FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret


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Auteur : Lemaire, Sophie Esther (1819-1881)
Esther Lemaire à Émile Godin, 12 novembre 1855
Esther Lemaire demande à Émile de lui envoyer les chansons qu'il évoquait dans sa lettre du 3 novembre 1855. Elle l'informe que Godin est à Bruxelles depuis jeudi et qu'elle ira à Esquéhéries voir la grand-mère Lemaire qu'au retour de celui-ci. Elle transmet ses compliments à Léonce Wateau, dont elle a vu le père à Guise. Elle lui donne des nouvelles de ses animaux, en particulier de son lièvre. Elle le félicite pour ses bons résultats scolaires. Elle évoque le mur d'Émile et des semailles de luzerne. Elle lui indique qu'elle n'a pas eu le temps de lire son feuilleton depuis que Fanie est guérie car elle a reçu des parents du Fayt et de Frasnoy. Elle l'informe que la fille du cousin Gosse est en pension à Guise.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 16 juillet 1869
Approvisionnement en fonte des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire. Godin remarque que les lettres envoyées d'Angleterre par Émile arrivent à Guise avec retard. Il se réjouit qu'Émile parvienne à acheter de la fonte. Il souhaite qu'il trouve à en acheter de bonne qualité dans le Cumberland car cette fonte est indispensable pour donner de la résistance à celle de Middlesbrough. Sur des mélanges de fonte de qualité inférieure ordonnés par Émile avant son départ : Godin lui indique que la fonte de Cleveland est elle-même mélangée, mais qu'il arrive parfois des lingots très serrés qui font des pièces dures ; il signale qu'il a fait arrêter la fonte de Pinart et d'autres fournisseurs mais que les éprouvettes sont encore dures, et qu'il y a plus de casse dans les pièces qu'auparavant. Il informe Émile que la Compagnie du Nord ne demande pas moins de 8,30 F pour transporter une tonne de fonte de Calais à Bohain, que monsieur Pauwels a un pouvoir pour 500 tonnes et que Gillian Schmit a envoyé 200 tonnes. Godin fait observer à Émile qu'il pensait qu'Émile avait demandé à Trystram et Crujeot de faire entrer de la fonte [en France]. Il l'avertit qu'il part le dimanche suivant à Metz et qu'Eugène André est à Guise. Il lui fait part de son espoir que l'émaillage va s'améliorer et lui annonce qu'ils ont trouvé le moyen de supprimer le plomb. Il transmet ses amitiés à monsieur et madame Pagliardini.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 28 novembre 1870
Sur l'échange de lettres entre Godin et son fils. Godin demande à Émile comment va son mal de jambe et la fatigue de ses pieds et lui conseille de soigner sa blessure. Godin décrit à Émile les essais d'un four à verre. Sur le bombardement de La Fère et sa reddition : la reddition de la place va, selon Godin, rendre impossible le transport de la fonte par bateau à partir de Calais ; le transport sera également difficile par chemin de fer jusqu'à Bohain. Il l'informe que le père Parmentier lui demande de vendre les plus mauvais chevaux.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 4 janvier 1871
Godin informe Émile que Guise vit dans l'inquiétude de l'arrivée de l'ennemi, que 750 Prussiens se trouvaient à Origny la veille pour venir à Guise, mais qu'ils ont été détournés par un contre-ordre sur la route de Bohain. Godin reconnaît avec Émile que les Allemands sont hardis : il donne l'exemple d'éclaireurs venus jusqu'au faubourg de Guise défier les francs-tireurs. Godin exprime à Émile son inquiétude : il est sans nouvelles de lui malgré la réorganisation du service à Landrecies, et il ignore la situation de son bataillon, qu'on dit être à Maubeuge. Le post-scriptum, difficilement déchiffrable, est relatif à la fabrication d'épinglettes.

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Auteurs : Dolot ; Godin, Émile (1840-1888)
Monsieur Dolot à Jean-Baptiste André Godin, 18 septembre 1858
Dolot avertit Godin que les deux caisses contenant outils et poulies destinées à monsieur Farineau ont été remises au chemin de fer le 15 septembre 1858. Sur la recherche auprès de l'administration postale d'une lettre adressée à Boinet et Guébin. Dolot signale à Godin que son fils Émile lui a adressé hier la copie d'une lettre de Pigé demandant une réponse à propos de générateurs. Dolot signale à Godin que la gare de Bohain a du mal à s'organiser pour le transport d'une quantité importante de marchandises ; il lui conseille d'y aller à son retour de Bruxelles. Il indique que les transports de coke sont suspendus et qu'il écrit à Frameries pour en connaître la cause. Il transmet ses salutations à madame Godin et à monsieur et madame Brullé. Dans le post-scriptum, Dolot donne des informations sur l'approvisionnement en fonte de l'usine de Guise : les bateaux Pinart se succèdent, il ne reste presque plus de fonte Cleveland et il a demandé un échantillon à Bolkow et Vaughan. Dans la marge de la feuille, Émile Godin indique à son père qu'il n'a rien à ajouter à la lettre de Dolot et il transmet ses compliments à monsieur et madame Brullé.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Brullé, 29 janvier 1859
Godin annonce à Brullé qu'il a trouvé pour monsieur Mandelers une maison de trois pièces située sur le quai près du grand pont à 4 ou 5 minutes de l'usine, dont le loyer est de 12 F par mois. Il communique à Brullé les mesures à prendre pour l'expédition des meubles de Mandelers à Guise via Jeumont et Bohain et leur déclaration en douane. Sur l'envoi de 3 ou 4 caisses de modèles de Guise à Bruxelles.

Auteur : Dolot
Monsieur Dolot à Jean-Baptiste André Godin, 6 novembre 1859
Dolot fait part à Godin des difficultés d'expédition des marchandises qu'il s'efforce de surmonter en faisant appel à Amédée [Moret] en remplacement de monsieur Lemaire et en faisant expédier par la gare de Bohain pour soulager celle de Saint-Quentin, encombrée à cause de la fin de la foire. Il évoque également les problèmes survenus à la nouvelle fonderie ; il juge qu'elle a été mise en marche à un moment inopportun ; il indique que Jacques Nicolas Moret va tenter de colmater les fuites des bouilleurs avec des pommes de terre. « Quoique j'espère peu dans la juste appréciation de mon zèle, croyez Monsieur qu'il ne s'amoindrit pas et agréez je vous prie l'expression de mes sentiments distingués. »

Auteurs : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Vigerie, A.
Jean-Baptiste André Godin aux Fonderies et manufactures Godin-Lemaire, 1er octobre 1862
Sur des écritures comptables. Godin confirme qu'il a passé commande de 10 tonnes de combustible à La Louvière en deux livraisons de 5 tonnes. Il prescrit d'augmenter les salaires progressivement et isolément (et non en masse). Il souhaite que soient faites des économies d'éclairage, en ne faisant pas travailler davantage que cent heures par quinzaine dans les jours les plus courts. Il informe l'usine de Laeken que les objets demandés par André ont été chargés hier à Bohain. Le texte de la lettre est suivi d'une note sur des écritures comptables.

Auteurs : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Vigerie, A.
Jean-Baptiste André Godin aux Fonderies et manufactures Godin-Lemaire, 24 décembre 1862
Sur la fourniture de charbon par Berger-Leroy à Laeken et à Guise. Sur la comptabilité de l'usine de Laeken et ses prix de revient. Godin signale dans le post-scriptum qu'il a écrit à Demeure le 10 décembre 1862. La lettre est suivie d'une série d'observations, signée Leseix, sur les écritures comptables de l'usine de Laeken.

Auteurs : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Vigerie, A.
Jean-Baptiste André Godin aux Fonderies et manufactures Godin-Lemaire, 31 mai 1864
Informations diverses relatives à l'usine de Laeken : demande l'envoi de deux tarifs hollandais sur l'un desquels seront indiqués en rouge les appareils fabriqués à Laeken ; opérations comptables ; réitère sa demande d'informations sur les 20 villes de l'itinéraire hollandais à propos desquelles aucun nom de client n'est mentionné. Dans le post-scriptum, souhaite connaître auprès de Verstraeten le coût du transit et du transport de 100 kg de marchandises de la gare de Bohain à la gare d'Anvers, dans l'objectif d'expédier des marchandises en Turquie et au Levant.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Léonce Wateau, 14 mai 1856
Sur l'acquisition du Clos Dauphin à Guise. Godin discute de la proposition que Guérin a faite à Borgnon pour l'acquisition du Clos Dauphin, d'une superficie proche de 5 hectares : le prix de 42 000 F lui semble élevé compte tenu des travaux d'un montant de 300 000 à 400 000 F qu'il faudrait faire pour protéger le terrain des crues de la rivière, et en comparaison avec le prix des terrains contigus sur la route de Bohain qui se vendent moins de 5 000 F l'hectare. Godin indique à Wateau qu'il ne fera pas d'offre supérieure à 42 000 F, qu'il souhaite faire rapidement l'acquisition, qu'il paiera la somme entière après régularisation du contrat, qu'il veut jouir immédiatement de la propriété sans réserve, et qu'il tient à rester inconnu dans cette affaire.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Malardot, 15 octobre 1863
Godin accorde à Malardot la somme de 30 F pour couvrir les frais de son déplacement à Guise. Il lui indique le moyen de s'y rendre par chemin de fer de la voie de Charleroi jusque Landrecies ou Bohain puis par voiture.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Pinart et Cie, 20 février 1861
Approvisionnement en fonte des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire. Godin informe Pinart et Cie qu'il a fait décharger une partie de la fonte du bateau Le Train de plaisir, mais que l'essai de la fonte n'a pas été satisfaisant. Il leur demande de presser l'envoi de bonne fonte par chemin de fer à la gare de Bohain. Il demande ce qu'il doit ordonner au batelier.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Pinart et Cie, 5 mars 1861
Approvisionnement en fonte des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire. Godin livre à Pinart et Cie le résultat des essais de moulage de la fonte des deux bateaux arrivés. Il conclut que la fonte est de meilleure qualité que la précédente et informe Pinart et Cie qu'il ordonne le déchargement du deuxième bateau. Le post-scriptum est relatif à de la fonte livrée à Bohain.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Pinart et Cie, 9 mars 1861
Godin commande 14 colonnes en fonte avec chapiteaux, à livrer à Bohain. Il signale qu'il n'a pas reçu la fonte expédiée à Bohain. Un croquis montrant le sommet d'une colonne avec son chapiteau est dessiné dans la marge de la lettre.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Royaux et Beghin, 30 novembre 1861
Godin informe Royaux et Beghin que les dernières pannes [tuiles] qu'ils lui ont fournies ont permis de réaliser une couverture sans défaut et il leur demande de lui réserver 80 000 pannes de même qualité. Il les autorise à lui livrer 10 000 pannes de second choix qu'ils auraient éventuellement réservées pour lui. Il confirme qu'il s'agit de charger un bateau de 80 000 pannes, mais leur demande en outre d'expédier par chemin de fer en gare de Bohain deux wagons de pannes de premier choix, soit environ 7 000 pannes.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Cambier et Cie, 20 janvier 1861
Approvisionnement en fonte des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire. Godin indique à Cambier qu'il a fait un essai satisfaisant de sa fonte à Guise et lui explique qu'il lui faudrait un échantillon de référence dans le cas où ils contracteraient un marché important. Il demande à Cambier de lui envoyer 50 tonnes de fonte à la gare de Bohain mais le prévient qu'il n'acceptera pas une qualité de matériau inférieure à celle de la fonte dont il a fait l'essai. Il informe Cambier qu'il consomme 3 à 4 000 tonnes de fonte par an et lui indique qu'il faudra choisir un moyen de transport moins onéreux que le chemin de fer pour la fonte qu'il vend 10 F [les 100 kg]. Il presse Cambier de lui envoyer par chemin de fer les 50 tonnes, et lui envoie un règlement de facture d'un montant de 500 F.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Cambier et Cie, 25 janvier 1862
Approvisionnement en fonte des Fonderies et manufactures Godin-Lemaire. Godin explique à Cambier et Cie que le moyen le plus économique de transport de la fonte est le transport fluvial par la Sambre et le canal de la Sambre à l'Oise jusqu'à l'écluse n° 19 à Vadencourt ; il indique qu'il paie ordinairement 6 F la tonne de Charleroi et que le prix serait moindre si les bateaux étaient chargés à Thuin. Godin précise que le transport par le canal de Mons à Valenciennes, par l'Escaut, par le canal de Saint-Quentin et La Fère, par l'Oise puis par le canal de la Sambre à l'Oise est plus long mais que les frais de navigation sont beaucoup moins élevés. Godin ajoute que le transport par chemin de fer jusqu'à Erquelinnes et de là par bateau à 3 ou 4 F la tonne jusqu'à Vadencourt serait le plus rapide et le plus économique. Il demande à Cambier et Cie de préciser quelle quantité de fonte ils pourraient lui fournir.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Th. Boucher, 31 octobre 1862
Godin explique à Boucher qu'il veut de la terre réfractaire résistante aux hautes températures pour faire des briques qu'il lui est plus facile de mouler sur place pour la construction de foyers. Il demande l'expédition de 5 tonnes de terre à livrer en gare de Bohain.

Auteur : Godin, Émile (1840-1888)
Émile Godin à Jean-Baptiste André Godin, 2 mars 1865
Émile Godin informe son père qu'il va lui expédier à Paris une lettre de monsieur Vigerie contenant un travail qui lui avait été demandé avant son départ pour Paris. Il lui signale qu'il pleut de façon continue à Guise et que l'Oise commence à sortir de son lit. Il l'informe enfin qu'il a demandé à monsieur Cornil de livrer de la fonte à Bohain-en-Vermandois car il est sans nouvelles des bateaux. Dans le post-scriptum, il signale le passage de la lettre de Vigerie sur le besoin d'argent de celui-ci.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 11 mars 1867
Sur l'Exposition universelle de 1867. Godin explique à son fils Émile que, contrairement à ce que pense Cantagrel, il ne veut pas abandonner les 1 200 F qu'il a déjà versés sans exposer les produits de la manufacture, même dans de mauvaises conditions. Il prie Émile de demander à Frédéric Le Play, s'il en a l'occasion, pourquoi il est exclu du palais de l'exposition alors qu'il est la tête de l'industrie du chauffage. Il lui demande d'essayer d'intervenir auprès de Le Play lui-même pour obtenir une place dans le palais, notamment pour y placer le panorama du Familistère et de l'usine auquel il joindra des plans. Il indique à Émile qu'il fait faire des photographies du Familistère prises du côté de Courcelles et de l'usine ; il lui recommande de s'adresser à Fossillon après avoir vu Le Play ; il évoque le transport des produits de la gare de Bohain ; il lui remet une lettre destinée à Le Play et la copie des lettres qu'il lui a adressées auparavant.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alexandre Delamarre, 29 mars 1867
Godin apprend par une lettre de François Humbert que Delamarre a l'intention de venir au Familistère pour en cultiver les jardins mais qu'il a le désir de visiter la propriété avant de s'engager et qu'il souhaiterait être défrayé du voyage. Godin lui accorde 30 F et il lui donne les indications utiles à son transport.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au président de la chambre de commerce de Saint-Quentin, 25 avril 1867
Sur les locomotives routières. Godin répond au président de la chambre de commerce de Saint-Quentin qui lui demande des renseignements sur les locomotives routières. Godin estime que les locomotives sur routes ordinaires sont dans une phase d'expérience et qu'il est difficile de se prononcer sur leur avenir. En préambule, il affirme que cette question ne doit pas être préjudiciable aux études de création de voie de chemin de fer, car les voies de communication des localités industrielles comme Guise se détériorent au lieu de s'améliorer. Cette détérioration est défavorable à la généralisation des locomotives à vapeur sur routes comme la sienne. Il faudrait que les routes, comme les voies ferrées, aient une résistance uniforme sur tous les points du parcours, que les fortes pentes soient adoucies, que le macadam soit toujours ferme et solide et que les routes soient d'une largeur suffisante. Il explique qu'à la différence des locomotives sur voies ferrées, les locomotives sur routes ordinaires sont soumises à des variations incessantes en fonction des soubresauts du sol, des pentes ou de la météorologie. Les coups de collier, les chocs sont causes de nombreuses réparations. La vitesse de 4 à 5 kilomètres par heure lui semble la meilleure pour un service régulier. Les locomotives routières sont destinées à remplacer les bœufs et les chevaux de trait, sur des trajets de petite distance mais rien de plus. Godin ajoute qu'un service régulier de locomotives à vapeur exigerait en outre l'installation de réservoirs d'eau tous les 6 à 8 kilomètres, la consolidation des ponts et des ouvrages d'art. Il recommande d'éviter de multiplier les wagons et de les faire avec la capacité de porter 15 tonnes. Il explique que la réglementation sévère l'a fait renoncer à mettre en service une locomotive pour aller à Saint-Quentin et à Bohain : « Je ne me sers de ma locomotive que pour les déchargements de mes bateaux quand elle est en état de fonctionner. » Il lui semble que le coût du transport par locomotives sur routes pourrait être inférieur de moitié au transport par voitures, mais que les imprévus sont trop nombreux pour donner lieu à un calcul.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au préfet de l'Aisne, 7 novembre 1867
Godin informe le préfet que le secrétaire de la Commission des études de l'Exposition universelle lui a demandé de lui adresser son travail sur l'exposition, inabouti en raison de sa maladie. Il lui annonce qu'il lui a adressé ses notes sur les locomotives routières et il lui rappelle qu'il avait essayé d'obtenir l'autorisation d'ouvrir un service de locomotives sur routes, mais que l'autorisation qui lui avait été accordée était assortie de telles restrictions et de charges qu'il a renoncé à son application. Il explique qu'il n'a pu se servir de sa locomotive que pour les transports du canal à l'usine de Guise. L'administration avait mis à la charge de Godin notamment la reconstruction des ponts qui se trouvaient pourtant déjà en mauvais état pour la circulation ordinaire. Godin demande au préfet d'examiner la possibilité d'étendre son service de locomotive routière sur l'ensemble du parcours de Guise à Bohain, et pour y parvenir de faire réparer le pont qui se trouve près de Longchamp.

Auteurs : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888) ; Godin, Émile (1840-1888)
Jean-Baptiste André Godin au rédacteur du Journal de Saint-Quentin, 14 juin 1868
Sur le projet de voie de chemin de fer de Guise à Bohain. Godin répond à un appel du journal aux partisans du tracé de Guise à Bohain. Il rappelle au journal que le Journal de l'Aisne a publié en 1867 plusieurs lettres sur le sujet. Il indique qu'il écrit du chemin de fer à l'occasion d'un changement de convoi. Il met en valeur l'avantage d'un chemin de fer desservant Guise pour l'industrie, pour son approvisionnement en matières premières et pour la distribution de ses produits. Il décrit les avantages du tracé de Guise à Bohain sur celui de Guise à Saint-Quentin par Séry-les-Mézières ou par Ribemont pour relier Guise à la ligne du chemin de fer du Nord : le tracé de Guise à Bohain est deux fois plus court ; les usines et sucreries du canton de Guise s'approvisionnent en matières premières en Angleterre, dans le Nord et le Pas-de-Calais et en Belgique transportées via Bohain ; le coût du tronçon de Guise à Bohain serait deux fois moindre que celui de Guise à Saint-Quentin par Ribemont.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Louis Léger Vauthier, 1er septembre 1868
Godin accuse réception de l'étude de Louis Léger Vauthier sur le chemin de fer « dans nos départements ». Il explique à Vauthier que le projet de chemin de fer de Guise à Bohain a réuni le capital nécessaire pour l'achat des terrains et l'exécution des travaux, qu'il ne manque qu'une compagnie qui veuille se charger des rails, du matériel et de l'exploitation et que des démarches ont été faites auprès de la Compagnie du chemin de fer du Nord. Il l'informe que l'ingénieur en chef de la Compagnie lui a proposé de faire avec Guise comme ce qui a été fait avec Saint-Gobain, c'est-à-dire d'exécuter la voie et de louer à une petite compagnie le matériel nécessaire pour l'exploitation. Il suggère à Vauthier de s'occuper du tronçon de Guise à Bohain avant que la Compagnie du chemin de fer du Nord ne s'en empare.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Louis Léger Vauthier, vers le 2 septembre 1868
Godin informe Vauthier que le montant de la subvention pour la construction du chemin de fer est toujours de 50 000 F par kilomètre. Il lui explique que le conseil général de l'Aisne a donné sa préférence au tracé de Guise à Saint-Quentin par Ribemont sur le tracé de Guise à Bohain et que cela est contraire à l'intérêt public car le raccordement de Guise à la voie de la Compagnie du chemin de fer du Nord à Bohain sera de 64 km au lieu de 21 km. Il ajoute que le préfet avait envoyé le dossier de l'affaire à la Compagnie du chemin de fer du Nord et que celle-ci était favorable au tracé de Guise à Bohain.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Schaltin, Pierry et Cie, 27 avril 1869
Sur l'envoi d'une caisse d'eau minérale fraîche.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Théodore Bellemer, 3 mai 1869
Sur la fourniture de vins. Godin explique à Bellemer qu'il est satisfait des vins qu'il lui a achetés l'année précédente, mais qu'il recherche un vin avec plus de moelleux et de finesse. Il l'autorise à lui expédier deux barriques de vin de 1865 à 235 F et aussi deux barriques de Saint-Julien château Médoc à 350 F si ces vins possèdent ces qualités, à livrer en gare de Bohain.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au rédacteur du Journal général d'affiches, vers le 10 septembre 1869
Godin demande l'insertion dans le journal de son correspondant d'une offre d'emploi de comptable âgé de moins de 35 ans « capable de diriger une entreprise coopérative pour les choses nécessaires aux ouvriers d'un grand établissement d'industrie » ; les appointements sont de 3 000 F par an ; les candidatures sont à adresser à monsieur Richard à Bohain-en-Vermandois

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Eugène Heutte et Cie, 11 octobre 1873
Godin demande à Heutte et Cie de lui envoyer à la gare de Bohain 50 exemplaires de l'édition in-18 de Solutions sociales et la totalité de ce qu'il reste de l'édition in-8.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 25 juin 1874
Godin informe son fils Émile qu'il envoie à la gare de Bohain une caisse de livres et de papier à déposer dans la chambre du 3e au-dessus de son appartement, dont la cousine Moret détient la clé. Il l'autorise à congédier le père Masse et à couper la haie du clos Waret et il lui indique qu'il n'y a pas à s'occuper de la maison de la mère Honoré. Sur des dessins de buanderie et le brevet de nouvelles cuisinières. Sur le four d'émaillage : Godin demande à Émile de dire à Alphonse Grebel qu'Eugène André fait observer qu'un système analogue a été décrit dans différents ouvrages ; Godin mentionne deux numéros de périodiques, le Bulletin de la Société des anciens élèves des écoles d'arts et métiers de novembre 1873 et la Revue industrielle du 4 mars 1874.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 13 mars 1875
Sur le tarif des marchandises de la manufacture. Sur le transport de marchandises par chemin de fer : Godin rappelle qu'il faut s'efforcer de faire arriver et expédier par Marle et de s'entendre avec la Compagnie du chemin de fer du Nord à ce sujet, et éviter de se servir de la gare de Bohain à cause des taxes appliquées aux transports sur la route déclassée de Guise à Bohain. Sur la journée de travail à l'usine de Guise : Godin estime qu'il serait possible d'ajouter une heure à la journée si le volume des marchandises diminuait dans les magasins, mais il pense qu'il n'est pas possible de maintenir tous les emplois dans une période aussi difficile ; il lui demande d'aviser sur ce qu'il convient de faire avec Eugène André et François Dequenne. Godin retourne à son fils Émile une lettre qui lui a été renvoyée par Bazin ; il demande à ce que le télégraphe soit réservé aux cas d'urgence et recommande de prendre des habitudes d'économie.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Eugène André, 18 avril 1875
Godin rappelle à André qu'il doit lui adresser son courrier poste restant à Corbigny (Nièvre). Il demande de remettre 1 000 F à l'avocat Bozérian au retour de son fils Émile. Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Il souhaite que Chamolle et Lecaille se tiennent prêts à partir pour la Nièvre. Il rappelle qu'il avait demandé qu'on arrête à la gare de Bohain l'appareil de sondage envoyé de Belgique afin de prendre les mesures des trépans et des tringles et d'en faire de semblables à Guise.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alphonse Delaroche, 26 avril 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Godin est sans nouvelles de l'appareil de sondage que Delaroche a préparé pour lui. Il lui demande d'expédier l'appareil en urgence en gare de Bohain et lui annonce que son fils, de retour d'Angleterre, va lui écrire à ce sujet. Il décrit les couches géologiques qu'il va traverser pour réaliser son sondage afin que Delaroche lui fournisse le bon outillage. Il lui demande d'envoyer à Guise les plans utiles à l'exécution de pièces complémentaires. Il l'informe que Chamolle, qui est allé à Bracquegnies, a indiqué qu'il fallait commander des couteaux pour le trépan à Boigues, Rambourg et Cie à Fourchambault, mais il espère que les trépans envoyés par Delaroche seront pourvus de couteaux.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 26 avril 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Godin annonce à son fils Émile qu'il a besoin de Chamolle à Corbigny pour commencer les travaux de sondage dans la vallée de l'Anguison près de Corbigny, mais qu'il est sans nouvelles de l'expédition de l'appareil de sondage de Delaroche. Il rappelle qu'il avait demandé d'arrêter l'appareil en gare de Bohain pour préparer le matériel complémentaire. Il lui annonce qu'il écrit à Delaroche pour envoyer le matériel en toute urgence à Bohain et lui demande de le renvoyer ensuite à la gare de Clamecy pour le faire transporter à Corbigny par le messager Maloigne à l'adresse de Germain Boussard. Il demande à Émile de remettre à Chamolle les titres du Texas et une somme de 500 F. Il accuse réception de la lettre d'Émile du 23 avril et de l'article de Chatelais, qu'il ne juge pas nécessaire. Il décrit à Émile la géologie du sol qu'il se prépare à faire forer par Chamolle.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au maire de Lurcy-le-Bourg, 28 avril 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Godin informe le maire de Lurcy-le-Bourg qu'il n'aura pas le temps d'aller le voir à Lurcy-le-Bourg et le remercie d'expédier les deux hectolitres de minerai en gare de Bohain.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 2 mai 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Godin annonce à son fils Émile que Chamolle est arrivé. Il l'informe que Delaroche a promis d'envoyer le matériel le 4 mai et il lui demande que celui-ci soit étudié à Bohain, pour que les pièces en fer et en fonte puissent être reproduites. Il l'avise qu'il a l'intention de commencer trois sondages à la fois et qu'il lui faudrait alors plusieurs appareils. Il prie Émile de demander à Pernin d'étudier la question. Sur l'emploi de chef de la comptabilité des Fonderies et manufactures "Godin" : Godin demande à Émile s'il a des nouvelles de Colombet. Il lui signale qu'il a reçu les 500 F dans sa lettre du 28 avril, que Chamolle lui a remis les titres du Texas et qu'il a retourné à Bruxelles, signée, une lettre de change qu'il lui avait adressée le 27 avril.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Émile Godin, 27 mai 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Sur les droits d'entrée en France du matériel de sondage. Sur un procès : Godin pense qu'il n'est pas possible d'éviter une condamnation ; l'affaire est remise au 2 juin ; il recommande à son fils de déclarer au tribunal qu'il ne pensait pas se mettre en contravention en distribuant des brochures aux ouvriers. Sur des documents demandés sur l'usine de Guise « par le chemin de fer ».

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Eugène André, 2 juin 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. La machine de sondage est arrivée à Bohain : Godin informe Eugène André qu'il vient de télégraphier à Pernin pour qu'il aille examiner les pièces de la machine et prélever une paire de tiges pour pouvoir en faire de semblables à l'usine. Il demande à André de faire ce qu'il faut pour que la machine arrive le plus vite possible à Clamecy.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Chamolle, 5 juin 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Godin envoie à Chamolle le contrat de vente à faire signer par la veuve Pierre, ainsi que la somme de 1 500 F ; il souhaite que Boussard obtienne un certificat du bureau des hypothèques avant la vente. Il préconise que Boussard lui envoie chaque semaine l'extrait de son livre de caisse. Il fait des observations sur le sondage en cours et l'informe qu'il lui fait expédier une pompe pour vider l'eau du puits. Sur des indiscrétions prononcées à l'hôtel de l'Europe : Godin les juge exagérées et y voit un effet de la jalousie de métier. Il lui annonce que l'appareil de sondage de 9 000 kg a quitté Bohain et est en route pour Corbigny à l'adresse de Germain Boussard et qu'il faudra le faire transporter de la gare de Clamecy à Sardy aux meilleures conditions.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Chamolle, 8 juin 1875
Sur la recherche de minerais dans la Nièvre. Godin fait des observations sur les opérations de sondage. Il souhaite que les travaux avancent rapidement et il recommande de faire prendre aux entrepreneurs des engagements sur le délai pour éviter par exemple le retard des charpentiers. Il lui signale qu'il a été constaté à Bohain qu'une poulie du matériel de sondage était brisée et qu'elle a été ramenée à l'usine pour qu'une nouvelle soit faite. Il encourage Boussard à lui communiquer toute information comptable utile. Dans le post-scriptum, Godin recommande à Chamolle d'acheter le tuyau de plomb à fixer sur la pompe expédiée et il l'informe que Delaroche met toujours à leur disposition son ouvrier sondeur.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Eugène Heutte et Cie, 3 août 1875
Godin demande à Heutte et Cie de lui envoyer par chemin de fer à Guise et non à Bohain tous les exemplaires sur forts papier de son nouvel ouvrage et 100 exemplaires de celui-ci tirés sur les autres papiers.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Eugène Heutte et Cie, 8 septembre 1875
Godin demande à Heutte et Cie de lui adresser les 2 000 exemplaires demandés de La politique du travail à Guise et non à Bohain, par le chemin de fer du Nord et celui de Saint-Quentin à Guise.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin avertit Alavoine qu'il ne peut se rendre à Bohain le lendemain, qu'il est prêt à l'aider mais qu'il n'a pas été heureux jusqu'ici en matière de chemins de fer au conseil général de l'Aisne.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Sur les brevets d'invention. Godin explique à Alavoine que les brevets d'invention sont une affaire législative qui ne regarde pas le conseil général, qu'il est possible de présenter un projet de loi mais que le moment est mal choisi pour le faire car les députés sont préoccupés de la question d'asseoir les institutions républicaines. Il veut cependant bien en discuter avec lui à titre d'étude. Il précise qu'il n'a pas le temps de se rendre à Bohain, qu'il va s'absenter quelques jours mais qu'il sera de retour à Guise le jeudi suivant.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin rappelle à Félix Mathias qu'il lui a écrit il y a un mois à propos du refus de la Compagnie du chemin de fer du Nord de transporter les marchandises des Fonderies et manufactures du Familistère. Les gares de Saint-Quentin, de Marle et de Bohain font de nouvelles difficultés liées à une circulaire exigeant un wagon complet pour l'expédition : Godin explique que cela est possible pour les matières premières mais pas pour les marchandises, et que cette obligation risque de mettre au chômage 1 000 ouvriers, s'il ne peut expédier alors que les magasins sont pleins ; Godin espère une solution de la part de Félix Mathias et il se dit prêt à saisir le gouvernement de la question dans le cas contraire. Dans le post-scriptum, il demande à Mathias de lui faire réponse à l'établissement hydrothérapique de Bellevue où il retourne chaque jour.
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