La correspondance inédite du géomètre Gaspard Monge (1746-1818)

La correspondance inédite du géomètre Gaspard Monge (1746-1818)


105. Monge aux régents de Saint-Marin


Auteur : Monge, Gaspard
Collection : 1796-1797 : Première mission en Italie, La commission des sciences et des arts Prairial an IV - vendémiaire an VI  - Voir les autres notices de cette collection

Transcription & Analyse

Transcription linéaire de tout le contenu :
Rome, le 27 prairial de la République française une et indivisible
 
Monge aux deux capitaines régents de la République de Saint-Marin
 
Citoyens régents,[1]
 
J'ai reçu la copie des lettres de la République de Florence dont vous conservez les originaux dans vos archives et l'abrégé que vous avez bien voulu y joindre de l'histoire de votre pays. Ce travail excède de beaucoup celui que j'avais pris la liberté de vous demander.[2]
Je viens d'adresser le tout au général Bonaparte. Je le prie de le faire parvenir au Directoire avec invitation de le faire publier.[3] Dans le moment où le repos des armes fait tarir la source des nouvelles, les journaux saisiront avidement cette occasion d'entretenir l'Europe d'une République qui, ayant vu naître toutes celles d'Italie, et qui, ayant figuré avec elles dans le temps de leur éclat, leur a survécu par la sagesse de son gouvernement. Je demande aussi au général la permission de lui rappeler quand il sera temps, qu'il désire faire cesser l'état précaire de la République de Saint-Marin par rapport à ses subsistances, au moyen d'un traité avec les pays qui l'environnent.[4]
J'ai été enchanté de faire ici connaissance avec le citoyen Marini que vous honorez de votre confiance et qui me paraît en être bien digne.
Le souvenir de vos bontés, Citoyens régents, fera le charme de la retraite à laquelle je soupire et qui désormais convient à mon âge.[5]
Salut et respect.
                                                 Monge
 

[1]À partir du 12 germinal an V [1 avril 1797], les capitaines régents que Monge a rencontrés lors  de sa mission à Saint-Marin Antonio ONOFRI et Marino FRANCESCONI sont remplacés par  Giuliano BELLUZI ( ?- ?) et  Girolamo PAOLINI ( ?- ?).

[2] Voir la lettre n°97 et 104.

[3] La lettre de Monge à Bonaparte n’a pas pu être insérée au corpus ; de même la lettre de Bonaparte au Directoire à ce sujet ne figure pas dans l’édition de la CGNB.

[4] Voir les lettres n°57 et 64.

[5] Sur la mission de Monge auprès de la République de Saint Marin, voir les lettres n°55, 56, 57, 58, 64, 65, 91 et  96.

Relations entre les documents

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Notice créée par Richard Walter Notice créée le 12/01/2018 Dernière modification le 14/07/2019