les gouvernements seraient un peu embarrassés à vous contester son importance. Vous pouvez sans inconvénient, ce me semble être libéraux jusque- là.
En tout, je fais à votre circulaire le même reproche qu'à votre politique pratique dans cette affaire ; ne pas assez dire toutes choses, ni assez haut, ni assez tôt, à tout le monde. Venue avant la crise, la vérité sert ; quand elle ne vient qu'après, elle embarrasse. Voilà ce que je vous dirais, si nous causions ; je vous l'envoie, quoique ce soit bien loin. Vos lettres m’arrivent le cinquième jour de leur bate. J’ai reçu ce matin, vendredi 24, celle du lundi 20.

Samedi 25 onze heures
Le courrier ne m’apporte rien sur l'extérieur, mais beaucoup sur l'intérieur, la famille impériale, plus de ministre de la police, de diplomates nouveaux, les sénateurs nouveaux. A demain les réflexions. Je remercie Marion de ses copies. J’espère qu’elle va bien. Adieu, Adieu. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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Val Richer 31 octobre 1852

Vous avez raison, l'absence du Corps diplomatique à la séance Impériale ne préjuge, rien du tout. Cependant elle sera fort remarquée. Ceci n’est pas, comme la révolution de 1830 un évènement, soudain imprévu. On le voit venir depuis longtemps : on a dû s'y préparer, résoudre les questions, donner des instructions. L'absence ne s'explique que par le mauvais vouloir, ou l'indécision prologée. Comme vous dites, nous verrons. Je persiste à croire qu’en fixant dès aujourd’hui l'hérédité, le Président perd une partie de ses avantages, même indépen damment du mérite et de la poputorité des personnes. A plus forte raison. La faute serait pourtant, moins grande que celle de Napoléon 3.
Je n’ai pas encore, le livre de Montalembert. Il est resté chez moi à Paris. Je n’ai lu que ce qu’en ont donné les journaux ; brillant et long. Albert de Broglie, qui ne l’aime guère trouve qu’il y a, dans l’ouvrage, plus de talent que jamais. Il écrit toujours avec négli gence. Il aura son public, peu nombreux, par insouciance, on par timidité plus que par opinion. Pour moi, le régime parlemen taire à part, je suis décidé à lui savoir beaucoup de gré de se prononcer, lui catholique dans ce moment-ci, pour la liberté religieuse. Je ne sais si son livre fera grand bien à l'Eglise catholique ; mais je suis sûr que Valdegamas et ses amis lui font beaucoup de mal. Je suis certainement le plus catholique des Protestants, mais je reste Protestant. La France ne reviendra pas protestante ; mais si on croit qu'elle redeviendra catholique, comme l'Univers, on se trompe fort.
A propos de Protestants, voici une question qui ne vous touche pas du tout, et dont probablement personne ne vous a parlé, mais enfin auriez-vous par hasard entendu dire si la conviction de l'Eglise Anglicane a quelque chose de sérieux et si le gouvernement anglais se propose de la faire ou de la laisser revivre ? Pardonnez moi, ma demande.
Cuba me paraît bien près de redevenir une grosse affaire. Ce sera une grande inéquité et un grand désordre international que l'Europe laissera consommer. La politique de toute l’Europe est en décadence. Gouvernements et peuples ont l’air de gens pour qui les événements du temps sont un fardeau trop lourd, et qui se décident à le laisser par terre et à s'asseoir eux-mêmes par terre à côté, ne pouvant le porter.
Qu'est ce donc que cette tentative d'assassinat à Florence sur le comte Baldasseroni ? Mais je vous fais vraiment trop de questions. Avant quinze jours, ce sera de la conversation, ce qui vaut beaucoup mieux.
Onze heures
Vous faites bien de profiter du moindre rayon de soleil pour vous promener, et je remercie Aggy de ses quatre lignes. Adieu, Adieu. G.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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8 Val Richer. Lundi 19 mai 1856

Il m'ennuie de vous écrire sans savoir où vous en étiez avant hier qui vous aviez vu ce que vous aviez fait. ne manquez pas, je vous prie, de me dire quand Olliffe sera revenu. J’ai bien plus de confiance en lui que dans Kolb pour le fond même de votre santé et pour le repos de votre imagination.
Savez-vous qu’elle est aujourd’hui la valeur du Globe et s'il est encore l'organe de Palmerston ou de Clarendon ? Je suis assez frappé de ses caresses aux hommes d'Etat autrichiens pour les engager à agir. en Italie dans le même sens que la France et l'Angleterre. Cela pourrait fort bien arriver, et sans grande conséquence. En 1831 aussi, sous la pression des événements et de ses alliés l’Autriche s'est une à la France et à l'Angleterre pour demander au Pape des réformes. Le Memorandum de 1831 était commun aux trois puissances. Mais la crise passé l’Autriche l'a laissé tomber et plutôt décrié que soutenu. C’est ce qu’elle fera encore. Il faudrait tout autre chose qu’une action momentanée, il faudrait un concours prolongé et unanime pour faire faire, dans les Etats du Pape, des réformes réelles, si elles sont possibles, ce dont je doute. C'est bien commode aujourd’hui d'être protestant ; le monde catholique est bien embarrassé ; il ne peut ni durer ni changer. Il peut se trainer longtemps, toujours peut-être. C'est probablement ce qui arrivera.
Est-il vrai que le congé demandé par Lord Redcliffe signifie son rappel ? Je persiste à n'en rien croire.
midi
Deux lettres à la fois, 7 et 8. Je n’aime pas cette accumulation de richesses, c’est-à-dire que je les aime mieux placées à leur date. Mais j'en jouis toujours. Merci donc des deux. J’attends toujours Olliffe.
Vous avez raison. Quand on réimprimera Peel, je mettrai parler à la place d’agir. J'espère que vous n'avez rien trouvé d’inexact dans ce qui concerne M. Canning. Je vous prie de m'indiquer les moindres exactitudes. Je les corrigerai.
Je suis bien aise que Constantin soit reconnaissant. Il a raison. Adieu, adieu.

Auteurs : Daunant, Paradès de (1798-1881)
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