FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 16 juillet 1891
À propos des sciences, des vérités non admises et d'un idéal supérieur des sociétés.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Guillaumin et Cie, 18 octobre 1891
Sur le compte de Marie Moret chez Guillaumin et Cie ; commande de livres. Post-scriptum : demande d'information sur la publication des expériences faites en 1880 à Paris par William Crookes sur l'état radiant de la matière.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 17 octobre 1891
Sur les études à l'École centrale des arts et manufactures. Sur les réflexions philosophiques et morales de Gaston Piou de Saint-Gilles.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Alexandre Antoniadès, 19 octobre 1891
Sujets divers : les examens d'Antoniadès ; William Crookes et l'état radiant de la matière ; Gaston Piou de Saint-Gilles ; dessin d'Antoniadès du pavillon central du Familistère ; premiers froids à Guise.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Guillaumin et Cie, 22 octobre 1891
Réception du livre Histoire de la chimie de Raoul Jagnaux. Sur la publication des expériences faites à Paris en 1880 par William Crookes sur l'état radiant de la matière.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Guillaumin et Cie, 27 octobre 1891
Réponse à la lettre de Guillaumin et Cie en date du 26 octobre 1891 : demande le prix des livres indiqués par Guillaumin et Cie traitant des expériences de William Crookes sur l'état radiant de la matière.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Guillaumin et Cie, 31 octobre 1891
Réponse à une lettre de Guillaumin et Cie en date du 30 octobre 1891 : sur les expériences faites sur l'état radiant de la matière par William Crookes à Paris en 1880 à la demande du professeur Wurtz et la possibilité que La théorie atomique de ce dernier, s'il avait été publié après 1880, en rende compte.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Alexandre Antoniadès, 1er novembre 1891
Sur la relation entre le principe et la cause sur l'exemple d'une personne ayant dit "Bonjour" en grec à Antoniadès : l'amour s'est traduit par l'intelligence du mot, autrement dit le principe se traduit par la cause dans l'effet ; « Je sais, par expérience sur moi-même, que ces sortes de choses ne se saisissent que dans le temps et la méditation ». Sur Swedenborg et la science contemporaine. Envoi d'un Progrès médical pour Moschos. Sur Gaston, la famille Piou de Saint-Gilles et un monsieur H. [Haskier] : « si vous saviez comme cela me peine de ne pouvoir causer librement avec lui comme je le faisais autrefois et comme je le fais avec vous ! Son milieu me paralyse. »

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Henri Le Soudier, 5 novembre 1891
Commande de livres et demande d'information sur des ouvrages, ou un numéro de la Revue des sciences éditée par Carré, décrivant les expériences faites à Paris en 1880 par William Crookes sur l'état radiant de la matière.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Alexandre Antoniadès, 7 novembre 1891
Sur le mot « amour » : « Je l'ai pris dans le sens universel comme principe impulsif de tout mouvement, de toute action. » Sur le chauffage du domicile d'Antoniadès.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Alexandre Antoniadès, 12 novembre 1891
Sujets divers : chauffage de l'appartement d'Antoniadès ; Progrès médical pour Moschos ; École centrale des arts et manufactures ; sur Gaston Piou de Saint-Gilles et sa famille, un monsieur « H » [Haskier] en particulier ; sur les expériences de William Crookes faites à Paris sur l'état radiant de la matière : éther, quatrième état de la matière, correspondance avec les idées de Swedenborg.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 15 et 16 novembre 1891
Sur les études d'ingénieur de Gaston Piou de Saint-Gilles et les recommandations de monsieur Haskier. Post-scriptum rédigé le 16 novembre 1891 : sur l'amitié de Gaston avec Antoniadès ; sur l'importance philosophique de la chimie.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Henri Le Soudier, 17 novembre 1891
Réponse à la carte postale de Le Soudier en date du 16 novembre 1891 : Marie Moret accepte le volume de de Rochas au prix de 12 à 15 F ; sur un ouvrage exposant les expériences faites par William Crookes à Paris en 1880 sur l'état radiant de la matière à la demande du professeur Wurtz et de l'amiral Mouchez. Elle signale à Le Soudier que le nom de Godin ne s'écrit pas « Gaudin » : « Mon mari a suffisamment illustré son nom pour que je tienne à n'y rien voir changer. »

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 25 et 26 novembre 1891
Marie Moret absorbée par Le Devoir. Sur la correspondance de Marie Moret et Gaston Piou de Saint-Gilles, et les projets d'affaires de ce dernier, réprouvés par Marie Moret : « Vous m'écrivez que vous n'aimez pas à faire ce que je désapprouve mais vous êtes résolu à le faire quand même. Soit. Puissiez-vous n'avoir pas à le regretter ! N'étaient les bons sentiments qui, malgré cela, rayonnent de votre lettre, je vous laisserais sans un mot de plus suivre votre vie. » Sur les études à l'École centrale des arts et manufactures : exemption de droits pour les élèves méritants sans ressources financières suffisantes. Études par Marie Moret des livres de Wurtz et Jouffret. Visite du Familistère par Frederick Bajer, compatriote de Gaston, au retour du Congrès de la Paix de Rome, repoussée à plus tard. Post-scriptum daté du 26 novembre 1891 : sur les études de Gaston à l'École centrale des arts et manufactures ; sur les travaux du chimiste Marcellin Berthelot.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 12 décembre 1891
Marie Moret, débordée de travail, a laissé ses études en suspens. Note de lecture sur L'introduction à la théorie de l'énergie de Jouffret. Études d'ingénieur de Gaston Piou de Saint-Gilles. Envoi d'un numéro de The Age of steel pour ses dessins de machines.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 10 février 1892
Encouragements de Gaston dans ses études. Retour d'un livre de de Saporta prêté par Gaston mais qui s'avère trop complexe pour Marie Moret. Évocation de l'importance de la science dans l'avenir et la résolution des problèmes philosophiques. Donne des nouvelles de la santé de Doyen qui se rétablit. Demande si Gaston connait M. Moschos, mentionné par Alexandre Antoniadès.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Alexandre Antoniadès, 12 février 1892
Au sujet de la relation tendue entre M. Moschos et Antoniadès. Marie Moret essaie de lui redonner du courage face à ce qu'il traverse. Explication philosophique et scientifique des degrés discrets de Swedenborg, appuyée de citations de Maxwell et du Traité de physique de Ganot.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Alexandre Antoniadès, 15 février 1892
Revient sur sa lettre précédente et s'excuse pour sa densité et son caractère incompréhensible. Sur les liens entre la vie, la mort et l'amour. Lui souhaite un bon rétablissement et de bonnes chances pour les examens, de même que pour Gaston Piou de Saint-Gilles.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Georges Carré, 24 février 1892
Au sujet d'un article paru dans un numéro de la Revue générale des sciences pures et appliquées mentionnant les expériences de William Crookes en 1879 que Marie Moret souhaite se procurer ou, à défaut, la brochure Sur la matière radiante. Commande de deux livres de M. Rochas d'Aiglun.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Fumouze frères, 2 mars 1892
Au sujet de l'avis de M. Fumouze frères sur les vaccins et autres produits régénérateurs du système nerveux dont elle a pris connaissance dans plusieurs ouvrages, afin de régler les problèmes d'insomnie d'une parente (sa soeur ?).

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 2 mars 1892
Au sujet des méthodes employées par les salutistes. Marie Moret suppose la bonne réception du nouveau numéro du Devoir. Elle s'interroge sur le passage des examens de Gaston et leur résultat et mentionne avoir reçu un ouvrage sur les expériences de William Crookes qu'elle doit lire. Dans le post-scriptum, elle le questionne sur la vraie définition d'une électrode.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 10 mars 1892
Questions sur l'invitation de Gaston à l'Élysée. Vœux de bonheur et de succès pour son anniversaire. Le remercie pour ses explications sur les électrodes, demandées dans la lettre du 2 mars 1892. Se plaint du peu de temps à sa disposition. Elle revoit avec nostalgie les discours et conférences de Godin de 1862 pour leur publication dans Le Devoir. Admiration de l'oeuvre et de la personne de Godin.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Gaston Piou de Saint-Gilles, 22 mars 1892
Au sujet d'ouvrages scientifiques et des études de Gaston.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Alexandre Antoniadès, 22 mars 1892
Marie Moret achève l'édition du journal Le Devoir de mars 1892. Au sujet d'une proposition concernant le hautbois d'Antoniadès et son prochain examen sur la résistance. Elle le remercie pour le mot sur Gaston Piou de Saint-Gilles mais lui demande de répondre aux questions de sa dernière lettre concernant Gaston.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 28 octobre 1851
Godin annonce à Émile qu'il a lu sa lettre à son retour d'Esquéhéries, le dimanche précédent, et que la famille se porte bien. Godin félicite Émile d'être dans de bonnes dispositions pour ses études. Il donne des nouvelles de la santé du chiot d'Émile. Godin recommande à son fils de ne pas seulement s'occuper de dessin linéaire, mais de se consacrer aussi à l'étude du français et de l'arithmétique. Il lui demande d'écrire ses lettres sans se faire aider et sans craindre de reproches sur son orthographe, de manière à pouvoir apprécier ses progrès en français. Godin espère que la vie à Bellevue avec ses camarades sera bénéfique pour Émile. Dans le post-scriptum, il demande à Émile d'informer Régnier que ses souliers ont été commandés et de voir avec Moreau, bottier au 23 ou 27 rue Laffitte à Paris, si ce qu'il a commandé convient ou non.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 27 juin 1852
Godin répond avec retard à Émile, qui exposait un problème d'arithmétique, en comparant le résultat de son calcul avec celui de son fils. Il félicite Émile pour ses progrès, lui annonce que la grand-mère Lemaire passe huit jours à Guise, et transmet ses compliments à monsieur et madame Régnier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 15 novembre 1852
Godin annonce à Émile que le paquet qui lui est destiné est enfin parti et qu'il contient des provisions de bouche préparées par Esther Lemaire et divers objets, dont des compas et tire-ligne, et un casse-noisette offert par Bouleau. Godin encourage Émile à soigner son orthographe, mais aussi à étudier la géométrie en commençant par le dessin linéaire. Il lui communique un problème d'arithmétique [non joint à la copie] à résoudre et lui signale, sans la mentionner, une grave faute d'orthographe dans son avant-dernière lettre. Dans le post-scriptum, il demande à Émile de lui dire si le gaufrier a bien fonctionné sur le fourneau de madame Régnier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 27 novembre 1852
Godin écrit à Émile à la demande d'Esther Lemaire et lui demande d'écrire prochainement. Il demande à Émile s'il a tenu sa promesse d'envoyer ses lettres sans en faire corriger les fautes par son professeur ou l'un de ses camarades. Il lui donne des nouvelles de son petit chien Argus, et lui annonce que la chienne Débertrude va donner naissance à de nouveaux chiots, autant que ceux de la dame de Bellevue, et qu'ils vont également avoir une nichée de cochons d'Inde : Émile trouvera ainsi à Guise une petite ménagerie. Godin corrige la réponse d'Émile à l'exercice d'arithmétique qu'il lui a soumis [dans sa dernière lettre] et lui propose le même exercice avec une modification dans l'énoncé. L'énoncé du problème est copié à la suite du texte de la lettre : deux jeunes gens entrent dans une maison de commerce et perçoivent des rémunérations évoluant différemment dans le temps ; il s'agit de calculer la durée de leur engagement pour obtenir la même rémunération. Deux questions de géométries sont ajoutées au problème d'arithmétique. Dans le post-scriptum, Godin annonce qu'il enverra un modèle d'écriture fait par Bouleau et il adresse ses compliments à monsieur et madame Bureau ainsi qu'à monsieur et madame Régnier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 26 avril 1853
Émile a annoncé dans sa dernière lettre qu'il ferait une narration. Godin trouve que c'est un bon moyen pour qu'il soit plus disert dans sa correspondance et il propose de lui fournir des sujets. Il lui propose une narration sur l'étude des langues et leur orthographe : « Pose-toi des questions et fais-y des réponses écrites que tu mettras au net ensuite. Tu examineras d'abord s'il est nécessaire, étant Français, de bien connaître la langue française. Après avoir exposé ton opinion de la manière la plus étendue sur ce point, tu examineras quelle nécessité il peut y avoir pour un Français d'apprendre l'anglais, et pour un Anglais d'apprendre le français, etc. » Il lui annonce qu'il lui donnera ensuite un sujet sur les mathématiques. Godin évoque enfin l'envoi de graines par Émile, « et nous les soignerons d'autant mieux qu'elles nous rappellerons chaque jour que c'est à l'amitié que tu as pour nous qu'elles doivent d'avoir vu le jour à Guise ».

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 11 novembre 1853
Godin félicite Émile pour sa compréhension des problèmes mathématiques que ce dernier a exposés dans sa lettre du 4 novembre 1853. Il souhaite qu'Émile comprenne aussi bien les règles de la langue française. Il s'inquiète de savoir si Émile n'a pas froid aux pieds dans ses chaussures. Il lui demande des explications sur son dernier bulletin scolaire.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 24 novembre 1853
Godin constate les progrès d'Émile au vu de son dernier bulletin scolaire. Il donne la formule de calcul de surfaces de triangles pour répondre au problème de géométrie qu'Émile propose et résout dans sa dernière lettre. Il lui fait remarquer que sa dernière lettre est mal écrite, mais que son orthographe est satisfaisante. Il l'informe qu'il lui a envoyé l'un de ses livres, un abrégé d'un voyage de Levaillant qu'il a trouvé intéressant. Godin commente sur un mode fouriériste la narration d'Émile sur l'amitié, contenue dans sa lettre du 10 novembre 1853 : « Ce n'est pas la ressemblance des caractères qui détermine l'amitié mais la convenance des caractères l'un pour l'autre qui la produit. ». Godin prend l'exemple de deux camarades voulant réaliser un ouvrage de maçonnerie : s'ils voulaient l'un et l'autre battre le mortier ou maçonner les briques, ils ne seraient pas complémentaires ; « la diversité dans les caractères est plus nécessaire pour le soutien de l'amitié que la ressemblance absolue ». « Deux véritable amis sont, enfin, deux personnes réunies : 1° par convenance de caractère } en différence et en ressemblance 2° par tendance de goûts et de penchants dans leurs occupations } en assistance mutuelle et en préocupations différentes. » Il l'encourage enfin aux études au collège Chaptal.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 14 décembre 1853
Godin fait observer à Émile qu'il n'a pas reçu la page d'écriture qu'il avait annoncée. Il lui demande de soigner davantage son écriture : « Si tu mettais plus de soins dans l'arrangement des lettres qui composent les mots que tu écris, tu pourrais dire beaucoup plus de choses sur une page que tu n'en écris sur deux et tes lettres nous coûteraient 25 centimes au lieu de 50 que nous payons. » Godin demande à Émile de lui envoyer moins de problèmes mathématiques dans ses lettres qui devront d'abord répondre complètement aux questions qu'il lui posera sur la langue française. Il l'informe que Goubaux a promis de prendre soin de ses engelures ; il prescrit à Émile de mettre des chaussures en bois ou des chaussons fourrés très larges et de laver ses pieds 3 ou 4 fois par jour avec de l'alcool ou de l'eau-de-vie camphrée ; il l'avertit qu'il est important que les chaussures soient larges pour ne pas serrer les parties sensibles, qu'il ne faut pas soumettre aux frottements ; il le dissuade de prendre des médicaments mais l'enjoint à se soigner en se lavant les pieds et les mains avec de l'alcool camphré ; il l'invite à voir Goubaux pour ces soins. Dans le post-scriptum, Godin pose à Émile une question sur la conjugaison des verbes au présent et à l'imparfait de l'indicatif, et il lui donne les formules de vérification des problèmes mathématiques présentés par Émile dans ses lettres.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 22 mai 1854
Godin félicite Émile pour la constance de ses efforts scolaires ; il lui annonce qu'il met 10 F dans sa tirelire, auxquels s'ajouteront les 20 F qu'il recevra lorsqu'il sera premier de la classe. Sur les pierres que l'on ramasse sur la Butte Montmartre à Paris : Godin indique à Émile que c'est une pierre à base de chaux contenant des paillettes de mica et il lui explique la nature du mica. Émile demande que Bouleau lui soumette des problèmes : Godin est d'accord si Émile ne néglige pas ses devoirs, car il veut le voir premier de la classe le plus tôt possible.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 11 décembre 1855
Dans sa dernière lettre, à nouveau écrite au crayon, Émile a annoncé qu'il avait obtenu une note totale plus élevée que la semaine précédente, mais que son classement était moins bon : selon Godin, c'est la preuve que le niveau de ses camarades s'est élevé. Godin demande à Émile de cesser dans ses lettres de se plaindre de ses maîtres et de lui montrer sinon qu'il progresse en chimie, en physique ou en mathématique, au moins qu'il ne perd pas entièrement son temps. Godin revient sur les causes de la dégradation du mur en béton construit par Émile et des briques qu'il a réalisées avec le même matériau.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Guillaumin et Cie, 20 septembre 1897
Commande un numéro de la Revue de polytechnique médicale dans lequel se trouve un article du docteur Régnier sur les douches d'électricité statique imaginées par le docteur Vigouroux, article mentionné par le journal Le Temps du 28 août 1897.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Guéneau, 14 mars 1876
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Godin remercie Guéneau pour sa réponse circonstanciée à la demande d'information faite auprès de Bruet sur la géologie de la région de Brinon. Godin fait des considérations géologiques à partir des informations fournies par Guéneau. Godin annonce à Guéneau qu'il ira à Brinon à la belle saison.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin accuse réception de deux télégrammes de Carret envoyés alors qu'il était en voyage. Il répond à ses lettres relatives à une question d'hydraulique.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin remercie Camille Flammarion pour l'envoi de son livre L'astronomie populaire. Il lui envoie Mutualité sociale qui comprend les statuts de l'Association coopérative du capital et du travail. Il interroge Flammarion sur la théorie de l'attraction de Newton : « Ne se peut-il pas que la formule de l'attraction en raison directe des masses et inverse du carré des distances, ne corresponde pas à la vérité, et qu'il soit plus juste de dire, par exemple, que l'attraction est en proportion directe des propriétés vitales et inverse du carré des distances. » Il lui fait un compte rendu des expériences qu'il a menées sur le modèle des expériences de Cavendish, l'amenant à observer l'absence d'attraction. « Ce n'est pas auprès de vous, Monsieur, que j'ai besoin de développer ma pensée. Les phénomènes du déplacement des graves en dehors des lois physiques connues sont des faits, je pense, qui vous sont suffisamment familiers pour comprendre la portée de mon objection. » Il lui demande son opinion sur la question. Dans le post-scriptum, Godin signale à Flammarion que Le Devoir a rendu compte en décembre 1879 de son livre L'astronomie populaire.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin répond à la lettre de Pagliardini du 23 juillet 1871. Il espère que son appréciation de Solutions sociales n'est pas celle d'un ami et d'un coreligionnaire : « Il me semble en effet difficile qu'un homme qui n'a en aucune façon cultiver (sic) l'art d'écrire soit arrivé du premier coup à faire une œuvre aussi parfaite que vous le dites. » Sur la phrénologie : « [S]uivant moi l'être fait la forme ; la forme indique les tendances des facultés, et sous toutes les formes, il peut y avoir des hommes de grand mérite. ». Il lui annonce qu'il lui a fait envoyer 30 exemplaires du livre et le remercie de son concours pour sa diffusion. Il l'informe qu'il peut lui écrire jusqu'au 4 août à l'établissement hydrothérapique de Bellevue, où il tente de soigner ses douleurs sciatiques. Il lui transmet les compliments de Marie Moret.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Remercie Juliette Cros pour ses vœux de nouvelle année et lui adresse ceux de la famille Moret-Dallet et de Fabre en retour. Les mots touchant l'enfant de Juliette ont fait plaisir à la famille. Sur la disparition de l'appareil photographique de Marie-Jeanne Dallet : toujours pas indemnisée ; les clichés n'ont pas été volés. Intérêt commun pour l'expérience des docteurs Granet et Ferroul. « Temps abominable » mais « la santé est bonne. »

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Accuse réception du mandat poste de 10 F pour le réabonnement de monsieur Philippe au Devoir. Marie Moret touchée par la lettre de monsieur Philippe : « je ne résiste pas au désir de vous en remercier, de vous dire tout le plaisir que me cause votre sérénité parfaite en face de cette vie aromale d'où nous sommes venus, où nous rentrons tous ». Marie Moret ajoute qu'elle croit que la science et les savants comme de Rochas progressent dans la découverte de ces « vérités ».

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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À propos de l'étude de Marie Moret sur « Matière, mode de mouvement ». Marie Moret répond à une lettre d'Antoine Médéric Cros par une étude qu'elle commence par une longue citation d'un article du Journal de Genève sur un livre d'Ernest Naville, Les philosophies négatives, étude critique des systèmes philosophiques de Platon et Aristote à Kant et Auguste Comte. Marie Moret développe une réflexion sur le principe de la vie en citant de multiples auteurs, philosophes ou scientifiques : Swedenborg, Godin, William Crookes, Hirn, Balfour Stuart et Tait, Helmholtz, Berthelot. Plusieurs jours après l'entame de sa lettre, Marie Moret écrit : « J'ai continué mes études et suis convaincue du grand intérêt au rapprochement de faits et de réflexions fournies par divers savants. Il en résulte une lumière qui me pénètre de joie. Ce que je redoute, c'est mon impuissance à les rapprocher clairement, mais j'y mettrai le temps voulu. » (folio 16v) Dans la deuxième partie de sa lettre, elle cite longuement l'exposé de la théorie atomique de Marcellin Berthelot dans la 8e édition de La synthèse chimique (1897), qu'elle juge compatible avec la pensée de Swedenborg. La troisième partie de la lettre (folios 26r-35r) est formée principalement par des citations de textes de William Crookes sur la nature de la matière. La dernière partie de la lettre (folio 36r-38r) est datée du 15 janvier 1900. Marie Moret évoque une lettre d'Antoine Médéric Cros à Auguste Fabre qui fait part de l'amélioration de la santé de Juliette Cros, et l'envoi prochain à Antoine Médéric Cros par Fabre de vues photographiques du Familistère pour projection qui ne sont pas revenues de Lyon. Elle lui annonce qu'après avoir dressé l'esquisse de l'étude, elle va élaborer le chapitre intitulé « Matière, mode de mouvement ». Sur la science actuelle et la doctrine de Godin : « Que j'indique les étais fournis aujourd'hui par la science à l'appui des conclusions philosophiques et pratiques publiées par Godin en 1871 (Solutions sociales) et mon objet présent est atteint. Car c'est dès 1856, quand les faits l'obligèrent à abandonner l'idée de se rendre au Texas qu'il reprend à fond l'étude d'une œuvre personnelle en faveur de ses ouvriers et qu'il la base sur la conception d'une doctrine expliquant, pour lui, l'ordre universel. Il avait la vue précise de cette loi révélée par les travaux de Berthelot : Notre puissance est indéfinie quand nous agissons suivant les lois d'ordre du fond des choses (ci-dessus pages 18, 19 Synthèse des corps gras). La doctrine publiée par Godin et qu'on peut résumer en ces mots : « Religion de la vie universelle, culte du travail » est en accord parfait avec les conclusions des Berthelot, Crookes, etc. »

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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À propos de l'étude de Marie Moret sur « Matière, mode de mouvement ». Marie Moret annonce à Antoine Médéric Cros qu'elle doit revenir sur la question des « méta-éléments ou sous-atomes ». Elle cite et paraphrase notamment l'étude de William Crookes parue dans la Revue scientifique du 15 mai 1897, et celle parue dans la Revue générale des sciences pures et appliquées du 30 mars 1891, à propos de l'« éther », du « substratum ionique de la matière » et des « méta-éléments ». Marie Moret fait référence au chapitre « Matière, mode de mouvement » de l'étude qu'elle rédige. Elle retient de sa lecture de Crookes et d'autres savants que ce que nous appelons matière est un mode de mouvement produit par la force ou l'énergie dégagée par les sous-atomes, ions ou électrons. « Je comprends que les religieux à courte vue s'épouvantent de ces pas de la science en croyant qu'ils conduisent au triomphe du matérialisme ; pas du tout : la spiritualisation de la matière n'est pas la déification, c'est ainsi que l'a conçu Berthelot, sa transformation indéfinie pour répondre à toute fonction. » Elle indique à Cros qu'Émilie Dallet a écrit hier à Juliette Cros, et qu'au moment où elle écrit, Auguste Fabre travaille en face d'elle à une conférence sur l'œuvre de Jean Leclaire.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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À propos de l'étude de Marie Moret sur « Matière, mode de mouvement ». Marie Moret remercie Antoine Médéric Cros pour sa lettre du 22 janvier 1900 relative aux ions et à l'application de la loi de l'attraction universelle au cas des attractions moléculaires et au cas des masses électriques. Marie Moret avait connaissance du fait par Wurtz et par d'autres auteurs. Elle demande à Cros le nom de l'auteur de la « Vie nouvelle » qu'elle considère comme du « pur swedenborgisme ». Dans le post-scriptum, elle remercie Cros pour sa réflexion sur l'identification de la chaleur et de la lumière et pour ses notes sur l'ouvrage de Hirn, Constitution de l'espace céleste.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret informe Antoine Médéric Cros qu'elle n'a pu se procurer le livre de Duhem, épuisé, dont il lui avait parlé dans une lettre [du 25 novembre 1899], mais qu'elle dispose de numéros de la Revue scientifique, notamment le numéro contenant l'article de Richet sur la « Vibration nerveuse », qu'il lui avait signalé [dans sa lettre du 22 janvier 1900]. Elle lui explique qu'à la suite de sa lettre du 22 janvier 1900, elle médite et qu'elle a écrit, pour lui répondre, nombre de commencements de lettre et de réflexions sur la science physique ; elle attribue à Antoine Médéric Cros un rôle de guide dans ses études. Elle cite longuement l'ouvrage de Marcellin Berthelot, Science et philosophie paru en 1886 [p. 10 et ss.], et présente une synthèse des enseignements du livre, qui passe en revue les différentes facettes de la connaissance, de la science positive à la science idéale. Elle commente la position de Berthelot à l'égard de la connaissance de Dieu, et la place de la logique qu'il ne subordonne pas à l'observation ; elle cite Montaigne [en réalité le « Je pense donc je suis » de Descartes] et Kant ; elle s'intéresse aux liens de Berthelot à la pensée de Kant, à la reconnaissance par le scientifique de l'impératif catégorique comme un fait primitif en dehors et au-dessus de toute discussion. Marie Moret juge que le champ de la science positive s'élargit et réduit celui de la science idéale (fondée sur les témoignages et les sentiments) : elle fait référence aux expériences de William Crookes et d'Albert de Rochas qui constatent par des procédés de science positive l'action de forces psychiques ; elle cite le discours de Crookes au congrès de Bristol en 1898. Elle cite la Critique de la raison pure de Kant, qu'elle a lu un peu il y a 25 ans (à la différence de la Critique de la raison pratique qu'elle ne croit pas avoir lue) ; elle fait un rapprochement entre des propositions de Berthelot, de Kant, de Swedenborg et de Godin sur la question du devoir. Elle poursuit par des citations de l'article de Richet sur la « Vibration nerveuse » affirmant que l'univers physique est constitué de forces dont les vibrations agissent sur l'être vivant, proposition compatible avec celle de Crookes au congrès de Bristol qui considère la matière comme un substratum ionique. Marie Moret termine sa lettre par une série d'interrogations sur les ions, les cations et les anions.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Antoine Médéric Cros pour les informations contenues dans sa lettre du 22 février 1900 [des notes de lecture sur des ouvrages de physique et de métaphysique]. Elle indique à son correspondant qu'elle étudie actuellement l'article de Richet, « La vibration nerveuse », un article de Marinesco [Marinescu] sur le même sujet, ainsi que le discours sur le neurone et la mémoire cellulaire prononcé le 3 novembre 1898 par Joseph Renaut à la séance de rentrée des facultés de l'Université de Lyon. Elle fait part à Cros de la réflexion de son beau-père Auguste Fabre à l'égard des ces travaux : « C'est elle (la science) qui ouvrira à l'homme toutes grandes les portes du monde spirituel ». Elle lui indique également qu'elle ne peut lui répondre au sujet de l'analyse spectrale. Elle l'informe de la bonne santé du groupe de Nîmes malgré le retour du froid.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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La lettre fait suite à la lettre de Marie Moret à Antoine Médéric Cros du 22 février 1900. Marie Moret s'interroge sur sa capacité à rédiger l'esquisse de son plan d'étude avant son retour au Familistère dans deux mois ; elle espère en rédiger le détail à ses heures de loisir au Familistère, au milieu des affaires courantes et des dérangements liés à l'Exposition [universelle de 1900]. Marie Moret revient sur le sujet de la composition de la matière : l'état radiant de la matière d'après les travaux de William Crookes et de Daguin [signalés par Cros dans sa lettre à Marie Moret du 22 février 1900] ; la chimie minérale d'après Marcellin Berthelot, Tourneux (dont le Précis d'embryologie humaine a été recommandé par Cros) et Marinesco (également signalé par Cros), qui font « grandement désirer de trouver en elle [la chimie minérale] les démonstrations positives des lois universelles qui président à tous les groupements, aussi bien humains que moléculaires », et espérer l'union de la chimie minérale et de la chimie organique. Marie Moret conclut : « Les deux grandes difficultés premières sont-elles aplanies ? 1° Le solide est-il bien relié à l'ionique* (* je veux dire : la matière à la force !) 2° L'élément prétendu non-vivant est-il bien relié à l'élément organique ? Si oui, nous pouvons entrer dans la philosophie chimique. » Sur la dernière page de la lettre, datée de Nîmes du 22 mars 1900, Marie Moret évoque une réunion des familles Fabre, Cros, Moret et Prudhommeaux au moment des fêtes de Pâques.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Juliette Cros pour la lettre annonçant son arrivée prochaine à Castelsarrasin ; elle remercie également Antoine Médéric Cros pour une coupure jointe à cette lettre, relative aux « pères Didon ». Elle oppose ces derniers à Claude Bernard dont elle cite Les phénomènes de la vie (1878), où se trouve exposée sa doctrine du « vitalisme physique ». Elle écrit à ce propos : « Avec quelle joie l'entendement s'attache à ces claires données par lesquelles les phénomènes extérieurs à nous deviennent autant d'objets d'étude où nous pouvons apprendre à nous connaître nous-mêmes. » Elle informe Juliette Cros que la famille Moret-Dallet commence à préparer son départ de Nîmes et qu'Auguste Fabre est occupé par les élections municipales ; elle ajoute qu'Auguste Fabre a été satisfait de savoir que le colis d'huile est arrivé en bon état.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie donne de ses nouvelles à la famille Cros : sa dernière lettre à Juliette Cros remonte au 25 avril 1900 ; la famille Moret-Dallet a quitté Nîmes un mois plus tard, laissant Auguste Fabre avec Jules Prudhommeaux ; elle est avec Émilie Dallet au Familistère depuis 10 jours, Marie-Jeanne Dallet étant restée à Paris avec des parents [de Corbeil] pour voir l'Exposition universelle ; les affaires de l'Association du Familistère vont bien. Marie Moret poursuit sa lettre en décrivant ses études sur la matière. Elle indique à Cros qu'elle a lu dans la Revue scientifique l'article de G. Le Bon sur la lumière noire et l'article sur la pluie et l'électricité atmosphérique. Elle s'est abonnée à la Revue générale des sciences pures et appliquées, dont elle a acquis l'année 1899. Elle écrit : « La formule de Claude Bernard, « Les propriétés vitales ne sont autre chose que des complexes des propriétés physico-chimiques » me paraît se vérifier d'une manière éclatante. » Elle mentionne des expériences chimiques et physiques d'Armand Gautier, de Bredig et von Berneck, et de Loeb [décrites dans les numéros de 1900 de la Revue générale des sciences pures et appliquées], qui lui semblent confirmer cette idée. Elle a pris connaissance du programme du prochain congrès international de physique présenté par Charles-Édouard Guillaume et Lucien Poincaré dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, et se dit impatiente de lire les exposés : « Convaincue que la science me fournira des conclusions appuyant les vues de Claude Bernard, Berthelot, W. Crookes, etc., etc. sur les relations entre le vie et le mode de mouvement dit matière, c'est-à-dire voyant que j'aurai une belle réponse de la science aux aspirations de Godin, je vais – en attendant le congrès d'août – préparer les pages de mes « Documents biographiques » qui doivent amener les données scientifiques en cause, en commençant par montrer le mouvement de la pensée de Godin, de 1856 à 1859, lorsqu'après l'échec de la tentative du Texas, il reprend l'idée de fonder lui-même une cité ouvrière modèle, se livre à ce sujet à des études doctrinales et architecturales et s'arrête enfin aux vues philosophiques et sociales exposées dans son volume "Solutions sociales", vues que je désire tant appuyer de conclusions scientifiques du jour. » Marie Moret ajoute que dans ces études scientifiques, elle « voit arriver la démonstration du mot de Swedenborg : "L'amour est la substance même." »

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret informe Auguste Fabre qu'Émilie Dallet a rejoint sa fille Marie-Jeanne à Corbeil. Elle lui indique les points principaux de la lettre qu'elle a écrite la veille à Antoine Médéric Cros. Elle a acquis l'année 1899 de la Revue générale des sciences pures et appliquées et les numéros depuis le début de 1900, revue dont le bibliophile Herr, recommandé par Jules Prudhommeaux, lui a confirmé qu'elle était de premier rang, et dans laquelle elle a puisé beaucoup d'informations sur les rayons X et les ions. Elle s'intéresse au prochain congrès international de physique présenté dans la revue par Guillaume et Poincaré, et, en attendant, elle rédige les pages [des « Documents biographiques »] qui décrivent le mouvement de la pensée de Godin de 1856 à 1859, après l'échec de l'essai au Texas, « pages qui doivent amener et le rappel des conclusions philosophiques-pratiques exposées par Godin dans Solutions sociales, et l'indication de l'accord qui existe aujourd'hui entre ces conclusions de Godin et les faits acquis pour la science d'aujourd'hui ». Elle espère que les données présentées au congrès de physique seront en accord avec les vues de Claude Bernard, Marcellin Berthelot ou William Crookes. Elle mentionne des expériences chimiques et physiques décrites dans les numéros de 1900 de la Revue générale des sciences pures et appliquées (Bredig et von Berneck, Klebs, Loeb) qui lui semblent concorder avec la conception de Claude Bernard du rôle biologique des ferments solubles : « Vous voyez, Grand, que la continuité va se démontrer peu à peu entre les propriétés physico-chimiques et les propriétés vitales, celles-ci n'étant, affirmait Claude Bernard, que des complexes de celles-là. » Elle demande à Fabre si sa « marche intellectuelle » avec Jules Prudhommeaux va bien « harmoniquement », elle transmet ses affectueuses pensées à Sophie Quet et fait mention d'un brouillard « comme en hiver » à Guise.
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