Guizot épistolier

François Guizot épistolier :
Les correspondances académiques, politiques et diplomatiques d’un acteur du XIXe siècle

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Auteurs : Veuillot, Louis (1813-1883)

Auteurs : Croker, John-Wilson (1780-1857)

Auteurs : Carné, Louis de (1804-1876)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Fleischmann, Wilhelm August de (1787-1875)

Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Austin, Sarah (1793-1867)

Auteurs : Sauzet, Paul (1800-1876)

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Auteurs : Grouchy, Augusta Virginie née Senée de (1812-1889)

Auteurs : Louis-Philippe 1er (1773-1850)

Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Grouchy, Augusta Virginie née Senée de (1812-1889)

Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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Je ne puis attendre jusqu'à une heure pour savoir de vos nouvelles. J'écris un mot à Mlle Lacy pour lui en demander. Dites-lui je vous prie, de me donner quelques détails. Quel malheur de demeurer si loin ! Je me suis réveillé dix fois, en pensant à vous. Adieu. Adieu. si je pouvais apprendre que vous avez un peu dormi ! Adieu. Adieu

Lundi 5 mars-1849

Mots-clés :

Auteurs : Dumon, Pierre-Sylvain (1797-1870)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Collection : Aucune collection
Auteurs : Metternich, prince de (1773-1859)
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Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Bibikov, Elena Pavlovna, princesse Kotschoubey (1812-1888)

Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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Kimbolton. Castle Lundi 19 mars 1849
9 heures

J'arrive. Je viens de m'habiller. On dîne à 6 heures. La poste part dans une demi-heure. Grand château délabré. Vous aviez raison. A coup sûr il n'est pas riche. Deux choses seules l’occupent ; les prophéties hébraïques et les ruines de Ninive. Bon et saint homme, très poli. Il vient de me remettre ses papiers. J'examinerai cela demain matin. Je désire qu’il vaille la peine d'être venu. Car sans cela, j’en serais fort ennuyé. Point de Macaullay. Un beau-frère, M. Calérafh, que j’ai rencontré au chemin de fer, assez d’esprit, ami de Peel. Une jeune fille de 18 ans en grand deuil, jolie, noble, intelligente et gauche. Des chambres très froides. Je m'en doutais. J’ai ma pelisse. Adieu. Adieu. Je vous disais demain à quelle heure je partirai après demain. Adieu. G.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
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Clarendon Lundi 19 mars 1849
Midi

Je commence sans avoir un mot à dire. Êtes-vous content de la rue de Poitiers ? Moi je trouve la proclamation bonne, mais je ne suis pas juge. Certainement elle ne compromet personne. Le temps est horriblement triste. 3 heures Lord Aberdeen a vu une lettre de devant Palmerston du 8. Les propositions d’abord repoussées ont été reprises, et on s’attendait à les voir acceptées. Le Constitutionnel annonce que la guerre en Piémont est inévitable. Le Roi n'a pas écouté les remontrances des alliés. Aberdeen est d’avis qu'il faut rappeler Abercrombie. Peel trouve la situation du Cabinet bien mauvaise ses mesures ne passeront pas. Selon toutes les règles il devrait tomber. Je n'ai encore vu et entendu que ce que je viens de vous dire. Je crains les visites Je vous fais ma lettre, in good time. Adieu. Adieu.

Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Vitet, Louis, dit Ludovic (1802-1873)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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Kimbolton Castle. Mardi 20 mars 1849.

20 mars ! Quel jour, il y a 35 ans! Louis XVIII avait fui de Paris dans la nuit. Napoléon y entrait le soir. très tard, et en se cachant, quoique le maître. Trois trônes sont tombés à Paris depuis ce jour-là. Trois Rois ont fui de nouveau. Et qui sait ?
Merci de votre lettre. Je l’avais ce matin, à 5 heures et demie. Vous d'abord. et puis des nouvelles. Mais voici un grand déplaisir. Il m’est absolument impossible d’en finir aujourd’hui avec les papiers. Il y en a plus que je n'en attendais. Il me faut la journée de demain. Et Guillaume aura à copier sans relâche pendant ces deux jours. Je ne puis pas être venu ici pour n'en pas remporter ce que j’y ai trouvé. J’en partirai après-demain Jeudi, vers 10 heures du matin, pour être à Bedford à onze heures trois quarts, à Londres à 3, à Brompton à 4, et chez vous le soir avant 8 heures. Pouvez-vous m'envoyer votre voiture à 7 heures et demie ? Je vous écrirai encore demain. J’ai deux déplaisirs, le mien et le vôtre. Ce serait bien pis si je n'en avais qu’un. Je travaille depuis ce matin. Il n'y a pas moyen. Le manifeste de la Rue de Poitiers est ce que j'attendais. Une sonate sans défaut. L'impression universelle sera celle-là. Par conséquent complète impuissance, ce qui n'est jamais bon pour des hommes importants. Il faut parler pour tous, ou parler seul et pour soi seul. Mais parler tous ensemble et tous du même ton, c’est si impossible que cela devient ridicule, quelque irréprochable que soit le ton. Je suis toujours sans nouvelles de Paris. Ce qui fait que j’en suis chaque jour plus curieux. Ce voyage m'a fort dérangé. Si je n’avais pas quitté Brompton, ce que j'ai à écrire eût été écrit cette semaine.
Je crois à l’arrangement des affaires de Sicile. Les Siciliens se résigneront. Le monde a vu des fanatismes qui ne se résignaient pas et qui résistaient, même sans chances de succès. Mais aujourd'hui ce n’est pas au fanatisme, c’est à la folie que nous avons à faire. La folie se décourage bien plutôt. Le Roi de Naples donne aux Siciliens tout ce à quoi ils ont droit, et peut-être plus qu'ils ne pourront porter. Mais cela n'en fera pas moins pour l'Angleterre, en Sicile l'effet d’un abandon honteux après une provocation coupable. Je suis, quant à la situation du cabinet, de l'avis de Peel qui en sait plus que moi. Et c’est l'avis que je trouve ici, parmi deux ou trois hommes simples et sensés qui vivent loin des Affaires. Quand les hommes simples et les hommes d’esprit sont du même avis, ils sont probablement bien près de la vérité. Pourtant je parierais pour le maintien. Adieu. Adieu. Cela me déplait beaucoup de voir les jours s'écouler. Vous partirez dans onze jours, et je serai plus de six semaines, sans vous voir. Ecrivez-moi encore un mot demain. Je l’aurai après-demain à 8 heures et demie, et je ne partirai qu'à 10. Adieu. Adieu.
G.

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)
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Kimbolton. Castle. Mercredi 21 mars 1849

Vif déplaisir ce matin en ne recevant pas de lettre. Puis, je me suis aperçu que j’avais tort, et que vous n'aviez pas dû m'écrire, m'attendant aujourd’hui. Deux lignes seulement pour vous dire que j'aurais bien certainement fini, ce soir mes lectures, et mes extraits et que je partirai demain comme c’est dit. Donc à demain soir. J'espère avoir une lettre demain matin. On m'envoie ici une lettre de Lady Jersey qui m'invite pour hier soir, et à dîner pour Vendredi. Je lui réponds que j’irai dîner vendredi. J’ai tant refusé, qu’il faut bien accepter une fois. Point de nouvelles, car la guerre du Piémont n'en est plus une. Je n’ai pas encore lu le Manifeste du Roi Charles Albert. Si la lutte se prolonge et avec un peu d’incertitude, cela pourrait bien amener quelque complication. Adieu. Adieu. Je retourne à mes papiers deux petites lettres de Paris. Insignifiantes. En voici une de Saint-Aulaire à qui j’avais recommandé un pauvre homme. Vous me la rendrez. Adieu. G.

Auteurs : Benckendorf, Dorothée de (1785?-1857)
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Clarendon le 21 Mars 1849
Midi

Quelle contrariété. Je ne vous ai pas écrit hier parce que je trouvais plus simple que vous vinssiez recevoir ma lettre à Brompton, ignorant si elle vous arriverait à Kimbolton avant votre départ. Voici que vous n’arrivez pas. C'est plus que contrariant, c’est malheureux. Si vous avez de de l’esprit vous le comprendrez. J'ai bien affirmé que vous serez ici aujourd’hui. Ma visite de 2 1/2 y compte. Je n’ai guère de nouvelles à vous donner. Lord Clauricarde est venu m'annoncer hier que Lord Aberdeen fait demain une motion sur l'Italie. Cela a surpris la Chambre haute & moi aussi. J’ai été contente du premier dans des Débats à propos de la proclamation de la rue de Poitiers. Duchatel m’a dit que le manifeste n’a plu à personne. Broglie est parti pour la province. On lui mande qu’il était à l’état d’automate galvanisé. Piscatory a été chez le Président. Quelle platitude. Vitet écrit très lugubrement. Le nouveau roi de Hollande est parti hier matin. Une députation de ministres était venue le chercher. Il était très saisi très ahuri. Mes soirées sont abominables. Personne. Il faut donc encore aujourd’hui subir ma société toute seule.
4 heures. Je dois vous déclarer formellement qu'il faut que vous veniez du chemin de fer droit chez moi, avant d’aller à Brompton. L'heure presse, et cela est de toute urgence. Je pense que vous pourrez être ici à 3 1/2 ou 3/4 on vous y attendra ; j’ai répondu de vous, il est impossible que vous ne compreniez pas qu'il faut faire ce que je vous dis. Morney écrit que Piscatory est de son avis sur votre élection et le lui à dit. D'Haussonville un peu cela aussi, mais avec une [ ?]. La fin de Morny est curieuse. Pourquoi M. Guizot ne dirait-il pas (par écrit je suppose) qu'il faut à la France une Monarchie ? j’ai répondu Ah, Ah on sait donc qu’il n'y a que lui qui ait du courage. La motion pour demain fait du bruit. Le camps ministériel est embarrassé. Lansdowne décidé à se conduire dans son intérêt d’honneur personnel. A demain chez moi entre 3 & 4 sûr. Ma voiture vous ramènera chez vous. Si j’ai quelques personnes vous entrerez droit dans ma chambre. Adieu. Adieu. Je ne saurais vous dire le chagrin de ne pas vous avoir parlé aujourd’hui. Mais demain.

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893) ; Montalembert, Charles-René comte de (1810-1870)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Mallac, Eloi (1809-1876)

Auteurs : Jaÿr, Hippolyte-Paul (1802-1900)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Dumon, Pierre-Sylvain (1797-1870)

Auteurs : Lenormant, Charles (1802-1859)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)

Auteurs : Mirbel, Lizinska Aimée Zoé de (1796-1849)

Auteurs : Guizot, François (1787-1874)

Auteurs : Noailles, Paul de (1802-1885)

Auteurs : Lenormant, Amélie (1803-1893)
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