FamiliLettres

FamiliLettres : Correspondances de Jean-Baptiste André Godin et Marie Moret

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret souhaite une bonne fête de Marie à Marie Dossogne. Elle lui donne quelques nouvelles de la famille : elle travaille aux « Documents biographiques » qu'elle publie dans Le Devoir ; Émilie et Marie-Jeanne Dallet préparent la fête de l'Enfance. Elle envoie [un billet de banque] à Marie Dossogne.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Juliette Cros pour l'envoi de pêches qui ont fait l'admiration de toutes au Familistère. Elle lui indique que Marie-Jeanne Dallet prépare la fête de l'Enfance pour laquelle « elle perfectionne ses procédés d'une année à l'autre ». Elle informe Juliette Cros qu'Auguste Fabre s'arrêtera à Paris pour assister au congrès des femmes avant d'aller la retrouver [à Castelsarrasin].

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908) ; Fabre, Auguste (1839-1922)
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Marie Moret remercie Juliette Cros pour son nouvel envoi de pêches, lui demande de ne plus se créer d'embarras car les prunes ou poires du pays commencent à abonder, et l'assure que toute la famille, y compris Flore Moret, s'est délectée de son envoi. Elle lui adresse de la part d'Auguste Fabre un exemplaire de la brochure Le Familistère illustré. Elle lui confirme qu'Auguste Fabre quittera le Familistère le 4 septembre 1900, immédiatement après la fête de l'Enfance, pour se rendre au congrès des femmes avant d'aller la retrouver. La famille Moret-Dallet transmet son souvenir à Antoine Médéric Cros. Dans le post-scriptum, Marie Moret indique à Juliette Cros qu'elle vient de recevoir un nouvel envoi de pêches splendides ; elle la remercie et lui signale qu'Auguste Fabre ose à peine toucher aux fruits pour en laisser le plaisir à la famille Moret-Dallet. Dans le message qu'Auguste Fabre ajoute à la lettre, celui-ci demande à sa fille de l'informer de la réception en bon état de la brochure Le Familistère illustré, et la prie d'envoyer des pêches à Jules Pascaly.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret envoie à Rétout un exemplaire de la brochure Le Familistère illustré. Elle lui signale la présence sur certaines photographies reproduites dans la brochure de membres de la famille Moret-Dallet : Marie-Jeanne Dallet derrière les enfants sur la figure 25 de la page 42 (photographie prise par Émilie Dallet) ; Émilie Dallet dans une allée sur la figure 36 de la page 51 ; Émilie Dallet en bas à gauche de la figure 44 de la page 58, ainsi que Marie Moret à côté de Louis-Victor Colin lisant un rapport [au théâtre du Familistère] ; Jean-Baptiste André Godin apparaît deux fois dans la brochure. Elle informe Rétout qu'elle a reçu le numéro du 26 août du journal de Domfront et lu avec intérêt l'article de Rétout sur Auguste Chevalier, qui lui fait penser à Godin.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret explique à Jacob Cornelis van Marken que leur ami commun Auguste Fabre a rapporté de l'Exposition universelle sa brochure L'organisation sociale dans l'industrie, qui traite du classement des capacités, sujet dont Marie Moret sait l'importance grâce à Godin. Elle souhaite faire un compte rendu de la brochure dans le journal Le Devoir : « Mon journal n'a pas de lecteurs pour ainsi dire à l'heure présente, mais je l'envoie dans des bibliothèques publiques en France et à l'étranger pour mettre à la disposition des lecteurs futurs les enseignements sociaux pratiques dérivant des faits qui y sont relevés. » En raison de la publication dans les numéros prochains du journal des comptes rendus des congrès coopératifs de l'Exposition universelle, de la fête de l'Enfance et de l'assemblée générale de l'Association du Familistère, elle se voit toutefois obligée de repousser à décembre la publication de son article sur la brochure de van Marken. Elle le remercie ainsi que madame van Marken [Agneta Matthes] pour le travail que les deux accomplissent. Elle envoie à son correspondant un exemplaire de la brochure Le Familistère illustré. Parmi les auteurs et autrices de cet ouvrage se trouvent Auguste Fabre, caché sous l'initiale "F", ainsi qu'Émilie et Marie Jeanne Dallet (cette dernière autrice des photographies et d'une partie du texte), cachées sous l'initiale "D". Marie Moret exprime à van Marken son regret de ne pas connaître le néerlandais pour pouvoir lire le journal de celui-ci, le Messager de la fabrique.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret informe Juliette Cros que son père Auguste Fabre, en bonne santé, se trouve désormais à Paris, chez Jules Pascaly qui l'a retrouvé à la gare du Nord le matin, et qu'il la rejoindra après le congrès des femmes. Elle remercie Juliette Cros pour son information du 31 août 1900 sur l'état de réception de la brochure Le Familistère illustré, et pour un envoi de pêches, dont certaines étaient gâtées. Elle lui rappelle que les fruits abondent dans le pays [de Guise]. Elle lui indique que la fête de l'Enfance a été charmante et qu'elle en fera le compte rendu dans Le Devoir, qu'il fait un temps superbe à Guise, et que Marie-Jeanne Dallet va en profiter pour se promener « avec les compagnes en vacances ». Transmet les affectueuses pensées de la famille Moret-Dallet à Juliette et Antoine Médéric Cros ainsi qu'à Jules Fabre. Dans le post-scriptum, Marie Moret évoque la lettre à Antoine Médéric Cros jointe à sa lettre, le congrès de psychologie [dont Juliette Cros parle dans sa lettre à Marie Moret du 28 août 1900], et l'amélioration de la santé de Juliette Cros après la fatigue ressentie pendant son voyage à Paris.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Antoine Médéric Cros pour sa lettre du 28 août 1900 à la suite de laquelle elle a obtenu de Guillaumin et Cie qu'il lui procure les volumes du Congrès international de physique. Elle cite, en l'approuvant, le passage de la lettre d'Antoine Médéric Cros relatif au mot d'Henri Poincaré sur l'impossibilité de reproduire à l'identique une expérience scientifique, argument en faveur de « l'évolution incessante ». Elle indique à Antoine Médéric Cros qu'elle se mettra à l'étude de la question quand elle aura achevé le premier volume des « Documents biographiques », gros de 40 feuilles, qui s'achèvera avec l'épisode du Texas et la contribution de Godin au mouvement des chefs de l'École sociétaire. Marie Moret évoque la lettre de Juliette Cros jointe à celle de son mari du 28 août 1900 : elle précise qu'Auguste Fabre n'a pas rencontré à Paris des Américains d'Oneida, mais des personnes susceptibles de lui donner des renseignements sur Oneida. Elle achève sa lettre en indiquant à Antoine Médéric Cros qu'elle doit ajouter un post-scriptum à sa lettre à Juliette Cros du même jour.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret envoie à Armand Grebel un exemplaire de la brochure Le Familistère illustré annoncée dans Le Devoir. Elle explique à Armand Grebel que les vues photographiques ont été exécutées par Marie-Jeanne Dallet, sauf la vue n° 25 (page 42) qui montre Marie-Jeanne derrière les enfants et qui a été faite par Émilie Dallet ; cette dernière figure sur la vue n° 36 (page 51), et aussi au bas de la vue de la page 58, où l'on voit Louis-Victor Colin lire son rapport, Marie Moret étant assise derrière lui ; madame Roger est représentée page 38. Marie Moret explique aussi à Grebel la signification des initiales mentionnant les auteurs et autrices de la brochure : « D. » représente Émilie et Marie-Jeanne Dallet, « qui ont largement concouru au texte et fourni toutes les vues » ; « F. » représente Auguste Fabre, initiateur de la brochure et principal auteur du texte ; « P. » représente un professeur de lettres ami de ce dernier, [Jules Prudhommeaux]. Marie Moret affirme que le nom du père d'Armand Grebel est attaché aux fêtes du Travail. Elle prend des nouvelles de la famille Grebel, et demande s'il est allé voir l'Exposition universelle, comme Émilie et Marie-Jeanne Dallet, mais au contraire d'elle-même, qui se consacre à la rédaction de la biographie de Godin et voit que « le temps file si vite ».

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret répond à la lettre de Lucy Latter du 12 août 1900, qui était accompagnée de fleurs des Alpes. Elle explique le retard de sa réponse par l'urgence de son travail : « J'ai 60 ans et tant à écrire encore sur la vie et les travaux de Godin que je crains toujours que ma vie s'achève avant ma tâche. Je ne suis pas allée voir l'Exposition à Paris afin de ne pas me détourner de mon travail. » Elle indique à Lucy Latter que sa nouvelle adresse est inscrite dans le registre des abonné·es au Devoir et la remercie pour l'usage que sa correspondante compte faire du journal [en confier les numéros à une institution]. Elle adresse à Lucy Latter la brochure Le Familistère illustré : Marie-Jeanne Dallet est l'autrice des photographies reproduites dans la brochure, et de même que sa mère, a concouru au texte ; Marie-Jeanne pose derrière les enfants de la figure 25 (page 42), dont la photographie a été faite par sa mère ; Émilie Dallet se trouve dans l'allée du jardin sur la figure 36 (page 51) ; sur la figure 44 (page 58), Marie Moret est assise derrière Louis-Victor Colin lisant son rapport, et l'on voit la tête d'Émilie Dallet à gauche en bas ; Godin est représenté sur un portrait en tête de la brochure et, en pied, sur une vue dans le jardin (page 75). Elle indique à Lucy Latter qu'elle ne songe pas à aller en Angleterre en raison du travail qui la retient en France, et qu'à Nîmes, où elle passe l'hiver et où s'imprime Le Devoir, elle travaille comme si elle était au Familistère.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret envoie à la banque une facture du 31 août 1900 d'un montant de 3 403,20 F de la Société anonyme des arts graphiques à Genève adressée à Marie-Jeanne Dallet, et lui demande de l'acquitter par débit de son compte, en vertu de leur accord des 19 et 23 décembre 1899.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret informe son correspondant qu'elle adresse à la Banque cantonale de Berne la facture de la Société anonyme des arts graphiques du 31 août 1900 d'un montant de 3 403,20 F que lui a remise Marie-Jeanne Dallet.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret envoie à la banque un chèque de cinq shillings sur la banque London and Westminster Bank, et demande qu'il soit versé au crédit du compte de Marie-Jeanne Dallet.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Armand Grebel pour l'envoi de deux brochures, Boucherie des familles et Boulangerie des familles, qu'elle donnera à lire à Auguste Fabre quand elle sera à Nîmes. Elle lui demande d'envoyer à Fabre le négatif de la photographie [de la Boucherie des familles] dont il est question dans sa lettre du 21 septembre 1900, que celui-ci pourrait utiliser dans ses conférences avec projections lumineuses qu'il compte donner sur le mouvement coopératif en France et à l'étranger. Elle lui précise que l'adresse de Fabre est la même que la sienne à Nîmes : dans la maison dont il est propriétaire habitent également 9 ou 10 familles, dont la famille Moret-Dallet. Sur Fabre et la coopération : « La coopération est, aux yeux de M. Fabre, une véritable École sociologique primaire où l'ouvrier peut apprendre à reconnaître : d'une part, l'importance et la difficulté d'une bonne administration des choses ; d'autre part, les lacunes de son propre entendement et, conséquemment, la nécessité pour lui de se perfectionner beaucoup, s'il veut arriver à améliorer sa condition sociale. » Elle demande à laquelle des deux coopératives, de boulangerie ou de boucherie, a été attribuée une médaille d'argent, et espère que la Boucherie des familles n'a pas été obligée de liquider ses opérations, malgré ses difficultés. Elle lui indique qu'il pourra lire dans Le Devoir de novembre 1900 le compte rendu de l'assemblée générale de l'Association du Familistère, dont les affaires prospèrent et qui a été récompensée à l'Exposition universelle par un Grand prix, des mentions hors concours, et des médailles d'or, d'argent et de bronze. Elle ajoute qu'il pourra lire dans le même numéro du journal des renseignements sur les établissements de van Marken à Delft aux Pays-Bas.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret écrit à Sophie Quet à la suite de l'accident, la veille au Familistère, d'une personne qui a glissé et s'est cassée la jambe. Dans la crainte que cela lui arrive à Nîmes, elle recommande à Sophie Quet de laver les sols sans y laisser de traces de cire ou de pétrole, par exemple en appliquant de l'eau très chaude mélangée à du carbonate de soude.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret informe Antoine Médéric Cros qu'elle achève le premier volume des Documents pour une biographie complète de J.-B. A. Godin, qui devrait paraître en décembre 1901, qu'elle en a rédigé l'introduction, qu'elle a entamé le deuxième volume pour lequel elle s'intéresse au « fond scientifique des vues doctrinales de Godin », et qu'elle peut maintenant répondre aux lettres d'Antoine Médéric Cros, à qui elle n'a pas écrit depuis le 5 septembre 1900. À propos de la publication des volumes du Congrès international de physique : la publication se fait attendre et ni Guillaumin et Cie ni La Revue générale des sciences pures et appliquées n'ont pu la renseigner sur la question. Elle demande à Antoine Médéric Cros si la Revue rose a publié un compte rendu du congrès. Elle l'informe qu'elle a écrit à quinze académies des sciences, dont la liste a paru dans la Revue générale des sciences pures et appliquées pour leur proposer de collectionner Le Devoir ; quelques unes ont répondu favorablement. Elle lui indique que la famille Moret-Dallet prépare son retour à Nîmes, mais que le voyage pourrait être retardé à cause de la fièvre typhoïde qui, d'après les journaux, règne dans le Midi, fièvre qu'elle a contractée quand elle était jeune et à laquelle elle ne veut pas exposer Marie-Jeanne Dallet. À propos du congrès spirite : Juliette Cros a écrit à Émilie Dallet qu'il n'était pas utile de lui envoyer un compte rendu ; Marie Moret n'a en tout état de cause rien à lui envoyer car les journaux se contentent de publier le compte rendu de La Fronde. Marie Moret signale à Antoine Médéric Cros que le compte rendu de la fête de l'Enfance a paru dans le numéro d'octobre du Devoir, qu'il a dû recevoir.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Jacob Cornelis van Marken pour sa lettre du 11 septembre 1900 et sa bonne appréciation de la brochure Le Familistère illustré. Elle lui précise qu'Émilie et Marie-Jeanne Dallet ont été heureuses de prendre connaissance de la lettre et qu'Auguste Fabre, qu'elle rejoint dans quelques jours à Nîmes, le sera également. Elle envoie à Marken deux exemplaires du numéro de novembre 1900 du journal Le Devoir, dans lequel est publié l'article sur ses établissements et sur sa brochure, numéro qui sera étudié par davantage de lecteurs qu'à l'ordinaire puisqu'il contient également le compte rendu de l'assemblée générale de la Société du Familistère. Elle joint à son envoi un nouvel exemplaire de la brochure Le Familistère illustré.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Antoine Médéric Cros pour sa lettre du 12 novembre 1900. Elle l'informe que l'épidémie [de fièvre typhoïde] qui a affecté une caserne de Nîmes ne s'est pas étendue à la ville et qu'Auguste Fabre lui a conseillé de venir à Nîmes, où elle arrivera samedi matin 17 novembre 1900 vers 9 h 00. Elle lui indique qu'elle n'a « pas dormi de la nuit, ce qui me paralyse pour tout. » Elle remercie Antoine Médéric Cros pour son aide précieuse, transmet à lui et Juliette Cros ses sentiments affectueux, est heureuse de les savoir en bonne santé et lui exprime la satisfaction de la famille Moret-Dallet relative au mot qu'il a écrit à propos de Marie-Jeanne Dallet.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret informe Eugénie Louis que la famille Moret-Dallet est bien arrivée à Nîmes, ainsi que les malles et caisses, qu'Émilie Dallet a envoyé un télégramme à Flore Moret en arrivant à la gare de Nîmes, que l'emménagement est en cours avec l'aide d'Auguste Fabre au moment où elle lui écrit. Elle demande à Eugénie Louis de lire sa lettre à madame Roger pour la distraire. Elle décrit le voyage à Nîmes : le temps était mauvais quand elles sont arrivées à Paris ; elles ont vu Jules Pascaly à la gare du Nord avant de partir pour le Midi à 8 h 00 du soir ; elles ont été réveillées plus d'une fois lors des entrées en gare ; à 5 h 30 du matin, elle a pensé à Eugénie Louis déjà active et aux ouvriers du Familistère allant se rendre à l'usine ; elle décrit le paysage à l'aube ; ne pouvant dormir, elle a ouvert le sac à provisions, dont elle a tiré le chocolat préparé par Eugénie Louis et mangé une poire donnée par Césaire Louis ; Émilie Dallet à son tour a pris une provision et à Valence, Marie-Jeanne a bu du chocolat chaud, mais pas fameux selon elle ; Auguste Fabre les attendait à la gare de Nîmes et Sophie Quet à la maison. Elle indique à Eugénie Louis que le temps est mi ensoleillé, mi brumeux, qu'il fait trop doux pour allumer le feu, que sa main est fatiguée par le voyage et le déballage des affaires, et que la famille ira porter la lettre à la poste pour marcher un peu. Dans le post-scriptum, elle demande à Eugénie Louis de transmettre son souvenir à Henri et Victoire Buridant.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret demande à mesdemoiselles Vandeski de venir chez elle dans la matinée pour prendre de l'ouvrage qu'elle-même, Émilie et Marie-Jeanne Dallet veulent leur confier.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Eugénie Louis pour ses vœux de nouvelle année et lui adresse ceux de la famille Moret-Dallet et d'Auguste Fabre. Elle la remercie pour l'envoi de guimpe et lui demande si le prix a été inscrit sur son carnet ou son compte à l'économat du Familistère. Elle lui annonce qu'Émilie Dallet joint un mot à sa lettre et qu'elle a obtenu les volumes du Congrès international de physique. Elle lui donne des nouvelles météorologiques : il ne fait pas froid, les platanes ont encore leurs feuilles qui tomberont avec le mistral, mais les jeunes pousses apparaissent déjà sur certains arbustes. Dans le post-scriptum Marie Moret indique à Eugénie Louis qu'elle pensera à elle lorsque les jours vont rallonger.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret annonce à Juliette Cros que Marie-Jeanne Dallet a été touchée par le mot que celle-ci lui a adressé, elle remercie Juliette et Antoine Médéric Cros pour leurs vœux de nouvelle année, et leur adresse ceux de la famille Moret-Dallet. Elle lui indique qu'Auguste Fabre a l'intention de lui écrire mais qu'il en est empêché à l'instant car il est en conversation d'affaires avec un locataire. Elle lui indique également qu'elle a reçu de Jules Pascaly une lettre qui l'informait que Juliette lui avait envoyé une superbe dinde. Marie Moret demande à Juliette Cros de dire à Antoine Médéric Cros qu'elle a bien reçu la brochure Procès-verbaux sommaires du Congrès international de physique qu'il lui a envoyée, ainsi que sa lettre du 21 décembre à laquelle elle va répondre. Elle espère qu'il est maintenant en possession du 3e volume des rapports du Congrès international de physique. Elle l'informe que Guillaumin et Cie lui a annoncé la parution prochaine du 4e volume.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret répond à une lettre d'Isanie Ducruet et compatit à la peine qui la frappe. Elle lui adresse un exemplaire de la brochure Le Familistère illustré pour laquelle Marie-Jeanne Dallet a fourni les photographies et Auguste Fabre a contribué aux descriptions. Elle adresse ses vœux de bonne année à Isanie, Joseph et Maria Ducruet.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Antoine Médéric Cros pour sa lettre du 21 décembre 1900 et les renseignements qu'elle contient sur le principe de la moindre action. Elle commente ce principe et celui de la dégradation de l'énergie en faisant référence au rapport de E. Carvallo dans le 2e volume des Rapports du Congrès international de physique et à la discussion faisant suite au rapport de monsieur Lippmann dans les Procès-verbaux sommaires du même congrès : « C'est précisément le côté philosophique qui m'attache tout particulièrement à bien connaître les diverses dénominations de ce second principe. » Elle fait référence à la lettre d'Antoine Médéric Cros du 25 novembre 1900 dans laquelle celui-ci citait les extraits de la Thermodynamique d'Henri Poincaré et mentionnait les dénominations diverses du principe de la dégradation de l'énergie. Elle cite le rapport d'Henri Poincaré dans les Rapports du Congrès international de physique concluant à une unité prochaine de la physique expérimentale et de la physique mathématique, la 15e édition de 1896 du Dictionnaire des sciences de Bouillet sur le principe de moindre action, fait référence au livre de Jouffret sur la théorie de l'énergie ; elle cite le rapport de Lucien Poincaré au congrès de physique sur les théories de la pile voltaïque, celui de C. Y. Boys sur la constante de gravitation, et le Traité de physique de Daguin. « En résumé, si tout ce qui se manifeste révèle un antécédent, l'Univers dans son ensemble ne peut être sa cause à soi même. Il est donc perpétuellement alimenté par ce qui ne peut être que l'Inconditionné, l'Absolu, sans confusion possible avec ce qui existe. C'est l'idéal inaccessible dont parlent Kant et Berthelot ; le principe des lois éternelles, immuables ; la Vie source de toutes les formes de matières indiquée par W. Crookes ; et c'est aussi le principe qu'a voulu indiquer Godin. » Elle achève sa lettre à propos d'Auguste Fabre, qui s'occupe de réunir une collection de vues sur le mouvement coopératif français et demande à Antoine Médéric Cros si monsieur Ruyssen lui a restitué les « vues ». Elle transmet les sentiments affectueux de la famille Moret-Dallet à Juliette et Antoine Médéric Cros.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret répond à la lettre de Juliette Cros du 18 janvier 1901. Elle évoque le déménagement de la famille Cros et la famille Ronzier, dont sa correspondante lui a donné des nouvelles, ainsi que la lettre de Juliette Cros à Émilie Dallet du 8 mars 1901 qui annonce sa venue à Nîmes ; Auguste Fabre demande à être prévenu de son arrivée pour pouvoir tenir prête la chambre. Marie Moret indique à Juliette Cros qu'elle n'a pas dormi la nuit précédente, qu'elle rédige le courrier urgent, et qu'elle transmettra son bon souvenir à Flore Moret. Elle transmet à Juliette et à Antoine Médéric Cros les pensées et compliments d'Auguste Fabre, de Jules Prudhommeaux, d'Émilie et de Marie-Jeanne Dallet.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret répond à la proposition de la banque d'échanger ses obligations Jura-Simplon contre des obligations de l'emprunt 3,5 % des chemins de fer de la Confédération suisse. Elle fait référence à un article d'Alfred Neymarck paru dans le numéro du 7 avril 1901 du journal Le Rentier, « Les dépôts de fonds et de titres à l'étranger », qui soulève la question des droits de succession à payer sur ces valeurs. Elle demande à la banque de lui confirmer que ses héritières, Émilie et Marie-Jeanne Dallet, n'auront aucun droit de succession à payer sur ses obligations suisses si elle venait à décéder.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Joséphine Tramaux pour sa lettre du 20 avril 1901 qui l'a touchée. Elle lui retourne la page sur laquelle Virginie Griess-Traut avait écrit quelques mots au sujet de l'abonnement de Joséphine Tramaux au Devoir. Elle envoie plusieurs ouvrages à sa correspondante, dont deux exemplaires de la brochure Le Familistère illustré, l'un pour elle et l'autre pour la doctoresse Aisman-Volper à Saint-Blin dont Joséphine Tramaux parle dans sa lettre du 20 avril 1901. Elle lui explique que sa nièce Marie-Jeanne Dallet est la photographe des vues qui illustrent la brochure, et qu'elle et sa mère Émilie Dallet ont été également touchées par sa lettre et se réjouissent de lui donner à voir l'intérieur du palais qu'elle n'a pu voir lors de sa visite du Familistère. Elle lui signale que Le Familistère illustré comprend une liste des bibliothèques publiques de France et de l'étranger où elle dépose depuis trois ans des collections du journal Le Devoir. Avant de servir les bibliothèques, Marie Moret ne faisait que des services gratuits individuels et c'est sur une indication de Virginie Griess-Traut que le journal a été envoyé à Joséphine Tramaux. Elle explique à celle-ci que c'est dans le souci de savoir l'état de sa collection du journal que Marie Moret lui a écrit, et elle propose de continuer à lui adresser gracieusement les numéros du Devoir dont Joséphine Tramaux fait la propagande des idées.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Henri Buridant pour sa lettre du 8 mai 1901. Elle lui demande qu'il prie monsieur Houdin de lui remettre le « Mouvement des assurances » et l'« État civil » du mois de mars 1901. Elle l'informe qu'elle a écrit à Louis-Victor Colin pour lui demander la liste des récompenses distribuées à la fête du Travail, et le remercie pour les renseignements qu'il lui a donnés sur la fête. Elle lui indique qu'elle est satisfaite du règlement par Per Lamm [de l'abonnement de monsieur Cammermeyer], et lui communique une demande d'Émilie et Marie-Jeanne Dallet.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret annonce à Flore Moret que la famille Moret-Dallet quittera Nîmes le jeudi 30 mai 1901 pour arriver à Guise le vendredi 31 mai à 4 h 15 de l'après-midi. Elle l'informe qu'elle écrira à monsieur Marchand pour le transport en omnibus et en camion. Elle invite Flore Moret à dîner le soir de son arrivée à Guise. Elle transmet ses pensées à madame Roger et les hommages d'Auguste Fabre.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Antoine Médéric et Juliette Cros pour leur lettre du 20 juin 1901. Elle explique que le retard de sa réponse est dû aux envois qu'elle a faits aux bibliothèques étrangères, à la reprise de son « vrai travail » et aux corrections des épreuves du Devoir. Elle les remercie pour la description de la scène de la réception [par le public de la conférence donnée par Cros] de la photographie de Marie-Jeanne Dallet. Leur mot sur Saint-Gaudens l'a poussé à ouvrir le livret d'ouvrier de son père. Elle nomme les étapes du parcours de son père : Paris, Meaux, Libourne, Bordeaux (où il est rejoint par Godin), Toulouse chez Daussonne jeune pendant deux mois à partir du 23 avril 1836, Montrejeau (toujours avec Godin) chez le serrurier Pierre Pic pendant trois mois à partir du 24 juillet 1836, Montpellier, Nîmes, Marseille (où Moret et Godin se séparent), Lyon, etc. Elle demande qu'Antoine Médéric Cros conserve les articles de journaux qui évoqueraient sa conférence [sur le Familistère] pour les communiquer à Auguste Fabre et à elle-même. Elle lui annonce que Marie-Jeanne Dallet lui écrira à propos des vues photographiques pour les conférences ; elle lui indique que Mutualité sociale se trouve chez Guillaumin et Cie et qu'elle peut lui fournir des exemplaires du Familistère illustré. Elle informe Juliette Cros que leur voyage [de retour à Guise] a été pénible à cause de la chaleur. Elle lui indique qu'Auguste Fabre devait s'occuper des travaux de maçonnerie ; le 16 juin dernier, il a écrit qu'il ne disposait pas encore du maçon. Elle lui fait part de sa satisfaction d'avoir retrouvé son grand cabinet de travail en comparaison de celui de Nîmes, tellement chauffé par la toiture qu'on ne peut plus s'y tenir à partir de 11 h 00. Elle transmet à Juliette et Antoine Médéric Cros les pensées d'Émilie et Marie-Jeanne Dallet et le souvenir de Flore Moret.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret demande à la banque de créditer le compte de Marie-Jeanne Dallet de la somme de 1 500 F à débiter sur son compte.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret envoie un billet de 50 F à Sophie Quet pour ses appointements du mois de juillet 1901 et la remercie pour les bons soins donnés à la maison de Nîmes ; elle lui demande des nouvelles des hirondelles et lui donne des nouvelles météorologiques (de la pluie après les grandes chaleurs) ; elle l'informe qu'Émilie et Marie-Jeanne Dallet sont au bord de la mer et qu'elle a écrit deux lettres hier à Auguste Fabre.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Antoine Médéric et Juliette Cros pour l'envoi d'une boîte de pêches. Elle demande des nouvelles de la famille Cros-Fabre et signale qu'Émilie et Marie-Jeanne Dallet sont depuis quinze jours au bord de la mer à Granville, d'où Flore Moret vient de rentrer, et qu'elles comptent y rester encore une douzaine de jours. Elle écrit que son travail à partir de Kant, Berthelot et Claude Bernard mûrit peu à peu.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Adèle Herbron pour sa lettre du 4 août et suppose qu'elle a reçu la lettre de Flore Moret lui annonçant son retour à Guise. Elle évoque le séjour à Granville d'Émilie et Marie Jeanne Dallet avec lesquelles elle échange des nouvelles chaque jour, et lui indique qu'elle travaille et ne s'ennuie pas. Elle l'assure qu'elle transmettra à Flore Moret le souvenir d'Adèle Herbron et de ses enfants. Elle remercie Adèle Herbron de lui avoir communiqué l'adresse de Muller et Cie et l'informe qu'elle leur écrit pour obtenir un document sur le coton minéral qu'elle pourra communiquer à Auguste Fabre. Elle transmet ses pensées à monsieur Bourbon.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Marie Dossogne pour la fête de Marie et lui retourne les siens. Elle exprime sa satisfaction de voir que Marie Dossogne comprend l'œuvre de Godin. Elle l'informe qu'Émilie et Marie-Jeanne Dallet rentrent samedi prochain à Guise et souhaite bonne convalescence « à la jeune mère ». Elle joint 50 F à sa lettre.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret informe la banque qu'elle cède à sa nièce Marie-Jeanne Dallet huit des vingt titres de rente italienne 3 % qu'elle détient depuis le 4 novembre 1893, ces huit titres représentant 6 000 F.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret envoie un billet de 50 F pour régler les appointements de Sophie Quet du mois d'août 1899. Elle espère que le séjour de Sophie dans sa famille s'est bien passé. Sur la sécheresse exceptionnelle à Guise et les soins à accorder aux lainages. La famille Moret-Dallet se prépare à célébrer la fête de l'Enfance avec Auguste Fabre et la famille Cros.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Juliette Cros pour sa lettre datée du 14 septembre 1899 et l'envoi de pêches. Elle l'informe de l'envoi prochain d'un gros pli pour Castelsarrasin à l'adresse d'Auguste Fabre et remercie sa correspondante pour le numéro de La Revue parisienne envoyé par de Rochas dans lequel se trouve un article écrit par ce dernier. Émilie et Marie-Jeanne Dallet s'apprêtent à partir pour Corbeil[-Essonnes]. Marie Moret joindra à l'envoi pour Castelsarrasin un rasoir oublié par Fabre et souhaite bon retour à la famille Cros-Fabre.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Lucy Latter pour sa lettre du 9 août 1899 à laquelle elle répond avec retard, tout son temps et sa santé étant consacrés à l'écriture des « Documents pour une biographie complète de J.-B. A. Godin ». Elle donne des nouvelles d'Émilie et de Marie-Jeanne Dallet en villégiature [à Corbeil-Essonnes] pendant les vacances des écoles. Sur le décès du « dernier membre du cher trio des Pagliardini ». Marie Moret est heureuse que sa correspondante vive parmi de bons amis et de son dévouement pour le bien d'autrui. Elle lui souhaite de trouver un poste dans l'enseignement en rapport avec ses forces et ses capacités. Lucy R. Latter maitrisant bien le français, Marie Moret lui envoie le numéro d'août 1899 du Devoir et attire son attention sur les « Documents biographiques », dont les enseignements sociaux de première valeur justifient le placement du journal dans des bibliothèques publiques en France et à l'étranger « pour les lecteurs de l'avenir. » Elle demande à sa correspondante si celle-ci connait des bibliothèques à Londres qui pourraient garder avec soin, relier et collectionner pour l'avenir les collections du Devoir, et auxquelles elle offrirait de servir le journal gratuitement.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret félicite Lucy R. Latter pour son article publié dans Uses : « Godin doit vous applaudir dans le monde spirituel. » Émilie et Marie-Jeanne Dallet, de retour [au Familistère] le lendemain, liront également l'article avec intérêt.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Juliette Cros pour sa lettre du 18 septembre 1899 et lui envoie La sagesse angélique sur le divin amour d'Emanuel Swedenborg. Marie Moret annonce l'envoi pour signature du double de l'ancien titre d'épargne d'Auguste Fabre destiné aux archives sociales, son ancien titre annulé servant de démonstration pour les conférences. Elle donne des nouvelles : Émilie et Marie-Jeanne Dallet sont en région parisienne dans la famille et un télégramme annonce leur retour le soir-même ; Marie Moret s'occupe de tâches laissées de côté lors de la rédaction d'une étude appelée « Matière, mode de mouvement » et passe du temps avec Flore Moret à qui elle a fait lire la lettre de Juliette Cros et dont elle transmet les vifs sentiments de sympathie. Sur le portrait au pastel d'Henri Médéric Cros et le voyage de retour [du Familistère] de la famille Cros.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Jules Prudhommeaux de sa lettre du 5 octobre 1899 et du mot concernant Auguste Fabre. Elle lui demande de prévenir Auguste Fabre de nouveaux ennuis avec Albert Louis et de la convocation d'une assemblée générale de la Société du Familistère le 21 octobre 1899 pour décider de l'expulsion de celui-ci. Marie Moret s'excuse pour la précipitation forcée de sa lettre et pour avoir laissé la lettre de Jules Prudhommeaux du 26 août 1899 sans réponse, de sorte que certains évènements mentionnés sont terminés (service militaire de Jules Prudhommeaux) et d'autres sont en voie d'accomplissement (professorat à Nîmes), tandis que demeure la communion spirituelle qui « échappe ou doit échapper au temps comme à l'espace ». Elle prévient Jules Prudhommeaux qu'elle le sollicitera pour régler des questions touchant le service gratuit du Devoir à Lyon et demande confirmation de l'adresse d'expédition de ses numéros d'août et septembre 1899 gardés en réserve : 14, rue Cart à Nîmes, avec précision de la mention « chez madame Hetzel ». Au sujet d'une lettre de Marie-Jeanne Dallet adressée à Auguste Fabre évoquant l'intérêt de la famille Moret-Dallet pour les travaux de Jules Prudhommeaux. Marie Moret imagine Auguste Fabre très heureux de pouvoir enfin partager son « effusion débordante des visées sociales » avec Jules Prudhommeaux. Elle demande à son correspondant d'informer Auguste Fabre de la réception par la bibliothèque de Nîmes des ouvrages de Godin qu'elle lui a envoyés pour compléter la collection déjà versée par Auguste Fabre. Elle espère recevoir prochainement un mot d'Auguste Fabre et donne des nouvelles de Jules Pascaly.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie Lucy Latter pour sa lettre du 15 octobre 1899 dans laquelle elle demande son aide pour une conférence sur le Familistère. Comme elle se trouve dans l'impossibilité matérielle de répondre à sa demande, Marie Moret lui fait parvenir Solutions sociales et La fille de son père. Elle ajoute que Marie-Jeanne et Émilie Dallet s'occupent depuis deux ans de la préparation de conférences avec projection, textes et vues, et que leurs travaux ont été envoyés en Angleterre, chez James Johnston, 14 Fennel Street à Manchester, qui donne aussi des conférences sur le Familistère. Marie Moret se propose de mettre en relation sa correspondante avec James Johnston à qui elle doit écrire prochainement. Elle demande des précisions sur trois adresses en Angleterre données par Lucy Latter pour y servir Le Devoir et elle rappelle qu'elle ne souhaite distribuer le journal à des institutions et non à des individus ; elle répond favorablement à la demande de Lucy Latter de lui servir Le Devoir pour qu'elle le remette ensuite à la Library of the Kensington Branch of the New Church à Londres. Les collections du Devoir antérieures à 1898 étant restreintes et irrégulières, Marie Moret envoie à sa correspondante les numéros des années 1898 et 1899. Elle attire son attention sur les « Documents biographiques » des numéros de septembre et octobre 1898 qui traitent des liens entre Swedenborg et les réformes sociales, justifiant le dépôt de ces collections du journal dans une des bibliothèques publiques de Londres. Sur une mention de Zürich dans la lettre de Lucy Latter, Marie Moret informe sa correspondante qu'elle fait servir Le Devoir en France, en Belgique, en Hollande, en Suisse et aux États-Unis, à la Stadtbibliothek de Zürich ainsi qu'aux bibliothèques universitaires de Bâle et de Lausanne. Elle transmet le bon souvenir de Marie-Jeanne et Émilie Dallet et remercie sa correspondante.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret félicite James Johnston pour son attitude dans la question « Brewers and police » à Manchester. La lettre de Marie Moret du 28 septembre 1899 au Cooperative News de Manchester étant restée sans réponse, elle demande à son correspondant ce que deviennent les exemplaires du Devoir, qu'elle suppose ni lus ni collectionnés, et à quand remonte leur collection. Pour « les enseignements sociaux d'un très grand intérêt » des « Documents biographiques », elle souhaite placer le journal « où il a le plus de chances d'être conservé et relié pour l'avenir. » Elle rappelle qu'elle distribue le journal gratuitement dans des bibliothèques publiques en France, en Belgique, en Hollande, en Suisse ou aux États-Unis. Elle transmet les remerciements de Marie-Jeanne Dallet pour la lettre de James Johnston du 14 octobre 1899 et espère voir prochainement l'envoi qu'il a fait à Auguste Fabre à Nîmes. Sur les conférences avec vues photographiques : Marie Moret transmet à Johnston l'adresse de Lucy Latter (59, Tyrwhitt Road, Londres) qui souhaite faire une conférence sur le Familistère, afin qu'ils puissent échanger informations et comptes rendus.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie James Johnston pour la rapidité de sa réponse au sujet des collections du Devoir détenues par le journal The Cooperative news. Sur conseil de son correspondant, le service du Devoir ira désormais à la Manchester Public Free Library plutôt qu'au Cooperative news. Elle demande à James Johnston la confirmation des coordonnées de l'institution et de l'informer sur l'état de la collection du Cooperative news en prévision de sa remise à la Manchester Public Free Library. Elle apprécie l'idée d'envoyer une collection du journal et des œuvres de Godin à Manchester, première ville anglaise ayant établi une bibliothèque publique soixante ans auparavant et centre du mouvement coopératif anglais. Marie Moret annonce une lettre de Marie-Jeanne Dallet au sujet de la réception de photographies envoyées par James Johnston à Auguste Fabre.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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À propos de l'étude de Marie Moret sur « Matière, mode de mouvement ». Marie Moret revient sur la lettre d'Antoine Cros du 21 octobre 1899. Elle évoque Robert Mayer et Rudolf Clausius dont l'étude sur la thermodynamique, Théorie mécanique de la chaleur, est citée par Esprit Jouffret et précède de vingt ans les études de Lucien Poincaré. Marie Moret s'appuie sur l'ouvrage de Gustave-Adolphe Hirn, Théorie mécanique de la chaleur, pour répondre aux points soulevés par son correspondant concernant l'équivalence des forces ; elle cite dans cette lettre plusieurs passages dans lesquels Hirn reprend les travaux et théories de James Joule, Julius Mayer et Ludwig Colding. Elle constate la démarche mathématique de ces physiciens qui font reposer les démonstrations des phénomènes physiques sur les deux principes fondamentaux de la thermodynamique, l'« équivalent mécanique de la chaleur ou équivalent calorifique du travail » et la « tendance de la chaleur à se dissiper ; nécessité pour la reconcentrer d'une dépense soit de travail soit de chute de température. » Selon Marie Moret, la tendance à expliquer tout phénomène physique par ces deux principes thermodynamiques correspond à la théorie des « modes de mouvement » de Marcellin Berthelot. Pour Berthelot, la constante de ces principes est « la matière fondamentale - fonction », que Marie Moret rapproche de l'idée d'« usage » développée par Emanuel Swedenborg. Sur la constitution moléculaire des corps, Marie Moret trouve logique les diverses et indéfinies expressions de « la matière fondamentale - fonction » en certains états, visibles aux « degrés cellulaires, sociaux, célestes », et leur retour à leur source selon un « mode spécial » mis en lumière par les expériences de William Crookes. Elle s'interroge ensuite sur la nature et l'origine de la force : Colding et Albert de Rochas désignent l'« Intelligence » et Swedenborg la « Sagesse ». Marie Moret espère que la science arrivera un jour à comprendre le principe, l'essence de cette sagesse, et à démontrer la proposition de Swedenborg : « L'amour est la substance même. » S'excusant pour la longueur de sa lettre, elle sollicite l'avis et l'appréciation de son correspondant sur le sujet. Elle envoie à Antoine Cros ses notes sur les études de Jules Jamin qu'il avait lues à Guise en le priant de bien vouloir les lui retourner. Elle demande à son correspondant la définition du terme « entropie » qu'il emploie dans son explication du deuxième principe de la thermodynamique. L'arrivée d'une lettre de Juliette Cros sur le rétablissement de sa santé a réjoui Auguste Fabre, revenu « lassé des courses et des soins inextricables que lui causent mille complications [...] dans la maison rue du Grand Couvent. » Elle transmet au couple Cros les remerciements et la tendresse d'Auguste Fabre et lui fait part de la vive amitié de la famille Moret-Dallet.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret déplore les irrégularités postales entre la Turquie et la France : Antoniadès n'a pas reçu sa lettre du 28 février 1899 répondant à l'annonce du décès de son père. Elle fera donc partir celle-ci en recommandé. Elle lui demande de la prévenir s'il souhaite venir en France pour l'Exposition universelle, afin qu'ils puissent s'y rencontrer. À Nîmes jusqu'en mai 1900, Marie Moret rappelle à son correspondant les adresses de la famille Moret-Dallet à Nîmes et à Guise pour garantir la régularité de leur correspondance. Elle est heureuse de la réaction d'Alexandre Antoniadès face au décès de son père et le félicite de ses sentiments touchant l'utilité de ses travaux. Donne des nouvelles de la famille Moret-Dallet : Marie Moret, Marie-Jeanne et Émilie Dallet passent depuis sept ans l'hiver à Nîmes, l'été au Familistère ; Marie-Jeanne et Émilie Dallet s'occupent davantage des écoles et d'autres « choses » au Familistère ; Marie-Jeanne a appris la photographie à Nîmes « et de retour au Familistère, elle a réalisé un superbe album, donnant toutes les vues les plus instructives » ; Marie Moret continue la publication du Devoir et des « Documents pour une biographie complète de J. Bte André Godin » et espère entretenir son correspondant de vive voix au sujet de ces travaux l'année suivante.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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À propos de l'étude de Marie Moret sur « Matière, mode de mouvement ». Marie Moret remercie Antoine Cros pour sa lettre du 25 novembre 1899 et s'excuse par avance de la longueur de celle qu'elle s'apprête à écrire. L'aide et le contrôle de son correspondant, qui possède des connaissances qui lui font défaut, lui est précieuse pour poursuivre son étude. Elle revient sur la correction d'Antoine Cros apportée à sa lettre précédente au sujet de la différence entre « force » et « mouvement » et reproduit ici la conclusion du chapitre « Matière, mode de mouvement » qu'elle a fait lire à son correspondant lors de sa venue à Guise. Les réflexions développées par Antoine Cros dans sa lettre rapprochent Marie Moret du cœur de son étude : les liens entre la matérialité et la spiritualité et son souhait d'« exprimer clairement une pensée où je vois s'unir et Swedenborg et Godin et de grands savants d'aujourd'hui. » Après la citation d'un passage de La théorie atomique de Wurtz, elle rapporte la démonstration des degrés de Swedenborg sur la particule, identifiée par de nombreux scientifiques comme le centre de la force. Elle rapproche ensuite la différence d'échelles entre les particules et le corps, développée par Esprit Jouffret, du « degré distinct » de Swedenborg. Les citations de théories scientifiques sur l'atome et l'énergie de William Crookes et Adolphe Wurtz viennent appuyer, selon Marie Moret, la démonstration des degrés de Swedenborg : « principe cause effet (en séries indéfinies) comment le transitoire vient de l'Éternel sans être l'Éternel, conséquemment sans participer à son Infinité. » Reprenant sa lettre le lendemain, Marie Moret revient aux autres points de la lettre d'Antoine Cros. Elle joint à sa lettre un mot de Marie-Jeanne Dallet au sujet du prêt d'un ouvrage et indique qu'Émilie Dallet a bien reçu la lettre de Juliette Cros, qu'elle y répondra prochainement et qu'elle envoie son affectueux souvenir au couple Cros. Au sujet de la recherche de Juliette Cros de portraits de ses fils : Auguste Fabre n'a trouvé qu'un portrait d'Henri Cros assis sur une chaise ; Marie Moret pense avoir le portrait demandé par Juliette Cros à Guise, qu'elle promet d'envoyer à son retour au Familistère.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret remercie sa correspondante pour ses vœux de bonheur à l'occasion de la nouvelle année et lui adresse, ainsi qu'à madame Roger, ceux de la famille Moret-Dallet et d'Auguste Fabre. Donne des nouvelles : il fait aussi froid à Nîmes, la santé est bonne et elle est « toute à mon "vrai travail" ». Les jours qui se rallongent rappellent à Marie Moret les matins ensoleillés au Familistère et les venues d'Eugénie Louis « vive et gracieuse » dans sa chambre. Elle embrasse la fille de madame Louis et transmet ses compliments à sa mère et à son mari.

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Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret prie Henri Buridant de remettre 5 F d'étrennes au facteur, en son nom et ceux d'Émilie et Marie-Jeanne Dallet.

Auteur·e : Moret, Marie (1840-1908)
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Marie Moret transmet à la famille Ducruet les remerciements de la famille Moret-Dallet et d'Auguste Fabre pour leurs vœux de bonheur à l'occasion de la nouvelle année et leur adresse les leurs en retour. Santé et travail vont bien à Nîmes et au Familistère bien que Louis-Victor Colin vienne de perdre son père. Elle complimente Henri Buridant dont sa correspondante a peut-être des nouvelles et qui occupe en son absence l'ancienne chambre du couple Ducruet au Familistère près de la sienne. Marie Moret compatit aux deuils de la famille Ducruet et présente son souvenir à ses membres.
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