FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Anseele, Edward (1856-1938)
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Anseele envoie à Marie Moret un exemplaire d'une discussion entre lui-même et Solvay qui montre qu'en février 1900, il songeait déjà à créer une usine coopérative à Gand. Pour en étudier la réalisation, il lui demande de lui envoyer un exemplaire de Mutualité sociale et les statuts et règlements du Familistère.

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Auteur·e : Anseele, Edward (1856-1938)
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Anseele remercie Marie Moret pour sa lettre et l'envoi du livre de son mari. Il prendra contact avec Auguste Fabre le jour où il s'attachera à la réalisation de son usine à Gand ; il envisage de passer quelques jours à Guise. Il espère que sa correspondance avec Solvay l'a intéressé.

Auteur·e : Antoniadès, Alexandre (-1948)
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Antoniadès n'a pas de nouvelles de Marie Moret depuis le mois de janvier. Il se demande si elle l'a oublié ou si l'irrégularité des postes et la cause de ce silence. Le 14 février, il avait répondu à sa carte du 6 janvier par une longue lettre rédigée sur l'île de Rhodes, après la mort de son père qu'il a éprouvée douloureusement. Antoniadès voyage beaucoup, change de résidence tous les 2 à 3 mois car il est directeur de trois mines à la fois, qui se trouvent l'une à Dagh Ardy près de Kutahya, l'autre en face de Rhodes et la troisième à Smyrne, et qu'il doit visiter des nouvelles mines. Il se trouve à Castamoni [Kastamonu] sur la Mer noire. Il explique que chaque nouvelle mine, « dans ce pays de malheur et de pauvreté », peut donner du pain à 200 à 300 ouvriers et qu'il est heureux de pouvoir montrer aux riches qu'ils peuvent utiliser leurs capitaux pour exploiter « un sol riche en métaux, en forêts et en fécondité ». Il prend des nouvelles de Marie Moret et évoque le souvenir des soirées harmonieuses dans sa petite maison près du Familistère. Antoniadès n'est pas fixé à Constantinople, mais il sera heureux, quand il aura une maison, d''inviter Marie Moret dans cette ville ou à Athènes. Il viendra peut-être en France voir l'Exposition de 1900. Il lui demande de lui écrire pour lui parler des 7 ans qui les séparent. Il adresse ses compliments à Émilie Dallet. Il donne son adresse sous sa signature : Passage d'Anatolie, 14, Péra, Constantinople.

Auteur·e : Bernardot, François (1846-1903)
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François Bernardot pense que sa lettre trouvera Marie Moret dans le Midi. Il lui explique qu'il a développé son entreprise de façon importante : à la tonnellerie mécanique du début, il a ajouté d'autres branches d'activité ; il a commencé en 1897 avec un chiffre d'affaire de 43 000 F alors qu'il a 300 000 F de commandes en 1903 ; malgré la faiblesse de son capital, son usine est passée de 25 chevaux vapeur à 100 chevaux vapeur. Le fonds de roulement de l'entreprise est faible, aussi sollicite-t-il de Marie Moret le prêt de 20 000 F qu'il promet de lui rembourser en mai et juin 1904. Bernardot assure Marie Moret qu'elle ne court aucun risque. Il lui communique les résultats de son entreprise de 1897 à 1903 : il signale qu'en 1903, le chiffre d'affaires s'est ressenti de la loi sur la marine marchande supprimant la construction de navires à voiles, pour lesquels il fabriquait des poulies, et qu'il a introduit à la place la fabrication, de meubles, de menuiserie et de charpente de bâtiments. Bernardot assure Marie Moret que lui et son fils Georges prévoient de réaliser des affaires importantes avec ce nouveau genre de fabrication. Il en appelle à l'amitié d'Émilie Dallet et convoque le souvenir de Godin qui s'était montré généreux dans une circonstance similaire avec son beau-père Morisseau.

Auteur·e : Buridant, Henri (1864-1927)
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Conformément à la demande de Marie Moret du 29 mars 1908, Buridant adresse à Marie Moret deux exemplaires du compte-rendu de l'assemblée générale de la Société du Familistère de Guise. Sur les passages supprimés dans le rapport de Colin. Buridant donne à Moret des nouvelles des affaires industrielles de la Société du Familistère. Il l'informe du mariage de sa fille avec Marcel Delvigne, employé dans l'usine.

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Auteur·e : Deynaud, Louise
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Sur l'industrie de bonneterie installée par Louise Deynaud au Familistère et sur ses différends avec Godin. Elle annonce à Godin qu'en raison de l'obligation faite à son mari de se déshonorer ou de quitter le Familistère, elle donne sa démission de sa fonction de directrice de l'atelier de bonneterie.

Auteur·e : Fabre, Auguste (1839-1922)
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Fabre accuse réception de la lettre du 7 juillet, qu'il n'a trouvée dimanche soir qu'à son retour du Gardon. Il a répondu à Deynaud le lundi en copiant mot pour mot le texte de Marie Moret ; Fabre croit que la demande de Deynaud de la collection du Devoir n'est qu'un prétexte pour demander de l'argent. Fabre travaille aux vues de projection du Familistère, sur le pacifisme et sur le mouvement coopératif pour reconstituer les collections du Musée pédagogique. Il va constituer un petit album pour Hans Muller qu'il a rencontré à Paris et qu'il va prier de lui envoyer des photographies originales. Fabre a commencé avec Antonin une monographie sur une usine de briques et de tuiles de Béziers, où ils sont allés faire des photographies : elle a été fondée par le père des frères Hugues, propriétaires actuels qui ont mécanisé l'usine et l'on transformée en société par actions au capital de 500 000 F. Fabre a reçu une lettre de Prudhommeaux et une lettre d'Émilie Dallet. Dans le post-scriptum, Fabre demande à Moret si « Mousset » [André Prudhommeaux] n'attrape pas trop de bêtes rouges sous les arbres de Lesquielles.

Auteur·e : Fabre, Auguste (1839-1922)
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Fabre se trouve à Besançon avec Prudhommeaux. Le congrès a accepté le vœu du comité de Nîmes qu'une somme soit consacrée à l'achat de vues pour projection sur les questions coopératives. Fabre décrit l'après-midi du congrès, consacrée à la parade des « grosses légumes » sur la scène du théâtre et à la visite de l'usine Chardonet de fabrication de soie artificielle à partir de la cellulose. Fabre et Prudhommeaux vont ramener des échantillons qu'ils montreront à Marie-Jeanne Dallet. En repartant de l'usine, Prudhommeaux a mis le grappin sur un ouvrier qu'il a confessé de son mieux au sujet d'une grève. Sur la difficulté de confesser les ouvriers : ils ont une idée confuse des résultats financiers des usines et ont tendance à dissimuler leurs torts et aggraver ceux du patron. Fabre est satisfait de voir Prudhommeaux conduire de telles enquêtes. Fabre embrasse « Mousset » [André Prudhommeaux].

Auteur·e : Ferdinand, Claude (1834-1914)
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Pour être utile à la Société du Familistère, Ferdinand a envoyé à Moret deux catalogues de fabricants de fourneaux – à Toledo (Ohio) et à Kalamazoo (Michigan) – et à Colin un catalogue d'un fabricant à Cleveland (Ohio). Il annonce qu'il va prochainement renouveler son abonnement au Devoir.

Auteur·e : Ferdinand, Claude (1834-1914)
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Ferdinand prie Moret de l'excuser de lui avoir envoyé avec retard le montant de son réabonnement au Devoir car il doit se rendre à Paterson pour envoyer un mandat postal. Ferdinand suppose que Moret a reçu les catalogues qu'il a envoyés pour la Société du Familistère. Il suggère que la direction de la Société envoie un bon mouleur aux États-Unis pour apprécier l'efficacité de la fabrication des fourneaux.

Auteur·e : Gendarme fils
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Gendarme répond à une lettre de Godin du 15 octobre 1886 : Gendarme ne souhaite pas faire partie du syndicat proposé par Godin pour, dit-il préserver son usine et ses ouvriers.

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Auteur·e : Godin, Émile (1840-1888)
Émile Godin à Jean-Baptiste André Godin, 2 mars 1865
Émile Godin informe son père qu'il va lui expédier à Paris une lettre de monsieur Vigerie contenant un travail qui lui avait été demandé avant son départ pour Paris. Il lui signale qu'il pleut de façon continue à Guise et que l'Oise commence à sortir de son lit. Il l'informe enfin qu'il a demandé à monsieur Cornil de livrer de la fonte à Bohain-en-Vermandois car il est sans nouvelles des bateaux. Dans le post-scriptum, il signale le passage de la lettre de Vigerie sur le besoin d'argent de celui-ci.

Auteur·e : Godin, Émile (1840-1888)
Émile Godin à Jean-Baptiste Godin, 12 décembre 1866
Émile Godin adresse à son père une lettre provenant de Liverpool : « Ci-joint une lettre de Liverpool. Aussitôt votre réponse, je leur écrirai pour leur dire la quantité que vous désirez. À moins que vous ne voulussiez écrire directement de Paris, votre lettre ne serait pas au copie de lettres d'affaires. » Il évoque un rendez-vous d'une personne non nommée avec son père à son hôtel. Il demande à son père de rapporter des mandarines rouges que Marie Moret a appréciées, ainsi que des dattes, et qu'il les trouvera à droite de la porte de l'hôtel. Il prie son père de demander à François Cantagrel l'adresse de son marchand de vin pour acheter 50 ou 100 bouteilles de vin de Lunel, préférable au vin du Rhin. Il indique qu'il pleut continuellement depuis 24 heures. Il adresse ses compliments au couple Cantagrel.

Auteur·e : Godin, Émile (1840-1888) ; Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Jean-Baptiste André Godin indique à Alphonse Grebel qu'en 1872, 35 000 boutons ont été fabriqués et 24 000 vendus ; 18 000  boutons supplémentaires ont été fabriqués depuis le premier janvier et 15 000 vendus.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Gustave Christian, 16 mars 1870
Sur la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin prie son correspondant d'accepter sa nomination par le tribunal de Vervins en tant qu'expert compétent dans les questions industrielles pour l'évaluation des biens de la communauté, aux côtés de deux architectes locaux.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Larue, 1er avril 1870
Godin demande à son correspondant s'il connaît le propriétaire des forges de Sougland, situées à Saint-Michel-en-Thiérache (Aisne), dont on dit qu'elles ont été rachetées par Pinard, du Comptoir d'escompte ; lui demande de se renseigner au tribunal de commerce de Vervins (Aisne).

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Eugène André, 6 avril 1870
Godin autorise monsieur André à se rendre auprès de sa famille et lui demande de veiller au bon fonctionnement de l'usine pendant son absence. Godin évoque un rendez-vous avec André au sujet d'une gratification supplémentaire « que je subordonne à quelque chose que je n'ai pas encore complètement trouvé ».

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à un correspondant non identifié, 25 mai 1870
Godin demande qu'une solution soit rapidement trouvée dans le litige avec Corneau.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Barbet, 28 août 1870
Godin accepte que Barbet s'absente et prenne des vacances mais lui fait le reproche de ne pas l'avoir averti plus tôt. Godin confirme à Barbet qu'il a confiance en lui, mais que son départ précipité en Belgique pourrait laisser croire qu'il sert d'autres intérêts que ceux de Godin.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Jules Favre, 4 décembre 1867
Sur la séparation des époux Godin et Lemaire. À la suite du jugement du tribunal de Vervins nommant des experts pour l'évaluation des biens de la communauté Godin-Lemaire, les conseillers d'Esther Lemaire réclament de Godin ses livres de compte. Godin ne veut pas se dessaisir des livres dont il a besoin pour la marche de l'entreprise. Il demande conseil à Favre.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à André Lecoq de Boisbaudran, 20 janvier 1868
À propos de la séparation des époux Godin-Lemaire et de l'évaluation des biens de la communauté des époux. Godin a remis au notaire Gauchet 64 livres de comptabilité de la manufacture Godin-Lemaire, mais ne souhaite pas effectuer des travaux de comptabilité demandés par les conseillers d'Esther Lemaire. Il indique ne pas détenir un inventaire détaillé du matériel des usines de Guise et de Laeken et se demande pourquoi il devrait communiquer l'état de ses affaires en 1868 alors que la liquidation de la communauté est arrêtée à 1863. Godin demande quelles sont les instructions de Jules Favre à ce sujet et joint des documents à son courrier.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à André Lecoq de Boisbaudran, 22 janvier 1868
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire. Godin informe son correspondant que l'avocat d'Esther Lemaire demande au notaire Gauchet de s'intéresser particulièrement au compte de Marie Moret et à celui d'Émile Godin dans la comptabilité de la manufacture du Familistère.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Jules Favre, 28 janvier 1868
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire. Godin commence par déclarer à Favre que tous deux travaillent par des voies différentes au même but, au bien, au progrès et à la liberté de l'humanité. Il déplore ensuite que la législation sur la communauté formée par le mariage soit contraire aux intérêts généraux du travail et de l'industrie. Godin dresse un bilan financier général de la communauté de biens Godin-Lemaire au 18 novembre 1863 et explique qu'il a employé, depuis, les bénéfices aux agrandissements de l'usine, en bon gestionnaire et en industriel avisé. Godin demande à Favre si on ne pourrait pas, pour faciliter l'évaluation des biens de la communauté, considérer que ces investissements ont été réalisés pour le compte de la communauté, et intégrer les agrandissements à cette évaluation. Le post-scriptum indique qu'un chèque de 4 000 F est joint à la lettre.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Jules Favre, 29 janvier 1868
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire. Godin poursuit les réflexions exposées dans son courrier précédent à Favre sur les justes voies de l'évaluation des biens de la communauté. Il ne voudrait pas, notamment, que les brevets postérieurs à 1863 et les modèles nouveaux d'appareils soient compris dans la licitation.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Jules Favre, 27 juin 1868
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire. Godin communique à Favre l'arrêt de la Cour d'Amiens faisant suite à l'audience de mai 1868. Godin exprime à Favre sa satisfaction et loue la plaidoirie de ce dernier au tribunal. Godin explique ensuite à Favre que la liquidation devrait prendre en compte l'augmentation de la valeur de l'entreprise du Familistère depuis 1863 due à son propre travail. Il évoque les risques encourus par lui et par Esther Lemaire en cas de licitation. Godin soulève la question des brevets. Il demande conseil à Favre. Le post-scriptum manuscrit évoque un prochain scrutin électoral.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Alphonse Delpech, 11 août 1868
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin est opposé à une licitation immédiate qui entraînerait sa ruine et Esther Lemaire refuse toute transaction. Godin revient sur le développement qu'il a donné à son industrie depuis la séparation avec Esther Lemaire ; il veut connaître, avant une licitation éventuelle, comment il sera dédommagé du travail qui a augmenté la valeur de l'entreprise ; il accuse Esther Lemaire, qui a droit à 6 % du prix de la licitation, de faire durer le procès pour tirer un plus grand bénéfice de la vente. Godin expose le raisonnement d'Esther Lemaire par une prosopopée dans laquelle elle explique comment elle veut pousser Godin à la ruine en rachetant les établissements industriels qu'il a fondés. Godin énumère enfin les six questions qu'il voudrait soumettre à la justice avant de se déterminer sur la possibilité de rachat de son entreprise à l'occasion de la licitation.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor François Groualle, 9 novembre 1869
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin fournit des renseignements sur le développement de la manufacture Godin-Lemaire, que Groualle pourrait opposer à ceux du pourvoi en cassation d'Esther-Lemaire visant à minimiser le rôle de Godin dans la prospérité industrielle. Godin établit un historique précis du développement de la manufacture et de ses brevets d'invention de 1840 à 1861.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor François Groualle, 10 novembre 1869
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin établit l'historique du développement de la manufacture Godin-Lemaire à partir de 1861, suite de l'historique présenté dans sa lettre à Groualle du 9 novembre 1869. Godin met en relation la séparation avec Esther-Lemaire et le renforcement de la concurrence. Godin s'emploie depuis cette époque à augmenter la production d'installations industrielles agrandies et il dépose de multiples brevets.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor François Groualle, 11 novembre 1869
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin poursuit l'historique du développement de la manufacture Godin-Lemaire commencé dans ses lettres à Groualle des 9 et 10 novembre 1869. Après la séparation avec Esther Lemaire, Godin a de nouveau recours aux brevets pour faire face à la concurrence, renouvelle les modèles de ses appareils et lance la construction d'appareils de luxe.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor François Groualle, 14 novembre 1869
À propos de la liquidation de la communauté de biens des époux Godin-Lemaire : Godin poursuit l'historique du développement de la manufacture Godin-Lemaire commencé dans ses lettres à Groualle des 9, 10 et 11 novembre 1869. Godin insiste sur la vivacité de la concurrence industrielle ; il cite dix entreprises rivalisant avec celle du Familistère, valorise son action après 1863 et signale l'importance des brevets et des modèles postérieurs à cette date. Il mentionne les appareils inodores, le torréfacteur, des poêles, des fourneaux de buanderie. Godin informe Groualle qu'Armand Grebel lui déposera ses brevets à Paris.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au directeur de la Banque de France à Tours, 4 octobre 1870
Godin demande au directeur de la Banque de France d'autoriser, compte tenu de la guerre et de l'absence de communications avec Paris, le versement de sommes de son compte à la Banque de France à Paris, crédité de 455 000 F le 12 septembre 1870, dans une succursale de la Banque à Saint-Quentin ou à Lille pour lui permettre de payer les salaires des 900 ouvriers qu'il emploie à Guise.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Rohr, 27 août 1871
Godin répond à un candidat à un emploi dans les usines du Familistère, qu'il manque d'expérience pour la fonction à laquelle il prétend, mais qu'il est disposé à examiner avec lui s'il peut occuper un autre emploi dans la direction du travail manufacturier.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Étienne Pichon, sous-préfet de Vervins, 19 septembre 1871
Godin répond à une demande du sous-préfet sur l'état de l'industrie de la fonte dans l'arrondissement de Vervins. Godin mentionne les Fonderies de Sougland et la manufacture du Familistère, toutes deux fabricantes d'appareils domestiques de chauffage et de cuisson qu'elles vendent en France et à l'étranger. Sougland a eu à souffrir de changements de propriétaires qui ont amoindri ses affaires ; la manufacture du Familistère n'a eu à souffrir que de la guerre. Godin met en avant que la principale difficulté pour le développement de cette industrie à Guise est l'insuffisance des moyens de transport, les chemins de fer en particulier. Godin répond favorablement à la demande de visite du sous-préfet, à l'occasion de laquelle il pourra convier ses collègues de l'administration municipale.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Victor Poulliaude de Carnières, à Ernest Guillemin et à Maximilien Mailliet, vers 1871
À propos des droits de péage sur le canal de la Sambre à l'Oise et sur la Sambre canalisée : les droits de péage élevés sont une grande difficulté pour les cantons riverains et empêche la concurrence avec les chemins de fer. Le conseil général de l'Aisne pourrait se prononcer pour le rachat de ces voies fluviales ; Godin demande à ses correspondants s'il peuvent soutenir ce projet auprès du conseil général du Nord.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au directeur de l'École centrale des arts et manufactures, 4 octobre 1872
Godin demande au directeur de l'École centrale s'il connait d'anciens élèves susceptibles de prendre part à la direction industrielle des usines du Familistère, qui occupent 1 200 personnes, et de participer au développement de leur production.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au directeur de l'École des arts et métiers de Châlons-sur-Marne, 28 octobre 1872
Godin demande au directeur de l'École des arts et métiers de Châlons-sur-Marne s'il connait d'anciens bons élèves susceptibles de prendre part à la direction industrielle des usines du Familistère, qui occupent 1 500 personnes, et de participer au développement de leur production.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin au gérant directeur de La Démocratie pacifique, 6 février 1844
Sur une confusion relative au réabonnement de Lhermitte à La Démocratie pacifique. Sur la souscription au capital [de la Société pour la transformation de La Phalange en journal quotidien] : le montant nécessaire n'étant pas atteint, Godin envoie une somme de 125 F dont il pourra retirer les coupons d'actions à Paris lors d'un prochain voyage pour l'exposition des produits de l'industrie. Godin ajoute que la suppression de l'épigraphe de la Démocratie pacifique étonne les lecteurs.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin aux gérants de La Démocratie pacifique et à l'École sociétaire, 21 janvier 1850
Godin informe ses correspondants qu'il projette un voyage en Belgique pour y fonder un établissement industriel. Il leur demande s'ils connaissent à Bruxelles ou ailleurs des phalanstériens commerçants ou industriels de la métallurgie, et s'il aura la possibilité de voir les amis exilés.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor Considerant, 2 mai 1850
Godin rappelle à Victor Considerant qu'il lui a laisser espérer, lorsqu'il se trouvait à Bruxelles, qu'il pourrait visiter en sa compagnie les établissements de Seraing. Godin informe Considerant qu'il doit s'y rendre prochainement pour recevoir de la fonte qu'il acheté et qu'il écrit à François Cantagrel à ce sujet, dans l'espoir qu'ils pourront voyager ensemble. Il invite Considerant à lui écrire. Il annonce à Considerant que le journal Le Démocrate socialiste va bientôt paraître et relever le drapeau du socialisme dans le département de l'Aisne : « L'idée vaincra le mauvais vouloir des hommes. Le présent échappe aux morts, l'avenir est aux vivants. »

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à François Cantagrel, 8 août 1852
Godin exprime à Cantagrel ses craintes qu'il ne puisse obtenir un fourneau de sa fabrication chez Van Elewyck et Brain au 17, rue de l'Intendant [à Bruxelles] en raison de la négligence de ces derniers. Il communique à Cantagrel des dessins de fourneaux, dont celui du fourneau n° 15 fabriqué pendant le séjour de Godin à Bruxelles. Godin explique à Cantagrel qu'il pense pouvoir bientôt démarrer une fabrication industrielle en Belgique et qu'il est en pourparlers avec quelqu'un pour la diriger. Il demande à Cantagrel d'aller demander au cabinet de monsieur Dujeux si monsieur Van Elewyck a versé les 500 F nécessaires à payer les taxes du brevet que Godin et Cantagrel ont déposé ensemble en 1850. Godin indique qu'il est heureux du succès de l'entreprise de Cantagrel et espère que ses correspondants pourront lui apporter de l'aide. Il joint à sa lettre une autorisation [non copiée dans le registre].

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à François Cantagrel, 16 mars 1853
Godin indique à Cantagrel qu'il a oublié son adresse et qu'il lui fait remettre sa lettre par son associé qui lui livrera une cuisinière. Il lui annonce qu'il revient de Paris où il a pris connaissance de sa lettre sur les essais phalanstériens d'Amérique, confrontés aux difficultés de réalisation du travail attrayant. Godin juge que les premiers disciples de Fourier ont négligé l'étude des questions pratiques ; leur bonne opinion des hommes pour entrer dans la voie du travail attrayant n'est pas plus fondée que leur croyance en la vertu du suffrage universel en 1848. Godin explique que la grande industrie tend à un résultat opposé à celui du travail attrayant car elle procède par la division des tâches à l'infini pour assujettir l'individu. Il confie à Cantagrel que la constitution d'un ménage sociétaire présente de l'intérêt, qu'il ne croit pas à une réalisation phalanstérienne en France et qu'il pourrait concentrer ses efforts à la réalisation « à côté de mon établissement [d']une cité ouvrière dans laquelle un véritable confortable serait accordé à mes ouvriers eu égard à l'état dans lequel ils vivent ». Godin demande à Cantagrel s'il peut lui expédier deux tonneaux de vin ordinaire.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Amédée Guillon ou Ferdinand Guillon, 4 mai 1853
Réponse à une lettre de Guillon du 25 avril 1853 demandant des renseignements sur des travaux d'irrigation et de drainage dans l'Aisne. Godin communique à Guillon les informations obtenues auprès de la préfecture de l'Aisne : le conseil général s'est peu occupé de la question ; les ingénieurs à Laon et à Vervins n'ont fait que commencer des études hydrauliques ; rien n'a été entrepris par aucune compagnie ; quelques propriétaires privés sont disposés à s'occuper de l'amélioration de leurs terres par leur assèchement ; certains s'occupent d'assèchement de marais près de Laon, dans la Somme ou à Saint-Quentin. Godin est prêt à fournir d'autres renseignements à Guillon : « J'ai désiré et désire encore que les phalanstériens soient un peu moins civilisés dans leurs échanges de services. »

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Victor Considerant, 13 mai 1854
Godin annonce à Considerant qu'il a reçu Au Texas qui a dissipé se craintes sur le climat, la salubrité et la sécurité du pays. Godin déclare qu'il est prêt à soutenir le projet. Il indique à Considerant qu'il a informé Cantagrel de ses intentions il y a quelques jours. Godin confirme qu'il souhaite souscrire à la cinquantième partie du capital de la société de colonisation, soit 80 000 F si le capital souscrit est de quatre millions. Puisque Considerant fixe au dixième du capital la souscription nécessaire à l'achat de terre, Godin dit être prêt à verser immédiatement 8 000 F. Godin regrette qu'il ne possède pas les connaissances théoriques et scientifiques utiles pour faire partie du premier voyage, mais qu'il se rendra au Texas dès que le moment sera venu de créer des industries pour lesquelles il sera d'une utilité réelle. Il envisage de vendre tout ou partie de ses possessions pour aller au Texas en disposant de 300 000 F pour y installer des ateliers utiles à la colonie. Il pense que ses connaissances en métallurgie pourront être mises à profit pour la fabrication d'instruments agricoles et pour la construction d'habitations et de leur mobilier ; toutefois les débuts de la colonie ne permettant pas l'installation de hauts fourneaux ou de forges, il pense qu'il devra s'occuper d'abord des applications mécaniques de la métallurgie ; il signale qu'il a étudié les arts céramiques et la verrerie. La mention « copié par Esther Lemaire » est manuscrite à la plume à la suite de la copie de la lettre.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Bertrand, 9 décembre 1846
Godin adresse à Bertrand une facture de 558,50 F correspondant à plusieurs livraisons de marchandises. Il souhaite que Bertrand réponde à sa demande relative à la fourniture de fer rond de 8 mm, et lui adresse une facture. Il annonce à Bertrand qu'il tient à sa disposition des marchandises et qu'il va exécuter les poêles demandés.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Richard et Cie, 9 février 1847
Godin répond à une annonce parue dans le numéro du 7 février 1847 de La Démocratie pacifique par laquelle Richard et Cie déclare vouloir confier un mandat de représentation d'un « procédé fumivore applicable aux fourneaux de chaudière à vapeur » à des personnes dotées de connaissances en économie industrielle.

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Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Richard et Cie, 1er mars 1847
Sur un mandat de représentation d'un « procédé fumivore applicable aux fourneaux de chaudière à vapeur » : Godin répond à la lettre du 11 février 1847 de Richard et Cie en les informant qu'il pourrait accepter d'être leur mandataire à la condition que cela ne nuise pas à l'activité de sa manufacture qui emploie 35 à 50 ouvriers ; il n'a pas de commentaire à faire sur la part de bénéfices perçue par les correspondants de Richard et Cie ; il demande si le correspondant de l'Aisne a la possibilité de placer le procédé dans un haut-fourneau d'un autre département ; Godin indique que Richard et Cie peut se renseigner sur lui auprès des banquiers, auprès de Véran Sabran, connaissance phalanstérienne et négociant au 3 rue Saint-Joseph à Paris, auprès du frère de ce dernier, auprès de la maison Allez au 2, quai de La Mégisserie à Paris ou auprès de la Démocratie pacifique.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Gardissal, 23 janvier 1848
Godin rappelle à Gardissal sa demande précédente restée sans réponse sur les moyens mécaniques de fabrication de briques. Il souhaite obtenir des renseignements sur les brevets relatifs à l'émaillage de la fonte et sur la production de fonte émaillée en Allemagne. Il adresse 7 F à Gardissal pour l'abonnement à un journal que Godin considère faire double emploi avec le journal Le Brevet d'invention et dans lequel la publication d'un feuilleton lui semble inutile.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Chevalier, 21 décembre 1848
Godin communique à Chevalier ses réflexions sur un chauffe-bain que ce dernier lui a proposé de réaliser. Godin pense qu'en raison de la quantité d'acide carbonique que le chauffe-bain dégagerait dans la salle de bain, il faudrait chauffer l'eau ailleurs et qu'ainsi l'appareil perdrait son utilité ; il n'a pas souhaité exécuter un modèle du chauffe-bain, mais il a réfléchi à la forme de celui-ci et soumet à Chevalier un dessin en coupe de l'appareil.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à monsieur Delacourt, 19 janvier 1849
Godin demande au sous-préfet de Vervins un dégrèvement de la taxe pour laquelle il est imposé au rôle des prestations de la ville de Guise : il emploie une domestique dans sa maison et non deux hommes ; des trois chevaux utilisés comme force motrice dans l'usine, un seul peut être attelé à un petit tombereau et emprunter les rues de Guise.

Auteur·e : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à messieurs Herbecq et Malherbe, 23 janvier 1849
Godin demande à Herbecq et Malherbe s'ils peuvent lui fournir des tôles de fer de différentes dimensions dont il donne le détail, et également 300 kg de fer de bonne qualité pour forger de petits objets à plier à froid.
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