FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux gérants de La Démocratie pacifique, 10 janvier 1849
Sur le financement de l'École sociétaire : Godin regrette que les ressources manquent à l'École : «[Je] ne conçois pour limites au dévouement que doivent inspirer les convictions phalanstériennes que l'épuisement absolu de ressources et je suis encore loin de là. » ; il juge que le sort de la rente de l'École est lié à « la proposition de réalisation que notre ami Considérant (sic) doit faire à l'assemblée nationale constituante » ; il pense que le phalanstère est encore éloigné du domaine politique, que l'étude de la théorie de Fourier est nécessaire pour forger des convictions et que seuls les livres peuvent le permettre. Il les enjoint de faire connaître la situation de l'École par la « Petite correspondance » [de la Démocratie pacifique] et par des circulaires, et de lui écrire en cas d'urgence. Godin envoie 200 F qui portent ses apports à 340 F depuis le 16 novembre 1848, à utiliser pour la rente de l'École, pour les abonnements à La Démocratie pacifique et à La Phalange et pour l'achat de livres.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à La Démocratie pacifique et à l'École sociétaire, 20 septembre 1849
Godin accuse réception du numéro 11 du Bulletin phalanstérien contenant un appel de Victor Considerant ; il promet de verser 1 000 F au bénéfice des sociétés créées en 1840 et 1843 [pour la propagation et la réalisation de la théorie de Fourier et la publication de la Démocratie pacifique], comprenant les 500 F prêtés en 1848 à La Démocratie pacifique ; il envoie 100 F à titre d'avance. Godin explique qu'il croit à un découragement général parmi les phalanstériens. Il constate que les circulaires et les appels du Bulletin sont devenus une habitude et n'éveillent plus l'attention des destinataires. Il livre un conseil aux dirigeants de l'École pour exciter l'intérêt des phalanstériens et les presser à la générosité envers l'École : « Élevez les cœurs au diapason de l'unitéisme. Pour cela, faites lithographier immédiatement une nouvelle circulaire dans laquelle vous ferez ressortir les chances probables de l'appel européen, les avantages qui en résulteront, l'espoir d'une réalisation prochaine dont dépendent notre salut et le salut de l'humanité. Demandez formellement l'accusé de réception de l'appel de Considérant (sic) et la détermination de chacun. » Godin joint à sa lettre une note relative à son compte de librairie et aux abonnements, par laquelle il renouvelle son abonnement à La Démocratie pacifique et à La Phalange et celui de Poupart de Lesquielles-Saint-Germain à La Démocratie pacifique.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux phalanstériens, 3 octobre 1849
Godin appelle l'attention de son correspondant sur l'appel de Considerant en exil paru dans le Bulletin phalanstérien n° 11 relatif au capital des sociétés créées en 1840 et 1843 pour la propagation et la réalisation de la théorie de Fourier et la publication de la Démocratie pacifique. Godin précise qu'il écrit à la demande de Victor Considerant qui lui a adressé une lettre à ce sujet depuis son exil [le 27 septembre 1849]. Godin fait le constat que les phalanstériens sont isolés et négligent d'apporter leur soutien à l'École sociétaire. Il encourage son correspondant à éveiller l'intérêt des phalanstériens de sa connaissance : « Est-ce se tromper de croire par exemple qu'il y a maintenant en France plus de six mille personnes ayant compris que la Théorie de Fourrier (sic) contient les moyens de salut du monde, et que ces personnes sont en état de faire quelque sacrifice pour la propagation de cette théorie ? Est-ce se tromper de croire que chacune d'elles pourrait verser cent francs en moyenne dans ce but ? » Godin pense qu'il est possible de réunir 600 000 voire 300 000 F : « C'est à ce prix que nous sommes peut-être à la veille de la réalisation et que nous pouvons ménager à l'humanité la voie de la terre promise.½ Il proclame que l'avènement du régime d'association intégrale préservera l'humanité de l'anarchie sociale et des révolutions. Godin informe son correspondant qu'il écrit également aux phalanstériens du département ; il souhaite que soient sollicitées les « personnes sympathiques à nos idées dans le cercle le plus étendu possible », au-delà du groupe des phalanstériens actifs.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Léon Magnier, 20 juin 1849
Au sujet d'un article sur Victor Considerant et La Démocratie pacifique paru dans le numéro de la veille du Courrier de Saint-Quentin. Godin reproche à Magnier de jeter le discrédit sur l'École sociétaire : « Le moment est très mal choisi pour faire de la critique et il est pénible au moment du martyre de se voir jeter la pierre par ceux que l'on croyait ses amis. » L'article du journal lui fait penser à la fable de l'enfant et du maître d'école de Jean de La Fontaine.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux gérants de La Démocratie pacifique, 8 novembre 1849
Godin informe ses correspondants qu'il a reçu une lettre de Victor Considerant du 27 septembre 1849 qui le prie de lui faire réponse par leur intermédiaire. Godin joint à sa lettre sa réponse à Considerant, qu'il a tardé à la rédiger car il était en attente de résultats qu'il n'a pas obtenus. Pour mener une propagande efficace, il demande à ses correspondants de lui communiquer la liste de leurs actionnaires dans le département de l'Aisne avec le montant de leur souscription, la liste des contributeurs à la rente de l'École sociétaire avec le montant de leurs cotisations et la liste de leurs abonnés. Godin envoie un mandat de 440,05 F pour créditer son compte de librairie et demande de remettre à Véran Sabran une douzaine d'almanachs.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Chaseray, après le 8 novembre 1849
Godin exprime le souhait qu'il avait d'entrer en relation avec Alexandre Chaseray après avoir lu les articles qu'il avait publiés dans La Démocratie pacifique et La Phalange. Il lui confie qu'il doutait de pouvoir le compter parmi les partisans de l'association intégrale de Fourier, qu'il a reconnu en lui au moment de la Révolution de Février un ami du prolétaire et un partisan des réformes sociales mais que sa ligne politique ne lui permettait pas alors de le considérer comme un phalanstérien. Godin explique à Chaseray qu'il a vu son nom dans le tableau général des actionnaires, donateurs et abonnés de la Démocratie pacifique en qualité d'actionnaire ayant souscrit 1 000 F sans pour autant y figurer en tant que donateur ou abonné du journal. Godin pense que si Chaseray a contribué ainsi à la propagation des idées fouriéristes tout en se tenant à l'écart des fouriéristes, c'est en raison d'un malentendu qu'il voudrait dissiper. Godin fait part à Chaseray de la volonté de l'École sociétaire et de Victor Considerant, qui vient de lui écrire depuis son exil, de rallier les amis de la cause phalanstérienne pour réaliser « l'expérience décisive ». Godin lui propose de lui écrire à nouveau ou de lui rendre visite.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Chaseray, 17 décembre 1849
Godin répond à une lettre de Chaseray, dans laquelle celui-ci exprime avec franchise ses désaccords avec l'École sociétaire, en l'assurant qu'il n'est pas offusqué et qu'il souhaite poursuivre ses relations avec lui. Godin constate que Chaseray a une appréciation du problème social différente de celle de l'École sociétaire, mais exprime le voeu que les socialistes puissent se réunir autour de principes de justice communs. Godin lui fait part de sa satisfaction de pouvoir débattre avec lui de la question du crédit gratuit exposé par Proudhon, ne serait-ce que pour sortir « de l'isolement complet auquel je suis condamné à cause de mes opinions ». Godin affirme que la querelle entre Proudhon et Considerant n'est pas susceptible d'influencer son jugement dans l'examen de la théorie du crédit gratuit de Proudhon qu'il développe dans sa lettre. Godin fait valoir par un exemple que le droit de propriété est conforme au vœu de la nature et que la gratuité du crédit « n'est donc qu'un cri de guerre lancé contre les capitalistes » et ne peut être érigée en principe. Les disciples de Fourier reconnaissent que des abus monstrueux ont été commis par le capital, mais que dans la société qu'ils projettent, le capital sera le serviteur du travail. Godin exhorte Chaseray d'étudier la théorie fouriériste et promet de lire complètement Proudhon si ses idées reposent sur un principe vrai. Godin précise enfin qu'il est abonné au Paysan et qu'il est ainsi au courant de « votre polémique ».

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Chaseray, entre le 21 décembre 1849 et le 21 janvier 1850
Godin déclare en préambule qu'il est heureux au milieu des désordres du monde, « d'avoir acquis la certitude des moyens par lesquels l'humanité doit arriver collectivement au bonheur ». Il explique à Chaseray qu'il avait compris que celui-ci ne croyait pas à la découverte d'une science sociale, sans doute détourné de la partie scientifique et applicable de la théorie sociétaire par les « aperçus hardis et plus ou moins hasardés » de Charles Fourier. Godin signale à Chaseray qu'il commet une erreur d'appréciation en pensant que « c'est pour soutenir l'infaillibilité du maître que nous défendons la légitimité des droits du capital » : les disciples de Fourier et Victor Considerant défendent les droits du capital en vertu de la loi sériaire découverte par Fourier, découverte reconnue par Proudhon lui-même dans son ouvrage Création de l'ordre dans l'humanité. Godin affirme que des erreurs possibles de Fourier dans la question de la répartition des richesses pourront être rectifiées dans les applications de la loi sériaire. Godin suggère à Chaseray que la gratuité du crédit n'est pas aussi opposée qu'il le pense à la théorie de Fourier. Godin s'engage à lire les ouvrages de Proudhon et engage Chaseray à lire ceux de l'École sociétaire, afin qu'ils en fassent ensemble la comparaison.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à François Cantagrel, 2 mai 1850
Godin informe Cantagrel qu'il écrit aussi à Victor Considerant pour connaître le jour où ils pourront se réunir. Il communique à Cantagrel ses réflexions sur son projet de catéchisme, qui peut bien avoir ses mystères et se permettre d'imposer des croyances : « Le catéchisme est fait pour les masses, c'est dans ces conditions, je crois, qu'un catéchisme socialiste serait une œuvre d'actualité. » Il annonce à Cantagrel que le journal Le Démocrate socialiste va bientôt paraître grâce aux efforts de leur ami Lécarlier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à François Cantagrel, 23 avril 1854
Godin évoque deux cahiers que lui avait adressés Cantagrel. Ses vues sont éloignées de celles de Cantagrel et il préférerait s'entretenir avec lui des moyens plus positifs de rénovation sociale. Godin n'est pas convaincu par l'analogie faite par Cantagrel entre le développement de l'embryon humain et le développement des sociétés. Godin considère qu'il y a loin de la conception d'un monde nouveau à son enfantement. Il ne pense pas que de la conjonction d'éléments mauvais sortira un être social de raison. Godin affirme que s'il n'y a pas de Texas possible pour les phalanstériens en Europe, il préfère suivre Considerant en Amérique ; il attend d'avoir lu la brochure de Considerant avant de se rendre à Bruxelles. Godin annonce qu'il est prêt à souscrire au capital de la société de colonisation pour un centième ou un cinquantième, pas moins de 5 000 F quelque soit le nombre des adhésions. Godin juge qu'il est plus utile en ce moment d'aborder le côté pratique des idées sociétaires que d'écrire des livres et il regrette le retard de l'envoi du projet de Considerant promis pour le mois de mars 1854, et dont Allyre Bureau ne lui a rien dit.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Lhermitte, 13 mai 1854
Godin remet à Lhermitte Au Texas [de Victor Considerant] et lui demande de lui faire savoir quelle offre il est en mesure de faire, qu'il pourra communiquer à Considerant qu'il verra prochainement. Il informe Lhermitte qu'il a souscrit pour la cinquantième partie du capital, soit 80 à 100 000 F : « Au Texas ou jamais, nous devons faire le premier phalanstère ».

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Félix Guillemin, 2 septembre 1891
Réponse à la lettre de Guillemin en date du 30 août 1891 transmettant ses hommages à plusieurs personnes du Familistère et communiquant des nouvelles de Victor Considerant.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux gérants de La Démocratie pacifique, 10 janvier 1849
Godin reçoit une circulaire des gérants de La Démocratie pacifique au moment où il s'apprêtait à leur envoyer des cotisations [à la rente de l'École sociétaire]. Godin déplore le dénuement de l'École sociétaire. Il avance l'idée que 300 phalanstériens versent chacun 100 F en cinq jours. « Est-ce là la stricte mesure de ce que je puis ? Non, je ne conçois pour limites au dévouement que l'épuisement absolu des ressources et je suis encore loin de là. » Godin pense que la rente pourra connaître un nouveau développement après la proposition de réalisation que Considerant doit faire à l'Assemblée nationale, mais croit aussi que le phalanstère est trop éloigné du domaine politique et qu'on ne peut attendre un soutien à sa réalisation que par des personnes qui ont sérieusement étudié la théorie de Fourier : « Il faut des convictions. Les livres seuls peuvent les former. Vous savez combien cela est long, mais quand l'idée phalanstérienne sera posée officiellement devant le monde, il se peut que la tâche de vos amis devienne plus facile. » Sur la collecte des cotisations à la rente. Godin remet 200 F à ses correspondants, somme qui porte ses versements à 340 F depuis le 16 novembre 1848, dont 182 F pour la rente, 72,35 F pour des abonnements à La Démocratie pacifique et à La Phalange, 4,90 F pour la souscription à Robert Blum et le reste à porter sur son compte de librairie.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Léon Magnier, 20 juin 1849
Au sujet d'un article sur Victor Considerant et La Démocratie pacifique paru dans le numéro de la veille du Courrier de Saint-Quentin. Godin reproche à Magnier de jeter le discrédit sur l'École sociétaire : « Le moment est très mal choisi pour faire de la critique et il est pénible au moment du martyre de se voir jeter la pierre par ceux que l'on croyait ses amis. » L'article du journal lui fait penser à la fable de l'enfant et du maître d'école de Jean de La Fontaine.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux gérants de La Démocratie Pacifique et à l'École sociétaire, 20 [septembre 1849]
Godin accuse réception du numéro 11 du Bulletin phalanstérien contenant un appel de Victor Considerant ; il promet de verser 1 000 F au bénéfice des sociétés créées en 1840 et 1843 [pour la propagation et la réalisation de la théorie de Fourier et la publication de la Démocratie pacifique], comprenant les 500 F prêtés en 1848 à La Démocratie pacifique ; il envoie 100 F à titre d'avance. Godin explique qu'il croit à un découragement général parmi les phalanstériens. Il constate que les circulaires et les appels du Bulletin sont devenus une habitude et n'éveillent plus l'attention des destinataires. Il livre un conseil aux dirigeants de l'École pour exciter l'intérêt des phalanstériens et les presser à la générosité envers l'École : « Élevez les cœurs au diapason de l'unitéisme. Pour cela, faites lithographier immédiatement une nouvelle circulaire dans laquelle vous ferez ressortir les chances probables de l'appel européen, les avantages qui en résulteront, l'espoir d'une réalisation prochaine dont dépendent notre salut et le salut de l'humanité. Demandez formellement l'accusé de réception de l'appel de Considérant (sic) et la détermination de chacun. » Godin joint à sa lettre une note relative à son compte de librairie et aux abonnements, par laquelle il renouvelle son abonnement à La Démocratie pacifique et à La Phalange et celui de Poupart de Lesquielles-Saint-Germain à La Démocratie pacifique.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 19 mai 1854
Godin félicite Émile pour ses progrès scolaires continus et se réjouit de devoir bientôt verser de l'argent dans la tirelire d'Émile. Il le remercie pour l'envoi de sa narration sur l'été et souhaite lire celle sur le printemps. À la demande d'Émile, Godin propose un sujet de narration : « Fais-moi le plaisir de prendre le chemin de fer et la locomotive, examinés comme produit de la science de l'homme et comparés aux transports ordinaires. » Sur le projet de Considerant de fonder une colonie en Amérique : Godin évoque la région décrite par Considerant dans son ouvrage.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 26 juin 1854
Godin écrit à Émile à son retour de Bruxelles où il est parti le 18 juin dernier et d'où il est revenu ce matin même. Il félicite Émile pour ses succès scolaires et espère qu'il va passer en classe de troisième. Il lui annonce que le projet de Considerant de fonder une colonie en Amérique prend de grandes proportions.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 16 janvier 1855
Godin constate qu'Émile occupe la 23e place dans le classement hebdomadaire et l'encourage à figurer parmi les vingt premiers la semaine suivante, classement qui pourra lui valoir 20 F. Il lui annonce que Topin fils a quitté Le Havre pour le Texas le 12 janvier 1855 et que Victor Considerant est parti d'Ostende le 15 janvier. Godin encourage Émile à faire des progrès au collège. Il lui donne des nouvelles de ses cochons d'Inde.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à François Bernardot, 19 novembre 1894
Retourne à Bernardot un article de Higgs et le remercie. Au sujet de cet article et de la compréhension de Godin par Higgs. Erreur de Higgs sur la paternité de l'expérience fouriériste du Texas qu'il attribue à Considerant et à Cabet. Sur le beau temps dans le sud et la pluie à Guise.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Ferdinand Guillon et Allyre Bureau, 14 mai 1856
Godin renvoie à son correspondant des lettres de Victor Considerant et de Simonin des 29 et 30 mars 1856. Il donne des nouvelles de sa santé, toujours fragile.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à François Cantagrel, 10 juillet 1864
Sur la séparation des époux Godin-Lemaire. Jean-Baptiste André Godin tient à rassurer Cantagrel, dont le nom a été cité par Hébert lors de l'audience du procès en séparation : il lui explique qu'Hébert n'a fait que citer en passant les noms de Considerant, Cantagrel et Michel de Figanières à propos des doctrines de Fourier, et que Favre a défendu Considerant et Cantagrel comme des pères de famille modèles. Il rend compte de sa comparution avec sa femme au tribunal : le tribunal a examiné l'authenticité des copies de lettres produites par Esther Lemaire, qui a avoué que personne n'avait vu les originaux ; le procureur impérial a demandé la reprise du procès dans une quinzaine.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret absorbée par son travail sur la reconstitution de la vie de Godin entre 1853 et 1856, notamment les expériences socialistes aux États-Unis. Demande à Buridant des nouvelles de monsieur Pierquet, un des derniers européens survivants ayant participé à la colonie fondée par Victor Considerant, et s'il vit toujours dans les mansardes n° 3 et 4 du pavillon central du Familistère. Décompte des exemplaires du numéro de novembre 1897 du Devoir : Buridant en a reçu 328, servi 282 aux inscrits du registre, mis 22 de côté pour les collections et 3 pour messieurs Roi, Daux et Dequenne : il devrait lui en rester 21. Besoin d'un fonds de 15 exemplaires pour chaque numéro, en plus des 22 pour les collections. Refuse de donner les adresses demandées par monsieur Roi. Souhaite qu'Élise Pré trouve rapidement un travail. Sur les 11 000 fourneaux de différence avec la production de l'an dernier de l'usine : « il était temps qu'une main ferme prît le gouvernail. » Accuse réception du roman En famille et d'une lettre d'Hector Malot. Demande quand auront lieu les prochaines élections municipales de Guise. Buridant souffre de maux d'estomac : Marie Moret lui conseille de surveiller son régime alimentaire.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Sur le travail de Marie Moret sur les expériences socialistes aux États-Unis : « Durant chaque matinée, j'ai l'air d'être ici [Nîmes] à travailler ; en réalité, je remonte le cours du temps et suis là-bas aux États-Unis […]. Je suis à Réunion aussi. » Marie Moret se fait « commissionnaire » du souvenir de Brisbane, Cantagrel, Considérant ou Godin : « "Faites donc passer un souvenir de nous à notre bon ami Pierquet". » Transmet les vœux de bonne santé de la famille Moret-Dallet et de Fabre.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Sollicite Charles Gouté pour des renseignements sur les origines du mouvement sociétaire pratique, et notamment sur l'expérience phalanstérienne du docteur Mure au Brésil en 1842 à laquelle Gouté aurait coopéré et que Victor Considerant évoque dans son livre Au Texas .

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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À propos des essais phalanstériens aux États-Unis. Marie Moret fait part à Jules Prudhommeaux de la lettre du professeur Espinas, qui a consulté Le Devoir au Musée social, souscrit un abonnement au journal pour 1899 et demande les numéros de l'année 1898 dans lesquels se trouvent l'historique de la propagande fouriériste aux États-Unis. Marie Moret juge que l'essai de la North American Phalanx, décrit dans le livre de John Humphrey Noyes, a inspiré Victor Considerant pour sa tentative du Texas, et que « de la série des tentatives américaines couronnée par celle du Texas, Godin tira des enseignements précieux. » Elle indique que la publication dans Le Devoir de la tentative du Texas, pour être exacte et instructive, prendra trois ans à raison de douze chapitres par an. Ce délai de publication ne permettra pas de satisfaire la curiosité de personnes comme Espinas, regrette Marie Moret, aussi écrit-t-elle à Jules Prudhommeaux qu'elle serait heureuse qu'il s'empare du sujet dans son étude et qu'elle pourrait lui communiquer les chapitres en préparation de l'historique du Texas ; elle aurait « la satisfaction de voir mettre sous leur vrai jour, le plus tôt possible, une somme d'idées qui me sont très chères. » Dans le post-scriptum, elle informe Jules Prudhommeaux que la conférence d'Auguste Fabre à Paris aura lieu le 7 février 1899 sous la présidence de Waldeck-Rousseau et que Juliette Cros arrive le lendemain à Nîmes ; elle transmet son souvenir à la sœur de Jules Prudhommeaux.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret accuse réception de la lettre d'Espinas du 23 décembre 1898 et du mandat de 10 F pour son abonnement au journal Le Devoir pour 1899. Elle l'informe qu'elle écrit au Familistère pour qu'on lui adresse les numéros de 1898 du journal et qu'en accord avec elle, Auguste Fabre lui a envoyé des brochures sur le Familistère. Marie Moret ne peut indiquer à Espinas où se procurer les ouvrages de Considerant – les deux éditions de Au Texas de 1854 et 1855, et Du Texas de 1857 ; elle lui confirme que c'est dans ce dernier que Considerant évoque une immigration sur un mode précipité et confus ; elle ne peut lui prêter l'ouvrage car elle a besoin de sa documentation pour son travail. Sur les essais phalanstériens en Algérie et à Cîteaux : Marie Moret signale à Espinas les numéros du Devoir qui en traitent. Sur l'Exposition universelle de 1867 : Marie Moret publiera les documents fournis par Godin à l'administration.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret envoie à Victor Poupin un mandat postal de 50 F pour l'érection du monument à Victor Considerant.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin constate qu'Émile occupe la 23e place dans le classement hebdomadaire et l'encourage à figurer parmi les vingt premiers la semaine suivante, classement qui pourra lui valoir 20 F. Il lui annonce que Topin fils a quitté Le Havre pour le Texas le 12 janvier 1855 et que Victor Considerant est parti d'Ostende le 15 janvier. Godin encourage Émile à faire des progrès au collège. Il lui donne des nouvelles de ses cochons d'Inde.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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À propos du projet de colonisation du Texas. Godin pense qu'il faut pousser Victor Considerant à presser ses négociations pour éviter de nouvelles lenteurs. Il précise à ses correspondants qu'il lui a écrit au sujet des avantages de la Rivière rouge par rapport aux autres voies fluviales et que son point de vue s'accorde avec celui de Brisbane dont il a lu la lettre. Il évoque aussi la question du chemin de fer. Il annonce aussi avoir expédié quatre caisses à monsieur Balise au Havre. Il demande si Pascal est apte au rhabillage et signale qu'il adresse une lettre à envoyer à monsieur Touaillon concernant la question de la machine à rhabiller. Il ajoute qu'il avait prévu l'achat auprès de lui d'un moulin à meules en fonte pour moudre le maïs, vendu à 80 F par Cambray au 131 rue Saint-Maur-Popincourt à Paris : si Touaillon ne peut l'acheter Godin souhaite que quelqu'un s'en occupe. Il écrit également à monsieur Boucherot, conducteur des ponts et chaussées, à propos d'une turbine.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie le bibliothécaire de l'Advocates Library de sa lettre du 15 octobre. Elle lui adresse : les numéros du journal Le Devoir de janvier 1900 à novembre 1901 ; la brochure Robert Owen par Auguste Fabre. Elle lui signale que la tentative des phalanstériens au Texas sous la direction de Victor Considerant est relatée dans les numéros du Devoir et ses enseignements sociaux dans le numéro d'août 1901. Elle ajoute que la brochure Robert Owen établit en conclusion les rapports entre l'œuvre d'Owen et celle de Godin. Dans le post-scriptum, elle indique qu'elle lui adresse également le numéro d'octobre 1902 du Devoir.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret adresse à son correspondant l'année 1901 du journal Le Devoir dans laquelle les étudiants pourront s'intéresser aux leçons pratiques tirées par Godin de l'essai fouriériste tenté au Texas en 1855-1856 sous la direction de Victor Considerant. Elle lui confirme que le journal lui sera adressé régulièrement et le remercie de l'accueil fait à son envoi d'août 1903.

Auteur·e : Cantagrel, François (1810-1887)
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Sur la faillite Bruneau : Cantagrel a retiré le dossier de la faillite auprès de Deleuze et a perçu du syndic Quatremère la somme de 150 F. Sur l'affaire Jacquet : sur une rectification de son compte de 100 F en sa faveur ; Cantagrel a perçu 1704,70 F de Jacquet. Cantagrel demande à Godin de ses nouvelles. Il informe Godin qu'il part rejoindre sa femme et son fils Simon à Montrichard (Loir-et-Cher). Dans le post-scriptum, Cantagrel annonce à Godin que Considerant est à Paris et qu'il lui en veut pour n'avoir pas fait réussir l'opération du Texas.

Auteur·e : Sears, Charles (-1883)
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Sears répond à une lettre de son correspondant du 11 novembre 1852 demandant des renseignements sur la North American Phalanx (NAP). Sears s'excuse du retard de sa réponse : il indique que Victor Considerant, qui séjourna plusieurs semaines à la NAP, avait promis d'écrire à Godin pour lui livrer ses impressions sur leur organisation ; il a aussi différé sa réponse pour pouvoir lui adresser un historique de la North American Phalanx qui vient de paraître. Sears explique que la NAP n'a rien voulu publier avant 1853 pour ne pas nuire à la cause de la réforme sociale si elle avait échoué. Il lui adresse l'historique de la NAP, un rapport sur la NAP et le règlement d'admission dans la NAP, qui ne fixe pas de montant de participation au capital de la part de ses membres. Sears signale qu'un Icarien de Nauvoo, Jérôme Maguet, ancien tailleur, est candidat à l'admission dans la NAP et qu'Alphonse Duteil a été admis en qualité de membre la veille après une année probatoire. Les membres et les postulants de la NAP sont au nombre de 115 et la moitié des membres historiques sont toujours présents. La NAP a toujours recours à des travailleurs salariés et l'organisation du travail en séries est seulement formelle en raison de la faible taille de la population. Sears mentionne les séries opérationnelles de la NAP et décrit le système de rémunération du travail, du capital et du talent. Sears explique que leurs principes sont restés à peu près inchangés depuis le début. Les membres de la NAP n'observent pas de rites religieux, ce qui leur vaut une certaine défiance de la part de leurs voisins, mais ils sont des commerçants de grain appréciés. La NAP maintient l'institution du mariage telle qu'elle existe et respecte la législation en vigueur à cet égard ; la question des relations amoureuses n'est abordée que de façon abstraite dans les discussions. Il revient sur l'organisation des séries : élection d'un chef par chaque groupe, qui devient membre du conseil de la série ; élection d'un chef par chaque série, qui devient membre du conseil central de l'association ; il existe un conseil d'administration formé par les actionnaires, conformément à la loi de l'État auprès duquel la NAP est enregistrée. Sears évoque les débuts difficiles de la NAP, le manque de membres au caractère ferme et les progrès accomplis grâce aux quelques personnes dévouées au travail. Sears remercie Godin pour l'envoi de publications et se félicite de la rencontre avec Victor Considerant, leader du mouvement social. Il ajoute que Considerant a quitté New York depuis quelques semaines avec Albert Brisbane pour aller à l'ouest et au sud des États-Unis dans le but de voir si on peut y conduire une expérience sociale. Sears juge que le pays est favorable en raison de l'existence de terres fertiles bon marché, de la protection de la loi et de l'absence d'ingérence du gouvernement dans les affaires privées. Il salue ses amis français. La liste des pièces jointes à sa lettre figure au bas de la dernière page de la lettre.

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Auteur·e : Raoux, Édouard (1817-1894)
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Raoux remercie Godin pour l'envoi de l'ouvrage Le socialisme et les droits du travail, dont il promet de faire un compte rendu pour les journaux. Raoux rappelle à Godin qu'il avait annoncé un volume sur la réforme morale et religieuse ; il pense que les démocraties souffrent du cléricalisme et du matérialisme, dont on peut venir à bout par l'organisation de la religion naturelle, comme l'ont pensé les philosophes rationalistes - Tiberghien de Bruxelles, Quinet, Pelletan, Jules Simon, Patrice Larroque, Henri Carle - qui ne se sont toutefois pas adressés au peuple. Raoux n'attend rien de la bourgeoisie égoïste, orgueilleuse et matérialiste. Il félicite Godin d'avoir publié son nouvel ouvrage dans la Bibliothèque démocratique. Il informe Godin que son résumé de Solutions sociales a été tiré à 1 200 exemplaires, qu'il n'en a écoulé que la moitié et que la publicité faite en Suisse est trop restreinte ; il n'a pas de nouvelles des 100 exemplaires envoyés chez Sandoz au 33, rue de Seine à Paris. Il demande à Godin si Victor Poupin voudrait réimprimer sa brochure dans la Bibliothèque démocratique en ancienne orthographe ou en néographie. Raoux demande à Godin s'il viendra au Congrès de la paix de Genève les 6, 7 et 8 septembre 1874. Il lui explique qu'on continue à construire à Lausanne des maisons ouvrières sous le régime de l'isolement. Il lui indique enfin qu'il va écrire à Patrice Larroque pour l'engager à venir au congrès de Genève et il espère que Bergeron y amènera Considerant.

Auteur·e : Sauvestre, Charles (1818-1883)
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Sauvestre demande à Godin quand aura lieu la fête de l'Enfance du Familistère, à laquelle voudrait assister Valère Faneau, un jeune rédacteur du journal Le National habitué des réunions de la Librairie des sciences sociales. Il lui communique l'adresse de Faneau : 62, quai des Orfèvres à Paris. Il transmet son souvenir à Marie Moret. Il informe Godin que Considerant est à Paris depuis samedi avec madame Considerant et avec Cousin.

Auteur·e : Bancal, Étienne Prosper (1808-1877)
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Bancal annonce à Godin qu'il a lu son livre jusqu'à la 151e page. Il lui explique qu'il est devenu disciple de Fourier et du fouriérisme en 1844 après la lecture de Destinée sociale de Victor Considerant, qu'il s'est séparé de l'École sociétaire en 1848 quand les chefs de l'École sont devenus acteurs de l'agitation politique, qu'on a cherché alors à lui faire placer des livres qu'ils n'avaient pas demandés, qu'il ne tînt pas compte de Au Texas, mais que sa foi en l'œuvre de Fourier est intacte : « Mes trois hommes sont le Christ, Hahnemann et Fourier, ils me suivent partout. » Il indique à Godin qu'il a travaillé pendant deux ans avec le général Faidherbe et qu'il ne comprend pas pourquoi celui-ci n'accepte pas les idées vraies du socialisme : « Lorsqu'une corde essentielle manque à un instrument, l'harmonie se trouvera toujours en défaut. La corde qui manque au général est celle qui manque à Littré et qui manquait à Auguste Comte. » Il annonce à Godin qu'il va continuer à lire Solutions sociales et qu'il reprendra sa lettre ensuite. Bancal informe Godin qu'il manque de mémoire mais qu'il est homme de bon sens, qu'il a 63 ans et qu'il est encore prêt à monter sur la brèche. Ses devises sont « Aimez-vous les uns les autres », « Les semblables sont guéris par les semblables » et « Les attractions sont proportionnelles aux destinées et la série distribue les harmonies ». Godin a donné 100 000 F pour le Texas alors que lui n'a rien donné, mais il a cherché à faire entrer le Sénégal dans la voie du progrès par la production et le travail, sans succès toutefois. Il décrit brièvement la situation de l'agriculture et de l'industrie au Sénégal. Bancal propose à Godin d'investir dans la production et le commerce au Sénégal sans espoir de bénéfices, comme une œuvre de dévouement : « J'aime le Sénégal et ne puis m'empêcher de m'occuper de lui. C'est un pays d'avenir, seulement on ne le comprend pas. » Dans une deuxième partie de la lettre, signée comme la première, Bancal évoque la probable spéculation au moment où, avec l'aide Godin, il achètera des terres, il parle de Solutions sociales, dont il vient d'achever l'épilogue, et il mentionne les opuscules qu'il a rédigés sous le nom de Desbargny, mais qu'il juge inutiles depuis la publication de Solutions sociales : L'École nationale, qu'il a envoyé au Guetteur de Saint-Quentin, Ouvriers et bourgeois et L'éducation et l'École nationale, qu'il destinait à la Revue des deux mondes. Dans un post-scriptum, Bancal annonce à Godin qu'il va partir le lendemain pour son ermitage à 10 km de Saint-Louis, avec son chien et Solutions sociales.

Auteur·e : Durando, Gaetano Leone (1811-1892)
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Sur la suggestion de Jean et Virginie Griess-Traut, Durando envoie à Godin deux procurations pour l'assemblée générale des actionnaires de la Société de colonisation européo-américaine du Texas, qui aura lieu le 31 juillet suivant au Grand hôtel du Louvre : l'une au nom de Riquier, employé au commissariat de la Marine à Alger, et l'autre en son nom. Riquier et lui souhaitent qu'une partie des terres de la colonie soient vendues pour rembourser les sommes versées par les actionnaires. « Nous avons vieilli depuis 1854, et nous n'avons plus envie d'émigrer au Texas, mais nous désirons rester en Algérie, où l'Union agricole du Sig est un précieux embryon pouvant devenir une première prospère commune agricole industrielle si désirée : à l'Union du Sig, on pourra construire un familistère au milieu de l'enceinte actuelle renfermant neuf hectares, et y former une pépinière de jeunes agriculteurs. Victor Considerant a été élu membre du conseil d'administration du Sig par la dernière assemblée. ». Durando félicite Godin pour son ouvrage Solutions sociales, dont il a acheté 15 exemplaire pour en faire la propagande en Algérie, où il habite depuis 24 ans, ainsi qu'en Italie (il est né à Caraglio près de Turin) ; il en a offert un exemplaire à l'École de médecine d'Alger, dont il est le bibliothécaire depuis 1863, comme l'indique le Compte rendu de la séance de rentrée de l'École de médecine du 21 novembre 1872 qu'il lui a envoyé à Guise. Il espère visiter le Familistère au cours de l'année.

Auteur·e : Cros, Antoine Médéric (1857-)
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Cros communique à Marie Moret le contenu d'une lettre du 31 octobre 1900 qu'il a reçue des secrétaires généraux du congrès international de physique Guillaume et Poincaré à propos de la publication des rapports et procès-verbaux du congrès. La lettre est suivie d'un feuillet de 4 pages numéroté « (2 » qui traite de questions de physique, de la société swedenborgienne d'Angleterre, de la bibliothèque phalanstérienne que des fouriéristes veulent fonder dans l'appartement qu'occupa Victor Considerant au quartier latin, et du compte rendu de la fête de l'Enfance dans Le Devoir.

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Auteur·e : Espinas, Alfred (1844-1922)
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Espinas informe qu'il cesse d'être abonné au journal Le Devoir mais qu'il a la résolution d'acquérir l'ouvrage de Marie Moret à sa parution. Il rend hommage à Moret qui fait revivre la pensée de Godin et de Considerant.

Auteur·e : Philippe, Léon
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Léon Philippe est abonné au journal Le Devoir ; il demande à Moret de lui communiquer les dates des numéros du Devoir dans lesquels sont cités des extraits des lettres adressées à Victor Considerant ou rédigées par lui, et de lui envoyer les numéros concernés. Il précise dans le post-scriptum qu'il ne peut faire ce relevé lui-même car il envoie les numéros qu'il reçoit à un ami qui n'a pas un esprit d'ordre suffisant, et qu'il destine les numéros à un parent de Considerant.

Auteur·e : Philippe, Léon
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Léon Philippe accuse réception de la lettre de Moret du 6 juin, qui l'informe qu'elle ne peut lui adresser les numéros du journal du Devoir contenant des extraits de la correspondance de Victor Considerant et qu'elle n'a pas le temps de faire la recherche demandée. Léon Philippe avait écrit à son représentant à Guise, pensant qu'un employé pouvait se charger de la recherche ; il veut aussi qu'elle lui confirme que les collections du Devoir des 5 ou 6 dernières années sont épuisées.

Auteur·e : Tramaux, Joséphine (1833-)
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Tramaux répond à Moret. Elle reçoit Le Devoir depuis sa création et elle possède la collection complète du journal. C'est son amie Griess-Traut qui lui envoyait Le Devoir depuis qu'elle est venue en 1884 à Besson soigner ses vieux parents. Griess-Traut a fait une donation de 50 000 F à La Rénovation, qui ne répond pas autant que Le Devoir à ses attentes. Tramaux pensait que Griess-Traut payait son abonnement au Devoir. Elle envoie chaque mois le journal à madame Aisman-Volper à Saint-Blin, qui le lit avec plaisir. Tramaux est une ancienne phalanstérienne ; elle a connu Considerant et la plupart des membres de l'École sociétaire ; ses premiers deniers ont été engloutis au Texas, où Cantagrel a fait une bonne affaire pour son fils ; elle a connu le fils de Godin en 1856 au collège Chaptal ; elle est allée fin octobre 1891 à Guise, où elle a pu saluer Moret en compagnie de son ami Devaux qui habite au 25, rue André-Godin à Guise ; elle s'est recueillie à cette occasion sur la tombe de Godin, le disciple de Fourier, mais n'a pu visiter l'intérieur du palais ; elle a ramené à Virginie Griess-Traut une pierre du jardin du Familistère et des graines de balsamine pour elle. Depuis la mort de Virginie Griess-Traut en décembre 1898, elle est redevable de 3 ans d'abonnement à Moret, qu'elle souhaite lui régler ; elle n'a pas les moyens de renouveler l'abonnement car elle doit soigner sa mère de 89 ans.
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