Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle

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Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Dupont de l'Eure, Jacques-Charles (1767-1855) 

Auteurs : Dupont de l'Eure, Jacques-Charles (1767-1855) 

Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Pontécoulant, Louis-Gustave Doulcet, comte de (1764-1853)

Auteurs : Daniel, Jacques (1794-1862)

Auteurs : Chabaud-Latour, François-Henri-Ernest, baron de (1804-1885)

Auteurs : Carné, Louis de (1804-1876)

Auteurs : Doudan, Ximénès (1800-1872)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Croker, John-Wilson (1780-1857)

Auteurs : Hugonin, Flavien (1823-1898)

Auteurs : Hugonin, Flavien (1823-1898)

Auteurs : Hugonin, Flavien (1823-1898)

Auteurs : Hugonin, Flavien (1823-1898)

Auteurs : Floquet, Amable (1797-1881)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893) ; Lamidey, ? (?-?)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893) ; Thomine-Desmazures, Pierre-Jacques-Henri (1763-1847)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893) ; Thomine-Desmazures, Pierre-Jacques-Henri (1763-1847)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Rossi, Pellegrino (1787-1848)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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138 Val Richer Vendredi 2 Nov. 1855

Vous n'aurez que quelques lignes ce matin. Il faut que je soit à 9 heures au Conseil municipal de ma commune, pour une affaire de chemin. Une demi heure pour aller, autant pour revenir, et je ne sais combien de temps durera la délibération ; les paysans Normands sont longs.
Je n’ai d'ailleurs rien d’intéressant à vous dire. Nous allons vivre longtemps sans événements pas de guerre et pas de négociations ; une situation tendue et oisive. Cela ne vaut bien. Si M. de Beust est encore à Paris quand j’y arriverai, je serai fort aisé de le voir. Rien de plus rare, de tout temps que les hommes qui ont à la fois du jugement et des vues. Et plus rare encore de notre temps où le bon sens est stérile et les vues folles. Adieu, Adieu. Je vous écrirai encore d’ici, demain, avant de partir pour Broglie. où je ne vais que pour l'heure du dîner.

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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34 Val Richer, Jeudi 21 Juin 1855
8 heures

On ne nous a encore rien dit du bombardement recommencé le 16 sur toute la ligne. On n'en veut sans doute pas parler avant d'en savoir l'effet. Le bruit courait hier à Lisieux que les nouvelles étaient moins bonnes. Par goût par la victoire et pour la paix, je désire de tout mon coeur que le bombardement réussisse et qu’on en finisse de Sébastopol. C'est aujourd’hui notre seule chance d'en finir de la guerre et quoique je ne compte pas beaucoup sur cette chance là, au moins faut-il l’épuiser. Dans sa dernière note du 31 mai, en réponse à la Prusse, le comte Bual a l’air bien content de la position autrichienne et bien sûr que l'Allemagne sera de son avis. Est-il vrai, comme le disent les feuilles d'havas que vous avez formellement accepté les dernières propositions de l’Autriche et qu’elle va les présenter de nouveau à la France et à l'Angleterre en les informant de votre acceptation ?
Lisez-vous attentivement le Moniteur. comme moi ? Celui d'avant hier mardi contenait, une lettre écrite de Kertsch par un officier de marine Français qui m’a amusé ; une visite faite avec un officier de marine anglais à des ruines qui sont, dit-on, le tombeau de Mithridate ; l'enthousiasme savant de l’Anglais qui a pieusement ramassé quelques brins d'herbe, et un morceau de granit qu’il ne donnerait pas, dit-il pour 100 liv. st., et le demi sourire un peu sceptique, un peu moqueur et pourtant bienveillant, du Français qui a regardé et raconté, sans rien ramasser. Voilà donc Mithridate retrouvé et remis en gloire par les Barbares, Gaulois et Bretons dont il savait à peine le nom. Le monde a tourné ; la civilisation a passé à l'Occident et la Barbarie à l'Orient ; et on vient des côtes de la Manche, restaurer, sur alles de la mer d'avez, le tombeau de Mithridate.

10 heures
Je reçois une réponse de Chasseloup qui n'espère pouvoir me prendre, sur son chemin de fer que le 26 ou le 27. Tout ce que je demande, c’est que cette dernière parole soit bonne. Je m'en contenterai. Nous causerons enfin. Adieu, Adieu. G.
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