FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Antoniadès, Alexandre (-1948)
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Antoniadès n'a pas de nouvelles de Marie Moret depuis le mois de janvier. Il se demande si elle l'a oublié ou si l'irrégularité des postes et la cause de ce silence. Le 14 février, il avait répondu à sa carte du 6 janvier par une longue lettre rédigée sur l'île de Rhodes, après la mort de son père qu'il a éprouvée douloureusement. Antoniadès voyage beaucoup, change de résidence tous les 2 à 3 mois car il est directeur de trois mines à la fois, qui se trouvent l'une à Dagh Ardy près de Kutahya, l'autre en face de Rhodes et la troisième à Smyrne, et qu'il doit visiter des nouvelles mines. Il se trouve à Castamoni [Kastamonu] sur la Mer noire. Il explique que chaque nouvelle mine, « dans ce pays de malheur et de pauvreté », peut donner du pain à 200 à 300 ouvriers et qu'il est heureux de pouvoir montrer aux riches qu'ils peuvent utiliser leurs capitaux pour exploiter « un sol riche en métaux, en forêts et en fécondité ». Il prend des nouvelles de Marie Moret et évoque le souvenir des soirées harmonieuses dans sa petite maison près du Familistère. Antoniadès n'est pas fixé à Constantinople, mais il sera heureux, quand il aura une maison, d''inviter Marie Moret dans cette ville ou à Athènes. Il viendra peut-être en France voir l'Exposition de 1900. Il lui demande de lui écrire pour lui parler des 7 ans qui les séparent. Il adresse ses compliments à Émilie Dallet. Il donne son adresse sous sa signature : Passage d'Anatolie, 14, Péra, Constantinople.

Auteur·e : Grebel, Armand (1849-1915)
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Grebel remercie Moret pour sa lettre et Émilie Dallet pour l'envoi d'un album. Grebel manque de temps pour s'occuper de la coopérative à cause de la direction de l'usine, dont il augmenté en 13 ans les recettes de 200 000 à 400 000 F. Il explique qu'il est en train de construire un gazomètre de 3 000 mètres cubes et qu'il va devoir construire une station électrique. Il compense son manque de diplôme par un travail acharné, « mais la fatigue vient plus vite que l'aisance ». Il l'informe qu'il existe à La Rochelle une bibliothèque municipale, rue Gargoulleau, dirigée par un avocat savant, Musset ; la bibliothèque pourrait accueillir la collection du journal Le Devoir. Grebel remercie Moret pour les brochures qu'elle lui a adressées. Il n'a pu faire réaliser la photographie de la boucherie ; à la différence de Marie-Jeanne Dallet, il est incompétent en photographie. Il a bien reçu à sa nouvelle adresse le numéro de mai du Devoir mais il lui manque encore le numéro d'avril.

Auteur·e : Fabre, Auguste (1839-1922)
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Fabre se trouve à Besançon avec Prudhommeaux. Le congrès a accepté le vœu du comité de Nîmes qu'une somme soit consacrée à l'achat de vues pour projection sur les questions coopératives. Fabre décrit l'après-midi du congrès, consacrée à la parade des « grosses légumes » sur la scène du théâtre et à la visite de l'usine Chardonet de fabrication de soie artificielle à partir de la cellulose. Fabre et Prudhommeaux vont ramener des échantillons qu'ils montreront à Marie-Jeanne Dallet. En repartant de l'usine, Prudhommeaux a mis le grappin sur un ouvrier qu'il a confessé de son mieux au sujet d'une grève. Sur la difficulté de confesser les ouvriers : ils ont une idée confuse des résultats financiers des usines et ont tendance à dissimuler leurs torts et aggraver ceux du patron. Fabre est satisfait de voir Prudhommeaux conduire de telles enquêtes. Fabre embrasse « Mousset » [André Prudhommeaux].

Auteur·e : Fabre, Auguste (1839-1922)
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Fabre accuse réception de la lettre du 7 juillet, qu'il n'a trouvée dimanche soir qu'à son retour du Gardon. Il a répondu à Deynaud le lundi en copiant mot pour mot le texte de Marie Moret ; Fabre croit que la demande de Deynaud de la collection du Devoir n'est qu'un prétexte pour demander de l'argent. Fabre travaille aux vues de projection du Familistère, sur le pacifisme et sur le mouvement coopératif pour reconstituer les collections du Musée pédagogique. Il va constituer un petit album pour Hans Muller qu'il a rencontré à Paris et qu'il va prier de lui envoyer des photographies originales. Fabre a commencé avec Antonin une monographie sur une usine de briques et de tuiles de Béziers, où ils sont allés faire des photographies : elle a été fondée par le père des frères Hugues, propriétaires actuels qui ont mécanisé l'usine et l'on transformée en société par actions au capital de 500 000 F. Fabre a reçu une lettre de Prudhommeaux et une lettre d'Émilie Dallet. Dans le post-scriptum, Fabre demande à Moret si « Mousset » [André Prudhommeaux] n'attrape pas trop de bêtes rouges sous les arbres de Lesquielles.

Auteur·e : Ferdinand, Claude (1834-1914)
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Ferdinand prie Moret de l'excuser de lui avoir envoyé avec retard le montant de son réabonnement au Devoir car il doit se rendre à Paterson pour envoyer un mandat postal. Ferdinand suppose que Moret a reçu les catalogues qu'il a envoyés pour la Société du Familistère. Il suggère que la direction de la Société envoie un bon mouleur aux États-Unis pour apprécier l'efficacité de la fabrication des fourneaux.

Auteur·e : Ferdinand, Claude (1834-1914)
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Pour être utile à la Société du Familistère, Ferdinand a envoyé à Moret deux catalogues de fabricants de fourneaux – à Toledo (Ohio) et à Kalamazoo (Michigan) – et à Colin un catalogue d'un fabricant à Cleveland (Ohio). Il annonce qu'il va prochainement renouveler son abonnement au Devoir.

Auteur·e : Anseele, Edward (1856-1938)
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Anseele remercie Marie Moret pour sa lettre et l'envoi du livre de son mari. Il prendra contact avec Auguste Fabre le jour où il s'attachera à la réalisation de son usine à Gand ; il envisage de passer quelques jours à Guise. Il espère que sa correspondance avec Solvay l'a intéressé.

Auteur·e : Anseele, Edward (1856-1938)
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Anseele envoie à Marie Moret un exemplaire d'une discussion entre lui-même et Solvay qui montre qu'en février 1900, il songeait déjà à créer une usine coopérative à Gand. Pour en étudier la réalisation, il lui demande de lui envoyer un exemplaire de Mutualité sociale et les statuts et règlements du Familistère.

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Auteur·e : Godin, Émile (1840-1888) ; Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Jean-Baptiste André Godin indique à Alphonse Grebel qu'en 1872, 35 000 boutons ont été fabriqués et 24 000 vendus ; 18 000  boutons supplémentaires ont été fabriqués depuis le premier janvier et 15 000 vendus.

Auteur·e : Godin, Émile (1840-1888)
Émile Godin à Jean-Baptiste André Godin, 2 mars 1865
Émile Godin informe son père qu'il va lui expédier à Paris une lettre de monsieur Vigerie contenant un travail qui lui avait été demandé avant son départ pour Paris. Il lui signale qu'il pleut de façon continue à Guise et que l'Oise commence à sortir de son lit. Il l'informe enfin qu'il a demandé à monsieur Cornil de livrer de la fonte à Bohain-en-Vermandois car il est sans nouvelles des bateaux. Dans le post-scriptum, il signale le passage de la lettre de Vigerie sur le besoin d'argent de celui-ci.

Auteur·e : Godin, Émile (1840-1888)
Émile Godin à Jean-Baptiste Godin, 12 décembre 1866
Émile Godin adresse à son père une lettre provenant de Liverpool : « Ci-joint une lettre de Liverpool. Aussitôt votre réponse, je leur écrirai pour leur dire la quantité que vous désirez. À moins que vous ne voulussiez écrire directement de Paris, votre lettre ne serait pas au copie de lettres d'affaires. » Il évoque un rendez-vous d'une personne non nommée avec son père à son hôtel. Il demande à son père de rapporter des mandarines rouges que Marie Moret a appréciées, ainsi que des dattes, et qu'il les trouvera à droite de la porte de l'hôtel. Il prie son père de demander à François Cantagrel l'adresse de son marchand de vin pour acheter 50 ou 100 bouteilles de vin de Lunel, préférable au vin du Rhin. Il indique qu'il pleut continuellement depuis 24 heures. Il adresse ses compliments au couple Cantagrel.

Auteur·e : Lemaire, Sophie Esther (1819-1881) ; Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Esther Lemaire et Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 14 février 1855
Esther Lemaire explique à Émile qu'elle ne lui a pas répondu plus tôt car elle se trouvait auprès de sa mère, malade et qui se remet maintenant. Elle lui annonce qu'elle est heureuse de donner à manger à sa tirelire et qu'elle aimerait pouvoir le faire une fois par semaine. Elle lui indique qu'elle n'a pas apporter ses cochons d'Inde chez madame Béranger car cette dernière n'a plus de lapins pour leur tenir chaud. Sous la signature d'Esther Lemaire, Godin a ajouté un texte pour annoncer à Émile qu'ils s'entretiendront pendant les vacances de Pâques à Guise des hautes températures du fer.

Auteur·e : Bernardot, François (1846-1903)
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François Bernardot pense que sa lettre trouvera Marie Moret dans le Midi. Il lui explique qu'il a développé son entreprise de façon importante : à la tonnellerie mécanique du début, il a ajouté d'autres branches d'activité ; il a commencé en 1897 avec un chiffre d'affaire de 43 000 F alors qu'il a 300 000 F de commandes en 1903 ; malgré la faiblesse de son capital, son usine est passée de 25 chevaux vapeur à 100 chevaux vapeur. Le fonds de roulement de l'entreprise est faible, aussi sollicite-t-il de Marie Moret le prêt de 20 000 F qu'il promet de lui rembourser en mai et juin 1904. Bernardot assure Marie Moret qu'elle ne court aucun risque. Il lui communique les résultats de son entreprise de 1897 à 1903 : il signale qu'en 1903, le chiffre d'affaires s'est ressenti de la loi sur la marine marchande supprimant la construction de navires à voiles, pour lesquels il fabriquait des poulies, et qu'il a introduit à la place la fabrication, de meubles, de menuiserie et de charpente de bâtiments. Bernardot assure Marie Moret que lui et son fils Georges prévoient de réaliser des affaires importantes avec ce nouveau genre de fabrication. Il en appelle à l'amitié d'Émilie Dallet et convoque le souvenir de Godin qui s'était montré généreux dans une circonstance similaire avec son beau-père Morisseau.

Auteur·e : Gendarme fils
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Gendarme répond à une lettre de Godin du 15 octobre 1886 : Gendarme ne souhaite pas faire partie du syndicat proposé par Godin pour, dit-il préserver son usine et ses ouvriers.

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Auteur·e : Buridant, Henri (1864-1927)
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Conformément à la demande de Marie Moret du 29 mars 1908, Buridant adresse à Marie Moret deux exemplaires du compte-rendu de l'assemblée générale de la Société du Familistère de Guise. Sur les passages supprimés dans le rapport de Colin. Buridant donne à Moret des nouvelles des affaires industrielles de la Société du Familistère. Il l'informe du mariage de sa fille avec Marcel Delvigne, employé dans l'usine.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur A. L. de Fontaine Moreau, 4 février 1865
Sur les patentes anglaises de Godin. Godin fait un examen de la description de son brevet du procédé d'émaillage à sec et à chaud et il explique que les autres brevets sont le complément de celui-ci. Il lui rappelle la demande que lui a faite Cantagrel, de savoir si l'absence de description de la composition des émaux ne nuit pas à la description du brevet.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur A. L. de Fontaine Moreau, 31 janvier 1865
Sur les patentes anglaises de Godin. Godin indique à monsieur de Fontaine-Moreau qu'il est d'accord avec lui sur ce qu'il convient de faire pour conserver ses droits en Angleterre. Il l'avertit que Cantagrel va soumettre à son examen un point délicat de sa demande de patente pour le procédé d'émaillage par voie sèche : la description du procédé d'émaillage est celle que cite Godin dans sa lettre à Cantagrel du 30 janvier 1865.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Duvernois, 12 août 1865
Godin fait part à Duvernois de ses observations sur son brevet pour un appareil de chauffage à foyer rotatif. Il lui indique les conditions selon lesquelles il pourrait exploiter le brevet : Duvernois resterait titulaire du brevet et accorderait à Godin la somme qu'il voudrait pour chaque appareil vendu et l'exclusivité de la fabrication ; si Duvernois voulait interdire à Godin de fabriquer d'après les modèles qu'il aurait construits, ceux-ci resteraient la propriété de Godin et Duvernois verserait une indemnité de 1 000 F pour chacun d'eux ainsi qu'une somme pour le préjudice subi. Godin explique à Duvernois que dans ces conditions, l'inventeur est libre de déterminer le bénéfice qu'il veut s'accorder et choisit de faciliter ou non l'écoulement de son invention.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Albert Lenoir, 10 novembre 1866
Godin répond à la lettre d'A. Lenoir du 30 octobre 1866 qui évoque l'exploitation d'objets nouveaux. Il l'avertit qu'il doit aller prochainement à Paris et pourra en parler avec lui. Il évoque la visite que Lenoir lui a rendu en 1858. Godin pense que l'appareil à rafraîchir de Lenoir ne sera pas d'une vente facile et lui indique que des modèles de chauffe-bain ont déjà été fait sans connaître le succès.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Barthélemy Godin, 18 janvier 1865
Jean-Baptiste André Godin répond à une lettre recommandée de son frère lui reprochant que ses ouvriers partent travailler à Guise. Godin lui fait observer que depuis longtemps des ouvriers de Guise sont partis chez lui à Étreux, mais que des salaires plus élevés à Guise les attirent et que la solution est d'élever les salaires à Étreux. Il lui signale qu'une difficulté plus grande va surgir, c'est la baisse des prix des marchandises en raison de la concurrence. « Le passé rend l'avenir difficile » : Godin lui rappelle qu'il a cherché à l'associer à son entreprise mais que son frère a « préféré l'indépendance d'une triste concurrence ». Il ajoute que la menace d'une liquidation de sa fonderie par son frère ne le regarde pas. « Je ne professe le dédain pour personne, mais j'ai un certain mépris pour certains actes qui sans doute ont toujours été parfaitement justes à tes yeux. » Godin se refuse à lui donner des conseils ou à lui faire des propositions.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 2 octobre 1856
Une lettre de Brullé du 28 septembre informe Godin de problèmes à l'usine de Belgique : « Je ne suis pas encore au bout des difficultés que ma fabrication belge doit me susciter. Néanmoins, je garde l'espoir avec vous que cela devra finir. » Godin annonce à Brullé qu'il va s'efforcer d'aller le voir prochainement. « Les événements survenus et l'idée de me voir sous peu dans la nécessité de fonder un établissement de toute pièce m'a fait penser qu'il y aurait peut-être lieu à prendre d'autres dispositions avec vous, ce dont je me propose de vous parler à mon premier voyage. » Godin informe Brullé qu'il lui a ouvert un compte à Guise sur lequel il a placé les 12 000 F remis à titre de cautionnement par Brullé en effets sur monsieur Ledentu.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 3 février 1859
Godin envoie à Brullé les dimensions et le croquis d'un appareil industriel à installer à Laeken et en donne les caractéristiques.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 6 décembre 1858
Godin demande à Brullé de commander des modèles de plaques à réaliser en planches de bois blanc. Il avertit Brullé qu'il arrivera à la gare du Midi à Bruxelles le jeudi 9 décembre à 5 heures de l'après-midi, après avoir changé de train à Charleroi. Plusieurs dessins sont copiés sur le bas du folio : trois plans de plaques de fonte avec leurs dimensions ; la coupe d'une mouffle avec texte explicatif.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 10 septembre 1858
Godin rappelle à Brullé qu'il ne doit pas oublier, au milieu de ses préoccupations du moment, de donner à monsieur Brain son itinéraire de voyage pour placer les marchandises qui seront livrées l'hiver prochain. Il lui précise que les tuyères du cubilot devront avoir 24 cm de diamètre, et qu'il est préférable que les gueulards de la cheminée par lesquels se fait le chargement du cubilot fassent 70 cm de côté plutôt que 60 cm.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 19 décembre 1858
Godin remet à Brullé une feuille du carnet à souches de ses voyageurs et lui en explique l'usage. Il lui envoie également le tableau des prix de revient des petits objets [des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire] demandé par madame Brullé. Godin fait des recommandations à Brullé en vue d'une expertise sur une construction dans une affaire Vasselaer : les voûtes d'un bâtiment [de l'usine de Forest], de construction fragile, se sont écroulées sans autre raison que les vibrations causées par une tempête ayant eu lieu à Bruxelles la veille ou l'avant-veille, et finalement le poids de quatre ou cinq hommes balayant le grenier ; l'accident est survenu après l'écroulement des voûtes d'un autre bâtiment sur des marchandises de l'usine d'une valeur de 3 000 F en septembre 1856 ; en raison de ce précédent, rien ne fut stocké sur les voûtes et un bâtiment en planches fut construit pour les marchandises ; Vasselaer ne voulant pas consolider les bâtiments, décision fut prise de quitter le site ; Brullé doit faire une élévation du bâtiment pour faire ressortir les vices de construction des voûtes. Godin transmet à Brullé les compliments de sa femme qui se remet d'une sévère fluxion. Il ajoute en marge du folio 128r une note relative à la fabrication de creusets.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 25 octobre 1856
Godin juge que les terrains que Brullé lui conseille d'acheter à Bruxelles sont très chers par comparaison avec les trois hectares qu'il vient d'acheter 18 000 F aux Hospices de Guise autour de son usine. Il signale à Brullé qu'il est déjà passé près du pont de Laeken et qu'on lui a alors signalé que la chaussée était inondée lors de fortes inondations. Toutefois Godin reconnaît que la largeur du terrain permettrait des constructions suffisantes. Godin ne veut pas transférer les ateliers dans la précipitation, car il faudrait encore construire un magasin à Bruxelles ou en faire un en planches à Forest pour entreposer les marchandises : « Il faut cette fois pour fonder un établissement de toutes pièces se donner le temps de la réflexion pour bien faire les choses et être nanti de tous les renseignements possibles. » Godin souhaite pouvoir choisir entre plusieurs sites et comparer les prétentions des vendeurs. Il confirme à Brullé que les terrains entre la chaussée et la fabrique Koenig ne sont pas à vendre. Godin signale à Brullé que la Société de Hourpes lui fait toujours espérer de la fonte. Godin attire l'attention de Brullé sur la nécessité de créer le nouvel établissement à proximité des populations ouvrières. Il signale enfin à Brullé qu'il accorde 80 F à Van Elewick pour participation à ses frais de déménagement.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 26 novembre 1858
Godin communique à Brullé une liste de produits chimiques qu'il doit se procurer à Bruxelles ou faire venir de France. Il demande à Brullé de se procurer dans la région de Bruxelles des échantillons de sable aussi fin que possible, qu'on pourrait utiliser sans le moudre. À propos d'un émail. Godin communique à Brullé le croquis d'une poche pour couler la mouffle (copié sur le folio 125v) , à faire fabriquer par un chaudronnier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 28 octobre 1858
Godin explique à Brullé que le brouillard était aussi épais à son arrivée à Guise qu'il l'était à Laeken. Godin communique à Brullé les dimensions du châssis pour mouler un bac à eau de soude et celles du moule à briquettes. Il fournit des détails sur la construction du châssis du moule du bac à eau de soude qu'il accompagne d'un croquis de la pièce en perspective. Godin transmet ses amitiés à madame Brullé.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 29 novembre 1858
Godin recommande à Brullé d'acheter les produits servant à fabriquer l'émail en moindre quantité que ce qu'il lui avait indiqué, pour s'assurer de leur qualité. Godin annonce à Brullé qu'il pourrait confier à monsieur Georges plutôt qu'à Moret fils une tournée de deux mois et demi à partir de mars ou avril 1859, tournée très productive si l'on en juge par les 43 000 F réalisés l'année précédente par Bocquet.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 30 octobre 1858
Godin fait à Brullé des recommandations pour la construction de la machine à broyer les sables. Il fait, à l'attention de madame Brullé, le récit d'un incident survenu pendant son voyage de retour à Guise – le bris dans sa valise d'une fiole contenant un remède d'une teinte « vert d'urane » contre les maux de dents ; il prie madame Brullé de lui communiquer la recette de ce remède. Godin informe Brullé qu'il part le soir même à Paris avec madame Godin, qui lui transmet ses compliments.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Dethou, 3 janvier 1875
Sur l'acquisition d'une propriété dans le centre de la France. Godin avertit Dethou qu'il ne peut faire le voyage à Bléneau. Il rappelle qu'il cherche une propriété assez vaste pour s'éloigner de tout voisinage, soit d'une centaine d'hectares le long de voies de communications, voire de 200 ou de 300 hectares. Il précise qu'il s'agit d'établir une entreprise industrielle et qu'ainsi la voie de chemin de fer et la voie d'eau doivent se trouver sur la propriété. Il ajoute que les forces motrices seraient la vapeur, mais qu'il ne serait pas fâché d'avoir un cours d'eau. Il annonce qu'il sera en mesure de visiter des propriétés au printemps prochain, mais qu'il a déjà parlé de son projet pour être informé des ventes de vastes propriétés, comme celle de 268 hectares faite des fermes de Toury et du Matroy à Nargis et à Dordives, que lui a signalé Raige-Verger, notaire à Ferrières-en-Gâtinais. Godin remercie Dethou de lui avoir envoyé ses petites brochures.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Tisserant, 20 décembre 1873
Au sujet d'une proposition de Tisserant relative à l'exploitation de minerais de fer en Algérie. Godin compare l'exploitation de mines en Algérie à celle des mines récemment découvertes de Longwy, bien plus avantageuse. Il pense que les mines africaines pourraient alimenter des usines du littoral de la Méditerranée malgré la distance des gisements, mais il avertit qu'en plus du minerai de fer, les usines auraient besoin de charbon.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alphonse Delpech, 11 août 1868
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin est opposé à une licitation immédiate qui entraînerait sa ruine et Esther Lemaire refuse toute transaction. Godin revient sur le développement qu'il a donné à son industrie depuis la séparation avec Esther Lemaire ; il veut connaître, avant une licitation éventuelle, comment il sera dédommagé du travail qui a augmenté la valeur de l'entreprise ; il accuse Esther Lemaire, qui a droit à 6 % du prix de la licitation, de faire durer le procès pour tirer un plus grand bénéfice de la vente. Godin expose le raisonnement d'Esther Lemaire par une prosopopée dans laquelle elle explique comment elle veut pousser Godin à la ruine en rachetant les établissements industriels qu'il a fondés. Godin énumère enfin les six questions qu'il voudrait soumettre à la justice avant de se déterminer sur la possibilité de rachat de son entreprise à l'occasion de la licitation.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Sur l'affaire Boucher et Cie. Sur les déclarations à recueillir auprès des fonderies sur l'usage d'une lanterne dans la fonte de pièces creuses. Il précise que les experts [dans l'affaire Boucher et Cie] estiment que c'est dans la substitution et la simplification du procédé Wilkes que consiste l'invention de Scellier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Amédée Guillon ou Ferdinand Guillon, 4 mai 1853
Réponse à une lettre de Guillon du 25 avril 1853 demandant des renseignements sur des travaux d'irrigation et de drainage dans l'Aisne. Godin communique à Guillon les informations obtenues auprès de la préfecture de l'Aisne : le conseil général s'est peu occupé de la question ; les ingénieurs à Laon et à Vervins n'ont fait que commencer des études hydrauliques ; rien n'a été entrepris par aucune compagnie ; quelques propriétaires privés sont disposés à s'occuper de l'amélioration de leurs terres par leur assèchement ; certains s'occupent d'assèchement de marais près de Laon, dans la Somme ou à Saint-Quentin. Godin est prêt à fournir d'autres renseignements à Guillon : « J'ai désiré et désire encore que les phalanstériens soient un peu moins civilisés dans leurs échanges de services. »

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Amédée Moret, 9 février 1876
Godin demande à Amédée d'aller chez E. Folie et J. Mallié au 82 quai de Jemmapes pour leur demander à quel prix ils vendent les anodes de nickel pur et le sulfate de nickel pour le nickelage des métaux. Il lui demande de lui envoyer la réponse par télégramme.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Sur l'affaire Boucher et Cie. Godin souhaite qu'Amédée Moret aille chez tous les fabricants de boules de Paris pour savoir quels sont ceux qui ont fait autrefois des boules creuses fondues d'une seule pièce. Godin cherche à savoir quel moyen était utilisé pour maintenir le noyau dans le vide du moule. Il lui signale que le Bottin lui donnera les adresses des fabricants de boules à l'article « Cuivrerie pour bâtiments ».

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Sur la fabrication des pièces creuses en fonte n'ayant qu'une seule ouverture. Godin cite la page 265 de l'édition de 1858 du Traité de la fonderie d'André Guettier et demande à ce dernier des précisions sur le moulage des pièces creuses. Il explique à Guettier que des brevets revendiquent cette technique comme nouvelle alors qu'elle existe depuis les temps les plus reculés, et il lui demande si on peut considérer que la technique se trouve dans le domaine public.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à André Lecoq de Boisbaudran, 10 avril 1867
Sur l'affaire Jacquet. Godin annonce à Lecoq de Boisbaudran qu'il lui envoie le deuxième volume du Traité des arts céramiques de Brongniart demandé par Jules Favre, dans lequel Godin a repéré les passages relatifs aux vernis plombeux et plombifères des poteries communes. Dans le post-scriptum, il indique qu'il prévient Oudin-Leclère de l'arrivée de Lecoq de Boisbaudran à Laon la veille des plaidoiries.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à André Lecoq de Boisbaudran, 20 janvier 1868
À propos de la séparation des époux Godin-Lemaire et de l'évaluation des biens de la communauté des époux. Godin a remis au notaire Gauchet 64 livres de comptabilité de la manufacture Godin-Lemaire, mais ne souhaite pas effectuer des travaux de comptabilité demandés par les conseillers d'Esther Lemaire. Il indique ne pas détenir un inventaire détaillé du matériel des usines de Guise et de Laeken et se demande pourquoi il devrait communiquer l'état de ses affaires en 1868 alors que la liquidation de la communauté est arrêtée à 1863. Godin demande quelles sont les instructions de Jules Favre à ce sujet et joint des documents à son courrier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à André Lecoq de Boisbaudran, 22 janvier 1868
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire. Godin informe son correspondant que l'avocat d'Esther Lemaire demande au notaire Gauchet de s'intéresser particulièrement au compte de Marie Moret et à celui d'Émile Godin dans la comptabilité de la manufacture du Familistère.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Antoine Pernin, 10 décembre 1875
Sur l'utilisation d'un haut-fourneau pour le moulage mécanique et de la fondation d'un second établissement. Godin remercie Pernin pour l'intérêt qu'il porte à la question qui, tempère-t-il, est toutefois d'une grande complexité. Sur les hauts-fourneaux produisant de la fonte douce. Godin confirme qu'il s'agit d'établir un haut-fourneau à coke et non au charbon de bois. Il indique que le moulage mécanique permettra de réduire le nombre de mouleurs. Il ajoute qu'il fait des recherches pour savoir si l'on peut utiliser avec profit des minerais du nord de la Nièvre ou de l'Yonne. Godin autorise Pernin à aller visiter des hauts-fourneaux, peut-être en compagnie de son fils Émile qui est compétent en la matière. Il informe Pernin que le trépan a pu être retiré du puits de sondage et que les travaux avancent difficilement. Sur des différents entre personnes au sein de l'usine.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Barthélémy Godin, 19 [mai 1846]
Envoi d'argent pour le voyage de Barthélémy Godin à Esquéhéries et son besoin probable de vêtements. Sur les relations à venir de Godin avec son frère. Demande à Barthélémy de recueillir des renseignements sur les installations industrielles des fonderies en vue de l'installation des ateliers de la manufacture Godin-Lemaire à Guise.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin sollicite de Boigues, Rambourg et Cie des renseignements sur le moulage des projectiles de guerre ou pièces de fonte creuses avec une seule ouverture avant 1867.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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En vue de régler une affaire importante, Godin interroge son correspondant sur la comptabilité des grands établissements industriels : les amortissements du matériel et des constructions, le taux garanti au capital.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Casimir Boittelle, 14 juin 1861
Sur le tracé du chemin de fer dans le Nord et l'Aisne. De retour de Paris, Godin explique à Boittelle qu'il est urgent que les représentants des intérêts houillers du Nord et du Pas-de-Calais se concertent pour adresser au gouvernement leurs griefs sur les prétentions de la Compagnie du chemin de fer du Nord. Il juge que les députés du Nord (« vos députés ») croient utile de soutenir le tracé de la Compagnie du Nord plutôt que celui par Guise dans l'espoir d'obtenir le prolongement jusqu'à Lille. Godin évoque ses rendez-vous manqués à Paris avec Boittelle, chez lui ou à l'hôtel de Godin, et il relate la séance de la veille du Conseil des ponts et chaussées ajournée du fait du député Godard-Desmarest. Godin incite Boittelle à mettre à profit ce délai pour faire ses observations au Conseil des ministres ou directement à l'Empereur : « L'Empereur s'est déjà occupé de la question et je pense qu'il est de la plus grande utilité de donner des armes au gouvernement pour lutter contre la puissance de Rothschild. Et les armes du gouvernement c'est la volonté des populations. » Godin pense que le gouvernement est favorable au tracé par Guise et que le soutien des houillères que Boittelle représente peut lui être utile pour s'opposer à la volonté de Rothschild. Il rappelle que le tracé de la Compagnie du chemin de fer du Nord serait au seul bénéfice des charbonnages belges au détriment des intérêts locaux et des houillères françaises. Godin analyse le tracé de la Compagnie du chemin de fer du Nord et conclut qu'il serait préjudiciable à l'industrie houillère dans son ensemble.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Barisvit, 23 septembre 1861
Godin écrit à l'un des experts d'un procès en contrefaçon, dont le rapport lui a donné raison en tous points. Il lui explique que le tribunal d'appel n'a pas tenu compte du rapport d'expertise ni de plusieurs autres affaires déjà jugées en sa faveur depuis 20 ans, qu'il a en conséquence laissé tomber d'autres brevets dans le domaine public, et qu'il a renoncé alors à faire breveter ses inventions, ce qui n'a pas empêché ses manufactures d'occuper 900 ouvriers. Il poursuit en indiquant que la concurrence est la cause de désorganisation dans ses ateliers, car les contrefacteurs viennent embaucher les ouvriers formés dans sa manufacture. Godin a désormais l'intention de faire breveter une industrie nouvelle, celle de l'application à la fonte d'émaux à l'imitation du marbre et de l'application de couleurs à reflets chatoyants d'or et d'argent, mais il sait que son brevet sera contesté. Il demande à son correspondant s'il est possible de placer un brevet sous le patronage de l'opinion des corps savants et s'il veut bien se charger de cela.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin demande à Maistre de lui envoyer une bonne carte de la Grande-Bretagne, incluant l'Angleterre et l'Écosse, pour l'étude des bassins métallurgiques. Il lui signale qu'il attend la fin de son travail sur l'Irlande.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Collin, Denis et fils, 31 janvier 1861
Sur le tracé du chemin de fer par Guise et sur l'industrie à Fourmies. Godin demande à Collin ce qui se fait à Aubenton au sujet du chemin de fer. Il lui rappelle que Collin lui avait promis de lui fournir une statistique de l'industrie à Fourmies, dont il a besoin pour faire imprimer une étude comparée du tracé du chemin de fer par Guise et la vallée de l'Oise avec le tracé de Landrecies à Bazuel par Le Nouvion, La Capelle et Hirson. Godin précise que la zone de Guise comprend 70 199 habitants et que celle du Nouvion comprend 49 026 habitants, que les communes situées à moins de deux kilomètres du tracé par Guise sont au nombre de 26 peuplées de 29 000 habitants tandis que celles situées sur le tracé par le Nouvion sont au nombre de 9 peuplées de 12 000 habitants, qu'il y a 600 habitants par kilomètre sur le tracé de Guise contre 300 habitants par le tracé du Nouvion, et que la meunerie le long du tracé du Nouvion est trois fois moins importante que le long du tracé de Guise. Il ajoute que l'étude du tracé par Landrecies n'a pas été faite et que le tracé est presque en ligne droite de Landrecies à Hirson en passant par Le Nouvion et La Capelle. Il conclut en félicitant Collin de sa nomination dans la commission d'enquête.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Édouard Larue, 31 janvier 1870
Sur la séparation des époux Godin-Lemaire et la liquidation de la communauté de biens. Godin communique à Larue une lettre d'Oudin-Leclère, à qui il a demandé de lui remettre la suite de son affaire en liquidation. Il l'invite à répondre à la demande d'Esther Lemaire. Il lui explique que sa santé ne lui permet pas de se rendre à Vervins pour parler de l'affaire avec lui. Sur le choix d'un expert doué de connaissances en industrie à côté des deux architectes déjà nommés.
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