FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret


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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, le 31 octobre 1889
À propos d'une visite que Gaston Piou de Saint-Gilles doit faire à Jules Prudhommeaux au lycée Henri IV à Paris. À propos de la fonction de gérant désigné : bons rapports de Marie Moret avec François Dequenne pendant sa gérance, car Dequenne n'avait pas intérêt à prendre la gérance ; aujourd'hui, la fonction de gérant désigné est source d'intrigues ; ne pas allonger la durée de son mandat (un an) ; pression faite sur les dissidents au sein de l'Association ; départ de la famille Ducruet (Maria, sœur de Joseph et Isanie, « bonne » d'Émilie Dallet) ; vente de ses chevaux : « moins je laisse ici de choses à soigner, plus libre je suis pour les voyages ».

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 26 novembre 1889
Réponse à la lettre d'Auguste Fabre en date du 13 novembre 1889. Rencontre de Gaston Piou de Saint-Gilles et Jules Prudhommeaux. La famille Moret-Dallet dans l'attente de rencontrer « ce jeune Prudhommeaux », peut-être à l'occasion d'une visite au Familistère pour voir sa famille. Sur le gérant désigné [Antoine Pernin]. Sur la question d'intéresser les acheteurs aux ventes de l'usine du Familistère.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 29 novembre 1889
Réponse à une lettre d'Auguste Fabre en date du 27 novembre 1889 : état des stocks de brochures que Fabre pourrait écouler à Nîmes ; modalités de vente à l'appréciation de Fabre ; proposition d'écouler également les petits livres de Godin publiés dans les années 1870.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 2 décembre 1889
Sur l'envoi de livres à monsieur Faugier pour une bibliothèque populaire et sur sa demande de 1 000 exemplaires de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale qu'il faut réimprimer.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 3 décembre 1889
Sur la réimpression de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 7 décembre 1889
Sur la réimpression de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale. Marie Moret doit se rendre en urgence à Paris.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 12 décembre 1889
Sur la réédition de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale. À propos de la mention des ouvrages traduits par Marie Moret dans le journal L'Émancipation ; ajouter « veuve Godin » sur la couverture de la réédition de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 14 décembre 1889
Envoie à Fabre la demande de Rémy Guiot, abonné au journal Le Devoir, sur les statuts d'une société coopérative de consommation.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 21 décembre 1889
Réponse à une lettre d'Auguste Fabre en date du 21 décembre 1889 : sur les vastes projets de Faugier ; envoi de livres à Auguste Fabre ; sur la coopération ; nouvelles de Jules Pascaly souffrant de l'influenza ; visite de Pascaly avec Gaston et Paul Piou de Saint-Gilles ; Jules Prudhommeaux à Lyon dans sa famille pour les vacances.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 24 décembre 1889
Envoi de livres ; vœux de nouvelle année ; Pascaly encore souffrant de l'influenza.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 3 janvier 1890
Réponse à la lettre d'Auguste Fabre en date du 30 décembre 1889. Sur la réédition de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale : corrections à apporter à la couverture.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 23 janvier 1890
Sur la réédition de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale ; visite de Jules Pascaly pendant deux jours ; santé de la famille Moret-Dallet ; Marie-Jeanne souffrante d'influenza.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 9 février 1890
Sur la réédition de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale. À propos d'une bataille judiciaire des coopérateurs de Nîmes avec Auguste Fougerousse : Marie Moret soutient les coopérateurs mais ne veut s'engager dans la bataille (« j'ai été depuis l'âge de 16 ans si flagellée par les tribunaux que j'ai une peur maladive et des procès et des polémiques ». Réponse de Fabre dans L'Émancipation aux attaques de la Revue des deux-mondes contre le Familistère. Le journal Le Devoir se tient à l'écart des polémiques.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 24 février 1890
Réponse à une lettre d'Auguste Fabre en date du 22 février 1890. Correction de la deuxième édition de l'Histoire des équitables pionniers de Rochdale. Sur l'article de Fabre en réponse à la Revue des deux mondes : publication dans le journal Le Devoir ; éloge de l'article par François Dequenne ; exemple pour les gens du Familistère, « Le personnel n'étant maintenu dans la voie que par les statuts ».

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 14 mai 1891
Réponse à une lettre d'Auguste Fabre en date du 12 mai 1891, contenant les portraits photographiques de sa fille et de son fils. Réception de livres et du faire-part de mariage de Juliette Cros. Sur l'isolement de la famille Moret-Dallet, « trois pauvres oisillons sans parents ». Émilie Dallet chargée officiellement de la surveillance des écoles du Familistère. Sur la crainte d'une guerre et sur l'édition du journal Le Devoir : « Doyen est rentré depuis longtemps dans les services de l'usine et personne autre que moi ne s'occupe ici de la correction des épreuves et de l'établissement de chaque numéro ». Invitation enthousiaste faite à Fabre de séjourner à Lesquielles-Saint-Germain. Sur la vie à Lesquielles-Saint-Germain. « Madame Dallet vous introduira dans les régions spiritualistes ».

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 28 mai 1891
Sur les températures hivernales endurées en ce moment à Lesquielles-Saint-Germain ; nouvelle invitation à séjourner à Lesquielles-Saint-Germain. Sur le numéro de mai 1891 du journal Le Devoir. Sur le Nouveau mysticisme de Paulhan : les pionniers de Rochdale pensaient déjà avec Robert Owen que la coopération était un principe de rénovation sociale ; Neale et les socialistes chrétiens ou Godin ont déjà défendu l'idée d'associer coopération et religion. À propos de la lettre de Fabre sur la stylonichie : les principes de la vie universelle et la différence entre les sexes.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 6 juin 1891
Sur l'article de Pascaly dans Le Devoir. Sur le climat et l'éclosion des fleurs. Invitation à Lesquielles-Saint-Germain.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 2 juillet 1891
Divers sujets : article de Fabre dans L'Émancipation ; sur Le Devoir ; installation de Flore Moret dans une maison à Guise ; description du Gardon par Fabre ; finances personnelles de Marie Moret.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 11 août 1891
Projet d'une visite de Fabre et de Pascaly à Lesquielles. Émilie Dallet occupée aux examens scolaires ; Marie-Jeanne Dallet « fait de tout : ménage, couture, dessin, peinture, musique, moulage et modelage » pour l'initiation des élèves des écoles maternelles. Sur l'absence de volonté d'organiser un prochain congrès des sociétés coopératives au Familistère : « Ma conviction personnelle est que tant qu'il en sera ainsi de l'état intellectuel et moral nous ferons, au point de vue de l'enseignement social, bien meilleure figure vus de loin que vus de près. » ; le seul véritable coopérateur du Familistère, François Bernardot, n'y est pas populaire. L'Association du Familistère n'est pas en mesure de faire davantage que d'envoyer Bernardot comme délégué au Congrès coopératif de Paris [septembre 1891].

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 12 août 1891
Demande à Fabre de remettre une lettre à Jules Pascaly qui part chez celui-ci le lendemain.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 13 août 1891
Sur la préparation du prochain numéro du Devoir. Pascaly chez Fabre. Fabre ne se rendra pas à Paris [au congrès des sociétés coopératives] en septembre 1889. Flore Moret à Guise à partir de septembre 1889. Marie Moret attend un visiteur, ce qui l'empêche de travailler.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 28 décembre 1891
Vœux de bonne année 1892 ; le temps est affreux et Pascaly souffre d'influenza. Question sur 1892 : les traités de commerce de la triple puis quadruple alliance sont-ils une avancée vers les États-Unis d'Europe ? Demande à Auguste Fabre s'il poursuit ses chasses. Nouvelles de l'Association coopérative du Familistère. Sur l'entente du journal L'Émancipation avec la Ligue pour le relèvement de la moralité.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 27 février 1892
Au sujet de l'envoi du journal Le Devoir à Jules Prudhommeaux. S'excuse d'avoir mis plusieurs jours à écrire la lettre. Au sujet du concert annuel de l'Harmonie du Familistère auquel elle s'est rendue avec Marie-Jeanne et sa sœur le 28 février : elles sont rentrées après minuit, alors que la famille se couche habituellement à neuf heures du soir. Le 1er mars [lendemain] étant Mardi Gras, elle espère plus de tranquillité.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 19 mai 1892
Informe que Paulhan n'est pas venu au Familistère de Guise. Au sujet de son voyage au Familistère de Laeken avec Pascaly et de son prochain emménagement à Lesquielles-Saint-Germain. Invite Fabre à l'y rejoindre bien que les distractions y soient peu nombreuses.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 1er juin 1892
Se désole de l'annulation de la visite de Fabre. Approuve la recommandation de l'ouvrage de Bernardot et l'informe du retard de sa prochaine édition. Sur un ami de Fabre, membre du conseil municipal de Nîmes. Pascaly souffrant de la chaleur. L'informe du voyage effectué début mai au Familistère de Laeken dont elle est pleinement satisfaite. Sur le dernier numéro du journal Le Devoir et l'importance de Pascaly. Sur une réponse de Fabre à des industriels au sujet de L’Émancipation. Ressent réciproquement un lien de parenté, « Famille mentale », avec Fabre.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
Jean-Baptiste André Godin à Auguste Fabre, 1er juillet 1868
Godin répond à Fabre qu'en dehors des travaux cités par ce dernier, seuls des articles de journaux ou de revues, en France et surtout en Angleterre, traitent du Familistère. Godin indique à Fabre qu'il n'a encore rien publié pour ne pas ajouter aux difficultés qu'il connaît, mais qu'il attend le moment favorable pour faire paraître « deux ou trois volumes de doctrine sociale et philosophique » contenant les principes qui m'ont conduit à l'expérience pratique du Familistère ».

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 30 mars 1880
Après le départ d'Auguste Fabre de Guise, Marie Moret lui a envoyé Solutions sociales ; elle lui envoie pour la Chambre La Solidarité

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 16 avril 1880
Marie Moret demande à Fabre quand il compte venir et propose son aide pour l'organisation du voyage. Elle lui remet une lettre à destination des membres de La Chambrée La Solidarité suite à la faveur qu'ils ont faite à Godin et elle-même. Elle lui annonce l'envoi d'un courrier de Godin relatif à M. Philip.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 26 avril 1880
Marie Moret le remercie pour les vues de Nîmes. Pascaly lui adresse l'encrier demandé. Elle donne des nouvelles de sa nièce malade.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 22 mai 1880
Marie Moret remercie Fabre pour l'envoi de son portrait photographique. Elle presse Fabre de leur indiquer quand il apportera son concours au Familistère. Elle l'informe qu'elle envoie à madame Philip les photographies demandées. Elle envoie à Fabre un article de presse consacré au Familistère paru dans La France de Louis Simonin qui est venu au Familistère avec une dame australienne. Lui demande s'il est content des articles de Pascaly et l'informe du décès de sa nièce.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 20 janvier 1888
Marie Moret annonce à Fabre le décès de Jean-Baptiste André Godin et lui signale que Le Devoir publie un compte-rendu des funérailles. Elle, Émilie et Marie-Jeanne Dallet compatissent avec Fabre qui a perdu son fils. « PS. Les grandes difficultés successorales redoutées de la part d'Émile ne sont plus à craindre ; mais on me presse d'accepter la gérance et j'aurais tant voulu me conserver exclusivement aux publications de mon mari et garder ma liberté de séjour et d'action !! Je suis harcelée par les plus diverses préoccupations. »

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 17 février 1888
Marie Moret explique à Fabre qu'elle n'a pas répondu à trois lettres d'Édouard de Boyve : celle du 10 janvier 1888 annonçant à Godin qu'il avait rompu ses relations avec Fougerousse ; celle du 16 janvier 1888 présentant ses condoléances à Godin à la suite du décès d'Émile Godin ; celle du 22 janvier 1888 à Marie Moret dans laquelle il évoque son désir de voir le Familistère et rencontrer son fondateur. Marie Moret demande à Fabre d'accompagner de Boyve au Familistère. Elle l'informe qu'elle a écrit à Anseele à son propos et à celui d'Édouard de Boyve et de L'Émancipation. Sur son rôle de gérante de la Société du Familistère : elle lui signale qu'il lira dans Le Devoir qu'elle a délégué une partie de ses pouvoirs de gérante à messieurs André, Dequenne et Pernin ; Fabre et Neale ont les mêmes idées sur son rôle ; sa gérance ne peut être que transitoire ; elle est une gérante fictive ; elle pense que le pacte social et les prescriptions testamentaires constituent un lien suffisamment fort pour maintenir l'œuvre. Elle fait référence à une lettre de Fabre à Émilie Dallet évoquant les photographies de la famille Godin-Moret-Dallet : elle lui explique qu'elle cherche à faire tirer de nouvelles épreuves d'un portrait photographique de Godin exécuté il y a une douzaine d'années, meilleur que le portrait paru dans Le gouvernement... « qui ne m'a jamais plu » ; elle lui enverra ce portrait avec les portraits d'Émilie et Marie-Jeanne Dallet.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 20 octobre 1896
Comme annoncé dans son télégramme, Marie Moret envoie à Fabre de la part de la Société du Familistère : une lettre adressée à Fabre, 2 reçus, un titre d'épargne et un chèque de 790,15 F. Elle précise que le montant a été versé par la Société du Familistère sur le compte de Marie Moret pour Fabre, que la Société du Familistère souhaite que Fabre s'acquitte régulièrement des deux reçus envoyés et qu'il leur accuse réception de cet envoi. Marie Moret annonce écrire la même chose à Pascaly. Sur la visite de Pascaly à monsieur Crespin qui ne connait personne à l'instruction publique.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
Marie Moret à Auguste Fabre, 27 juin 1895
Envoi d'un billet de 50 F et d'une lettre pour Sophie Quet, qui a écrit le 10 juin à Émilie Dallet. Indique à Fabre que l'arrivée des Anglais au Familistère est imminente. Découverte aux économats d'anciens registres des procès-verbaux des séances du comité administratif, du conseil d'administration, etc., que Marie Moret va dépouiller pendant la matinée.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin pense qu'Auguste Fabre a reçu le numéro 26 du journal Le Devoir qu'il a demandé dans sa lettre du 12 septembre 1878. Il lui explique que Le Devoir ne peut traiter en détail du Familistère comme Fabre le souhaite car il faut servir à ses lecteurs des questions d'intérêt général, comme les caisses nationales de secours et de prévoyance. Il lui envoie les noms des personnes auxquelles le journal est envoyé à Nîmes. Il l'informe qu'au Familistère n'ont, jusqu'à présent, logé que des sociétaires ouvriers et employés de l'établissement. Il lui annonce qu'il aura plaisir à lui faire visiter le Familistère.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin répond à la lettre d'Auguste Fabre du 31 mars 1879. Godin relève leur long silence réciproque. Il confie à Fabre son espoir d'avoir près de lui de chauds partisans de la coopération ou même de l'association comme l'est Auguste Fabre. Fabre a écrit à Massoulard qu'il tente de créer à Nîmes une société coopérative : Godin le félicite. Il comprend les difficultés de Fabre à contracter des abonnements au journal Le Devoir dont la première année l'a déçu. Il lui explique que les statuts de l'association du Familistère sont terminés et promet de lui en envoyer un exemplaire quand ils seront imprimés. Il lui transmet les compliments de Marie Moret.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin accuse réception du rapport envoyé par Fabre le 2 juin sur la société coopérative qu'il a fondée à Nîmes. Il lui demande l'autorisation de le publier dans le journal Le Devoir. Il l'informe que les statuts de l'association du Familistère sont faits et qu'il veut les faire paraître en un volume expliquant les principes et les motifs de sa fondation. Godin fait des observations sur la société coopérative de Fabre : sur la boucherie, plus difficile que l'épicerie, sur le contrôle des opérations commerciales, sur la compétence de l'acheteur des produits et de la qualité de ceux-ci. Godin confirme à Fabre que le feuilleton La fille de son père sera prochainement édité en volume. Il lui annonce que Massoulard va quitter le Familistère à la fin du mois de juin pour des raisons de famille. Il lui adresse le souvenir de Marie Moret.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin explique à Fabre que Massoulard lui avait laissé entendre que Pascaly était rompu aux affaires, mais Fabre lui a appris qu'il était seulement un homme de confiance, sympathique au Familistère, qui cherchait un emploi ; Godin apprend à Fabre qu'il a demandé à Pascaly de lui fournir des références. Godin a compris dans ce que Fabre a écrit à Massoulard qu'il avait le désir de venir au Familistère dans deux ans pour faire une étude du Familistère. Godin s'interroge sur ce que Fabre veut faire dans le présent : « Car assurément, pour un ami de l'association comme vous paraissez l'être, il n'y a pas de champ d'action plus large que celui qu'offre le Familistère, et ma plus grande inquiétude est de n'être pas compris de mes coopérateurs. Dès le premier jour où je vous ai vu, j'ai cru qu'il n'en serait pas de même avec un homme comme vous. » Godin demande à Fabre de l'éclairer sur ses intentions. Il lui indique qu'il ne connaît pas encore le prix du roman Le Fille de son père.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Fabre a écrit à Godin le 13 juillet 1879 que les références fournies sur Pascaly ne serviraient qu'à se renseigner sur sa moralité. Godin lui répond qu'il veut plutôt se renseigner sur ses qualités professionnelles. Godin pense que le seul moyen pour connaître les capacités de Pascaly, c'est de le mettre à l'œuvre dès qu'il sera disponible.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin accuse réception de la lettre de Fabre du 7 août 1879. Il lui annonce qu'il attend l'arrivée à Guise de Pascaly le 1er septembre suivant. Sur le journal Le Devoir : « Nous savons bien que les journaux américains contiennent beaucoup de choses que nous pourrions traduire, mais vous ne savez pas combien d'autres choses nous avons à faire, et les jours ne sont pas plus longs pour nous que pour les autres. » Il se plaint de manquer « d'hommes ayant l'amour de ce qui est à faire ».

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin assure à Auguste Fabre que Pascaly trouvera sa place à Guise. Pascaly a informé Godin du désir d'Auguste Fabre de venir au Familistère dès que possible. Godin confie à Auguste Fabre qu'il est entouré d'hommes préoccupés de leur position personnelle et non animés par l'amour d'autrui. Conforté par les dires de Pascaly, Godin pense que Fabre est prédestiné à être un apôtre de l'association, mais « nous ne sommes plus au temps où l'on pouvait dire à un homme « Laisse là tes filets et suis-moi » car, pense Godin, les besoins matériels dominent les hommes qui, pour devenir apôtres d'une doctrine et d'une fondation, veulent trouver une position supérieure à celle qu'ils quittent. Godin demande à Fabre quelles seraient ses conditions pour rejoindre l'association du Familistère. Il lui indique que les statuts de l'association prévoient que la valeur des hommes sera mesurée par le concours et l'élection, mais qu'en attendant que l'association soit en plein fonctionnement, il reste l'arbitre suprême de l'association. Godin veut compter sur des forces nouvelles au moment où il va créer l'association. Pascaly a laissé entendre à Godin que Fabre avait des engagements qui l'empêcherait de venir à Guise : Godin demande à Fabre quelles sont ses intentions.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Fabre a écrit à Pascaly qu'il avait toujours l'espoir de venir prendre une part active dans l'association du Familistère. Godin demande à Fabre de lui dire ce qui l'empêche de le faire et s'il s'agit d'une question d'argent. Il l'informe qu'il achève les statuts de l'association du Familistère : « Sera-ce à Guise ou à Nîmes que vous les lirez pour la première fois ? Je pense que cette œuvre restera dans l'histoire du mouvement social. » Il lui signale que Pascaly met au net le manuscrit des statuts : « C'est le premier homme au cœur droit et vraiment sympathique aux idées d'association qui me soit encore venu. » Godin espère que Fabre sera le second. Godin indique à Fabre que Pascaly lui a remis à son arrivée les bouteilles de vin que les membres de la chambre [La Solidarité] lui ont offertes. Il lui demande de leur présenter ses remerciements et ses vœux de succès. Il lui transmet le souvenir de Marie Moret.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin indique à Fabre que Pascaly lui parle souvent de sa volonté de participer à l'œuvre du Familistère. Il lui explique qu'il lui avait réservé un emploi au Familistère, mais qu'il est sans nouvelles de ses intentions et qu'il ne peut laisser des emplois vacants au moment où l'application des statuts engagent une nouvelle organisation du personnel. Godin lui annonce qu'il doit venir le rejoindre rapidement ou bien renoncer.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Auguste Fabre a annoncé à Marie Moret sa venue à Guise. Fabre a posé à Godin une question [relative à un emploi à offrir à Philip, un ami de Fabre, et à d'autres personnes de sa connaissance]. Godin explique à Fabre que l'association du Familistère requiert des apôtres dévoués à l'œuvre, mais que des collaborateurs entraînés par les illusions pourraient être préjudiciables et que peu d'hommes partisans des idées nouvelles se rendent compte des obstacles à surmonter. Il ne veut pas que l'on pense que le Familistère est un séjour de bonheur et souhaite que les hommes dévoués à l'œuvre du Familistère soient aussi des travailleurs utiles. Il donne le détail des ateliers de l'usine où un ouvrier intelligent peut trouver sa place et ajoute que des aptitudes spéciales sont nécessaires pour les fonctions de direction. Sur Philip et sa femme : ils vivent heureux à Nîmes et l'horlogerie n'a pas de rapport avec l'industrie du Familistère ; ils doivent mûrir leur résolution de venir au Familistère. Godin demande à Fabre que ses amis désireux de contribuer à l'œuvre du Familistère lui fassent part des connaissances pratiques qu'ils possèdent.

Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Godin accuse réception de la lettre de Fabre du 23 avril 1880 et de celle de Roux. Sur l'arrivée de Fabre au Familistère.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Sur l'arrivée de Fabre au Familistère. Godin assure Fabre qu'il attend sa collaboration au Familistère en plus de celle de Marie Moret. Il fait l'historique de la relation d'Auguste Fabre au Familistère : sa visite en 1878, sa lettre à Massoulard sur son intention de revenir au Familistère, sa recommandation de Pascaly, la lettre de Godin du 13 septembre 1880 et sa réponse du 7 octobre 1880, son séjour de deux mois au Familistère et son silence ensuite. Il l'encourage à se mettre au service du Familistère au moment où s'organise l'association.

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Auteur : Godin, Jean-Baptiste André (1817-1888)
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Fabre a envoyé son titre d'épargne pour que les intérêts statutaires y soient inscrits. Godin fait observer à Fabre que les statuts prévoient que les bénéfices soient répartis selon les services rendus, que Fabre doit sa position aux services que l'association du Familistère espérait qu'il rendrait dans le futur, que ces espérances ont été déçues et que sa situation n'est pas clairement statutaire. Il demande à Fabre d'estimer ce qui lui revient et souhaite se mettre d'accord avec lui avant de porter l'affaire devant le conseil de gérance.

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Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret continue à travailler sur les manuscrits de son mari. Elle s'est installée à Lesquielles avec Marie-Jeanne et Émilie Dallet mais retourne au Familistère pour Le Devoir et les réunions du Conseil. Elle travaille sur la correction des épreuves du Devoir et rédige des brouillons de lettre qu'elle donne à copier à Buridant II [Jules Buridant] à cause de son mal à la main droite. Précise que les choses avec Pascaly s'arrangent et qu'il rendra bientôt visite à Fabre. Elle ne prévoit pas de voyager à cause de son travail et des études de Marie-Jeanne Dallet, sauf si les évènements politiques tournent à la guerre, alors elle pense se rendre en Suisse. Remercie pour l'invitation à venir séjourner dans sa future maison à Nîmes. Se réjouit de l'amélioration des relations entre Fabre et sa fille. Au Familistère et à l'usine tout va pour le mieux. Marie Moret est préoccupée par l'Exposition de 1889 où la société du Familistère est conviée au Congrès d'Économie sociale. Elle craint qu'on lui demande d'intervenir alors qu'elle souhaite qu'on la laisse tranquille (vit en dehors du monde et n'est que "le porte-plume de M. Godin"). Recommande Fabre pour le congrès et le remercie pour les informations sur la Société des jeunes amis de la paix dans le prochain numéro du Devoir. Demande de renseignements d'Édouard de Boyve au sujet du service du Devoir.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
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Explique la situation avec l'Association des jeunes amis de la paix qui demandent à reproduire un portrait de Godin. Marie Moret souhaite garder un portrait pour la publication d'un volume. Elle doit se rendre à Paris pour aller voir les artistes qui s'occupent du mausolée et de la statue de Godin. Elle en profitera pour se faire photographier, Émilie et Marie-Jeanne Dallet aussi. Elle complimente Dequenne sur sa prise de fonction et son travail.

Auteur : Moret, Marie (1840-1908)
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Ne retrouve pas le portrait de son mari et ne peut le fournir à la Société des jeunes amis de la paix. À la place, elle envoie un journal anglais qui contient une réduction de ce même portrait et envisage de faire des copies si son exemplaire est perdu. Donne des informations sur Épaulard, suite à la lettre reçue, et indique qu'il s'intéresse au socialisme et à l'Association coopérative du capital et du travail. Remercie Fabre pour son aide pour Le Devoir.
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